Un quinquennat Macron-MEDEF

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 18 Jan 2018, 17:38

Le gouvernement écarte le scénario d’une sortie rapide du nucléaire

La Direction de l’énergie, administration du ministère de la Transition écologique, a demandé à RTE d’écarter délibérément les scénarios d’une sortie rapide du nucléaire. C’est ce que révèle Reporterre.

... https://reporterre.net/Le-gouvernement- ... -nucleaire
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Messagede bipbip » 20 Jan 2018, 16:42

Immigration. Calais : Macron blâme les défenseurs des exilés

N’annonçant aucune mesure satisfaisante pour un meilleur accueil des réfugiés, le président a réaffirmé son soutien aux forces de police et son mépris des militants associatifs.

... https://humanite.fr/immigration-calais- ... les-648884
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 21 Jan 2018, 16:13

Contre-feux. Migrants, étudiants, chômeurs... la société du tri

Quel que soit le sujet, le gouvernement adore recourir à la « sélection » pour résoudre les problèmes. Et ce n’est pas un hasard.

Emmanuel Macron a trouvé LA solution à tous ses problèmes. Elle porte le doux nom de « sélection ». Un mantra que le chef de l’État décline au gré des dossiers contrariants, où il n’aime rien tant que de tracer des lignes de partage entre les humains. Le chômage ? Il faut trier les fraudeurs et les autres. Les migrants ? D’accord pour offrir asile à ceux qui fuient les guerres et brimades politiques. Mais gardons portes closes à ceux qui ont l’idée saugrenue de vouloir échapper à la misère économique de leur pays. La même logique de bon grain et d’ivraie préside à la réforme de l’enseignement supérieur. Masqué derrière des « attendus », « prérequis » et autres contorsions de langage, un système clair de sélection est mis en place, cette fois, à l’entrée des universités. La liberté pour chaque futur bachelier de tenter sa chance dans la filière de son choix est désormais étouffée. On ne choisit plus, on est choisi dans le grand bain de la concurrence de chacun contre tous. L’argumentation gouvernementale martèle que cette sélection assurera une meilleure adéquation des élèves avec la filière et ainsi une meilleure réussite. C’est faux. Toutes les études montrent que la sélection généralisée, outre qu’elle exonère le gouvernement de créer de nouvelles places, accentue la différentiation des parcours et accroît la reproduction sociale. Emmanuel Macron le niera face aux caméras. Mais, au fond, cette logique lui sied tant elle est cohérente avec sa philosophie ruisselante, dont la préoccupation fondamentale – et revendiquée – est de conforter les « premiers de cordée ». Une élite destinée à diriger, tandis que les moins gradés se contenteront d’une formation étalonnée sur les attentes des entreprises.

Ne nous y trompons pas : derrière la société de tri, des embryons aux étudiants, se dessine ce vieux mythe de l’homme tout-puissant rêvant de contrôler la destiné des autres. Les Romains l’appelaient le Jupiter omnipotens…

Laurent Mouloud


https://humanite.fr/contre-feux-migrant ... tri-648956
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Pïérô » 21 Jan 2018, 21:22

Sa majesté reçoit du beau monde à Versailles

Goldman Sachs, Manpower, Coca-Cola, Danone…Une centaine de dirigeants de multinationales françaises et étrangères sont invités au Château de Versailles, le 22 janvier, pour un sommet de l’attractivité.

C'est le gotha mondial des multinationales de l'industrie et de la finance qu'Emmanuel Macron va réunir, lundi 22 janvier, au Château de Versailles pour un grand sommet de l'attractivité. Objectif : leur vendre la destination France. Au total, une centaine de PDG ou DG de grands groupes. Du côté des étrangers, seront présents Lloyd Blankfein, le CEO de la puissante banque d'affaires Goldman Sachs, Dominic Barton, le patron de McKinsey, David Abney, à la tête du groupe de transport UPS, Jonas Prising, le CEO du géant de l'intérim Manpower, James Quincey, patron de Coca-Cola, Bill McDermott, le PDG du groupe de services informatiques SAP et enfin Richard Liu, CEO de JD.Com, le géant chinois de la vente en ligne. Côté français, le chef de l'Etat a invité Maurice Lévy (Publicis), Jean-Laurent Bonnafé (BNP Paribas), Thomas Buberl (Axa) et Emmanuel Faber (Danone).

Dans l'après-midi, tous ces dirigeants rencontreront plusieurs ministres français, notamment Muriel Pénicaud (Travail) et Bruno Le Maire (Economie) qui viendront leur expliquer les réformes dans leurs domaines respectifs. Avant d'écouter dans la soirée le discours d'Emmanuel Macron.

... https://www.challenges.fr/economie/excl ... les_560954
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 23 Jan 2018, 09:22

Faire des profits tout en mettant les salarié-es dehors, avec Macron, c’est tout à fait possible...

L’accord de rupture conventionnelle collective prévoyant 1300 départs volontaires qui vient d’être signé chez le groupe Peugeot Citroën (PSA) confirme toutes les craintes exprimées par Solidaires dans son communiqué du 12 janvier dernier. Cette société aux résultats florissants (1,73 milliard d’euros de bénéfices en 2016) peut en effet difficilement arguer de difficultés économiques particulières. Avant les ordonnances de l’automne, elle n’aurait jamais pu justifier un quelconque plan social. Sauf que depuis le 23 septembre 2017 et la publication de l’ordonnance dite de « sécurisation des relations de travail », PSA peut désormais se séparer des services de milliers de salarié-es sur son seul bon vouloir, ou plutôt celui dicté par les dividendes de ses actionnaires, tout cela pour un coût réduit. Et ce sans avoir à mettre en place les dispositifs de protection et de suivi prévus en cas de licenciements économiques puisque ce n’en sont pas !

On nous objectera que si la majorité des syndicats de l’entreprise est largement favorable à ce projet d’accord, c’est qu’il y a avantage également pour les salarié-es. 600 salarié-es partiront en rupture conventionnelle avec une indemnité au moins égale à celle du licenciement. Ils et elles ne bénéficieront d’aucune des garanties liées aux licenciements économiques, que ce soit en terme de CSP (contrat de sécurisation professionnelle) ou de procédures de reclassement. Licenciements qu’ils et elles ne pourront pas contester... puisque ce sont en réalité des mises à la porte, presque des démissions. En clair, à eux de retrouver tout-es seul-es du boulot !

Pour les autres ce sera la retraite anticipée rémunérée à 70%, ce qui veut dire qu’il faut aussi pouvoir se la payer car il s’agit d’une amputation importante de revenu, même si ce sera leur choix... Sans compter une fin non anticipée de leur activité professionnelle, ce qui peut être socialement déstabilisant. On a dès lors quelque mal à cerner l’avantage que cela représenterait pour les salarié-es malgré la communication patronale de PSA. Et c’est bien pour cela que nos équipes syndicales présentes chez PSA se battent contre ce dispositif mortifère !

Autre argument phare pour emporter on suppose la signature des syndicats CFDT, CFTC, FO et SIA (les autres ayant refusé) : la promesse d’embauche en parallèle de 1400 CDI ! Mais comme lors de la fermeture du site d’Aulnay où une promesse du même type avait été faite, on peut sérieusement douter de la réalité de ces futures embauches ! Et surtout la belle affaire ! ces embauches ne seront déjà pas des réembauches, les salarié-es parti-es en rupture conventionnelle ne bénéficiant d’aucune priorité à ce sujet. Sachant qu’on peut douter que ceux/celles-ci se déclarent intéressé-es. Car CDI ne signifie pas temps complet et encore moins salaire acceptable. Au contraire, ce peut être le SMIC au mieux…

D’où la manœuvre. Virer un-e salarié-e à quelques années de la retraite, bien rémunéré-e d’autant qu’il ou elle dispose d’une longue carrière à PSA… et le/la remplacer par un-e salarié-e plus jeune donc malléable, payé-e au minimum, à droits très réduits et à flexibilité maximale ! La différence, elle, se retrouve dans les poches des actionnaires ! Rappelons enfin que le CDI peut être depuis les ordonnances Macron « de chantier » ou d’ « opération ». Le I pour indéterminé signifie simplement que la date de fin du contrat et donc du chantier en question est inconnue au moment de sa signature. Ce peut être quelques semaines, 2 mois... En bref un CDD à la tâche sans indemnité de précarité ! Ce qui complétera le tableau d’un intérim auquel PSA a déjà massivement recours.

Face à l’orgie patronale, partout, dans les entreprises, les administrations, dans la rue, construisons le rapport de force pour abroger toutes ces régressions et reprendre le chemin du progrès social. Exigeons la mise en place pour les représentants des salarié-es d’un droit de véto suspensif sur les licenciements et suppressions d’emplois ! Battons nous pour une retraite pour toutes et tous, par répartition, à taux plein dès 60 ans avec départs anticipés à 55 ans pour pénibilité ! Organisons nous pour revendiquer enfin une indispensable réduction du temps de travail à 32h sans perte de salaire, outil central de lutte contre le chômage !

Paris le 22 janvier 2018


https://www.solidaires.org/Faire-des-pr ... c-est-tout
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 28 Jan 2018, 16:59

À Versailles, Macron a dépensé 600 000 euros d’argent public pour draguer 140 ultrariches

En France, il paraît qu’il n’y a plus de sous. Ni pour les gardiens de prison, ni pour le personnel hospitalier, ni pour créer des places à l’université. Pourtant, dès qu’il s’agit de faire la cour aux riches, Macron trouve toujours de l’argent !

Ainsi, la petite fête organisée à Versailles pour rassembler 140 ultrariches PDG de grandes boîtes du monde (Google, Samsung, Goldman Sach, la BNP, Axa, Facebook, Coca-cola, Danone…) aura coûté la bagatelle de 600 000 euros ! Soit une dépense moyenne de 4 285 euros par patron invité. En outre, elle aura mobilisé seize ministres ainsi que le président de la République pour les draguer (en anglais). Et parfois même pour draguer des dirigeants dont la boîte est poursuivie pour fraude fiscale en France, comme le patron de Google.

Pour quel résultat ? Sur le papier, de bien belles annonces. 3 milliards d’euros d’investissement et 2 200 emplois créés. « Magnifique ! », vous direz-vous peut-être en lisant cette bonne nouvelle. Sauf que… Sauf que sur ces annonces, aucun calendrier précis n’est fourni et qu’une bonne partie d’entre elles était déjà prévue bien avant !

Ainsi, l’investissement de Toyota dans le Nord de 300 millions d’euros, qui créera 700 emplois, n’a rien à voir avec cet événement. Pas plus que les 900 millions d’euros de Novartis qui correspondent pour l’essentiel à la construction d’un nouveau siège débuté en 2015 (et dont les travaux doivent s’achever au printemps) et pour le reste à l’achat d’une boîte cotée en bourse… annoncé il y a trois mois. Quant aux 2 milliards de la boîte allemande SAP, difficile d’obtenir des précisions comme a pu le constater Libération avant de ne plus recevoir aucune réponse…

En gros : de la poudre de perlimpinpin, comme dirait l’autre. Surtout que le même jour, le groupe Carrefour annonçait la suppression de 2 400 postes ! Bilan de la journée : moins 200 emplois en France. Et encore : pour Carrefour, on est sûrs qu’ils seront bien détruits. Pour les autres, on attend de voir pour le croire.

Bref, la politique de Macron, c’est toujours la même chose : de belles annonces, de belles entourloupes bien ficelées, mais dans les actes des cadeaux matériels et symboliques aux ultrariches. Symboliques quand on claque en une journée 600 000 euros d’argent public en une journée et qu’on mobilise seize ministres et le président de la République pour les draguer à Versailles. Matériels quand on pense aux réformes déjà faites par Macron en matière de fiscalité. Comme la suppression de l’impôt sur la fortune ou la mise en place de la « flat tax » sur les revenus financiers. Coût total de cette double opération spéciale pour les ultrariches : 7 milliards d’euros en moins dans les caisses de l’État ! Chaque année ! Plus de deux fois plus que ce qu’a annoncé Macron à Versailles et dont on a vu plus haut ce que ces « investissements » valaient !

Comme dans l’Ancien régime, c’est donc le peuple qui a payé la fête du roi Macron et de sa Cour d’ultrariches à Versailles. Nous payons les petits fours de ces messieurs-dames qui sont les nouveaux seigneurs de notre époque, les nouveaux privilégiés de notre temps, les nouveaux nobles de notre siècle. Avant, on nous disait que les nobles ne payaient pas d’impôt parce que, paraît-il, ils avaient le sang bleu et faisaient la guerre pour protéger le peuple. Aujourd’hui, les nobles de notre époque ne s’embarrassent même pas de ce genre d’explications.

... https://le-bon-sens.com/2018/01/26/a-ve ... trariches/
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede clateuf » 29 Jan 2018, 20:52

Dossier de la Fédération Anarchiste "Sur les ordonnanes Macron, ou comment tuer le code du travail !"
Il a été réalisé à partir de l'émission "Trous noirs", spéciale ordonnances, de radio libertaire du 2 octobre 2017 avec comme invitée C. du groupe La Sociale de la Fédération Anarchiste.
L’émission est ré-écoutable sur : http://trousnoirs-radio-libertaire.org/
Site fédéral : https://www.federation-anarchiste.org/

Le dossier est téléchargeable en 2 versions :
Format A4 :
http://www.mediafire.com/file/qs3p8vszjk9oyq6/Dossier+ordonnances+version+A4.pdf
Format brochure :
http://www.mediafire.com/file/nb0vhaknxjqfqna/Dossier+ordonnances+brochure.pdf

Couv et 4ème de couv :

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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 01 Fév 2018, 20:28

Le bio, la santé et le climat tout bonnement « oubliés » par le nouveau projet de loi sur l’agriculture

Rémunérer enfin les agriculteurs au « juste prix » : telle est l’ambition du projet de loi présenté ce 31 janvier en Conseil des ministres. L’enjeu est de taille alors qu’un tiers des producteurs vivent avec moins de 350 euros par mois et que les agriculteurs font les frais des promotions et des marges réalisées par les grandes surfaces. Ses détracteurs critiquent cependant un texte « sans vision » : une loi peut-elle se contenter de réguler les relations commerciales au sein d’un secteur agro-alimentaire en crise profonde sans prendre en compte les enjeux de santé publique pour les consommateurs, ceux du climat et de l’environnement ? Explications.

... https://www.bastamag.net/Le-bio-la-sant ... -projet-de
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 03 Fév 2018, 21:56

Un droit à l’erreur en forme de droit à la fraude

Les députés LREM ont voté mardi en faveur du droit à l’erreur, qui ouvre la porte à une augmentation des comportements frauduleux devant l’administration et ferme celle de l’égalité des citoyens devant la loi.

... https://humanite.fr/un-droit-lerreur-en ... ude-649717
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 04 Fév 2018, 20:06

Macron à Davos : Vérité en anglais, mensonges en français
Pour connaître la vérité de Macron il faut écouter la version anglaise de son discours à Davos. C’est là qu’il se révèle, et non dans le blabla pour une mondialisation qui ne profiterait pas qu’aux plus riches.
Emmanuel Macron souffrirait-il de dédoublement de la personnalité ? À la conférence de Davos, grand raout des puissants du monde, grands patrons et dirigeants des États, Macron a fait un discours en deux parties. En anglais, il s’est exclamé « France is back ! » (« la France est de retour »). Et il a fait la promotion de ses réformes : destruction du code du travail, baisse de l’impôt sur les sociétés, diminution de l’impôt sur le capital (avec la réforme de l’impôt sur la fortune et la mise en place de l’impôt forfaitaire). En français, par contre, il a plaidé pour changer la mondialisation, fustigé les 1 % les plus riches et les entreprises qui exagèrent en matière d’optimisation fiscale. Il a aussi affirmé que les États devaient « arrêter de détricoter le droit social ». Même le Monde, en général favorable à Macron, a noté que c’était quelque peu en décalage avec ce qu’il avait dit au début de son intervention.
... http://www.anti-k.org/2018/02/03/macron ... -francais/


CE QUE MACRON DIT VRAIMENT dans ses discours
Le sens caché du discours d'Emmanuel Macron à Davos.

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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 09 Fév 2018, 00:19

CSG : Les entourloupes de Macron

Le gouvernement prétend que l’augmentation de la CSG « compensée » par la suppression des cotisations sociales a pour but d’augmenter le pouvoir d’achat de la population. La réalité est différente…


La CSG sur les salaires du public et du privé est passée, au 1er janvier 2018, de 7,5 % à 9,2 % (+ 1,7 point) soit une augmentation de 22,66 %. Sur les pensions de retraite elle progresse de 6,6 à 8,3 % (+ 1,7 point également) soit une augmentation de 25,76 %.

Pour « compenser » cette augmentation, les cotisations maladie (0,75 % en 2017) ont été supprimées au 1er janvier et les cotisations chômage (2,4 %) diminuées de 1,4 point. Elles disparaîtront définitivement le 1er octobre 2018, soit 9 mois sans « compensation ».

Pseudo-compensation

Les fonctionnaires n’auront aucune augmentation de leur salaire net, le gouvernement se contentera de verser une indemnité compensatrice de 1,67 % de la rémunération brute afin de contrebalancer la hausse de la CSG. La contribution exceptionnelle de solidarité de 1 % disparaît pour les fonctionnaires concernés, et dans ce cas l’indemnité compensatrice est ramenée à 0,67 % du salaire brut.

Les plus grandes victimes sont les retraitéEs. Certes, les revenus les plus bas restent exonérés de la CSG ou soumise au taux réduit (3,8 %), mais la majorité des pensions sera ponctionnée par la hausse de la CSG. Le gouvernement prétend compenser cette perte de revenus par le dégrèvement de la taxe d’habitation, mais cette mesure, qui n’est pas spécifique aux retraitéEs, sera mise en œuvre progressivement : cet impôt local sera diminué de 30 % en octobre 2018 et de 35 % en 2019 et 2020. Trois ans sans pseudo-compensation !

La fiscalisation, un risque majeur pour la Sécu

Macron, qui s’était engagé à diminuer l’impôt de 5,5 milliards d’euros, va en réalité l’augmenter puisque 21,5 milliards d’euros de cotisations seront remplacés par un impôt, la CSG. Les employeurs bénéficient ainsi d’exonérations de cotisations sociales supplémentaires, tandis que les salariéEs sont taxés par cet impôt particulièrement injuste, avec un taux unique quel que soit le revenu, alors que l’impôt sur le revenu reste encore un petit peu progressif.

La CSG contribuait au financement de la protection sociale pour un montant de 90 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent en 2018, 21,5 milliards supplémentaires, soit 111,5 milliards. C’est une somme plus importante que les 70 milliards d’impôt sur le revenu (IR) et bien tentante pour les gouvernements ! La fusion de l’IR avec la CSG prônée par le PS et la droite pourrait ainsi être à l’ordre du jour après la mise en œuvre du prélèvement de l’IR à la source en 2019. Les recettes allouées au financement de la Sécurité sociale et celles de l’État pourraient ne plus être distinctes. Macron a déjà annoncé qu’il envisageait de financer des dépenses de l’État par la CSG, affectée jusqu’à présent uniquement à la Sécu. Les caisses de la Sécurité sociale seraient ainsi ponctionnées au profit des assurances privées, des fonds de pension…

S. Bernard


http://www.anti-k.org/2018/02/03/csg-en ... de-macron/
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 10 Fév 2018, 21:44

Retraités : Inquiétudes sur le pouvoir d'achat
Douze millions de retraités viennent de toucher leur pension. Beaucoup ont constaté l'augmentation de la CSG qui pèse sur leur revenu et leur pouvoir d'achat.
Roger Domard était facteur. Retraité, il loue ce petit studio de 27 mètres carrés à Paris. Avec l'augmentation de la CSG, il perd désormais 29 euros par mois, soit 345 euros par an de revenus. Sa perte de pouvoir d'achat ne sera pas compensée comme promis par le gouvernement, car il ne paye pas de taxe d'habitation. Une injustice pour lui. "Qu'on arrête de nous dire qu'on est des privilégiés, qu'on est un coût pour la société. Nous avons participé à la création de richesses dans notre pays, il est juste qu'on puisse en recevoir les fruits."
... https://www.francetvinfo.fr/economie/em ... 97670.html


Les choix fiscaux du gouvernement de plus en plus contestés
La politique fiscale de l’exécutif a été interrogée ce mercredi à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement. Le ministre Bruno Le Maire a affirmé, en dépit des faits, œuvrer à la hausse du pouvoir d’achat et à la création d’emplois.
Les députés Ian Boucard (LR) et Christine Pirès-Beaune (PS) ont interrogé ce mercredi à l’Assemblée nationale le gouvernement sur la réalité de la hausse du pouvoir d’achat, rabâchée en permanence par l’exécutif, reprenant un argumentaire développé par les communistes et les insoumis pendant l’examen du budget 2018. « Le gain de la suppression des cotisations sociales et patronales ne permet pas de combler la hausse du coût de la vie », a estimé l’élue PS, tout en listant les hausses tarifaires du gaz, de l’électricité, du fioul, du diesel, du forfait hospitalier, des mutuelles, des assurances, du tabac etc. Bruno Le Maire a répondu en raillant la similitude de critiques émanant des deux côtés de l’hémicycle : « Cela en dit long sur le désarroi de certaines familles politiques sur leur incapacité à se renouveler. »
5 % de ménages les plus aisés capteront 42 % des gains
... https://www.humanite.fr/les-choix-fisca ... tes-650148
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 11 Fév 2018, 15:42

Heures supplémentaires : le gouvernement veut supprimer les cotisations sociales

La mesure faisait partie du programme d’Emmanuel Macron lors des présidentielles, mais lors du projet de loi de finances 2018, le gouvernement avait renoncé à mettre cette réforme en place. Selon les annonces du gouvernement, ce devrait être chose faite d’ici deux ans.

La désocialisation des heures supplémentaires, une version à minima de la réforme de Sarkozy

C’est dans un question-réponse sur Facebook que le Premier ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de mettre en place d’ici 2020 la désocialisation des heures supplémentaires, c’est à dire la suppression des cotisations sociales (salariales et patronales) sur celles-ci. Une réforme qui ressemble –et le gouvernement ne s’en cache pas– beaucoup à la réforme mise en place par Sarkozy d’après la formule très connue du « travailler plus pour gagner plus ». La réforme de l’époque prévoyait non seulement une exonération de cotisations salariales, mais aussi une exonération d’impôts sur les heures supplémentaires, ce que l’on a appelé « défiscalisation » des heures supplémentaires.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Heur ... s-sociales
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 14 Fév 2018, 08:48

Collomb souhaite déléguer au secteur privé certaines tâches de la police et de la gendarmerie
Le premier ministre a annoncé ce lundi qu’il souhaitait approfondir les liens entre les forces de polices et de gendarmerie et le secteur de la sécurité privée. Le but affiché de ces mesures est d’améliorer l’efficacité des services de police en les délestant de certaines tâches de sécurisation et de protection. Le véritable but est de maintenir et de pousser plus loin encore l’essor du tout-sécuritaire (comme en témoigne la mesure autorisant le port d’arme pour les agents de sécurité) en stimulant le marché privé à grands coups de commandes publiques.
... http://www.revolutionpermanente.fr/Coll ... endarmerie

Le gouvernement recrée une police de proximité pour fliquer les jeunes des quartiers
C’était une des grandes promesses de la campagne Macron de 2017. Le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a officiellement annoncé ce jeudi le lancement de la police de sécurité quotidienne ainsi que les grands axes de celle-ci, sans vraiment nous éclairer beaucoup plus à son sujet.
Jusqu’alors, la ligne directrice de ce qui se veut différent de la « police de proximité » initiée par Lionel Jospin restait très floue . « Sur mesure », visant à « replacer le service du citoyen au cœur du métier de gendarme », tout en « luttant contre les délits », la PQS se veut un renouveau doctrinal au sein de la police. La nouvelle police ne s’en tiendra néanmoins pas à « de la prévention » comme le faisait la « pol prox ». Bénéficiant de 1300 policiers supplémentaires en zone urbaine et de 500 gendarmes en plus dans 20 départements prioritaires, la PQS disposera également de « 15 000 voitures et 50 000 gilets pare-balle pour la police, de 15 000 voitures et 20 000 gilets pare-balle pour la gendarmerie, ainsi que d’armes non létales, comme des pistolets à impulsion électrique, pour les deux », selon l’AFP. Ainsi 30 villes ont accepté de tester le dispositif entre septembre 2018 et 2019 au sein de quartiers populaires.
Imaginée en plein cœur de l’affaire Théo dans le contexte d’une opinion publique de plus en plus méfiante à l’égard des forces de répression, la PQS se veut être le cheval de bataille de la « reconquête républicaine ». Selon les volontés du gouvernement, et pour maximiser son temps « sur le terrain », la nouvelle PQS devrait être délestée d’un certain nombre de tâches pour se centrer sur ses tâches prioritaires, notamment le contrôle des populations, à fortiori dans les quartiers populaires.
... http://www.revolutionpermanente.fr/Le-g ... -quartiers
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 15 Fév 2018, 18:53

Sylvain Pattieu : « Cette réforme du bac est une machine de guerre »
Le lycée à la carte que propose le rapport Mathiot correspond à un système libéral où l’élève devient entrepreneur de son propre parcours, dénonce, dans une tribune au « Monde », l’historien et écrivain Sylvain Pattieu.
... http://www.lemonde.fr/idees/article/201 ... aOPbPMg.99

Réforme du bac et du lycée
Bac 2021 : la Blitzkrieg de Blanquer sur le lycée
C’est avec quelques minutes de retard que le ministre de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer a annoncé, rue de Grenelle, le contenu de la très redoutée réforme du baccalauréat, surtout, et celle du lycée. Suivant de prêt les recommandations du rapport Mathiot, le ministre a confirmé la mise en place d’un « bac local » rompant avec la logique de diplôme national, la suppression des filières S-ES-L pour accroitre la spécialisation. Prudent, le ministre a cependant laissé dans le flou, d’autres points épineux comme les enseignements en seconde, la présence d’un non-enseignant dans les jurys des oraux de bac. L’annonce de la réforme de la filière technologique, quant à elle, a été différée.
... http://www.revolutionpermanente.fr/Bac- ... r-le-lycee
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