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Re: Service utile au public à l’agonie

MessagePosté: 14 Juin 2018, 16:30
de bipbip
CIO : la privatisation s’avance masquée

En même temps qu’il démantèle les centres d’information et d’orientation, le gouvernement subventionne Inspire, une plateforme Web de conseil, cheval de Troie de la privatisation.

... https://www.humanite.fr/cio-la-privatis ... uee-656631

Re: Service utile au public à l’agonie

MessagePosté: 17 Juin 2018, 01:51
de Pïérô
Privatisation des barrages français: un acte de haute trahison

Le gouvernement Philippe, naufrageur de l’intérêt général, a capitulé sans combattre devant une vieille exigence de la Commission européenne. La France sera le seul pays européen à affaiblir un secteur vital en pleine phase de transition vers un nouveau modèle énergétique. Un crime irrémissible contre l’avenir.

... https://blogs.mediapart.fr/bertrand-rou ... e-trahison

Re: Service utile au public à l’agonie

MessagePosté: 20 Juin 2018, 23:58
de bipbip
La liberté des femmes en péril

Services publics : La liberté des femmes en péril

Le gouvernement continue, avec plus d’agressivité que les précédents, la politique de destruction des services publics entamée depuis longtemps. Ces attaques illustrent l’adage selon lequel tout ce qui est nuisible aux travailleurs est pire pour les femmes.

C’est une nouvelle attaque contre les fonctionnaires puisque 120 000 postes vont être supprimés et les futurs recrutements seront plutôt sous statut contractuel, plus précaire puisque permettant les licenciements et les CDD. Or, les femmes représentent 62 % des fonctionnaires (44 % des employé.es du privé), plutôt sur les postes les moins qualifiés, et donc les moins payés, en particulier dans la fonction publique hospitalière. Elles seront donc forcément plus touchées par ces suppressions d’emplois, à moins que le gouvernement ne décide de supprimer que des postes de chefs.

Les salaires des fonctionnaires sont gelés depuis 2010 (sauf en 2016 et 2017). En moyenne les femmes fonctionnaires sont payées 19 % de moins que les hommes (23 % dans la fonction publique d’État).

Les attaques contre les usagères

Les moyens sont insuffisants et en réduction perpétuelle, en matériel, mais surtout en personnel. Moins de moyens, c’est plus de dossiers en retard  : 85 % des greffiers sont des greffières  ; plus de stress et de souffrance au travail  : les femmes représentent 90 % des aides soignantes, en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) en particulier, et la grande majorité des infirmières à l’hôpital  ; l’impossibilité d’aider les usagers et usagères pour les employées des services sociaux  ; et des métiers qui perdent leur sens de service public.

L’accès des usagers et usagères aux services publics est menacé, voire presque impossible dans certains cas. A cause de l’inadéquation des moyens aux besoins, en particulier pour les hôpitaux, les Ehpad et de la disparition de l’accès aux services publics de proximité, par fermeture ou dématérialisation. Des droits des femmes disparaissent ou sont plus difficiles à obtenir  : accès à l’IVG plus compliqué, maltraitance en fin de vie (les personnes âgées en établissement sont très majoritairement des femmes).

Le gel ou la baisse des prestations sociales atteint les moins riches, donc les femmes.

La réforme à venir des retraites (liant allocation et cotisations) nuira aux revenus des femmes.

La réforme de la justice va elle transférer le jugement des viols à des tribunaux criminels (sans jury) au lieu des cours d’assises, avec les coups mortels et les vols à main armée. Ce sera une justice plus soumise à la pression du chiffre et des délais. Et aussi de moindre qualité puisque l’oralité des débats fait qu’il n’y a qu’aux assises que toutes les parties prenantes sont entendues, témoins, victimes, experts. Le viol devient un crime moins grave, alors que les femmes luttent pour qu’il ne soit jamais correctionnalisé. Les délais pour être jugés sont la raison invoquée, encore une conséquence du manque de moyens humains.

Des conséquences nuisibles pour les femmes

La privatisation de la fourniture de l’eau, de l’électricité, du gaz, la concession des autoroutes à des sociétés privées, le mal remboursement des soins et des médicaments pour enrichir les mutuelles, l’abandon des hôpitaux qui incitent celleux qui peuvent à se tourner vers le privé… tous ces enrichissements du privé nuisent d’abord aux personnes les plus pauvres  : les femmes qui se retrouvent obligées de payer les dividendes d’actionnaires goulus. Quand elles sont seules responsables de famille, quand elles sont retraitées et quand elles sont moins payées...

Les conséquences de l’affaiblissement des services publics retombent majoritairement sur les femmes. Ce sont essentiellement elles qui gardent les enfants quand il n’y a pas de crèches ou d’école pour les plus petit.es. Ce sont encore elles qui assurent les soins aux malades ou aux anciens. Ce sont elles qui passent du temps et des jours de congé à se déplacer vers les services publics des grandes villes quand ceux des communes rurales sont ouverts deux heures par semaine.

On fait quoi ?

Les transports abandonnent les zones rurales et les zones périurbaines. Quand ils existent, là encore, la présence humaine qui protège de l’inconfort et de l’insécurité disparaît. Créer un délit de sexisme dans la rue et laisser les transports collectifs sans présence rassurante sont complémentaires : effet d’annonce, mesure sans efficacité et économie sur les dos des femmes. Ce sont également les femmes qui remplacent les petites lignes de transport qui transportaient les élèves des lycées ou des facs…

Évidemment, si les conséquences sont pires pour les femmes, c’est parce qu’elles sont mal payées et responsables du bon fonctionnement des familles.

Réussir la disparition du patriarcat est nécessaire mais en attendant (et en y travaillant) il faut participer aux luttes en cours pour la préservation et l’amélioration des services publics. Les femmes auront plus de temps, plus d’argent, plus de tranquillité par rapport à la satisfaction des besoins de la vie et pourront donc s’engager dans le combat contre le patriarcat.

Christine (AL Sarthe)


http://www.alternativelibertaire.org/?S ... s-en-peril

Re: Service utile au public à l’agonie

MessagePosté: 25 Juin 2018, 00:08
de bipbip
Après la découpe de la SNCF... EDF ?

Pour ne pas se laisser faire mobilisation générale par la grève les 26 et 28 Juin prochain, pour un nouveau service public de l'énergie qui réponde à l'intérêt général et non à celui de la finance !

https://www.facebook.com/FNMECGT/photos ... 9517017506.
.. /?type=3

Re: Service utile au public à l’agonie

MessagePosté: 28 Juin 2018, 21:28
de bipbip
Privatisation. Ceux qui se partagent le gâteau de l’énergie

L’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie promettait de meilleures offres pour les particuliers. Onze ans après, les consommateurs doutent, les salariés de l’énergie s’alarment de la casse de leur métier et les opérateurs privés se bousculent pour se partager les morceaux d’EDF et d’Engie.

Permettre aux usagers de choisir entre le producteur-fournisseur historique qu’était EDF-GDF et de nouveaux prestataires dits alternatifs : telle était l’ambition affichée en 2007, à l’heure de finaliser l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence. À la clé, la promesse faite aux particuliers de profiter d’offres plus avantageuses. Le fait est, surtout, que le « budget énergie » de ces derniers intéressait plus d’un opérateur. Onze ans après la consécration de la vente à la découpe d’EDF et de GDF, les repreneurs sont légion à se partager les morceaux. Tour d’horizon.

... https://www.humanite.fr/privatisation-c ... gie-657424

Re: Service utile au public à l’agonie

MessagePosté: 14 Juil 2018, 21:08
de bipbip
Les syndicats de la fonction publique territoriale expriment leurs vives craintes sur l'avenir du service public de proximité

Les cinq organisations syndicales représentatives dans le versant territorial de la fonction publique (CFDT, CGT, FA, FO et UNSA) s’associent pour dénoncer la manière avec laquelle le gouvernement mène ses réformes et exprimer leurs craintes sur l’avenir du service public de proximité. Elles apprécient d’ailleurs les convergences de vues qui surgissent avec des associations d’employeurs territoriaux.

Pour elles :

. le gel des rémunérations,
. la réintroduction du jour de carence,
. l’augmentation de la CSG,
. la suppression de 70 000 postes,
. la remise en cause des instances de dialogue social avec la suppression des CHSCT et la réduction des compétences des CAP,
. le recours généralisé au contrat,
. le développement de la rémunération au mérite,
. et l’encouragement à la mobilité vers le secteur privé

sont autant de dispositions visant l’organisation et les conditions de travail des 1,9
millions de personnes qui incarnent quotidiennement des missions de service public au plus près des usagers.

Avec un taux d’agents de catégorie C proche de 80 % et une proportion de près de 20 % de contractuels, les orientations prises par le gouvernement fragilisent la fonction publique territoriale de manière significative.

Les cinq organisations syndicales réitèrent leur volonté de voir s’ouvrir un véritable dialogue social respectueux du personnel et de ses représentants, consacré au versant territorial et permettant l’ouverture de réelles négociations sur :

. l’augmentation des possibilités de promotion et toute valorisation des parcours professionnels,
. la généralisation de la prise en charge par l’employeur de la protection sociale complémentaire,
. la prise en compte de la pénibilité, notamment à travers une politique volontariste en matière de prévention et de reconversion professionnelle, pour le maintien dans l’emploi,
. et la réévaluation des moyens indispensables pour répondre à tous les besoins de formation.

Le service public de proximité rendu au sein du versant territorial est l’un des trois piliers de la fonction publique, gage d’égalité de traitement des citoyens.

Le fragiliser reviendrait à déstabiliser l’organisation des missions de service public auquel la population reste très attachée sur l’ensemble du territoire de métropole et d’outre-mer.


http://www.miroirsocial.com/actualite/1 ... -proximite

Re: Service utile au public à l’agonie

MessagePosté: 16 Juil 2018, 16:17
de bipbip
Image

Retour sur plusieurs incidents majeurs en l'espace d'un mois sur le réseau #RATP
Ou va t-on ? Concours de circonstances ou dégradation constante du matériel et de l'entretien? Nous alertons depuis longtemps sur ces points majeurs: réductions d'effectifs, augmentation de la production dans les ateliers de maintenance au détriment d'un suivi scrupuleux. Doit on en arriver à des faits graves pour tirer la sonnette d'alarme ?

https://www.facebook.com/solidairesratp/

Re: Service utile au public à l’agonie

MessagePosté: 17 Juil 2018, 17:58
de bipbip
Rapport syndical

Des experts du secteur hydroélectrique appellent à ne pas privatiser les barrages

La mise en concurrence des barrages hydroélectriques français est « dangereuse » et « antinomique de l’intérêt général ». C’est la conclusion d’un récent rapport du syndicat Sud énergie rédigé à la demande de la députée socialiste Marie-Noëlle Battistel, très impliquée sur le sujet de par l’important nombre de barrages sur sa circonscription, située en Isère. Présenté à la mi-mai aux députés, ce rapport entend peser sur la possible décision estivale d’en finir définitivement avec la gestion publique des barrages, lors des discussions qui se tiendront dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Cela fait dix ans déjà que la pression monte sur le sujet, et elle s’est accrue en octobre 2015, lorsque la Commission européenne a mis en demeure la France, considérant que les retards pris dans la mise en œuvre de l’ouverture à la concurrence du secteur hydroélectrique renforçaient la position dominante d’EDF. En octobre dernier, le gouvernement d’Édouard Philippe a répondu à l’intersyndicale du secteur, vent debout contre la privatisation des barrages, que l’ouverture à la concurrence restait bien d’actualité.

Un système public totalement amorti

Bâti pour l’essentiel au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le système hydroélectrique français est totalement amorti. Représentant un peu plus de 12 % de la production électrique du pays, les barrages offrent une source d’énergie renouvelable disponible à tout moment, qui permet d’assurer une continuité d’offre électrique face aux pointes de consommation ou face aux intermittences de production de l’éolien et du solaire. « L’hydroélectricité, c’est le poumon du système électrique, analyse Jean Fluchère, ancien délégué général EDF Rhône Alpes. Quand une tranche nucléaire connaît un arrêt automatique, en un temps très court, les capacités de démarrage instantané de l’hydroélectricité permettent de sauver le réseau et de contrer la baisse de fréquence engendrée. »

Les barrages français remplissent de nombreuses autres fonctions : gestion des crues et des sécheresse, besoins en irrigation et arrosage du secteur agricole, lâchers d’eau pour les sports d’eau vive… Ils recouvrent également des enjeux d’accès à l’eau potable, ainsi que des enjeux industriels via la sécurisation du refroidissement des centrales nucléaires. Quel acteur privé acceptera de prendre en compte la totalité des ces missions ? Le rapport pose la question. Les auteurs soulignent par ailleurs qu’il existe un risque réel de perte des compétences — multiples et très pointues — qu’exige la gestion du système hydroélectrique, et que les agents EDF ont acquis et capitalisé ces 40 dernières années. « En recherchant le profit à court terme, les métiers de spécialistes vont disparaître », avertit le rapport, qui estime par ailleurs que le secteur privé est inadapté aux coûts très élevés qu’exige ce type d’ouvrages, ainsi qu’au temps long que suppose leur entretien : les barrages vont durer plusieurs siècles et exigent pour cela une maintenance soigneuse et continue.

Nos voisins conservent la gestion publique de leurs barrages

Dans son rapport, le syndicat Sud énergie demande l’arrêt du processus en cours de mise en concurrence des concessions par une prise de position claire, ferme et argumentée du gouvernement français.

... https://www.bastamag.net/Des-experts-du ... atiser-les