Convention d’assurance chômage

Convention d’assurance chômage

Messagede Pïérô » 11 Oct 2015, 13:04

Chômeurs, intermittents et précaires au secours du droit du travail : la convention d’assurance chômage annulée !

Le 5 octobre, le Conseil d’État a annulé l’arrêté ministériel rendant obligatoire la convention d’Assurance chômage, elle ne sera plus applicable à compter du 1er mars 2016 [1].

Le Conseil d’État impose donc aux partenaires sociaux de négocier une nouvelle convention avant cette date.

C’est la première fois qu’une convention d’Assurance chômage est annulée, dans sa totalité et sur le fond.

UNE VICTOIRE HISTORIQUE !

Cette victoire est la nôtre car pour la première fois dans l’histoire de l’UNEDIC, nous - salariés, chômeurs, militants, associations, syndicalistes - avons obtenu gain de cause, en nous mêlant de ce qui nous regarde, de ce qui nous concerne et en prenant la place qui nous revient.

Face à la complexification volontaire de règles rendues inintelligibles pour nous déposséder de nos droits, nous opposons depuis des années, nos expériences concrètes de terrain, notre expertise collective, notre volonté d’une société plus juste et plus solidaire.

... http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7847
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Re: la convention d’assurance chômage annulée !

Messagede bipbip » 28 Jan 2016, 14:49

Assurance chômage : Rendre les pauvres encore plus pauvres !

François Hollande et la Cour des comptes passent à l’offensive contre les droits des chômeurs-euses avant même les négociations de la prochaine convention de l’Assurance chômage. Il devrait s’y décider les paramètres d’indemnisation pour les deux années à venir, et le MEDEF compte bien revoir à la baisse ces droits.

Contrairement à ce que prétendent François Hollande et la Cour des comptes, le système français n’est pas le plus généreux d’Europe. A part un plafond d’indemnisation mensuel à 6 200 euros situé au-dessus de la moyenne européenne (6 000 euros), il est dans la moyenne pour le montant des allocations, la durée d’indemnisation, avec un plafond de 24 mois, inférieur à ce qui existe aux Pays-Bas, en Belgique, et égal pour l’Allemagne.

Ce discours vise, de concert avec celui du MEDEF, et sous les pressions de la Commission européenne, à préparer les esprits à de nouvelles économies, sur le dos des chômeurs-euses, pour éponger la dette de l’UNEDIC qui a atteint 26 milliards fin 2015.

Le compte n’est pas bon !

Les recommandations de la Cour des comptes vont toutes dans le même sens : le prix de l’équilibre c’est rendre les pauvres encore plus pauvres. Elle préconise de baisser les allocations chômage alors qu’il est déjà difficile de vivre avec des allocations égales en moyenne à 70 % de l’ancien salaire net ; elle suggère de revoir le principe « un jour cotisé/un jour indemnisé » en baissant le ratio à 0,9 ; et pour terminer, elle propose de passer de 50 à 55 ans, l’âge à partir duquel le/la chômeur-euse peut bénéficier de 36 mois d’indemnisation, alors que les salarié-es sont jeté-es de plus en plus tôt à la rue.

C’est au patronat de payer le déficit !

La coupe est pleine, les véritables assistés, ce sont les patrons qui bénéficient depuis des années d’exonérations, de mannes financières de la part de l’Etat, donc de la collectivité. Ils se voient octroyer, par les gouvernements successifs, des droits exorbitants pour licencier, précariser, allonger le temps de travail, et baisser les salaires. Et les exonérations de cotisations qui leur ont été attribuées n’ont pas contribué à faire reculer le chômage.

Les seules mesures acceptables ce sont l’augmentation des cotisations patronales et une surcotisation sur tous les contrats précaires.

Alors que moins d’un chômeur-euse sur deux est indemnisé, toute révision à la baisse des droits des chômeurs–euses serait purement scandaleuse.

Dans les prochaines semaines, avec les associations de chômeurs-euses et précaires, les organisations syndicales doivent organiser la riposte afin de bloquer de nouvelles mesures régressives et faire reculer patronat et gouvernement.

http://www.solidaires.org/Assurance-cho ... us-pauvres
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Re: la convention d’assurance chômage annulée !

Messagede bipbip » 03 Fév 2016, 03:32

Dégressivité des allocations Pôle emploi : Hollande veut nous faire crever la gueule ouverte

Alors que les négociations sur la prochaine convention d'assurance chômage ont démarré, plusieurs ministres avancent, dans les médias, que l'idée de la dégressivité est "non taboue".

... http://cgtchomeursrebelles56.blogspot.f ... -pole.html
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede Pïérô » 23 Fév 2016, 11:55

Unédic : le spectre d’une baisse des droits des privés d’emploi

La négociation sur l’assurance chômage s’ouvre aujourd’hui entre syndicats et patronat, dans un contexte de pression accrue du Medef mais aussi du gouvernement, qui s’est ouvertement prononcé pour une dégressivité des allocations des demandeurs d’emploi.

Rarement une négociation d’assurance chômage ne s’est ouverte dans un climat aussi tendu. Alors qu’aujourd’hui, syndicats et patronats se retrouvent au siège du Medef pour convenir des nouvelles modalités d’indemnisation des demandeurs d’emploi, le gouvernement n’a cessé de mettre une pression maximale en vue de cette échéance. Depuis ses vœux aux forces économiques, le 18 janvier, François Hollande a décidé de serrer la vis aux chômeurs. Acculé face aux 6,14 millions d’inscrits à Pôle emploi, incapable d’inverser la courbe du chômage comme il s’y était engagé, le président de la République avait alors pointé du doigt une « durée d’indemnisation la plus longue d’Europe », glissant sur la pente de la stigmatisation des chômeurs. La boîte de Pandore ouverte, ses ministres, Myriam El Khomri, Emmanuel Macron ou encore Michel Sapin, se sont engouffrés comme un seul homme, estimant que la piste de la dégressivité des allocations devait être étudiée.

... http://www.humanite.fr/unedic-le-spectr ... loi-599874
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede Pïérô » 24 Fév 2016, 09:05

Lettre ouverte à Madame El Khomri, Ministre du Travail

C’est la guerre aux salariés et aux chômeurs que vous déclarez

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=8016
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 25 Fév 2016, 14:46

L’assurance chômage est excédentaire
Lundi 22 février, les partenaires sociaux entament leurs négociations sur l’avenir de l’assurance-chômage. Le gouvernement, relayé ces derniers jours par l’Association française des entreprises privées (AFEP), oriente le débat depuis plusieurs semaines vers la nécessité de réduire l’aide aux chômeurs en mettant en avant l’idée de dégressivité des allocations. En clair : les chômeurs nous coûtent trop cher. Un constat complètement erroné : contrairement à ce que racontent la vulgate gouvernementale et patronale, le régime français d’indemnisation du chômage est excédentaire.
... https://communismeouvrier.wordpress.com ... edentaire/


Unedic : la délégation CGT redoute l’explosion !

Le premier round de re-négociation de la convention Unedic a eu lieu le 23 février 2016. Les discussions vont s’étaler jusqu’en mai/juin.

La délégation CGT, conduite par Aubin -qui conduisait la bataille sur les retraites en 2010 (...)- a produit une déclaration liminaire où l’on peut lire des observations justes comme :

"Le partage des richesses reste un frein à la croissance, 231 Milliards de dividendes versées aux actionnaires en 2015 au détriment de l’investissement, de l’emploi et des salaires. J’en veux pour preuve les événements survenus chez SANOFI ces derniers jours. Le PDG Olivier BRANDICOURT vient d’annoncer le versement de 3,8 milliards d’euros aux actionnaires alors que l’entreprise a bénéficié au titre du CICE de 137 millions et a annoncé la suppression de 600 emplois.
Cette politique n’est plus acceptable.« En revanche, alors que l’enjeu est de conduire à un mouvement général dans le pays, contre la casse du Code, la répression etc..., la délégation s’alarme : »La CGT constate un bouillonnement parmi les salariés. Attention à ne pas faire exploser la soupape."

Alors c’est donc ça leur vision de la CGT ? Une soupape ! Et les journées d’action trimestrielles, encore des soupapes ? Vite le 51° Congrès pour se débarrasser de ces dirigeants là !

http://www.communisteslibertairescgt.or ... osion.html
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede Pïérô » 25 Fév 2016, 21:10

Toujours moins de droits pour les chômeurs !

Les "négociations" sur l’assurance-chômage ont commencé le lundi 22 février entre le patronat et les syndicats autour de nouvelles règles d’indemnisation des chômeurs.

Actuellement, un chômeur indemnisé touche l’allocation de retour à l’emploi (ARE) c’est-à-dire 57% de son salaire brut jusqu’à épuisement de ses droits ASSEDIC. Le montant reste le même pendant toute la durée de l’indemnisation. Il y a à peu près 3,5 millions de chômeurs en France (10% de la population selon l’INSEE) et ceux qui travaillent sont de plus en plus précarisés (contrats courts en CDD).

Mais les négociations s’annoncent bidons : les conventions Unédic sont décidées par le patronat et les syndicats, mais le gouvernement peut mettre son grain de sel si les syndicats et les organisations patronales (les "partenaires" sociaux) n’arrivent pas à s’entendre.
Le gouvernement suggère déjà la piste de la dégressivité des allocations.

Ce n’est pas la première attaque contre les chômeurs. De 1992 à 2001, les allocations étaient dégressives (source France Info). « Le système a été décidé en France en 1992. L’Unédic était alors très déficitaire. Les syndicats et le patronat décident d’instaurer la dégressivité des allocations. Le schéma était le suivant : quand une personne se retrouvait au chômage, elle touchait d’abord une indemnité correspondant à 57 % de son ancien salaire. Cette première indemnisation durait neuf mois, et ensuite, les allocations baissaient tous les quatre mois de 17%. En 2001, le système dégressif s’arrête."

Mais le déficit de l’Unédic est un faux problème. De l’argent, il y en a ailleurs. Hollande ne s’est pas gêné pour faire des cadeaux au Medef : la suppression des cotisations familiales "pour les entreprises et les travailleurs indépendants", d’un montant total de 30 à 35 milliards d’euros (et qui n’ont certainement pas "créé" des emplois comme prétendu).

Le gouvernement a déjà prévu de faire de nouvelles économies (800 millions) en retirant 800 millions d’euros des cotisations sociales, prétextant le déficit de l’Unédic (organisme paritaire de l’assurance chômage), estimé à 4,4 milliards d’euros et propose donc la dégressivité de l’allocation-chômage ; la multiplication des contrôles et le harcèlement des chômeurs n’étant sans doute plus suffisant !

https://paris-luttes.info/on-degresse-b ... meurs-4924
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 27 Fév 2016, 12:53

Nancy, mardi 1er mars 2016

« Par le choix de vos alliances, c’est la guerre aux salarié-es et aux chômeur-es que vous déclarez ! »

Agir ensemble plutôt que subir ! Imposons notre état d’urgence sociale !


Lettre ouverte à Madame EL KHOMRI, Ministre du Travail (en pièce jointe) Le C.I.P.C.L (Collectif Intermittent-es Précaires et Chômeur-es de Lorraine) et nous La C.R.I.S.E à Nancy sommes également signataires de cette lettre ouverte

Individus chômeur-es, précaires, intermittent-es, intérimaires, CAF-ard-es au R.S.A, à l’ A.A.H, à l’ A.S.P.A (Allocation de Solidarité aux Personnes Agées), stagiaires, étudiant-es, gens de la rue et/ou mal logé-es, « sans papier », migrant-es, réfugié-es mais aussi syndicats , collectifs, coordinations, organisations de lutte et toutes composantes du dit « mouvement social »

Appel de la C.R.I.S.E à A.G (acte 2) pour nous auto-organiser et agir dès maintenant

Mardi, 01 mars 2016 à 19h30

C’est au C.C.A.N 69, rue de Mon Désert 54000 Nancy


« La catégorie »militants« appartient au passé. Aujourd’hui, nous sommes des activistes. Un militant croit toujours aux grandes causes. Un activiste se mobilise s’il aime ce qu’il est en train de faire. Un activiste ne se mobilise pas parce qu’il doit le faire, ni parce »qu’il faut« le faire mais parce qu’il sent qu’il veut le faire. » Alex Foti économiste et activiste italien

Au programme de l’ordre du jour suggéré (amendable et modifiable) :

Rappel ci-dessous des « raisons de la colère » à redéfinir dans le contexte social, politique et économique nauséabond et à transformer en résistance et luttes concrètes.

Propositions et finalisation d’outils d’agitation : tracts, communiqués, affiches, banderoles.

Des dates (dès le lendemain et dans cette même semaine) et des cibles d’agitation, de mobilisation et d’actions. Dont le Haut-Rhin.

Des propositions d’alternatives à ’inventer, à faire naitre et à ’imposer à court et moyen termes.

Proposons de réinventer La grève des chômeur-es et mais surtout celle des précaires soumis-es aux « sous-emplois » de survie.

Proposition d’organiser des caisses de grève/solidarité qui puissent inciter à la désobéissance les précaires/pauvres en refusant de se vendre aux sous-emplois de merde chantage à la survie, aux formations bidons, aux stages d’exploitation…

A propos de la précarité (Qui est obtenu par la prière) : La précarité, d’atypique est devenue structurelle, elle est une norme. Les précaires, comme les cafards ne cessent de se multiplier dans le privé comme dans le public. Les précaires, on les trouve dans la restauration rapide, les grandes surfaces, le nettoyage, l’aide à la personne, les cantines scolaires, les salles de classe, les centres d’appel, à La Poste, à Pôle Emploi, à la C.A.F, dans les C.P.A.M, à la SNCF, dans les hôpitaux, dans la culture, dans les institutions de toutes sortes, dans le tourisme, dans l’hôtellerie, les boites négrières d’intérim, l’économie « solidaire », les associations… De rappeler que 87% des pseudo embauches le sont en contrats courts. La précarité, traduit dans toute son abomination les rapports de domination, de servitude et de soumission. La précarité se caractérise par l’isolement et la désaffiliation sociale (et syndicale). Être précaire c’est être en une lutte constante pour se maintenir socialement en vie.

Pour rappel : .

Depuis le 22 février 2016 ouverture d’un énième négociation convention U.N.E.D.I.C (Allocation Chômage) : Ce qui s’annonce, entre autre, avec les complicités de la cours des comptes, des Sinistres du travail El Komri, Macron à la grande jouissance d’un Gataz/MERDEF/CGPME en extase : un retour à la dégressivité de l’allocation chômage, une réduction de 100 jours de la durée d’indemnisation, la baisse du plancher d’indemnisation qui passerait de 57% à 49% de l’ancien salaire brut…

L’ U.N.E.D.I.C et le principe du salaire socialisé qu’est l’allocation chômage chômage nous concernent toutes et tous : chômeur-es, précaires, intermittent-es, intérimaires, jeunes, senior-es, retraité-es et et l’ensemble des salarié-es du privé comme du public.

Mise en place d’un S.T.O (Service de Travail Obligatoire) pour les ayant-droit au R.S.A dans le Haut Rhin par le conseil départemental

"Le 19 septembre [1998] à Perpignan, une manifestation organisée à l’initiative d’AC ! s’est achevée par une tentative d’occupation du Conseil général des Pyrénées-Orientales, peu avant d’être dispersée par la police. Le Président socialiste du Conseil général, Christian Bourquin, avait en effet annoncé vouloir imposer aux allocataires du RMI du département des heures de travail non rémunérées. C’est donc un gros millier de chômeurs et précaires divers qui se sont mobilisés. La manifestation de Perpignan a innové en ce qu’elle fut l’une des premières mobilisations collectives opposées à l’emploi comme norme d’insertion dans la survie. Extrait d’un article de C.A.R.G.O : Collectif d’Agitation pour un Revenu Garanti Optimal, paru dans Vacarme hiver 1999.

Mise en place depuis fin 2015 du C.R.E (Contrôle intensif de la Recherche d’Emploi) surtout flicage et contrôle des chômeur-es.

Pour toute la Région ALCA le C.R.E siège à Nancy dans les locaux de la Direction Territoriale Pôle Emploi 54. Elle se compose de 7 salarié-es volontaires pour la sale besogne. Le 3 décembre dernier, nous nous y sommes invités.

Contrôle intensifié des intermittent-es par P.E.S (Pôle Emploi Service) qui n’est pour les artistes et techniciens du spectacle qu’une zone de non droit, inaccessible puisque totalement dématérialisée. Ainsi des intermittent-es se voient réclamer de mystérieux « trop-perçu » allant jusqu’à plus de 10000 euros pour certain-es.

Dématérialisation globale à Pôle Emploi (la même chose se développe sur les C.A.F, les CPAM…) des services et de l’inscription par internet, avec pour objectif de vider les agences des chômeur-es, mais aussi des salarié-es Pôle Emploi. A partir du 1er mars, le dispositif d’inscription/réinscription en ligne à Pôle Emploi sera généralisé.

Restriction des horaires d’ouverture des agences Pôlice Emploi : déjà en place en Meurthe et Moselle depuis mi janvier et généralisée dès le 08 février dernier. Plus d’accueil public des chômeur-es/précaires les après-midis, alors seul-es sont reçus celles/ceux qui ont un rdv et qui doivent montrer patte blanche sous l’œil d’une caméra et s’identifier à l’interphone. Sécurisation, identification sont le crédo de Pôle Emploi. Les accueil sont assurés par des jeunes en « service civique » et des exploité-es des contrats aidés en C.U.I sous la surveillance d’un-e Manager-e comme chez Mc Do. La finalité avouée par la Direction Générale de Pôle Emploi, externaliser au maximum les services et prestations en poussant les chômeur-es dans les griffes des vautours que sont les opérateurs privés pour aller vers la fin et/ou la privatisation totale de Pôle Emploi.

La révolution n’est pas un dîner de gala et les soulèvements qui se fomentent à l’ombre ne se font pas sans les forces soudées d’une armée secrète de cafards organisés… « La révolte des cafards » d’ Oscar Zeta Acosta 1973 réédition 2014 aux éditions Tusitala.

« La C.R.I.S.E. » 69 rue de Mon Désert 54000 Nancy > Tel mobile : 07 81 71 31 89 Tel fixe : 03 72 14 85 23 (aux jours et heures des permanences puis des réunions) > Page facebook : « la C.R.I.S.E. c’est à Nancy »

http://www.lacrise54.org

http://alsace.alternativelibertaire.org ... article785
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 06 Mar 2016, 03:10

Nouvelle Convention Unedic : Non à la dégressivité des allocations

Voici le communiqué de la commission Précarité et solidarité directe de l’AL sur les projets de réforme de la Convention Unédic.

Le gouvernement de « gauche » et « socialiste » dirigé par Manuel Valls et François Hollande s’est lancé dans une offensive accélérée contre les droits des classes populaires dans leur ensemble. Ainsi, après avoir mis en place un état d’urgence liberticide, et muselé la contestation de la COP-21 par des mesures d’exceptions, le gouvernement est passé à la vitesse supérieure : d’un côté le scandaleux projet de loi attaquant le Code du travail va encore augmenter l’exploitation et la précarité(en poussant notamment vers le chômage les salarié-es qui refuseraient de travailler plus pour faire plaisir à leur patron), de l’autre, la nouvelle convention UNEDIC rogne encore davantage les droits des chômeurs et des chômeuses."

La nouvelle convention UNEDIC voudrait en effet tout simplement réintroduire la dégressivité des allocations chômage, c’est-à-dire, en gros, les faire baisser rapidement. Sans aucun ménagement, pour les chômeurs et les chômeuses indemnisé-es, cette mesure n’aura évidemment, comme effet que d’aggraver les conditions de vie des demandeurs et demandeuses d’emploi indemnisé-es sans pour autant les aider à retrouver un emploi. Tout précaire passé par Pôle Emploi sait bien que ces prétendues prestations ne servent en aucun cas à retrouver un emploi, mais seulement à imposer des mécanismes de contrôle la plus part du temps inefficaces, mais surtout pénibles et kafkaïens.

Ce sont aussi les intermittent-es déjà passé-es à la moulinette en 2014 qui sont encore une fois dans le collimateur du gouvernement, du Medef et de certains syndicats collabos.

Des arguments fallacieux

Pour changer, le gouvernement prétend que c’est à cause du déficit historique de l’UNEDIC que cette réforme serait nécessaire. Là encore, ce sont des mensonges cousus de fils blanc que même les très modérés « décodeurs » du site le Monde.fr mettent à jour aisément :

« Les derniers chiffres disponibles, datant de 2014, montrent que les contributions des affiliés à l’Unedic (soit plus de 16 millions d’actifs) atteignent 33,94 milliards d’euros, quand l’indemnisation a coûté, cette même année, 31,26 milliards d’euros. Soit un solde entre cotisations perçues et indemnités chômages versées positif de 2,68 milliards d’euros. [1] »

Cela veut dire que loin d’être déficitaire, l’UNEDIC est au contraire une des rares caisses d’indemnisation qui soit excédentaire. Le déficit est dû, à une ponction de 10 % faite par l’État sur ce budget pour financer le « Service public de l’emploi », notamment Pôle Emploi, et l’aide à la création d’entreprise, et dont on peut fort justement contester le caractère de « service public ».

Bref, là encore, c’est un déficit créé de toutes pièces, qui est le prétexte à une réforme qui étouffe nos droits et bénéficie au patronat…Alors qu’en réalité, c’est la précarité, sous le masque de la flexibilité, qui nous coûte le plus chère. Merci qui ? Merci les « socialistes »…

Une riposte globale

Cette mesure est en quelque sorte la sœur jumelle de la loi de casse du Code du travail. En plus d’attaquer les travailleurs et les travailleuses sur leur lieu de travail, on les attaque aussi sur leur lieu d’indemnisation. Face à cela, Il faut que notre opposition à ces deux mesures se rejoigne, afin de refuser que le patronat et leur personnel politique organisent tranquillement l’asphyxie de nos conditions de vie.

Cela implique de mobiliser les chômeuses et chômeurs et plus globalement l’ensemble des précaires. Cela passe évidemment par toutes les organisations de précaires et de demandeurs/demandeuses d’emploi, qui se revendiquent du combat et non du seul accompagnement. Mais cela passe aussi par une convergence avec les travailleurs et les travailleuses du service public de l’emploi, notamment de Pôle Emploi ou des CAF dont les conditions ne cessent aussi de se dégrader. Cela passe en plus par une nécessaire convergence avec les intermittent-es, parmi les précaires qui se mobilisent le plus.

Ceci dit, il ne faut pas oublier que cela ne pourra se faire que si nous mobilisons l’ensemble des précaires indemnisé-es par Pôle Emploi et dont les conditions de vie vont directement être touchées.

Enfin, cette lutte, si elle existe, ne doit et ne devra pas seulement défendre le statu quo mais bel et bien poser la question de la précarité dans son ensemble, de sa place dans le salariat, et aussi de la légitimité du capitalisme comme système économique…

Commission Précarité et solidarité directe

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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 31 Mar 2016, 08:06

Négociations
Les intermittents «piégés» par le Medef ?

A l'occasion d'une réunion avec les syndicats, jeudi, le Mouvement des entreprises de France a demandé d'économiser 185 millions d'euros par an, tout en appelant l’Etat à la rescousse. Un «chantage» pour la CGT, mais aussi pour FO.

... http://www.liberation.fr/france/2016/03 ... ef_1441788
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 03 Avr 2016, 04:46

Appel à la résistance

Chers amis, je n’ai pas l’habitude de prédire la suppression de l’intermittence mais je peux vous assurer que si nous ne réagissons pas c’est de fait ce qui arrivera. Ce qui s’est passé jeudi 24 mars est l’attaque la plus grave portée à ce régime spécifique d’indemnisation chômage depuis bien longtemps [1]. Ce qui est demandé par le Medef et la Cfdt est bien pire que la convention 2014 et son différé d’indemnisation qui avait mis le feu aux poudres.

Rappel des faits : Suite à la convention 2014, Valls prend en charge le différé d’indemnisations des intermittents pour une somme de 80 millions d’euros et en annule les conséquences. Autrement dit, grâce à la forte mobilisation de 2014, aucun intermittent n’a subi cette mesure injuste. Depuis, il a été décidé une mesure dont le but principal a été d’éteindre un mouvement social et surtout de faire la part belle à la communication du gouvernement à savoir :

- Inscrire dans la loi Rebsamen la pérennisation des annexes 8 et 10 ainsi qu’une négociation des futurs accords par les syndicats du secteur

Suite à cela Manuel Valls a pu communiquer sur le thème : les intermittents sont sauvés, les socialistes aiment la culture. Et tout le monde l’a cru, sauf nous.

Pour rappel, nous avons dit depuis le début (reprenez toutes mes publications) :

- Attention, tout ceci est bidon et cette loi est de la pure communication. Seul le titre « annexes 8 et 10 » est « sauvé » mais pas le contenu. Ainsi on pourrait demander aux intermittents de faire 800h en 10 mois pour ouvrir des droits et ce serait compatible avec la loi.

- Les accords négociés par les syndicats du secteur pourront facilement être torpillés pour la raison suivante : c’est le Medef et son partenaire la Cfdt qui fixent le budget !!! Autrement dit Le Medef pourra faire pire qu’en 2014 : supprimer les annexes 8 et 10 sans le dire.

Et bien, tout ce que nous avions prévu est arrivé hier. Le Medef a rendu sa feuille de cadrage, elle a été acceptée par la CFDT et la CFTC. Que dit ce document ?

Les intermittents devront faire 185 millions d’euros d’économies par an pour la convention signée avant juillet et à horizon 2020, 400 millions d’euros d’économies par an ! Rendez-vous compte : ces économies sont bien supérieures au différé d’indemnisation scandaleux de 2014.

Pour rappel encore, Manuel Valls pavanait dans les rues d’Avignon l’été dernier en affirmant (source AFP) : « Aucune nouvelle économie ne sera demandée aux intermittents, ils ne doivent pas servir de variable d’ajustement »

Nous avons tant bien que mal essayé de repousser le pire depuis 13 ans grâce à une forte mobilisation dans les moments critiques. La situation n’a jamais été aussi grave.

J’appelle tous les concernés à se réunir partout au plus vite et à venir très nombreux aux AG d’informations. Nous devons nous organiser pour cela et diffuser le plus largement les lieux et dates des futurs rendez-vous. Votre présence est essentielle.

Nous devons lutter par tous les moyens possibles pour éviter une disparition programmée. Nous avons fait des propositions, participé aux tables, averti des dangers de la loi Rebsamen, annoncé à l’avance ce qui allait se passer.

On nous a menti, on nous a répondu avec une morgue infinie, et maintenant on veut nous faire disparaitre en silence. Ne les laissons pas faire.

Samuel Churin

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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede bipbip » 05 Avr 2016, 12:01

UNEDIC : Au nom de la dette, détruire le service public de l’emploi pour mieux diminuer l’indemnisation du chômage

Les négociations pour une nouvelle convention d’assurance chômage sont ouvertes depuis le 22 février. Le MEDEF multiplie les blocages. Les enjeux se clarifient au fil des déclarations du gouvernement et du patronat. L’indemnisation des chômeurs est dans le collimateur du patronat et du gouvernement. Après avoir fait campagne autour du thème « inverser la courbe du chômage », le gouvernement Hollande-Valls livre sa véritable conception libérale de la gestion du chômage. En cela, il ne diffère en rien de ses homologues européens |1| ou de ses prédécesseurs au pouvoir.

... http://cadtm.org/UNEDIC-Au-nom-de-la-dette-detruire
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede Béatrice » 18 Avr 2016, 19:33

mardi 19 avril 2016 à MARSEILLE

-18 h Polygone Etoilé, 1 rue Massabo

Assemblée Générale
Convention Assurance Chômage - Intermittents
CIP - Sud Culture Solidaires

Le MEDEF et la CFDT se sont mis d’accord : les intermittents devront faire 185 millions d’euros d’économies par an pour la convention d’assurance chômage qui doit être signée avant juillet prochain. Et, à horizon 2020, c’est 400 millions d’euros d’économies par an qui est demandé, ce qui représente un quart des allocations actuellement versées !

Nous avons, tant bien que mal, essayé de repousser le pire depuis 13 ans, grâce à une forte mobilisation dans les moments critiques. Pour autant, la situation n’a jamais été aussi grave.

Ces économies demandées signent purement et simplement la fin de l’intermittence.

Votre présence est essentielle. Diffusez et parlez-en autour de vous !

- Nous ferons le point sur l’avancée des négociations
- Nous ferons les liens entre la loi « travaille ! », la réforme de l’assurance chômage et la loi création : c’est la MÊME LUTTE !
- Nous ferons un CR de la Coordination Nationale des Intermittents et Précaires qui se tient les 15, 16 et 17 avril à Strasbourg.

Faisons la démonstration que nous sommes nombreux et que nous ne les laisserons pas faire !
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. »
Louise Michel
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede Béatrice » 24 Avr 2016, 17:56

lundi 25 avril 2016 à MARSEILLE

-18 h Vieux port - Grande roue

CIP Marseille et Sud Culture Solidaires 13
Halte aux mirages !
Rassemblement et AG Intermittent.e.s précaires

HALTE AUX MIRAGES !

Dans la marche à la dérégulation du droit du travail partout en Europe, le gouvernement français se plie aux injonctions du patronat et a le culot de proposer une loi sur le "dialogue social" qui impose un cadrage budgétaire comportant 800 millions d’euros d’économie sur le dos des chômeurs d’ici 2020.

Pour les annexes 8 et 10, cela signifie 185 millions euros d’économie. Il est donc demandé à 4,1% de ces allocataires, de faire 23% d’économies pour commencer...

Ce lundi 25 avril, les négociations des syndicats de branche sur la convention d’assurance chômage se concluent.

Rassemblement Lundi 25 avril 18h Vieux Port Marseille (pied Grande Roue) pour partir en action suivi d’une AG vers 19h Vieux Port Marseille (sous l’ombrière)

CIP : Coordination des Intermittent.e.s et précaires
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Re: Convention d’assurance chômage

Messagede Pïérô » 25 Avr 2016, 21:43

Négociations Unedic : la loi travail ne suffit pas au patronat, 
il s’attaque aux précaires et chômeur.euses...

Alors que la loi travail vise notamment à faciliter les licenciements, le patronat et l’État (et leurs fidèles accompagnateurs des CFDT, CFTC et CGC) s’en prennent parallèlement à l’assurance chômage, à l’occasion des négociations de la convention Unedic.

L’article 52 de la loi « travail » prévoit déjà de renforcer les moyens de flicage des chômeur.euses, en autorisant par exemple Pôle emploi à ponctionner directement les supposés trop-perçus, même quand l’erreur est du côté de l’administration (laissant à la personne indemnisée le soin de saisir le juge en cas de contestation).

Deux fronts sont ouverts par le patronat :
◾ la réduction du soi-disant « déficit » de l’assurance chômage par la suppression du principe « un jour cotisé, un jour indemnisé » pour moduler ce ratio en fonction du taux de chômage, la dégressivité des allocations, l’allongement de la carence pour les cadres, le relèvement des bornes d’âge de la filière senior, etc. ;
◾ un acharnement à détruire les annexes 8 et 10 des intermittent.es du spectacle.

De quelques fausses vérités…

L’argument du « déficit » de l’Unedic est martelé depuis des années pour faire passer toutes les régressions sociales et le « contrôle » accru des sans-emploi.

Or, il faut remettre les chiffres à leur place. Tout d’abord, ce déficit ne représente que 1,5 % de la dette publique française, et ce en plein contexte de chômage galopant. Par ailleurs, les chiffres avancés par le Medef ne reposent en fait que sur des valeurs relatives et des calculs prévisionnels : si l’on ne prenait que le rapport cotisations perçues/indemnités versées, le résultat serait légèrement bénéficiaire, d’un peu plus de 2 milliards d’euros.

En revanche, il est des réalités bien tangibles 
qui provoquent un réel « manque à gagner » :
◾ la décision par l’État en 2008 d’assigner 10 % des fonds de l’Unedic au « budget de fonctionnement » de Pôle emploi (locaux, salaires, etc.) ;
◾ le financement et la multiplication des contrats précaires courts. Par exemple, quand une entreprise utilise plusieurs contrats courts sur un même poste, c’est l’Unedic qui paye les entre-deux ;
◾ l’augmentation des exonérations de cotisations, de 1,8 milliard d’euros en 1991 à près de 30 milliards aujourd’hui ;
◾ la fraude sociale des employeurs évaluée à 20 milliards ;
◾ la multiplication des ruptures conventionnelles des « seniors », sous la forme d’une « préretraite » payée par l’Unedic... ;
◾ la non-réintégration des salarié.es dont le licenciement a été jugé nul ou sans cause réelle et sérieuse ;
◾ les inégalités de salaire hommes/femmes (une égalité salariale permettrait un équilibre automatique de l’Unedic par l’augmentation mécanique des cotisations).

De « l’assistanat » et des « chômeur.euses privilégié.es »

Aujourd’hui, il y a en France environ six millions de demandeur.euses d’emploi, dont à peine la moitié sont indemnisé.es : celles et ceux qui n’ont jamais ou pas assez travaillé pour ouvrir des droits, ou qui sont en formation, ne perçoivent pas d’allocations chômage. De plus, 70 % des allocataires touchent une allocation pendant moins d’un an. Le montant d’allocation moyen pour les 2,7 millions d’indemnisé.es est de 1 119 euros brut/mois, et la moitié des indemnisé.es touchent moins de 1000 euros brut/mois ! Lorsque l’indemnisation s’arrête, ne reste plus que l’ASS (allocation de solidarité spécifique), 487 euros/mois maximum (350 000 personnes), et accessible sous certaines conditions, ou le RSA (524 euros) financé par les départements avec une compensation incomplète de l’État et versé par la CAF (2,5 millions de personnes). À toute fin utile, rappelons que, selon l’Insee, le seuil de pauvreté en France est de 1 000 euros/personne…

Les gouvernements de tous bords, relayés par les médias dominants, n’ont de cesse de stigmatiser scandaleusement les privé.es d’emploi comme fainéant.es, et de les culpabiliser comme « assisté.es », comme si être au chômage était une situation confortable, comme si c’était un choix. La stratégie est de dresser les travailleur.euses, qu’ils aient ou non un emploi, les un.es contre les autres, les isoler, les effrayer, afin de briser toute organisation collective et toute solidarité.

Le chiffon rouge des « intermittent.es »

Le Medef, et certains syndicats dits « réformistes » déjà cités, n’ont de cesse de pointer du doigt et de remettre en cause les annexes 8 et 10 dont dépendent les travailleur-euses du spectacle, en les présentant comme démesurément déficitaires... Mais, en fait, le déficit des annexes 8 et 10 n’existe tout simplement pas. Il s’agit d’une manipulation des chiffres et de données qui ne sont en fait pas comparables, et cela a été démontré clairement, depuis des années, par des chercheur.euses et des économistes. C’est un pur et simple mensonge.

Ensuite, les intermittent.es représentent seulement 3,5 % des allocataires pour 3,4 % des dépenses. Enfin, ce sont les employeurs qui utilisent abusivement un grand nombre de CDD d’usage relevant de l’intermittence pour des postes qui pourraient relever du CDI. Et l’État, les collectivités locales et les entreprises publiques (télévision et radio, par exemple) ne sont pas en reste de ce point de vue. Enfin, les conditions d’accès au régime intermittent s’étant durcies depuis dix ans, de moins en moins de personnes arrivent à y accéder et donc n’ont aucune indemnité.

Le Medef souhaite vider les annexes 8 et 10 de leur substance pour les faire correspondre au régime général, non pas pour renflouer les caisses de l’Unedic, mais pour priver d’indemnisation des milliers de travailleur.euses du spectacle et ainsi faire baisser les chiffres du chômage et exclure des milliers de personnes du principe de solidarité interprofessionnelle. Depuis plus de dix ans, ces annexes sont devenues un enjeu symbolique, et les intermittent.es un foyer de résistance insupportable pour les puissants.

Il s’agit tout simplement d’un choix idéologique : à terme, le rêve du patronat serait de détruire complètement le système de solidarité que nous connaissons tous actuellement et qui repose sur le principe du salaire socialisé, pour tendre vers un système de caisses privées, où chacun.e cotise pour son propre compte, si tant est qu’il/elle en a les moyens. C’est à dire un système fait par les riches, pour les riches.

Socialisation du salaire

À l’origine, le financement de la Sécurité sociale, tout comme celui de l’Unedic, repose sur les cotisations sociales salariales et celles dites patronales : ce qu’on appelle le salaire socialisé.

Sur une fiche de paie, une partie du salaire est payée individuellement au/à la salarié.e, c’est le salaire net (ou salaire direct). L’autre partie, formée de cotisations sociales, est versée dans les différentes caisses (Sécurité sociale, etc.) : le salaire socialisé.

Mais, au fil des décennies, le développement de l’idéologie libérale a eu pour conséquence un glissement sémantique : le salaire socialisé est devenu « cotisation sociale », puis « charges ». Une même réalité en vérité, mais dans les mots, une façon de tromper le/la salarié.e en lui faisant croire que ce qui lui appartient de droit est devenu une « charge » pour lui comme pour l’employeur.

La cotisation sociale fait donc partie intégrante du salaire. Réduire la cotisation sociale, au prétexte de soulager les « charges » de l’entreprise, c’est réduire le salaire ! Elle n’est pas un prélèvement, ni un impôt, ni une taxe, ni une épargne, ni une assurance, mais bien une partie du salaire !

Le salaire socialisé permet la reconnaissance sociale de toutes les situations des travailleur.euses et ainsi de prendre en compte tous les aléas de la vie de ces personnes, qu’elles soient actives, précaires, chômeuses ou retraitées.

Le principe en est simple : les richesses sont produites par les travailleur.euses, et la cotisation permet de socialiser cette richesse pour que toutes et tous touchent un salaire (et pas une aumône) quelle que soit leur situation sur le marché du travail. Car ce sont bien les patrons qui sont responsables de ce « marché du travail », entre précarité, licenciements, etc.

La CNT revendique dès à présent :
◾ un accès aux indemnités de chômage sans condition, sans dégressivité et sans durée limite, avec un taux de remplacement à 100 % du meilleur salaire ;
◾ une augmentation significative des salaires ;
◾ le rétablissement du droit à l’allocation chômage en cas de démission ;
◾ la suppression de la rupture conventionnelle et l’obligation de réintégration en cas de licenciement jugé nul ou sans cause réelle et sociale ;
◾ un arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales et leur augmentation ;
◾ un arrêt des radiations et du flicage des travailleur.euses privé.es d’emploi ;
◾ le retour aux annexes 8 et 10 d’avant 2003 et leur extension à tous les salarié.es ;la gestion des caisses par les salarié.es eux-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de 1967 (qui ont introduit le paritarisme syndicats/patronat).

Construire un autre futur...

Ces revendications ne sont pas une fin en soi. Car derrière la question de l’assurance chômage, c’est la propriété privée des moyens de production, donc le salariat et le pouvoir du capital, de la marchandise et de l’État sur la vie même qu’il faut remettre en cause.

La CNT prône un anarchosyndicalisme et un syndicalisme révolutionnaire de transformation sociale. Une société en rupture avec le capitalisme ! Pour la CNT, le rapport de force doit se faire par la mobilisation de tous et de toutes, en s’organisant dès aujourd’hui dans les syndicats, outil social et économique appartenant aux travailleur.euses et non aux bureaucrates. Le communisme libertaire, projet révolutionnaire porté par la CNT, fondé sur la socialisation et l’autogestion des moyens de production, et la répartition des richesses produites par ceux et celles qui travaillent, est une urgence sociale, politique, économique et écologique. N’attendons pas pour construire cet autre futur sans domination ni exploitation !

Ni loi travail, ni assurance chômage au rabais,
Contre le chômage et la précarité, 
imposons une véritable sécurité sociale !

CONSTRUISONS LA GRÈVE GÉNÉRALE !

http://www.cnt-f.org/negociations-unedi ... aires.html
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