Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede bipbip » 24 Juil 2017, 10:54

Assa Traoré : « La France a besoin d’une belle révolution »

Il y a un an, le 19 juillet 2016, Adama Traoré décédait lors de son interpellation par la gendarmerie. Depuis, sa famille, ses amis et leurs soutiens se mobilisent pour établir la vérité et obtenir justice, malgré la violence des attaques dont ils font l’objet. Leur combat rassemble bien au delà de Beaumont-sur-Oise (Val d’Oise), devenant un symbole de la lutte contre les violences policières et, au delà, contre un ordre social inégalitaire et oppressif. Rencontrée par Basta !, Assa Traoré, l’une des soeurs d’Adama, revient sur cette lutte, sur la nécessité d’organisation des quartiers populaires, ou encore sur les rapports entre l’État et la jeunesse du pays. Entretien.

... https://www.bastamag.net/Assa-Traore-La ... revolution
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Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede bipbip » 25 Juil 2017, 07:53

Soir de la marche pour Adama. « On aurait dit une zone de guerre, ça tirait de partout »

Ce samedi 22 juillet, à un an de la mort d'Adama Traoré aux mains des gendarmes, 2000 personnes ont défilé à Beaumont-sur-Oise pour continuer à exiger justice et vérité. Si de nombreux grands médias étaient présents à la conférence de presse et en début de manifestation, aucun d'entre eux ne relatera la répression policière insoutenable qui s'est déployée à Boyenval le soir même, telle une vengeance suite à une mobilisation exemplaire.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Soir ... de-partout
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Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede bipbip » 26 Juil 2017, 01:29

Un policier traite Adama Traoré de "violeur", sa famille porte plainte

Une vidéo partagée plus de 700.000 fois montre un policier qui insulte la mémoire d'Adama Traoré lors du contrôle d'un manifestant.

Au lendemain de la marche qui a réuni à Beaumont-sur-Oise entre 1.000 et 2.000 personnes à l’occasion de la date anniversaire de la mort d’Adama Traoré dans les locaux de la gendarmerie de Persan, sa sœur, Assa Traoré, vient de déposer une nouvelle plainte avec constitution de partie civile.

Dans le document, l’avocat de la famille, maître Yassine Bouzrou, vise un policier pour "injure publique et diffamation" contre Adama Traoré. Cette nouvelle procédure fait suite à la mise en ligne sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un contrôle de police en gare d’Epinay-Villetaneuse.

On y voit un jeune homme sommé de sortir du train qui le conduit à Beaumont-sur-Oise pour participer au rassemblement en mémoire d’Adama Traoré. La personne qui filme demande alors aux agents des forces de l’ordre : "Vous savez où on va ?" Un policier répond :

"Ouais… Sauver… Euh quoi ? Un repris de justice, c’est très bien ! Un violeur, c’est très bien."

... http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/ ... ebook.com/
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Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede bipbip » 14 Aoû 2017, 14:55

22/07/17 Commémoration de la mort d’Adama Traoré – Beaumont sur Oise
un an déjà…

Ce samedi 22 juillet se tenait à Beaumont sur Oise (95) la commémoration de la mort d’Adama Traoré, assassiné par trois gendarmes le 19 juillet 2016.

A peine arrivé sur place, on peut se rendre compte d’une certaine tension agitant les bleus (gendarmes en civil, voitures banalisées, motards en charge de la circulation), ça court, ça joue du Talkie-walkie, ça ralentie et ça observe les petits groupes ou les manifestants isolés dans les ruelles. On n’est pas encore arrivé au lieu de rendez vous qu’on se demanderais presque si on pourra y arriver sans contrôle préalable.

Pourtant, il n’y a pas plus de remue ménage que ça, beaucoup de commerces sont fermés, les rues sont pour la plupart vides, on repense surtout à la répression qu’on subi les amis et la famille d’Adama dans les premiers jours qui suivirent l’assassinat. C’est même les organisateurs de la marche qui se chargeront de l’encadrement, de tenir les barrières pour limiter l’accès aux voitures…

Arrivés prêt de la gare SNCF de Persan, la commune accolée au nord, l’un des lieux de rendez vous, on apprend qu’un groupe est bloqué par des contrôles d’identité et qu’ils fouillent les sacs. On sait pourtant bien que l’état d’esprit est à la marche pacifique et inclusive (on entend par là une manifestation où tout le monde pourrais se sentir à l’aise), si possible habillé en noir.

Nous sommes entre 700 et 1000 personnes, c’est dur d’estimer notre nombre, mais vu la taille de la commune, ça donne une certaine ampleur. Beaucoup de gent-es d’ailleurs ont fait le déplacement, mais nous reparlerons de ça dans la fin de ce compte rendu. Il n’y avais pas beaucoup d’organisations politiques présentes qui se sont affichées, exception faite de la brigade anti-négrophobie et d’élus, auto-proclamés ou non, de la France Insoumise, venus faire un peu de prosélytisme comme quoi la police serait moins violente sous une sixième république, ça prêterais presque à rire en d’autres circonstances…

Le cortège se met en branle, ça avance lentement, du fond on n’entend pas beaucoup les prises de parole de la famille d’Adama. La caserne de gendarmerie où a été déposé le corps est sur notre gauche, son enseigne à été recouverte en prévention d’un sac poubelle noir. Une première prière est donnée à la mémoire d’Adama.

Puis le cortège reprend sa marche, on reconnais les slogans habituels qui font ici l’unanimité « sans justice vous n’aurez jamais la paix », « police partout justice nulle part », « ni oubli, ni pardon », « tout le monde déteste la police »...curieusement la police est apparemment en rentrait, on en oublierais presque leur présence (pourtant massive, une centaine de gendarmes mobilisés selon les médias) si on ne reconnaissait pas quelques civils athlétiques en marge et un drone en vol à une quinzaine de mètre au dessus de nos têtes. C’est le visage que peut revêtir la répression ces dernières années et il faudra le prendre en compte systématiquement désormais, les événements de ce type sont sous contrôle...à distance.

On passe devant la mairie, elle aussi semble fermée et est gardée par une quinzaine de gardes mobiles équipés et en formation tactique. On marque un arrêt devant eux, ça se toise, ça hue et invective, leur simple vue est une insulte à la mémoire d’Adama et une offense de plus à ce pourquoi nous sommes à Beaumont ensemble.

On remonte une rue pavé et commerçante, vide et fantôme, peu hospitalière. On effectue un arrêt devant un appartement et on apprend que c’est ici qu’Adama a trouvé la mort. Après une deuxième prière, on repart dans le quartier sud de Boyenval, là ou vis la plupart des amis et de la famille Traoré.

Un terrain à été aménagé pour recevoir tout le monde, en plein cœur du quartier à mi chemin entre résidences et immeubles HLM : jeux gonflables, scène, tables et chaises, barnum où un repas était servi…
Sur scène, des prises de paroles de proches d’autres victimes : Ali Ziri, Angelo, Lamine Dieng, Zyed et Bouna, Babacar Guèye, Antonin (on en oublie sûrement et on s’en excuse), ayant fait le déplacement, et nous racontant, souvent avec émotion, les histoires et les vécus de ceux qui ont fait les frais de la mauvaise couleur de peau, d’avoir été là au mauvais moment et au mauvais endroit, des mauvaises convictions. Chacun-e a leur manière appelant à une large convergence de lutte contre les crimes policiers, ce qu’on ne devrais plus appeler une bavure mais un plus large système de domination et de contrôle des « populations à risque ».

Beaucoup de gent-es restent sur le terrain, de la musique passe, nombreux-es sont ceux et celles qui mangent, qui se rencontrent, beaucoup aussi mettent la main à la patte au service. La famille traoré monte sur scène pour nous remercier chaleureusement d’avoir fait le déplacement, en tentant de n’oublier personne, ce qui, vu le nombre et les origines géographiques, n’était pas simple.

Ce n’est pas évident de conclure cette chronique, d’une part, nous sommes reparti de Beaumont avec un sentiment amer d’inachevé, comment se contenter d’une marche de recueillement quand on réalise l’ampleur du travail à accomplir, les liens à tisser entre les différentes affaires, la somme de renseignements à collecter et transmettre ? On ne peut que qu’apprécier la démarche de cette famille et de leurs proches, de tout un quartier même, face à la somme de travail accomplis pour aboutir à cette journée de mémoire mais aussi de rencontres.
D’autres part, on se dit que ce n’est pas la dernière fois qu’on va entendre ces slogans et ces discours, qu’ils ont un air d’accoutumance et qu’ils font parti d’un paysage social à revoir radicalement. Il n’y a qu’en s’abreuvant unilatéralement à la source médiatique qu’on peut encore maintenir que ces drames sont des bavures, des cas isolés...assurément, le combat passe par le démontage de ce type de discours.

En attendant la suite, Justice pour Adama Traoré, pour les victimes des violences policières et leurs proches, on n’oublie pas, on ne pardonne pas. On pense aussi à Lahoucine Aït Omghar, à sa famillle et ses proches, de Montigny-en-gohelle, 4 ans déjà…

Eddy Milan. 13/08/17


https://lille.indymedia.org/spip.php?article31004
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Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede Pïérô » 03 Déc 2017, 12:52

Une affaire d’État : l’acharnement continue contre la famille Traoré

Face à la multiplication des «affaires», et au maintien en détention de Bagui et Yacouba Traoré (Cheikne pourrait les rejoindre après son procès prévu au printemps), des intellectuels, syndicalistes, politiques, et des collectifs ont rédigé un texte de soutien à la famille Traoré dans lequel ils dénoncent une «affaire d'Etat».

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré est mort par asphyxie lors de son interpellation, après avoir subi un plaquage ventral, écrasé par trois gendarmes, et pour n’avoir reçu ensuite aucune assistance médicale. Les faits sont prouvés, mais les militaires responsables ne sont toujours pas mis en examen dix-huit mois plus tard. Six de leurs collègues ont même été décorés, début novembre, pour leur attitude le soir de la mort d’Adama. En revanche, les condamnations et les tentatives d’intimidation s’accumulent contre les membres de sa famille.

Fin novembre 2016, nous avions signé le texte « Un intolérable acharnement contre la famille Traoré », pour dénoncer ce qui constituait déjà une deuxième phase de cette tentative brutale et institutionnelle de réduire au silence une famille qui demandait la vérité et la justice. Dès l’été précédent en effet, s’abattaient les mensonges du procureur de Pontoise Yves Jannier, qui affirmait en dehors de toute expertise que Adama était mort d'une infection et laissait entendre qu'il aurait été toxicomane et alcoolique. Le contraire a été prouvé par une contre-expertise rendue publique le 22 juin dernier, Yves Jannier muté, et l’affaire dépaysée au parquet de Paris.

Il y a un an s’ouvrait donc une deuxième étape, qui depuis ne cesse de s’approfondir et de s’étendre : celle de la criminalisation des membres de la famille Traoré et du comité de soutien, qui luttent pour la mémoire de leur fils, frère et ami.

Le 17 novembre, la maire de Beaumont-sur-Oise, Nathalie Groux, convoquait un conseil municipal pour soumettre au vote l’adoption d’un financement destiné à couvrir les frais de la procédure judiciaire qu’elle comptait lancer contre la sœur d’Adama, Assa Traoré, pour diffamation. Cette dernière avait dénoncé, lors d’une émission télévisée, le fait que « la maire ait choisi son camp », celui des gendarmes. Il faut dire, que non seulement cette dernière n’avait pas présenté ses condoléances à la famille, mais avait en outre relayé sur Facebook, le 13 novembre, un appel aux « habitants de souche » à s'armer pour venir en aide aux policie.ère.s…

Ce soir-là, la police municipale entourait la mairie et empêchait la famille et les habitant.e.s, rassemblé.e.s, d’accéder à la réunion. L’opposition, au bout de quelques minutes, décidait de quitter ce conseil qui ne respectait pas les règles de publicité nécessaires. Un jet de gaz lacrymogène, dont l’auteure, une policière municipale, expliquera au procès n’avoir pas maitrisé son aérosol, déclenchait des tensions et provoquait la dispersion du rassemblement. Plus tard dans la soirée, plusieurs équipes de la gendarmerie mènaient une expédition punitive à Boyenval, le quartier où vit la famille Traoré, chargeant les habitant.e.s qui étaient resté.e.s en bas des immeubles pour discuter.

C’est le 23 novembre que Bagui Traoré, 25 ans, et Youssouf Traoré, 19 ans, étaient interpellés spectaculairement au petit matin (le premier à l’arrivée sur son lieu de travail, le second chez lui), puis placés en détention provisoire jusqu’à leur procès prévu le 14 décembre. Ces deux frères de Adama étaient en fait accusés par six policie.ère.rs municipaux de l’intégralité des plaintes qu’ils et elles avaient initialement déposées contre X après la dispersion du 17 novembre. Le procès a démontré finalement que les deux blessures subies par les forces de l’ordre ce soir-là avaient été auto-infligées : un premier policier a reçu une partie du gaz issu de l’activation malheureuse de l’aérosol, un autre s’est fait mordre par son chien. Il reposait, aussi, sur l’hypothèse que les frères Traoré possèderaient un don d’ubiquité. En effet, l’ensemble des accusations d’injures et de violences étaient simultanées, mais provenaient de policie.ère.s qui étaient éloigné.e.s les uns des autres. La farce conduisait tout de même à une condamnation des deux frères d’Adama : Youssouf à du sursis, mais Bagui à huit mois de prison ferme (devenus dix-sept mois du fait d’une peine précédente), et à une forte amende.

Le 15 mars 2017, c’était au tour de Yacouba Traoré, le second frère cadet de Adama, d’être envoyé en prison. Deux jours plus tôt, la même enquête avait conduit aux interpellations savamment mises en scène de Youssouf et Cheikne, quatrième frère de Adama, à six heures du matin, l’un par une équipe de gendarmes en civil et cagoulé.e.s dans le bus par lequel il se rendait au travail, devant des habitants terrorisés, l’autre à son domicile devant sa compagne et son bébé. Tous deux ont été relâchés après avoir été entendus, mais Yacouba a écopé de dix-huit mois de prison ferme pour un coup de poing donné à un ancien co-détenu d’Adama qui s’était répandu en diffamation contre ce dernier. Aucune contextualisation, aucune circonstance atténuante n’était retenue, Yacouba est le troisième Traoré en quelques mois à perdre son emploi pour cause de prison, dans une affaire directement liée au déni de justice dont est victime la famille. Avec lui, le jeune rappeur Dooums, ami proche de Adama et membre du comité de soutien, était condamné à quinze mois fermes, pour la même affaire.

La criminalisation ne s’est pas arrêtée là. D’une part, Cheikne Traoré a été la cible fin juin d’une plainte pour « outrage à personne dépositaire de l’autorité publique » déposée par Nathalie Groux. Il sera jugé en avril prochain. D’autre part, Yacouba et Bagui ont été visés par de nouvelles (et très graves) accusations, qui pourraient se transformer en des peines cette fois de très longue durée.

Yacouba, d’abord, a été sorti de sa cellule le 19 juin et placé en garde à vue. On lui a alors appris qu’il était désormais poursuivi pour de prétendues violences contre les forces de l’ordre... le 19 juillet 2016. En réalité, il a mis son pied dans la porte de la gendarmerie, quand, alors que Adama était mort depuis près de deux heures déjà, on continuait à lui faire croire – ainsi qu’à sa mère – que tout allait bien. Le procès concernant cette nouvelle « affaire » se tiendra également en avril prochain. Mais, depuis deux semaines, il y a encore autre chose : le jeune homme de vingt ans est désormais accusé d’être responsable de l’incendie du bus qui a brûlé le 23 novembre 2016 à Boyenval, quand la nouvelle de l’arrestation de Bagui et Youssouf s’était répandue dans le quartier. On l’accuse également d’être responsable de la blessure légère du conducteur. Le tout sans preuve, ne serait-ce que de sa présence sur les lieux.

Bagui a aussi été amené en garde à vue depuis sa prison, cette fois en juillet dernier. Le nouveau dossier ouvert contre lui ne repose sur rien de moins que l’accusation de tentative d’assassinat contre des gendarmes dans le cadre des nuits de révolte qui ont suivi l’annonce de la mort de Adama. Le procès aura lieu dans les mois qui viennent. Il s’appuie sur un procédé qui rappelle de manière troublante celui employé à Villiers-le-Bel en 2007, quand Moushin Sehhouli et Laramy Samoura avaient été renversés et tués par un équipage de police en voiture. Face aux émeutes qui avaient suivi, le procureur en avait appelé à des témoignages anonymes et rémunérés, qui avaient abouti à l’incarcération de Abderrahmane et Adama Kamara, engagés dans la contestation et accusés sans preuve d’avoir tiré sur des policiers, respectivement à quinze et douze ans de prison ferme.

Un an et demi après le décès de Adama Traoré, ceux qui l’ont asphyxié ne sont donc toujours pas jugés, ni condamnés. En revanche, deux frères de la victime sont sous les barreaux, et trois nouveaux procès se préparent, chaque fois pour des accusations liées aux suites directes des mensonges et injustices concernant ce meurtre. La famille Traoré fait face également à des milliers d’euros d’amende.

Le plaquage ventral, responsable de trop nombreuses morts (dont celle de Lamine Dieng, écrasé par sept policiers et pour laquelle la cour de cassation a confirmé le non-lieu le 28 juin dernier), est toujours une technique enseignée et pratiquée au quotidien par les forces de l’ordre.

A l’heure où des responsables politiques de premier plan veulent criminaliser le recours à la notion de « racisme d’État », que dire de l’affaire Traoré ? Face à un tel acharnement, et à la collusion d’institutions aussi diverses dans la brutalité et le déni de justice – forces de l’ordre, parquet, municipalité, Ministère de l’Intérieur –, qui oserait encore parler d’une conjonction hasardeuse ou d’un malentendu ? Quand, comme l’a montré le Défenseur des droits dans une étude publiée en janvier dernier, les jeunes hommes « perçus comme noirs ou arabes » ont « une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d'être contrôlés », quand la quasi-totalité des tués par la police sont ciblés par le racisme, qui dira que ce qui arrive à la famille Traoré est sans lien avec son statut de famille populaire, issue de l’immigration postcoloniale ?

Pour nous, l’affaire Traoré est une affaire d’État.

En ne restant pas à la place qui leur est assignée, en demandant la vérité et la justice, les Traoré ont suscité une réaction qui met en lumière une violence fondatrice, mais quotidienne, dans la société française contemporaine. Une violence omniprésente, mais historique. Ce qui adviendra à la famille Traoré est désormais directement lié au devenir de cette violence elle-même, et donc de notre société. Voilà pourquoi, face à cet acharnement, nous affirmons pour notre part un soutien inconditionnel à la famille Traoré. Voilà pourquoi, avec elle et le Comité Justice et vérité pour Adama, nous appelons chacune et chacun à exprimer sa solidarité dans les semaines et les mois qui viennent, jusqu’au bout.

Les signataires :
Thomas Alam, politiste; Pierre Alferi, écrivain; Zahra Ali, sociologue; Eric Alliez, philosophe; Bastien Amiel, politiste; Marion Aubrée, anthropologue; Alain Badiou, philosophe; Etienne Balibar, philosophe; Ludivine Bantigny, historienne; Emmanuel Barot, philosophe; Laurent Bazin, anthropologue; Hourya Bentouhami, philosophe; Olivier Besancenot, Nouveau Parti Anticapitaliste; Eric Beynel, Union syndicale Solidaires; Florian Bolgar, astrophysicien; Said Bouamama, sociologue, Front uni de l’immigration et des quartiers populaires; Fanny Bugeja-Bloch, sociologue; Vincent Charbonnier, philosophe, responsable syndical SNESUP-FSU; Alice de Charentenay, enseignante et chercheuse en littérature; Farah Cherif Zahar, philosophe; Bernard Coadou, médecin; Vanessa Codaccioni, politiste; Philippe Corcuff, politiste; Sergio Coronado, ancien député des français.es de l'étranger; Alexis Cukier, philosophe; Sylvain Dambrine, professeur de lettres classiques; Laurence De Cock, historienne, fondation Copernic; Joel Delhom, hispaniste; Christine Delphy, sociologue; Suzanne Doppelt, auteur; Vincent Duse, CGT PSA Mulhouse; Didier Fassin, anthropologue; Eric Fassin, sociologue; Franck Fischbach, philosophe; Sébastien Fontenelle, journaliste; Claire Gallien, maître de conférences en littératures anglophones; Franck Gaudichaud, politiste; Isabelle Garo, philosophe; Jean-Luc Gautero, philosophe et historien des sciences; Nacira Guénif, sociologue; Michael Harris, mathématicien; Odile Hélier; Anasse Kazib, délégué Sud Rail Paris Nord; Razmig Keucheyan, sociologue; Enrique Klaus, politiste; Stathis Kouvélakis, King's College Londres; Isabelle Krzywkowski, professeure de littérature comparée, SNESUP-FSU; Léopold Lambert, rédacteur-en-chef de The Funambulist; Jerôme Lamy, historien et sociologue des sciences; Geoffroy de Lagasnerie, sociologue et philosophe; Aude Lalande, bibliothécaire, revue Vacarme; Olfa Lamloum, politiste; Lila Lamrani, philosophe; Salim Lamrani, hispaniste; Souad Lamrani, doctorante en philosophie; Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français; Alain Leclerq, délégué SUD Rail Lille; Olivier Le Cour Grandmaison, historien et politiste; Simon Le Roulley, sociologue; Olivier Long, universitaire et peintre; Frédéric Lordon, économiste et philosophe; Michaël Löwy, sociologue et philosophe; Armelle Mabon, historienne; Pascal Maillard, universitaire, responsable syndical SNESUP-FSU; Céline Malaisé, Présidente du groupe Front de Gauche à la Région Ile de France; Patrice Maniglier, philosophe; Jamila Mascat, philosophe; Guillaume Mazeau, historien; Bernard Mezzadri, anthropologue; Marie José Mondzain, philosophe; Bénédicte Monville-De Cecco, conseillère régionale IDF; Olivier Neveux, professeur d’histoire et d’esthétique du théâtre; François Nowakowski, urbaniste et architecte; Pierre Odin, politiste; Ugo Palheta, sociologue; Xavier Papaïs, philosophe; Ndella Paye, Militante afroféministe et antiraciste; Willy Pelletier, sociologue, Fondation Copernic; Timothy Perkins, artiste et architecte; Roland Pfefferkorn, sociologue; Nestor Ponce, écrivain et professeur de littérature; Christine Poupin, Nouveau Parti Anticapitaliste; Philippe Poutou, Nouveau Parti Anticapitaliste; Gaël Quirante, Sud Poste 92; Lissell Quiroz-Pérez, historienne; Antonio Ramos Ramirez, hispaniste; Manuel Rebuschi, philosophe; Matthieu Renault, philosophe et politiste; Arnaud Saint-Martin, sociologue; Julien Salingue, politiste; Valentin Schaepelynck, enseignant et chercheur en science de l’éducation; Monique Selim, anthropologue; Thomas Serres, politiste; Guillaume Sibertin-Blanc, philosophe; Daniel Sidobre, enseignant et chercheur en robotique; Joseph-Désiré Som-1, sociologue; Alessandro Stella, historien; Julien Talpin, politiste; Etienne Tassin, philosophe; Pierre Tevanian, philosophe et auteur (Collectif Les mots sont importants); Jean-Baptiste Thomas, historien; Sylvie Tissot, sociologue; Rémy Toulouse, éditeur; Enzo Traverso, historien; Guillaume Vadot, politiste; Jérôme Valluy, politiste; Françoise Vergès, politiste; Laure Vermeersch, cinéaste, revue Vacarme; Marie Pierre Vieu, députée européenne (PCF); Fanny Vincent, sociologue; Christiane Vollaire, philosophe; Dror Warschawski, physicien

Les collectifs :
Association Française des Anthropologues
Association Le Paria
Collectif des Universitaires contre les violences policières
Collectif féministe révolutionnaire
Compagnie Jolie-Môme
Compagnie Monsieur Madame
Front Social
Réseau Sortir du Colonialisme
Revue Vacarme
Révolution Permanente.fr, quotidien en ligne


https://blogs.mediapart.fr/edition/les- ... lle-traore
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede bipbip » 22 Déc 2017, 19:49

La vérité pour Adama

Notre réponse aux médias qui jouent à la diabolisation et à la désinformation.
La famille Traoré responsable de tous les maux de la société.

Depuis le 19 juillet 2016, le tribunal de Pontoise n’a eu de cesse de s’acharner contre les frères d’Adama Traoré. Nous rappelons que les gendarmes ne sont toujours pas mis en examen, nous payons notre mobilisation pour la Justice.

Merci à tous nos soutiens

Soyons notre propre média !
Partagez un Max !!!

Pour nous soutenir, voici la cagnotte >>> https://www.okpal.com/adama-traore

#JusticePourAdama
#LibérezBaguiYacoubaYssoufeEtTousLesAutres

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https://cric-grenoble.info/infos-global ... -adama-322
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Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede bipbip » 21 Fév 2018, 18:20

Mobilisation pour Bagui Traoré / 23 février

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Libérez Bagui Traoré ! Libérez nos prisonniers politiques !

Bagui Traoré est le témoin principal de la mort de son frère Adama Traoré, le 19 juillet 2016 par des gendarmes de Persan.
La famille Traoré subit un acharnement judiciaire depuis qu’elle réclame Vérité et Justice pour Adama. Deux autres frères d’Adama sont aussi emprisonnés aujourd’hui, Yacouba et Youssouf Traoré.
La quartier de Boyenval à Beaumont sur Oise, subit également la répression des gendarmes, pour avoir également réclamé la Justice. Ne restons pas spectateur, il faut se rendre massivement devant le tribunal de Pontoise le vendredi 23 février à 13h30, pour exiger la libération de Bagui, Yacouba, Youssouf ainsi que tous les soutiens.

Nous précisons que pour ce procès, il doit être jugé pour « outrage à agent pour avoir fait un signe du chanteur Jul ».

Pour soutenir financièrement la famille Traoré pour les nombreux frais de justice, un seul geste https://www.okpal.com/adama-traore

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Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede bipbip » 24 Fév 2018, 21:23

Bagui Traoré innocenté face aux accusations d’outrage à agent

Bagui Traoré, le frère d'Adama Traoré, assassiné par la gendarmerie il y a un an et demi, a été aujourd'hui innocenté dans un procès pour outrage à agent. Il était accusé d'avoir provoqué la police lors d'un contrôle de la route, quelques temps après le meurtre de son frère. Un procès qui constituait un outil de plus dans l'acharnement contre la famille, qui a surtout montré à quel point l'Etat policier cherche par tous les moyens à trainer dans la boue la famille. Ci-dessous, le communiqué du Comité Justice et Vérité pour Adama.

Bagui Traoré vient d’être innocenté ce vendredi 23 février 2018 au Tribunal de Pontoise. La juge a prononcé la relaxe devant une salle d’audience pleine de soutiens de la famille Traoré.
Nous remercions tous nos soutiens présents ainsi que tous ceux qui nous ont témoigné leurs encouragements, et qui n’ont pu faire le déplacement.
Nous remercions également nos avocats Maître Mathieu Chirez et Maître Maître Florian Lastelle pour leur travail.

Nous tenons à préciser que le parquet de Pontoise avait requis 2 mois d’emprisonnement, dans la continuité de son acharnement contre la famille Traoré.

La mobilisation a payé, nous devons poursuivre notre combat, Bagui Traoré reste en détention dans l’attente de deux autres procès. Nous devrons également rester mobilisés pour deux autres frères d’Adama Traoré, Yacouba et Youssouf, maintenus également en détention. Nous avons aussi de nombreux soutiens emprisonnés, nous communiquerons sur leur situation prochainement.

Enfin, nous condamnons le traitement inadmissible que nous avons subi aujourd’hui au Tribunal de Pontoise par la police. Il était interdit d’entrer au Tribunal avec le T-shirt "Justice pour Adama". Les noms de tous les soutiens identifiés étaient notés par les autorités à l’entrée du Tribunal. Ce qui n’est donc pas la règle dans une démocratie qui rend justice devant son peuple.
Un traitement d’exception, que nous n’avons jamais vu dans aucun autre Tribunal. Une tentative d’intimidation contre tous ceux qui réclament la Justice pour Adama.

Cela renforce notre détermination à exiger la mise en examen des gendarmes, responsables de la mort d’Adama Traoré le 19 juillet 2016 dans les locaux de la gendarmerie de Persan.

Pour soutenir la famille Traoré, un seul geste : https://www.okpal.com/adama-traore


https://www.revolutionpermanente.fr/Bag ... ge-a-agent
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Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede bipbip » 17 Mar 2018, 13:45

Lettre à Adama, histoire d’un racisme ordinaire. Rencontre avec Assa Traoré, Marine N’Guyen et Céline Ziwès. Dans sa « Lettre à Adama », Assa Traoré raconte une lutte citoyenne inédite contre les violences policières, une bataille judiciaire et médiatique pour déconstruire les mensonges et rester dépositaire de l’histoire d’Adama.

La vie d’Assa Traoré a basculé le 19 juillet 2016, un soir de canicule où son frère cadet Adama est déclaré mort dans la cour de la gendarmerie de Persan. Mains menottées dans le dos, face contre terre, asphyxié. Ce jour-là, il devait fêter ses 24 ans. Dans sa « Lettre à Adama », Assa Traoré raconte une lutte citoyenne inédite contre les violences policières, une bataille judiciaire et médiatique pour déconstruire les mensonges et rester dépositaire de l’histoire d’Adama. Elle met en lumière le déterminisme auquel sa famille n’a pas échappé et dénonce le rôle des forces de l’ordre face à une jeunesse marginalisée et stigmatisée au quotidien.

DIMANCHE 18 MARS / 15H / Ti an Oll, Plourin-lès-Morlaix

OUVERT À TOU.TE.S / PRIX LIBRE / Inscription obligatoire : 02 98 72 54 27

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Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede Pïérô » 01 Avr 2018, 14:06

Assa Traoré : « On demande juste un droit, une vérité et une justice »

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré, jeune français d'origine malienne, décédait lors de son interpellation par la gendarmerie. Depuis, sa famille et leurs soutiens ne cessent de réclamer Vérité et Justice : Vérité pour Adama et Justice égale pour tous. À ce jour, trois plaintes ont été déposées par la famille, pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », « non-assistance à personne en danger » et « faux en écriture publique et dénonciation calomnieuse ». Cette quête de vérité se paie cependant au prix fort, celui d'un acharnement de l'État. À l'occasion de la venue d'Assa Traoré, l'une des sœurs d'Adama, à Plourin-lès-Morlaix (29) pour le festival « L'autre c'est toi, c'est moi », La Gazette de Gouzy l'a rencontrée. Entretien.

... https://lagazettedegouzy.fr/art-459-Ass ... ne-justice
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede bipbip » 12 Avr 2018, 13:13

Intervention du comité Adama à Tolbiac Assa Traoré



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Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede bipbip » 25 Avr 2018, 07:59

Justice pour Bagui Traoré

Pontoise (95) mercredi 25 avril 2018
à 13h30, Palais de justice de Pontoise, 3 rue Victor Hugo

Image

Le 25 avril 2018 au Tribunal de Pontoise, aura lieu un procès politique.

Bagui Traoré emprisonné, sera à nouveau devant les juges pour la 4ème fois depuis la mort de son frère Adama Traoré. Après les accusations d'outrages et rébellion, puis d'avoir fait le signe du chanteur Jul. Il est convoqué pour des faits qui datent d'avant le 19 juillet 2016.

Nous ne sommes pas dupes. Toutes ces manœuvres judiciaires n'ont qu'un seul objectif, briser la lutte de la famille et du comité Adama. Il faut rajouter à cet acharnement l'emprisonnement d'un autre frère, Youssouf Traoré , ainsi que 25 soutiens du combat Adama.

Nous vous appelons à vous rendre massivement à ce procès au Tribunal de Pontoise. Soutenons la famille Traoré et exigeons Vérité et Justice pour Adama Traoré. Pour soutenir la famille Traoré un seul geste.

https://paris.demosphere.eu/rv/61697
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Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede bipbip » 31 Mai 2018, 16:04

Communiqué du Comité Adama après la manifestation du 26 mai

Le 26 mai 2018 à Paris, 6 000 manifestants ont répondu à l'appel du Comité Adama à prendre la tête du cortège de la « Marée populaire » pour un #26MaiPimenté, parmi lesquels habitants des quartiers populaires, étudiants, cheminots, soignants, travailleurs ou chômeurs ont pu exister ensemble sur des bases égalitaires.

En seulement une semaine de mobilisation, avec des moyens dérisoires en comparaison du mouvement social, c'est une véritable démonstration de force.

Nous l'avons organisée en scellant une alliance avec l'Action Antifasciste Paris Banlieue, nous les remercions d'avoir toujours été à nos côtés dans la lutte. Nous remercions également Justice Pour Gaye et Justice Pour Curtis. Nous saluons aussi les différents groupes autonomes qui ont répondu à notre appel et qui ont fait en sorte d’assurer avec bienveillance la sécurité des familles, des migrants et des différents collectifs de quartiers en tête de cortège.

C'est un événement historique qui n'a pas de précédent, jamais un mouvement des quartiers populaires n'avait réussi à s'emparer d'un tel espace politique.
Seul le cortège de tête pouvait nous donner les garanties politiques de préserver notre autonomie. En se plaçant en tête, nous étions en position d'instaurer un double rapport de force : la gauche traditionnelle derrière nous et l'Etat répressif devant nous. Nous sommes fiers d'avoir préservé notre indépendance politique, si chèrement acquise par nos Ainés des luttes de l'immigration.

Nous avons réussi à nous imposer, mais surtout à imposer nos mots d'ordre politiques, dans nos slogans, comme sur la banderole de la première ligne du cortège de tête.
Les luttes contre les crimes des policiers et des gendarmes, contre la négrophobie, contre l'islamophobie, contre la gestion coloniale des Quartiers ou encore l'exigence de justice sociale sont autant de mots d'ordre que nous avons voulu mettre en avant.
La gauche, et le mouvement social d'une manière générale, refusent de mettre ces luttes au cœur de leur action politique, ils refusent de les regarder. Nous, nous les avons mises au centre de l'attention médiatique et politique.

Nous venons de créer un précédent politique, et il est fort à parier que les revendications des quartiers populaires vont commencer à apparaître dans les discours. Mais les déclarations ne suffiront pas!

Nous appelons toutes celles et ceux à gauche qui pensent que les luttes des quartiers populaires doivent être centrales, à mettre cela en pratique en se déplaçant de Paris vers la banlieue.

De Paris vers Beaumont-sur-Oise, le 21 juillet 2018 pour #LaMarcheADAMA, une occasion de concrétiser une véritable alliance à égalité. Une marche pour commémorer la deuxième année de la mort d'Adama Traoré.

« Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour. »

#JusticePourAdama
#MiseEnExamenDesGendarmes
#MaréeQuartiersPopulaires
#LibérezLesFrèresTraoré
#LibérezNosSoutiens
#JusticePourTous


https://www.lautrequotidien.fr/fil-roug ... -du-26-mai

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Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede bipbip » 02 Juin 2018, 21:01

Communiqué du Comité Vérité et Justice pour Adama

Un cinquième frère d’Adama Traoré condamné à de la prison ferme

Nous relayons ci-dessous le communiqué du Comité Vérité et Justice pour Adama alertant de la condamnation de Samba Traoré. Pour que cesse l'acharnement judiciaire et répressif contre la famille Traoré !

Suite à la condamnation hier de Samba Traoré, à Pontoise à 4 ans de prison, dont 30 mois ferme, le comité Vérité et Justice pour Adama , attaché à la justice et à la vérité, tient à réagir. Il dément formellement les propos qui ont pour objectif de salir la famille Traoré. Nous tenons ici à rappeler que notre combat est celui de la justice et des droits, pas celui des mensonges et manipulations auxquels la justice de Pontoise a elle recours depuis deux ans.

Nous rappelons que Samba Traoré a été condamné hier par le même tribunal, composé des mêmes magistrats, que celui qui a jugé et condamné quatre autres de ses frères. La peine infligée à samba est démesurément lourde et témoigne une fois encore de la partialité de la juridiction de Pontoise à l’égard de la famille traoré.
Samba a décidé de faire appel de cette décision afin que des juges neutres se prononcent sur son implication qui ne repose sur aucun élément probant.

Aujourd’hui toutes les prisons de l’île de France compte un frère Traoré emprisonné.
Il faut poursuivre la mobilisation pour Bagui, Yacouba, Youssouf, Serene et Samba.


http://www.revolutionpermanente.fr/Un-c ... ison-ferme
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Re: Mort d’Adama Traoré entre les mains de gendarmes

Messagede bipbip » 15 Juil 2018, 21:00

Marche pour les deux ans de la mort d’Adama Traoré

Deux ans après la mort de Adama Traoré entre les mains de la police la mobilisation reste forte. Rendez vous le 21 juillet à 14h devant la gare de Persan Beaumont !

Image

L’appel du 21 juillet par les Quartiers populaires à la mobilisation générale

Le Comité Adama va se rendre dans plusieurs Quartiers pour faire l’appel du 21 juillet 2018 pour la #MarcheADAMA à Beaumont-sur-Oise.

L’année dernière, ce sont des célébrités qui ont fait un appel à la mobilisation. Cette année, pour les 2 ans de la mort d’Adama Traoré, ce seront les Quartiers populaires qui appellent à la mobilisation générale.

Le combat Vérité et Justice pour Adama, nous concerne tous, pour que cela ne se reproduise jamais ! Pour mettre fin à ce système d’oppression, nous devons le faire tous ensemble massivement !

Programme :

12h30 : La journée commencera par une conférence de presse devant la mairie de Persan.
14h00 : RDV à la sortie de la gare de Persan-Beaumont pour commencer la marche destination le quartier de Boyenval.
A l’arrivée au quartier, interventions des familles de victimes et des collectifs de sans-papiers.
19h00 : Projection (en plein air) en avant-première mondiale du documentaire « Pour Adama, chapitre 1 ».
20H30 : Concert avec des surprises...

Un bus sera mis en place par le Comité Adama, il partira de la Gare du Nord de Paris, mais les places sont limitées sur inscription.


https://paris-luttes.info/marche-pour-l ... e-la-10563

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