Françafrique

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Messagede Pïérô » 12 Fév 2018, 13:11

L’impunité ordinaire des militaires en Opex

Sans surprise, les juges d’instruction ont délivré une ordonnance de non­-lieu dans l’affaire des viols commis sur des mineurs par des militaires français de l’opération extérieure (Opex) Sangaris en Centrafrique, suivant en cela les réquisitions du parquet. Un remarquable travail d’enquête existe pourtant, publié par Mediapart [1] , concernant les exactions des militaires français, mais également les méthodes très particulières des enquêteurs militaires.

... https://survie.org/billets-d-afrique/20 ... es-en-opex
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Messagede bipbip » 15 Fév 2018, 19:12

France-Cameroun : Permis de piller !

La France, une des principales puissances économiques, est aussi l’un des principaux États créanciers de la planète, avec des créances bilatérales (c’est-à-dire sur des États tiers) de plus de 41 746 millions d’euro au 31 décembre 2016, soit 14,5 % de l’encours total des créances du Club de Paris

(ce club sans aucun statut juridique regroupe les 21 principaux États créanciers et est hébergé à Bercy). De même, la France joue un rôle non négligeable dans les orientations du FMI et de la Banque mondiale, en raison du poids démesuré accordé aux pays riches dans ces institutions.

Cette position de la France – qui n’est pas sans rapport avec son histoire coloniale – est utilisée à outrance pour faire du fric : soutien aux dictatures, ventes d’armes, blanc-seing donné aux banques commerciales
françaises, imposition de réformes libérales favorisant les multinationales, etc. Du fric réalisé en se moquant de la souveraineté des peuples, que l’on appauvrit en leur demandant de payer des dettes illégitimes et odieuses quand elles ne sont pas illégales, et souvent insoutenables puisqu’elles exigent de sacrifier des droits humains fondamentaux afin d’être remboursées. En voici quelques exemples.

... http://www.cadtm.org/France-Cameroun-Permis-de-piller
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Re: Françafrique

Messagede bipbip » 24 Mar 2018, 20:18

Gabon : Avec le clan Bongo, c’est tous les jours bingo

La dette gabonaise a explosé ces dernières années. La faute se porte sur le clan Bongo et la Françafrique, qui grâce aux «  biens mal acquis  » et au favoritisme envers certaines multinationales bradent les richesses du pays au détriment de la population.

Le Gabon est un maillon essentiel de la Françafrique, cet entrelacs de relations troubles permettant à la France de maintenir sa domination sur ses anciennes colonies d’Afrique subsaharienne  : en contrepartie d’un soutien, y compris militaire et sécuritaire, aux dictateurs de ces pays, la France bénéficie, entre autres, d’un accès privilégié aux matières premières stratégiques.

L’AFD appuie l’endettement gabonais

Depuis qu’Ali Bongo a pris le pouvoir en 2009 suite à la mort de son père et d’une parodie d’élection soutenue activement par le pouvoir français  [1], la dette publique du Gabon a littéralement explosé. Alors qu’elle était, en 2008 de 1 180 milliards de Franc CFA, elle atteignait au début de cette année plus de 4 150 milliards de Franc CFA (représentant 6,33 milliards d’euros).

Si ce pays riche en matières premières (notamment pétrole, manganèse, bois, or, etc.) a vu le poids de sa dette multiplié par plus de trois en moins de 10 ans, c’est notamment du fait d’une gouvernance catastrophique du clan Bongo, mais aussi du pillage des matières premières par des multinationales, au premier rang desquels des françaises.

L’un des piliers du système de domination de la Françafrique est la prétendue aide publique au développement (APD). Le 1er décembre 2017, l’Agence française de développement (AFD) a ainsi accordé au gouvernement gabonais un prêt de 255 millions d’euros sur trois ans. Il s’agit d’un appui au programme conclu le 19 juin 2017, entre le FMI et le Gabon, et permettant à ce dernier de bénéficier de 642 millions de dollars sur trois ans. Le but est, officiellement, de soutenir le plan de relance de l’économie (PRE) adopté par le gouvernement gabonais le 19 mai 2017 dans le cadre imposé par le FMI et par la France aux chefs d’État d’Afrique centrale, mis en difficulté par la chute des prix pétroliers, lors du sommet qui les a réuni au Cameroun, le 23 décembre 2016, en présence de Christine Lagarde et Michel Sapin, encore ministre de l’Économie et des Finances.

Or, ce programme constitue un véritable plan d’ajustement structurel qui remet au goût du jour une politique d’austérité bien connue aux Gabon et en Afrique depuis les années 1980 et dont on connaît déjà les résultats  : mise à mal des secteurs fondamentaux (santé, éducation, agriculture…), privatisations juteuses principalement au profit des multinationales françaises, accès privilégiés aux marchés pour ces dernières… Ce programme de relance ne permettra donc pas d’attein­dre les objectifs affichés en termes de croissance, d’emploi et de réduction de pauvreté. Bien au contraire.

Plus que par la chute des prix pétroliers depuis 2014, la crise de l’économie gabonaise s’explique par une gouvernance catastrophique à laquelle la France et ses entreprises ont activement contribué et dont elles ont largement bénéficié. Depuis son arrivée contestée au pouvoir en 2009, Ali Bongo a notamment multiplié les investissements douteux et les emprunts irresponsables à des taux prohibitifs comme, par exemple, pour la Coupe d’Afrique des Nations de football organisée par le Gabon en 2012 et 2017, pour un coût de 1,3 milliard d’euros. Si diverses entreprises françaises (Colas, Total, Orange, Canal Plus…) en ont tiré un bénéfice certain, cela a surtout contribué au surendettement du Gabon.

Un hôtel particulier envahi à Paris

Si la potion amère que le FMI et la France veulent administrer au Gabon n’a aucune chance d’aider son économie à guérir, elle leur donne cependant un droit de regard sur la politique économique du pays, consacrant ainsi de facto un véritable droit d’ingérence, et la possibilité de réduire l’influence de concurrents, au premier rang desquels la Chine. Ceci explique sans doute pourquoi François Hollande a tenu à consacrer, en avril 2017, une partie de ses derniers jours à l’Elysée à presser les chefs d’État des pays pétroliers d’Afrique centrale d’accepter cette potion. Cette mal gouvernance se manifeste également par un niveau élevé de corruption et de nombreux scandales financiers impliquant souvent des multinationales françaises comme l’ont montré, par exemple, l’affaire des «  BongoLeaks  », celle des Panama Papers, ou encore la procédure judiciaire en France dite des «  biens mal acquis  » (BMA) qui pourrait permettre de démontrer que l’immense patrimoine du clan Bongo est le fruit de détournements et du recel de fonds publics.

Dans le but de protester contre ces «  biens mal acquis  » du clan Bongo, des militants de la diaspora gabonaise ont investi début janvier deux hôtels particuliers en plein cœur de Paris, dont notamment le 13 janvier le Pozzo di Borgo, un hôtel particulier rue de l’Université à Paris 7e, acheté en 2010 pour environ 100 millions d’euros. La facture s’élèverait autour de 200 millions d’euros en comptant les travaux de rénovation, d’après les militants. Les différentes sociétés civiles immobilières (SCI) propriétaires de cet hôtel de luxe renvoient, entre au­tres, vers l’ancien directeur de cabinet et actuel haut représentant personnel d’Ali Bongo, Maixent Accrombessi  [2], et à son adresse de l’époque, le palais présidentiel de Libreville. Le 17 janvier, c’est un autre hôtel particulier du clan Bongo, situé au 4 rue de la Baume dans le 8e arrondissement de Paris, qui a été investi par les militants.

Mais comme l’expliquait Marc Ona Essangui, coordinateur de Tournons la Page Gabon, au lancement d’un collectif citoyen pour un audit de la dette gabonaise  [3]  : «  Depuis l’indépendance du Gabon, le pouvoir en place brade les ressources naturelles du pays à des entreprises étrangères – au premier rang desquelles des françaises – et ce au détriment de la population. Le Collectif citoyen sur la dette du Gabon compte mettre en lumière l’implication des multinationales étrangères, soutenues par les bailleurs, dans ce processus d’endettement, mais aussi leurs responsabilités dans les violations des droits humains, économiques, sociaux et environnementaux.  »

Régis Essono et Thomas Bart (militants de Survie)



Échos d’Afrique : L’impunité des soldats coloniaux

Le 11 janvier, les juges d’instruction ont décrété un non-lieu pour les militaires français soupçonnés d’avoir commis des viols sur des enfants en République centrafricaine entre 2013 et 2014, dans le cadre de l’opération Sangaris.

Une occasion de revenir sur l’impunité dont jouissent «  nos  » soldats dans l’immense majorité des crimes commis en Afrique  ; résultat de l’organisation de la justice et de volontés politiques de «  ne pas salir le drapeau  ».

Le scandale éclate en avril 2015 grâce à «  l’indiscrétion  » du quotidien britannique The Gardian qui relate le contenu d’un rapport de l’ONU réalisé au 1er trimestre 2014 et passé sous silence par les autorités militaires françaises.

Obligés de réagir publiquement, les représentants de l’État français n’ont alors aucun mot de compassion pour les supposées victimes, mais des injonctions à l’exemplarité de l’armée et des soldats  : «  aucune tâche ne doit écorner l’uni­forme  » scande alors le président Hollande… cependant que la presse française (notamment L’Obs et Le Monde) évoque des risques de manipulations et complots. Les Français sont priés de croire que ces accusations sont probablement sans fondement sérieux au regard de la confiance (aveugle  ?) que l’on doit porter à «  notre  » armée, comme l’a rappelé Macron aux étudiants burkinabés en novembre dernier (lire AL de janvier 2018).

Au niveau judiciaire, sur les trois enquêtes ouvertes devant la justice française pour des agressions sexuelles commises par des militaires français en Centrafrique, aucune n’aura donné lieu à des mises en examen  ; et cela malgré l’apport des éléments d’enquêtes par deux journalistes de Médiapart (Justine Brabant et Leila Minano) en décembre 2015… Éléments non approfondis par la justice, permettant ainsi d’éviter d’avoir à poursuivre les militaires  !

Il faut dire que tout est organisé pour assurer l’impunité des soldats en opérations extérieures (Opex)  : des accords avec les gouvernements locaux garantissant un jugement par la France  ; des blocages institutionnels comme le monopole du parquet (dépendant de l’exécutif) sur les poursuites ou comme le secret défense qui empêche l’accès à des documents d’instruction (lire AL de février 2018)  ; et surtout des enquêtes menées manifestement «  à décharge  » par des enquêteurs de la prévôté (la police militaire), sans doute plus empathiques avec nos héros en treillis qu’avec les Africaines et Africains qu’ils prétendent protéger lors des conflits armés… et qui sont assez ingrats pour se plaindre des agissements de leurs sauveurs. La même (in)justice s’applique pour presque tous les crimes des militaires en Opex, du Rwanda à la Côte d’Ivoire. Au mieux, les militaires concernés sont «  éloignés du théâtre  » et subissent des sanctions disciplinaires… trop dur pour des présumés violeurs ou meurtriers  !

Quant aux victimes qui ont osé parler, elles sont souvent mises au ban de la société, quand elles ne subissent pas la répression des forces armées, formées et conseillées par des Français (lire AL de janvier 2018).

Noël Surgé (AL Carcassonne)


[1] Voir le rapport de Survie : « La coopération militaire française au service des dictatures », et notamment la partie 4 sur le Gabon, p.52, novembre 2016.

[2] Cet ancien bras droit d’Ali Bongo est aussi impliqué dans une autre affaire impliquant le groupe français Marck. Il a dans ce cadre été mis en examen en novembre 2017 à Paris pour corruption passive d’agent public étranger, blanchiment en bande organisée de corruption passive, faux et usage de faux. Le président du groupe Marck, Philippe Belin, a aussi été mis en examen dans ce dossier en août dernier.

[3] Ce collectif, initié par le CADTM, Survie et Tournons la Page a été lancé officiellement en décembre 2017. Survie.org.


http://www.alternativelibertaire.org/?G ... ours-bingo
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Messagede bipbip » 21 Avr 2018, 20:44

Congo-Brazzaville : Total impliquée dans “petit arrangement entre amis”

Les journalistes du Monde, à partir des Panama Papers, ont mis à nu un nouveau scandale financier dans lequel est impliquée la multinationale française Total. Une affaire qui illustre le pillage des ressources pétrolières avec la complicité des dirigeants africains.

Au début des années 2000 le Congo-­Brazzaville est très fortement endetté. Pour obtenir le statut de PPTE (pays pauvre très endetté) qui lui permettrait une annulation d’une partie de sa dette, il doit se conformer aux exigences du FMI qui, outre les politiques d’austérité à l’encontre des populations, interdit pour les pays pétroliers une pratique courante appelée le « préfinancement pétrolier », qui consiste à recevoir l’argent pour une vente de pétrole future qui peut s’échelonner sur plusieurs années. Cette pratique a facilité bon nombre de détournements de fonds et hypothèque l’avenir du pays, d’autant que bien souvent ce préfinancement se fait à des conditions très avantageuses pour les multinationales pétrolières ou les ­institutions bancaires.

Architecture financière

Sassou Nguesso, arrivé au pouvoir à la suite d’une sanglante guerre civile, a donc mis en place un système permettant de contourner cette interdiction.

Si l’idée est simple, faire transiter le préfinancement par une société privée, le montage financier reste complexe et l’aide de Total sera décisive. La multinationale crée une société basée aux îles Vierges britanniques, « Montrow International limited », qui fait partie de la société « Montrow Trust » basée elle à Jersey qui sera propriétaire de « Likouala SA ».

Cette dernière, société au capital de 15 000 euros, dirigée par un haut cadre de Total, va emprunter 70 millions d’euros à la BNP Paribas. Le journal économique français les Échos parle de 80 millions). Avec cette somme, Likouala SA achète le champ pétrolier éponyme au gouvernement congolais. Le prêt est garanti par l’exploitation pétrolière menée par… Total. Le gouvernement congolais récupère ainsi les millions d’euros gagés sur les futurs barils d’or noir.

Si l’entourage de Sassou Nguesso n’a fait aucune déclaration, la compagnie pétrolière se réfugie derrière la sémantique. En effet, si elle ne nie pas son rôle dans cette affaire, elle parle d’une aide à la monétisation d’un champ pétrolier. Tout comme les banquiers ne parlent pas d’« évasion » mais d’« optimisation » fiscale.

Soutenir les dictatures

Pas si sûr que le FMI se soit fait berner comme le titre le Monde par Sassou Nguesso avec l’aide de Total. Un emprunt de 70 millions d’euros à la BNP Paribas par Likouala SA, qui porte donc le même nom que le champ pétrolier au Congo, a dû mettre la puce à l’oreille des dirigeants du FMI. Ce coup de pouce à la dictature congolaise resterait dans la même logique, celle d’éviter de déstabiliser des pays dans des régions fragiles.

Les gouvernements occidentaux savent fermer les yeux sur les pires violations des droits humains commis par des potentats quand ils servent docilement leur politique. Il ne serait donc pas étonnant que le FMI regarde autre part pendant que Nguesso et Total échafaudent leurs magouilles.

Mais la question principale, et elle est valable aussi pour d’autres pays comme le Tchad, la Guinée équatoriale ou le Gabon, porte sur l’utilisation de l’argent du pétrole. Dans ces pays, aucun progrès significatif tant au niveau économique que social n’a été enregistré. Pire, ils sortent exsangues et surendettés d’une décennie d’embellie pétrolière.

Par le pillage, les détournements de fonds, les gaspillages dans les achats d’armes et les grands travaux inutiles, l’exploitation du pétrole a profité aux multinationales et aux banques internationales. Les dettes que laissent les dictatures africaines, elles, seront payées par les populations et à coup sûr le FMI retrouvera sa vigilance…

Paul Martial


https://npa2009.org/actualite/internati ... entre-amis
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Messagede bipbip » 26 Avr 2018, 17:42

Vincent Bolloré et l’Afrique, une chasse bien gardée

L’homme d’affaires a été placé en garde à vue hier à nanterre dans le cadre d’une affaire de corruption sur l’octroi des ports de Lomé et Conakry. Le début d’une fissure dans le système ?

Vincent Bolloré a-t-il été favorisé par Faure Gnassingbé, président du Togo, et par Alpha Condé, président de la République de Guinée, en gagnant en 2010 et 2011 les concessions portuaires de Conakry et de Lomé ? C’est en substance ce que les juges anticorruption du tribunal de Nanterre ont tenté de savoir hier matin de la bouche même du patron du groupe éponyme, placé en garde à vue et soupçonné d’avoir vendu des conseils sous-facturés via Havas lors des campagnes électorales

victorieuses des deux chefs d’État. Autrement dit, le milliardaire breton, symbole de la Françafrique, est-il coupable de corruption ? La question, si elle n’a pas de réponse dans l’immédiat, a le mérite de mettre en lumière un système huilé de collusion et d’« amitiés » dans les milieux économiques et politiques à cheval sur les deux continents, qui en l’espace d’un quart de siècle a fait de Vincent Bolloré, simple vendeur de papier à cigarette, le principal maître des réseaux de transports et ports africains.

... https://www.humanite.fr/vincent-bollore ... dee-654403
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Messagede bipbip » 30 Avr 2018, 21:40

Bolloré et la FranceAfrique

Cameroun : « des enfants de 14 ans sont employés par Bolloré, la même chose au Libéria »

Sale semaine pour Bolloré. Après sa mise en examen, celui-ci est mis en cause par le journaliste camerounais Louis Keumayou qui a expliqué à France Info l'exploitation dont sont victimes des enfants de 14 ans dans les industries agro-industrielles de la filiale Bolloré Africa Logistics.

Une semaine bien chargée pour Vincent Bolloré qui a été placé en garde à vue mardi dernier avec ses acolytes, Gilles Alix, directeur général de Bolloré Africa Logistics et Jean-Phillipe Dorent, responsable du pôle internationale de Havas. Ils sont soupçonnés de corruption, trafic d’influence, faux et usage de faux.

La garde à vue mardi a finalement débouché sur la mise en examen le lendemain. Les liens entre le milliardaire et les politiciens africains de Togo et de Guinée en 2011 seraient au centre de l’affaire. En effet, ceux-ci auraient respectivement délogé des entreprises des secteurs clés de l’industrie de leurs pays pour y installer la filiale de Bolloré.

Interrogé au micro de France Inter, le journaliste camerounais Louis Keumayou explique que Havas, groupe français de conseil en communication de Bolloré, influence les élections en Afrique, avant d’expliquer qu’ "il y a des choses beaucoup plus polémiques comme la gestion des entreprises dans l’agro-industriel au Cameroun, où des enfants de 14 ans sont employés par Bolloré, la même chose au Libéria".

... http://www.revolutionpermanente.fr/Came ... au-Liberia
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Re: Françafrique

Messagede bipbip » 10 Aoû 2018, 12:38

France-afrique. Ces drôles de prêts qui enchaînent les pays en développement

Offrir aux entreprises françaises des « opportunités » sonnantes et trébuchantes. C’est le principal objectif d’une politique d’aide au développement qui privilégie les grands projets d’infrastructures plutôt que les programmes utiles aux populations.

... https://www.humanite.fr/france-afrique- ... ent-659027
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Re: Françafrique

Messagede bipbip » 23 Aoû 2018, 12:34

"Un pompier pyromane - L’ingérence française en Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny à Ouattara"

Présentation du nouvel ouvrage de Survie "Un pompier pyromane - L’ingérence française en Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny à Ouattara"
Présentation par David Mauger, co-auteur avec Raphaël Granvaud de ce nouveau Dossier noir, qui paraît ce lundi 20 août.

Grenoble jeudi 23 aout 2018
20h30, Antigone, 22 rue des Violettes

« Dans la nuit, plusieurs dizaines de milliers de manifestants descendent dans les rues à l’appel de Charles Blé Goudé, leader des “jeunes patriotes”, et se dirigent vers l’aéroport et la base militaire française. Les Ivoiriens se heurtent rapidement aux hélicoptères et aux chars des soldats français, qui tirent à balles réelles et à la grenade offensive, faisant une trentaine de morts. Le lendemain, l’état-major français ne reconnaît pourtant que “des tirs d’intimidation”. Le soir, le général Bentégeat admet qu’ils ont “peut-être blessé ou même tué quelques personnes”, mais ne parle que de “pillards” et se déclare “très fier de la réaction qu’a eue le détachement Licorne. Ils ont montré qu’on ne tue pas impunément les soldats français”. La suite des événements confirmera qu’on peut en revanche tuer impunément des civils ivoiriens. »

Derrière une neutralité affichée, la France n’a cessé d’intervenir dans la vie politique ivoirienne, défendant âprement ses intérêts économiques et son influence régionale. De la mort d’Houphouët-Boigny à la chute de Gbagbo, tout l’arsenal de la Françafrique s’est déployé en Côte d’Ivoire : diplomatie parallèle, réseaux officieux, affaires troubles, coups tordus et crimes de guerre.

La présentation par un des co-auteurs, ça se passe jeudi à partir de 20h30 à la librairie-bibliothèque Antigone (22 rue des Violettes, Grenoble). Entrée à prix libre.

Un événement du programme "hors les murs" de l’université d’été des mouvements sociaux.

https://cric-grenoble.info/infos-locale ... igny-a-691
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Re: Françafrique

Messagede bipbip » 23 Aoû 2018, 15:53

UN IMMENSE PILLAGE DE L'AFRIQUE PAR LES CAPITALISTES FRANCAIS AVEC LE BIAIS DU FRANC CFA

L'IMPACT DU franc CFA SUR LE DÉVELOPPEMENT DES PAYS AFRICAINS!

En 1939 la France crée la zone franc et renforce ainsi le contrôle de la métropole sur ses colon…ies. Objectif, s’assurer que même en temps de guerre les matières premières restent disponibles au meilleur prix.

Le 26 Décembre 1946, la France instaure le Franc CFA (franc des colonies françaises d’Afrique). En 1958, il devient, le franc de la communauté française d’Afrique (CFA).

En 1960, aux indépendances il reste présent mais sa dénomination change encore et maintenant l’on distingue deux (02) zones : à l’ouest, c’est l’UEMOA avec le franc de la communauté financière africaine(CFA) et à l’est en Afrique centrale c’est la CEMAC avec le franc de la coopération financière en Afrique centrale (CFA).

Le Constat est que c’est juste la dénomination qui change mais l’on conserve le sigle et le système, joie des nuances. Les implications du CFA sont :
1- Le trésor public français garantit sa convertibilité dans n’importe quelle autre monnaie ;
2- 50% des réserves du CFA doivent être déposées sur les comptes du trésor public en France ;
3- Un taux de change voire de parité fixe entre le CFA et l’Euro, 1€= 655.957 Frs CFA depuis 1999.

Parmi ces pays qui utilisent le Franc CFA, 13 sont classés PPTE par le FMI pourtant, après l’Asie, c’est l’Afrique le second moteur de la croissance mondiale. Malgré cela, les pays africains sont obligés de contrôler l’argent en circulation, leurs inflations, c'est-à-dire 2% en zone UEMOA et 3% en zone CEMAC qui selon Paris, permettrait de maintenir la parité entre l’Euro et le CFA.

La conséquence d’une telle mesure est que les banques nationales sont obligées de limiter les prêts aux entreprises qui selon le FMI ne représenterait que 23% du PIB de la zone Franc alors qu’ils avoisinent près de 150% en Afrique du Sud et plus de 100% dans la zone Euro selon la banque mondiale.

Résultats, moins de crédits donc moins d’investissements de la part des ressortissants de ces pays qui utilisent le CFA. Absence d’infrastructures ou de mauvaises qualités elles existent, et in fine moins de DEVELOPPEMENT.

Mais grâce a la libre circulation des capitaux, les entreprises étrangères, elles, peuvent investir sur place puis rapatrier comme bon leur semble les fonds. L’illustration en est qu’en 2011 les entreprises françaises représentaient plus de 70% des investissements en zone franc.

La France encourage les pays de la zone franc à vivre largement au-dessus de leurs moyens. Quelle différence y a-t-il entre le Gabon dont les réserves de change sont placées en France et le Ghana, qui possède sa propre monnaie ? Ou entre le Cameroun et le Kenya ? Le Bénin et la Tunisie ?

Ces observations suscitent des questions légitimes sur le bien-fondé de la zone franc. De plus, étant arrimé à l’Euro, le Franc CFA devient une monnaie forte et se déconnecte de tout contexte économique des pays où il circule.

En référence aux analyses du Pr. Mamadou Koulibaly lors de ses nombreuses conférences sur le sujet, les pays africains utilisant le CFA préfèrent donc importer avec des pays ayant une monnaie faible comme la Chine ou la Russie plutôt que de produire sur place car plus rentable.
Des pays comme la Tunisie ou le Maroc ont choisis leur propre monnaie pourtant appartenant auparavant à la zone franc. Aujourd’hui, le niveau de développement atteint par ces pays fait jalouser plus d’un.

Enfin, au lieu qu’une monnaie commune comme le franc CFA booste l’activité économique et commerciale des pays qui l’utilisent comme en Europe avec la zone Euro ou 60% des échanges se font au sein de l’union, en 2014 le commerce intra-UEMOA ne représentait que 14,9% du volume total de leurs échanges.

Quant au commerce intra-CEMAC, il se situait à 3% du volume total de leurs échanges. Par ailleurs, en 2014, les exportations des pays de l’UEMOA vers les pays de la CEMAC représentaient 3,7% de leurs exportations totales.

En ce qui est des importations de l’UEMOA en provenance de la CEMAC, représentent 2,1% de leurs importations totales. En effet, ces pays sont essentiellement des exportateurs de matières premières brutes.

Selon les données de COMTRADE, près de 70% des exportations de l’UEMOA sont constituées par des produits agricoles et miniers. Quant aux pays de la CEMAC, près de 90% de leurs exportations sont constituées de matières premières.

L’absence de transformation des matières premières est le principal frein aux échanges entre les deux zones CFA, qui a 77ans, utilisé dans des pays qui en ont 58 ans, voit toujours les décisions prises dans la zone CFA se faire sous la supervision de Paris, elle-même présente aux 2/4 dans les instances de décisions des banques centrales. Il est grand temps de faire changer les choses. Redonner le pouvoir au peuple par l’indépendance financière.

Paul Koffi Auguste
Politologue et militant actif LIDER.


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Re: Françafrique

Messagede bipbip » 23 Aoû 2018, 22:16

Rencontre avec le collectif d'artistes africains qui veut abattre le franc CFA

Un collectif d'artistes musiciens venant de toute l’Afrique s’est réuni pour un clip coup de poing contre le Franc CFA. Rencontre à Dakar avec des artistes qui veulent tourner définitivement la page de la colonisation et sensibiliser la jeunesse africaine à une dépendance économique qui freine le développement du continent.

“On ne veut plus du Franc CFA, l’histoire est en marche et nul ne l’arrêtera. Ce ne sont plus des murmures mais la clameur de la rue !” C’est un cri d’indépendance poussé en pleine Coupe du Monde. Dix artistes venant de sept pays du continent africain se sont réunis pour réclamer la fin du franc CFA dans un clip tourné dans les rues bondées de Dakar et posté sur YouTube le 19 juin dernier. Tour à tour, en wolof, bambara, anglais ou français, chanteuse sénégalaise, reggaeman ivoirien ou bien encore slameur béninois, lèvent la voix en faveur d’une cause commune : l’indépendance monétaire de l’Afrique.

... https://www.lesinrocks.com/2018/08/23/a ... 111117144/
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