Convention d’assurance chômage

Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 02 Mai 2018, 17:48

"L'offre d'emploi raisonnable" retoquée par le Conseil d'État

Le Conseil d'État a rejeté le principe de différencier l'offre d'emploi raisonnable en fonction du bassin de population, ce qui oblige le gouvernement à en fournir une définition commune pour tout le territoire.

Le Conseil d'État juge sévèrement les transformations de l'assurance chômage annoncées par le gouvernement. Le projet de loi de Muriel Pénicaud pour la liberté de choisir son avenir professionnel, présenté vendredi en conseil des ministres et attendu le 29 mai devant l'Assemblée nationale, doit être amendé et transformé sur de nombreux points.

Selon le Conseil d'État, l'ambitieuse réforme du gouvernement ne doit pas compromettre l'égalité de droit entre les demandeurs d'emploi. Le Conseil d'État remet en cause le principe de "l'offre raisonnable d'emploi" inscrit dans le projet de loi du gouvernement.

... https://www.franceinter.fr/economie/l-o ... eil-d-etat
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 03 Mai 2018, 15:35

Assurance chômage

Le Conseil d’État oblige le gouvernement à réécrire son projet de loi

Le Conseil d’État a censuré plusieurs articles majeurs du volet assurance chômage du projet de loi soi-disant consacré à la « liberté de choisir son avenir professionnel ».
Il rappelle que la cotisation est la base du financement de la protection sociale et demande au gouvernement de s’interroger sur son remplacement par l’impôt.
De la même façon, il censure le fait de placer les droits pour les travailleurs indépendants dans une annexe du régime d’assurance chômage, sans prévoir d’équivalent de la cotisation patronale.
Au contraire de la volonté du patronat et du gouvernement, la CGT a revendiqué la nécessité d’une cotisation acquittée par les donneurs d’ordre tels que les plateformes pour les chauffeurs VTC ou livreurs à vélo.

Par ailleurs, le Conseil d’État a bien analysé la nouvelle définition volontairement floue de « l’offre raisonnable d’emploi » : le gouvernement prétendait qu’elle serait le fruit d’une négociation entre Pôle emploi et le demandeur. En fait de choisir librement son avenir, il s’agirait plutôt de devoir accepter les seuls emplois disponibles dans son « bassin d’emploi », y compris en CDD alors qu’on cherche un emploi stable. Au nom de l’égalité entre les personnes, cette disposition est jugée illégale.

Au passage, le Conseil d’État s’interroge sur le nombre de démissionnaires concernés par la possibilité d’ouverture de droits.

Bref, le Conseil d’État critique le changement de système de protection sociale, le flou du gouvernement sur le financement des mesures et remet en cause une partie du système qui obligerait les demandeurs d’emploi à accepter des emplois dégradés.

La CGT constate que le droit est rappelé sur ces points et continue de dénoncer un projet de loi qui vise à renforcer le chantage à l’emploi et la course à la précarité. Elle appelle les parlementaires à ne pas se faire les complices de cette chasse aux chômeurs et de la destruction de la protection sociale.

Montreuil, le 2 mai 2018


http://www.cgt.fr/Le-Conseil-d-Etat-obl ... e-loi.html
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 26 Mai 2018, 21:01

Unedic : une dette à 35 milliards d’euros pour le bonheur des investisseurs

Rencontre avec Pascal Franchet, membre du GACDAC, un groupe de citoyennes et citoyens qui ont audité les comptes de l’assurance chômage et en ont sorti un rapport intermédiaire.

... http://www.cadtm.org/Unedic-une-dette-a-35-milliards-d
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 28 Juin 2018, 20:52

Réforme de l’assurance chômage : vers La nouvelle société de compétences

Le projet de loi « pour choisir son avenir professionnel » adopté en première lecture à l’Assemblée nationale ce mardi 19 juin dans une relative discrétion, va réformer à la fois la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance chômage.

Annoncée il y a plusieurs mois alors que le gouvernement Macron imposait sa réforme du code du travail par ordonnances, ce projet de loi et en particulier les changements portant sur l’assurance chômage se présentaient comme un contre­point à la casse des protections sociales, en promettant d’offrir de nouveaux droits aux salariés, chômeurs et indépendants. C’était le volet sécurité de la flexisécurité annoncée pour révolutionner le modèle social, le ’Libérer et Protéger’ de la campagne présidentielle de Macron.

Et bien non ! Ce à quoi nous assistons depuis un an avec l’arrivée de Macron au pouvoir, c’est bien le prolongement des politiques néolibérales des gouvernements successifs. C’est même, le néolibéralisme poussé à l’extrême saupoudré d’une fausse idée d’universalisme des droits sociaux (extension des droits chômage, harmonisation des retraites, remboursements des lunettes et appareils auditifs à 100%, etc...). Nous en voulons pour preuve, la 1re réforme engagée a été la Loi Travail n°2, c’est à dire tous les points qu’Hollande n’avait pas réussi à faire passer dans la loi El Khomri. Puis, la baisse des cotisations sociales et la hausse de la CSG, la baisse des impôts sur les sociétés, la réforme de l’impôt sur la fortune, la baisse des allocations logements de 5€/mois, la réduction des moyens dans les hôpitaux et EHPAD en crise, le gel des contrats aidés remplacés par des services civiques, la casse des services publics. Pas mal pour un début, c’est même une série de réformes que Sarkozy et Fillon auraient rêver de mener pour le compte du MEDEF. Cette réforme de l’assurance chômage n’est pas le point d’équilibre, la contrepartie de la flexibilité, c’est un des paramètres d’une stratégie néolibérale totale.

Et un mot salvateur vient, tout à coup, occuper tous les discours : COMPÉTENCE. Il n’y a plus de d’apprentissage dans le domaine de l’éducation et de la formation mais des compétences à acquérir. Il n’y a plus de savoir-­faire dans un métier mais des compétences à valoriser. Une nouvelle fois, l’idéologie néolibérale entre en action. Elle finit de nous faire intégrer son nouvel imaginaire du monde du travail en dessinant l’archétype de l’actif de demain.

La première phase lancée depuis des années, c’est l’idée que toutes les sphères de nos vies sont à marchandiser. C’est la crise, tout est prétexte à faire de l’argent : covoiturer, louer son appart sur Airbnb, prendre son vélo pour livrer de la bouffe... Toutes les solidarités, sociabilités ont été passées au crible et rentabilisées. Plus, rien n’est gratuit, il te reste un truc au frigo, vends­-le à pas cher ; le facteur passait voir les anciens pour savoir si tout allait bien, maintenant tu paies.

Mais ce n’est pas qu’une addition de situations et de comportements individuels, c’est peu à peu tout un tissu économique qui s’étend. Là aussi, depuis quelques années comme il n’y a pas de boulot, on nous fait l’éloge de l’AUTO­-ENTREPRENARIAT : Uber, Deliveroo, Take it easy, multitudes de livreurs de colis auto­-entrepreneur pour le compte de la Poste... C’est le rêve éveillé des patrons, le summum du néolibéralisme : il n’y a plus de contrat de travail mais encore des liens de subordination, les frais de fonctionnement sont à la charge des auto­entrepreneurs, une couverture sociale réduite au maximum (pas d’assurance chômage, couverture santé désastreuse). Et le pompon, les patrons se font toujours une belle marge sur ton dos.

Voilà la stratégie néolibérale globale du gouvernement et des patrons en cours, faire de nous des individus isolés, les uns à côtés des autres et qui s’auto­-exploitent. D’un côté, si ça foire tu peux t’en prendre qu’à toi même en tant qu’auto­entrepreneur, et de l’autre si tu veux t’organiser collectivement contre ton patron, c’est pas possible t’as pas de collègues, vu que tu changes de boîte tout le temps pour faire des missions grâce à tes nouvelles ’compétences’.

Nous sommes de plus en plus réduit à être un capital économique à exploiter, une marchandise comme une autre et le projet de loi portant sur l’assurance chômage s’inscrit pleinement dans ce programme politique.

Décortiquons alors cette réforme qui voit le jour :

... http://www.rennes-info.org/Reforme-de-l ... ce-chomage
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 28 Juin 2018, 21:58

(Paris) Journée d’action contre la réforme de l’assurance chômage

Vendredi 29 juin 2018

• De 8 H à 10 H, Rassemblement devant le siège de l’Unedic, 4 rue Traversière Paris 12e, à l’appel du Collectif unitaire Unedic et de la CGT
• A 10 H au métro Porte de la Chapelle, pour une action contre les contrôles
• De 18 H à 21 H 30, à la Bourse du travail de Paris, 3 rue du Château d’eau (métro République) Réunion publique sur la réforme de l’assurance chômage.

Le Communiqué

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Le tract

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https://solidaires.org/Paris-Journee-d- ... ce-chomage
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 14 Juil 2018, 19:04

France : Rapport d’audit de la dette de l’assurance chômage

Le Groupe d’audit citoyen de la dette de l’Assurance chômage (GACDAC) publie un rapport intermédiaire sur la dette de l’Unédic (association paritaire en charge de l’Assurance chômage en France).

Ce rapport, riche en détails inédits, dénonce la gestion opaque et antidémocratique de l’Unédic par l’endettement. Les cotisations sociales n’ont pas augmenté depuis 2003 tandis que le nombre de chômeurs et chômeuses, lui, a plus que doublé. Pire : elles sont réduites par exonération de 6,45 à 4,05 % depuis janvier 2018. Le financement de l’Assurance chômage par la cotisation passe ainsi de plus de 90% à environ 60% et cette exonération est censée être compensée par de la TVA et la CSG, autre impôt indirect qui frappe principalement les salarié-e-s et les retraité-e-s.

... http://www.cadtm.org/France-Rapport-d-a ... ce-chomage
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 14 Juil 2018, 21:03

Le gouvernement veut (encore) s'attaquer à l'assurance chômage

Le sujet, mouliné pendant plusieurs mois par les partenaires sociaux et le ministère du Travail, fait actuellement l'objet de discussions au Parlement. Pourtant, surprise du chef, Emmanuel Macron a annoncé vouloir, à nouveau, modifier les règles d'indemnisation des chômeurs.

Retour à la case départ. Voilà près d’un an que le sujet est sur la table. Les partenaires sociaux ont disserté dessus de décembre à janvier, avec à la clé un accord interprofessionnel, en février. La question est même au cœur du projet de loi «parcours professionnel» de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui, après être passé par l’Assemblée nationale, est actuellement débattu par les sénateurs. Et pourtant, le dossier n’a pas fini de faire parler de lui, le président de la République ayant annoncé, lundi, son souhait de repenser les règles du jeu de l’indemnisation des demandeurs d’emploi.

... http://www.liberation.fr/france/2018/07 ... ge_1666104
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 14 Juil 2018, 21:31

La Blitzkrieg du gouvernement

Le gouvernement Macron repart à l’offensive sur l’indemnisation des chômeurs

Syndicats et patronat avaient signé un nouvel accord en février dernier sur l’assurance chômage. Alors que celle-ci se renégocie tous les trois ans, Macron et son gouvernement n’en ont que faire et poussent à ce que de nouvelles négociations s’ouvrent et aboutissent d’ici le printemps 2019. De fait, Murielle Pénicaud a auto-amendé son texte. Le but ? Essayer de faire passer ce qui n’est pas passé en février et de rajouter une escroquerie en plus.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Le-g ... s-chomeurs
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 03 Aoû 2018, 19:08

Assurance-chômage : une promesse phare de Macron vidée définitivement de sa substance

Les engagements présidentiels sur l’assurance-chômage « pour tous » sortent largement revus à la baisse dans la loi adoptée par les députés le 1er août.

Au creux de l’été, dernier jour de la session extraordinaire, l’Assemblée nationale a définitivement vidé de sa substance l’une des promesses électorales d’Emmanuel Macron. Candidat, il s’était engagé, tout au long de sa campagne présidentielle, à faire de l’assurance-chômage un droit « universel ».

L’ensemble de mesures, adoptées par l’Assemblée nationale le 1er août, apparaît en contradiction avec cette promesse. L’ambition de créer une « protection chômage pour tous les actifs » et d’ouvrir les droits « aux salariés qui démissionnent » y est en effet largement revue à la baisse. Décryptage.

... https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/ar ... 55770.html
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 02 Sep 2018, 15:30

Assurance-chômage : la lettre du Premier ministre

Robert Crémieux, militant du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) et animateur de la revue Partage, nous fait partager la lettre du Premier ministre aux « partenaires » sociaux pour les inciter à renégocier encore sur l’assurance-chômage et sur la santé au travail.


Chômage : ça va saigner

Le Premier ministre vient d’envoyer une lettre aux syndicats et au patronat afin de préciser le cadre des rencontres qui se tiendront du 29 août au 4 septembre, notamment sur la question de l’indemnisation du chômage.

La loi Pénicaud n’était qu’un brouillon

Le Premier ministre vient d’envoyer une lettre aux syndicats et au patronat afin de préciser le cadre des rencontres qui se tiendront du 29 août au 4 septembre. Il se confirme que la question du régime d’indemnisation du chômage tiendra une place importante dans les mois qui viennent. En effet, il semblerait que la loi Pénicaud votée le 1er août, dite « avenir professionnel », n’ait été qu’un brouillon. Les contrôles et les sanctions contre les chômeurs s’avérant inopérants Macron veut aller plus loin et d’une manière ou d’une autre réduire le coût de l’indemnisation du chômage. A charge pour les « partenaires sociaux » de trouver la solution pour faire payer les salariés et les chômeurs.

... http://syndicollectif.fr/assurance-chom ... -ministre/
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 09 Sep 2018, 18:34

Dégressivité de l’assurance chômage : Le MEDEF en veut toujours plus !

A peine élu, le nouveau patron du MEDEF Geoffroy Roux de Bézieux cherche à lancer une offensive sur les allocations chômages. La réforme qu’il propose est pleine de modernité : retourner à un système d’allocation dégressive comme c’était le cas entre 1986 et 2001.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Degr ... jours-plus
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 12 Sep 2018, 20:16

Protection sociale. Le Medef veut faire exploser l’Unédic

Le projet patronal tire un trait sur le système d’indemnisation des privés d’emploi, au risque de briser le paritarisme de gestion de l’assurance-chômage.

Le Medef sort ses griffes. Alors qu’une nouvelle négociation de la convention d’assurance-chômage va s’ouvrir, le patron des patrons, Geoffroy Roux de Bézieux, a présenté, hier, des propositions radicales qui visent l’explosion du système d’indemnisation des demandeurs d’emploi. Un bouleversement systémique censé « inciter au retour à l’emploi » sur fond de déficit de l’Unédic, pour cacher la fuite en avant du patronat sur la gestion paritaire de l’assurance-chômage.

Sous couvert de tirer les conséquences de la réforme du système, qui entérine la bascule entre les cotisations salariales et l’impôt (CSG), le Medef attaque frontalement le caractère assurantiel de l’assurance-chômage. Geoffroy Roux de Bézieux, ex-président de l’Unédic, propose la création d’une « allocation universelle forfaitaire » adossée à la CSG et gérée par l’État. Y serait intégrée l’allocation spécifique de solidarité (ASS), octroyée aux demandeurs d’emploi qui ont épuisé leurs droits au chômage, et « potentiellement d’autres minima sociaux ...

... https://www.humanite.fr/protection-soci ... dic-660140
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 13 Sep 2018, 00:18

la casse annoncée

Assurance chômage : la casse annoncée

C’était une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron en 2017  : la «  réforme  » de l’assurance chômage. Cette réforme est présentée à coups de grandes annonces de communication, annoncée comme étant autant bénéfique aux entreprises qu’aux travailleurs et travailleuses. Nous tentons ici de démêler les effets d’annonces, des conséquences de cette réforme, ce qui sera réellement subi par les privé.es d’emploi et les précaires.

La réforme de l’assurance chômage, qui devrait être lancée en cette rentrée 2018, a été préparée de longue date. En décembre 2016, dans sa grande opération de séduction électorale, Emmanuel Macron annonçait une mesure phare  : permettre à tous les salarié.es démissionnaires d’accéder à l’assurance chômage une fois tous les cinq ans. Déjà, ce principe possédait un effet pervers  : la possibilité pour un employeur de pousser plus facilement un travailleur ou une travailleuse vers la sortie, avec certes une indemnisation mais sans la certitude de retrouver un emploi à la hauteur du précédent… ni simplement celle d’en retrouver un.

Une mesure qui aurait eu un effet négatif plus important sur les travailleurs et les travailleuses les moins qualifié.es. Car, faut-il le rappeler, le taux de chômage est de moins de 5 % pour les bac + 2 mais de près de 20 % pour les sans diplômes ou titulaires d’un certificat d’études primaires (CEP) et d’un brevet  [1].

Faut-il s’en étonner  ? Cette promesse a été revue à la baisse. Pour bénéficier de l’indemnité, il faudra justifier d’un «  projet professionnel […] réel et sérieux  » selon Muriel Penicaud. Ce projet sera vérifié par une commission régionale. Puis, au bout de six mois, les démissionnaires seront soumis à un contrôle spécifique. En parlant de contrôle, les agent.es affecté.es au flicage des chômeuses et chômeurs devraient tripler, passant de 200 agent.es à 600, toujours selon Muriel Penicaud.

Un contrôle des chômeurs toujours plus arbitraire

Depuis la loi du 1er août 2008 du gouvernement Sarkozy, le refus de deux offres «  raisonnables  » d’emploi peut entraîner une radiation et ce alors même que 50 % des offres d’emploi disponibles sur le site de Pôle emploi sont illégales ou ne donnent pas toutes les informations requises, d’après le travail du comité «  chômeurs rebelles  » de la CGT.

Image
Résultat de l’analyse d’offres d’Août 2018. Retrouvez les détails sur le blog Cgt Chômeurs 56 https://cgtchomeursrebelles56.blogspot. ... 30-et.html

Avec la réforme de Macron, la définition d’offre «  raisonnable  » jusqu’ici fixée par la loi, pourrait maintenant être décidée «  en commun  » par Pôle emploi et le demandeur. Autant dire sujette à une définition arbitraire de l’institution, dont l’objectif premier semble être aujourd’hui de radier un maximum de privé.es d’emploi bénéficiaires d’indemnités dans le but de faire baisser les chiffres officiels du chômage.

De nouvelles concessions au patronat

Une autre promesse faite par Emmanuel Macron lors de sa campagne est abandonnée. Car, parvenu au pouvoir, Macron ne fait que revenir sur les belles promesses faites aux salarié.es, même si ces promesses étaient déjà discutables.

Il prépare désormais une nouvelle concession aux actionnaires et chefs d’entreprises  : la taxation des contrats précaires (intérim, CDD, intermittent.es) a tout simplement disparu du projet de loi. En remplacement de cette mesure, les entreprises sont invitées à trouver elles-mêmes leurs solutions pour réduire le nombre de contrats précaires. Voilà qui nous rappelle la mascarade du Crédit impôt pour la compétivité et l’emploi (CICE) et du pacte de responsabilité du gouvernement Hollande, demandant aux entreprises de créer des emplois en échange d’exonérations financières, mais ne prévoyant pas de contrôle… Bref, permettre ainsi aux entreprises de s’enrichir sans embaucher. Entre «  responsabilité  » envers la stabilité professionnelle des travailleuses et travailleurs et le profit des actionnaires, le choix a été fait  !

Cette réforme, c’est aussi un grand coup porté au contre-pouvoir des syndicats. Jusqu’à aujourd’hui, l’Unédic, l’organisme qui gère l’assurance chômage, était dirigée de façon paritaire par les syndicats et le patronat. Avec la réforme, le gouvernement décidera des modalités de l’équilibre financier à respecter. Patronat et syndicats devront appliquer. Un équilibre financier qui – au vu de toute la politique du gouvernement Macron obsédé par les critères de rentabilité – se fera au détriment des droits des privé.es d’emploi et des précaires.

Selon le gouvernement, il s’agit de réduire la dette de l’Unédic. Celle-ci n’est pourtant pas causée par le fonctionnement de l’assurance chômage. Les recettes des cotisations sont aujourd’hui suffisantes pour couvrir les indemnités versées aux demandeurs et demandeuses d’emplois.

Une attaque portée aux syndicats

Les crises économiques des années 1970 et 1980 ont fait monter le chômage. Les gouvernements successifs ont imposé à l’Unedic de recourir aux emprunts sur les marchés financiers et à ses taux d’intérêts. Et ce serait aujourd’hui aux privé.es d’emploi de rembourser les effets des crises financières  ! La finance s’enrichit ainsi de ses propres crises.

Que propose le gouvernement pour régler le problème  ? Non pas une augmentation des cotisations de l’assurance chômage, c’est à dire des salaires, bien entendu, mais leur suppression pure et simple, compensée par une augmentation de la CSG pour que tout le monde, retraité.es compris, passe à la caisse.

Il s’agit bien une fois de plus d’une excuse de la part d’un gouvernement libéral pour servir le patronat. Depuis sa création en 1945, le détricotage de la Sécurité sociale n’a pas cessé. Il s’est accéléré pendant les années Mitterand et le tournant de la rigueur. Le gouvernement prévoit effectivement de faire disparaître ce qui reste de la part de cotisation salariale de l’assurance chômage. Déjà passée de 2,40 % à 0,95 % soit une baisse de 1,45 points en janvier 2018 (pour une augmentation de la CSG pour toutes et tous de 1,7 points), le gouvernement prévoit de faire disparaître la part restante restants avec sa réforme. Avec un taux de chômage qui ne fait qu’augmenter, et une Unédic soit-disant déjà trop endettée, on marche sur la tête.

Ainsi qu’au principe même de la sécurité sociale

Tout cela aura une conséquence logique  : justifier les baisses des indemnités chômage «  nécessitées  » par la dette que l’on organise, au détriment des privé.es d’emploi et précaires, au bénéfice de ceux qui ont déjà trop.

Florian (AL Nantes)


[1] Insee.fr – Les écarts sont encore plus importants pour les jeunes pendant les quatre années suivant la fin de leur scolarité. Le chômage touche plus massivement cette catégorie sociale déjà plus fragile financièrement. Si le taux est inférieur à 10 % pour les bac + 2 (et plus), il atteint près de 50 % pour les sans diplômes ou titulaires d’un CEP ou d’un brevet.


http://alternativelibertaire.org/?Assur ... e-annoncee
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 18 Sep 2018, 03:14

Ces entreprises qui plombent l’assurance-chômage

Selon des documents obtenus par Le Figaro, l’intérim, l’hébergement et la restauration pèsent plus sur l’assurance-chômage qu’ils n’y contribuent.

Certaines entreprises coûtent bien plus cher à l’assurance-chômage qu’elles ne lui rapportent. Et ce pour une raison: les dépenses d’indemnisation versées à leurs anciens salariés sont plus élevées que les cotisations qu’elles versent au régime. Sans surprise, le secteur du travail temporaire arrive en tête de liste, suivi de l’hébergement et de la restauration. C’est ce qui ressort des documents remis aux partenaires sociaux cette semaine par les services du ministère du travail, de l’Unedic (gestionnaire de l’assurance-chômage) et de Pôle emploi, obtenus par Le Figaro. Les huit organisations patronales et syndicales se sont réunies à plusieurs reprises pour établir un diagnostic partagé sur plusieurs sujets relatifs à l’assurance-chômage, dans le cadre de la réforme annoncée par le gouvernement. Une réforme qui vise notamment à lutter contre la précarité et à inciter au retour à l’emploi.
«Les contrats courts pèsent huit milliards d’euros sur le déficit de l’assurance-chômage»

L’objectif de cette analyse? Alimenter, une fois encore, les réflexions sur la possibilité d’instaurer un bonus-malus sur les contributions patronales versées à l’Unedic pour limiter le recours aux contrats courts, voire très courts de moins d’un mois. Une mesure ultracontroversée, complexe à mettre en œuvre, qui suscite l’ire du patronat qui a toujours réussi à y échapper jusqu’à présent. Le sujet n’est pas nouveau et traîne depuis 2013.

«Les contrats courts pèsent huit milliards d’euros sur le déficit de l’assurance-chômage», a fait savoir la ministre du travail, Muriel Pénicaud, lors des rendez-vous de Grenelle sur l’emploi le 11 septembre. Par comparaison, les recettes de l’Unedic annuelles représentent environ 35 milliards d’euros.

Concrètement, afin de déterminer le poids de chaque secteur sur les finances de l’Unedic, l’analyse prend en compte les contributions des entreprises aux recettes du régime entre 2014 et 2016, et les dépenses qui leur sont imputables en raison de l’indemnisation d’anciens salariés.

... https://www.anti-k.org/2018/09/16/ces-e ... n-malhere/
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 22 Sep 2018, 11:48

Assurance-chômage : le gouvernement place la barre très haut sur les économies

Le document de cadrage de la négociation imposera aux partenaires sociaux d'économiser entre 3 et 3,9 milliards sur trois ans. La question du bonus-malus pour pénaliser les entreprises qui abusent des CDD courts reste floue.

Les mots qui fâchent - dégressivité pour les syndicats, bonus-malus pour le patronat - n'y figureront pas, mais le document de cadrage que le gouvernement va envoyer aux partenaires sociaux mardi ou mercredi prochain pour la réforme de l'assurance-chômage s'annonce explosif.

Il leur sera demandé d'accélérer le désendettement de l'Unédic en trouvant 3 à 3,9 milliards d'euros d'économies en trois ans. Tout est ouvert pour cela, leur a expliqué le ministère du Travail ce vendredi, mais quatre leviers leur seront imposés, tous synonymes de baisse des droits.

... https://www.lesechos.fr/economie-france ... 207274.php
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