Des patrons dans la toute puissance

Re: Des patrons dans la toute puissance

Messagede bipbip » 01 Juil 2018, 14:57

Peinard, la DRH, avec la rupture conventionnelle collective

Pimkie, PSA, IBM : Peinard, la DRH, avec la rupture conventionnelle collective

Sabrer dans les effectifs en s’exonérant d’un trop coûteux plan de licenciements ? C’est possible, grâce à la « rupture conventionnelle collective » créée par les ordonnances Macron de 2017. Patrons et DRH n’ont pas tardé à s’en emparer. Un décryptage et trois exemples parlants.

Applicable depuis le 23 décembre 2017, une rupture conventionnelle collective (RCC) peut voir le jour exclusivement à l’initiative de la direction, contrairement à la rupture conventionnelle ­individuelle, mais n’est pas obligatoirement motivée par des difficultés économiques, contrairement à un plan de licenciement classique – « plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE) en novlangue disruptive.

Avec une RCC, plus besoin de favoriser un reclassement interne des salarié.es des unités ou services visés par les réductions d’effectifs, plus besoin de proposer des aménagements du temps de travail ou des réorganisations pour tenter de minimiser les départs, plus d’obligation de formation, plus de droit de regard du comité d’entreprise sur l’ampleur des licenciements site par site… Surtout, cynisme absolu, il est possible de réembaucher tout de suite derrière. Pénicaud a vraiment pensé à la santé de ses ex-confrères DRH en leur simplifiant le travail !

La rupture conventionnelle collective, c’est la top tendance 2018 pour les DRH de la « start-up nation ». Le premier semestre 2018 en a déjà enregistré plusieurs. Scrutons-en trois.

Pimkie s’y prend à trois fois

Cette chaîne de magasins de vêtements (famille Mulliez) est la première entreprise à dégainer, le 8 janvier 2018, avec une RCC de 208 suppressions d’emplois (37 magasins fermés en France sur 321).

Bonne réaction des syndicats qui ont refusé ce plan (CGT, FO et même la CFDT).

Réplique de Mulliez : un « plan de départ volontaire » (PDV), signé par FO et la CGC, avec 83 emplois supprimés dans les magasins fermés et des mutations obligatoires de 125 personnes du siège ou de la logistique. Le PDV ayant lui aussi été refusé par les autres syndicats, Pimkie a annoncé un plan de licenciements encore pire pour les salarié.es. Bref, rien de facultatif dans la RCC, ni rien de volontaire dans les PDV…

PSA comme sur des roulements à billes

Le constructeur automobile, qui se porte très bien (1,9 mil­liard d’euros de bénéfice en 2017, +11,5 %) a communiqué son projet de RCC dès le 9 janvier. Celle-ci devait concerner 1 300 postes en plus de 900 préretraites, soit 2 200 suppressions au total.

Pour profiter à plein des ­nouvelles fonctionnalités de la RCC, PSA annonce tout de go qu’il y aura, dans la foulée, 1 300 embauches et l’entrée de 2 000 jeunes en alternance. Splendide outil d’ajustement de RH pour faire baisser la masse salariale en embauchant du personnel sans ancienneté et casser la contestation en virant les ouvrières et ouvriers plus expérimenté.es !

Seule la CGT a refusé cette RCC ; les autres syndicats (FO, CGC, CFDT, CFTC et GSEA, représentant 79 % des salarié.es) l’ont signée dix jours après l’annonce officielle. Elle sera la première RCC d’une longue liste…

IBM, le bonneteau des salarié.es

Cette florissante société d’informatique (plus de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, +25 % en 2016), habituée des PSE et des plans de départs en préretraite, a annoncé sa première RCC le 8 février, visant 99 salarié.es.

Cette fois-ci plus d’argument économique (pourquoi se fatiguer ?) mais juste un changement de stratégie RH : sabrer un peu dans tous les services pour ensuite renforcer le département intelligence artificielle et sécurité informatique, sans avoir à opérer de reclassements internes.

Cette RCC a été signée le 21 février par la CFTC, l’Unsa et la CGC, et refusée par la CGT et la CFDT. Mi-mars, les 99 départs ont trouvé chômeurs… pardon, preneurs.

En janvier, un sondage OpinionWay/La Tribune auprès du patronat donnait 62 % de soutien à ce dispositif, 77 % avouant que la RCC servirait à ajuster les effectifs à court terme, facilitant la vie des RH… N’oublions pas que la loi Travail facilite les licenciements économiques en cas de baisse des commandes ou du chiffre d’affaires. Cependant, il faut encore justifier de deux à quatre trimestres de baisse, selon la taille de l’entreprise.

Plus besoin de justification économique

Grâce à la RCC (quelle joie  !), plus besoin de maquiller les activités réelles, plus besoin d’avoir à transférer des fonds à l’extérieur ou d’« optimiser » les comptes pour pouvoir licencier. A n’en pas douter, c’est cette anxiété qui pesait sur l’économie capitaliste. Camarades, salarié.es des cabinets d’optimisation fiscale, et donc futur.es chômeuses et chômeurs, rejoignez-nous !

Dans tous les cas, avec ou sans RCC, le massacre social continuera… tant que nous ne prendrons pas nos affaires en main.

Paul Bismuth (AL Orléans)


Des conditions en deçà d’un plan social classique

Les salarié.es ciblé.es doivent remplir des conditions. A IBM, ils et elles devaient appartenir à une unité où des suppressions de postes étaient prévues, être à plus de deux ans de la retraite et avoir un « projet pour le futur » – 300 heures de formation suffisaient à justifier de cela.

Les salarié.es doivent être volontaires. La RH ne peut les désigner. La RCC doit contenir une période de rétractation en cas d’accord  : cinq jours chez IBM par exemple.

Un plafond de départs doit être prévu, mais pas de plancher. Si par exemple l’accord de RCC prévoit un maximum de 100 départs, mais qu’il n’y a que 50 volontaires, le patron qui voudrait tout de même virer 100 personnes sera obligé de procéder à un PSE, plus coûteux pour lui.

La signature des syndicats représentant la majorité des salarié.es est nécessaire. Faute d’un accord majoritaire sur leur projet de RCC, Pimkie et CWT Wagonlit ont dû se rabattre sur un plan de sauvegarde de l’emploi.

Les indemnités de départ ne peuvent être inférieures aux indemnités de licenciement légales. C’est-à-dire qu’elles ne peuvent pas être inférieures à 25 % du salaire mensuel par année de présence pour les 10 premières années et à 33 % pour les années supplémentaires.

Des mesures supralégales sont possibles. L’accord peut prévoir des modalités supérieures au minimum légal : indemnités supplémentaires, dispense provisoire de chercher un emploi… Chez IBM par exemple, 6 à 8 mois de « congé de mobilité » sont payés (entre 65 % et 100 %) par l’entreprise aux licencié.es, et éventuellement de 8 000 à 15 000 euros d’aide à la formation.

Des garanties moindres pour le futur chômeur. Contrairement à un PSE, les salarié.es ne seront pas prioritaires pour la réembauche, n’auront pas droit à un contrat de sécurisation de l’emploi (suivi par Pôle emploi) ni à un congé de reclassement.

Validation par l’Inspection du travail (Direccte). La Direccte doit valider les modalités de la RCC et notamment les cas de salarié.es « protégé.es » – élu.es du personnel, notamment.


http://www.alternativelibertaire.org/?P ... collective
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Messagede bipbip » 04 Juil 2018, 23:20

Des travailleurs agricoles payés 5 euros de l'heure travailleraient 7 jours sur 7 en Provence

La CGT dénonce le recours à des travailleurs agricoles détachés dans des exploitations des Bouches-du-Rhône et de Vaucluse. Selon le syndicat, ces hommes et ces femmes subissent de "l'esclavage moderne".

Ils sont originaires d'Amérique du Sud ou d'Afrique. Des travailleurs agricoles sont envoyés chaque jour dans les champs et les vergers des Bouches-du-Rhône par des sociétés intérimaires espagnoles. La CGT estime que c'est un recours frauduleux à des travailleurs agricoles détachés. "Nous parlons de personnes humaines en captivité, affirme Stephan Dainotti. Ils travaillent dans des conditions dignes de l'esclavage".

... https://www.francebleu.fr/infos/agricul ... 1530548673
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Messagede bipbip » 05 Juil 2018, 21:38

Esclavage moderne
2 000 € pour un an de travail. Quatre bûcherons marocains surexploités

Arrivés il y a un an dans le Sud de l’Indre, deux Marocains, rejoints quelques mois plus tard par deux autres travailleurs, se sont fait exploiter par leur patron pendant des mois.

... http://www.revolutionpermanente.fr/2-00 ... rexploites
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Messagede bipbip » 14 Juil 2018, 20:18

Un pas de plus vers la précarisation généralisée..

Mise en place du contrat de chantier dans la métallurgie : c’est la mise à mort du CDI !

Mercredi 11 juillet l’union de l’industrie et des métiers de la métallurgie (UIMM, le patronat de la métallurgie) a annoncé, après concertation avec les organisations syndicales, l’application du « contrat de chantier » dans la branche, les ordonnances promues par le gouvernement Macron ont permis au patronat de faire un pas de plus dans la voie de la précarisation du monde du travail.

... http://www.revolutionpermanente.fr/Mise ... ort-du-CDI
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Messagede Pïérô » 17 Juil 2018, 00:21

« Chez TATI t’as tout ! »... sauf du boulot

Le magasin Tati de Chambray-lès-Tours n’est pas le seul à fermer : d’autre magasins de la marque sont concernés, et la direction met en œuvre les mêmes méthodes visant à dégoûter les employées.

... https://larotative.info/chez-tati-t-as- ... -2853.html
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Messagede Pïérô » 18 Juil 2018, 00:02

Attitude scandaleuse de la direction de Tati : suite

La fermeture expéditive du magasin Tati à Chambray-lès-Tours, le 2 juillet dernier, a choqué les salariés. Le directeur du magasin en rajoute dans un article de La Nouvelle République. Réaction des salariés.

Dans un communiqué, les salariés du magasin de Tati à Chambray-lès-Tours, dénoncent une nouvelle fois l’attitude du patron du groupe Tati qui répand ses propos soi-disant rassurants dans La Nouvelle République, au lendemain même de la fermeture expéditive du magasin de la Petite Madeleine à Chambray.

... https://larotative.info/attitude-scanda ... -2866.html
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Re: Des patrons dans la toute puissance

Messagede bipbip » 31 Juil 2018, 15:46

Près de 200 anciens salariés de SFR contestent leur départ volontaire aux prud'hommes

Près de 200 anciens salariés de SFR (groupe Altice France), partis dans le cadre du plan de départs volontaires lancé en 2017 qui a vu la suppression de quelque 5.000 postes chez l'opérateur télécoms, ont saisi les prud'hommes. 66 dossiers seront traités à Marseille.

Les 193 plaignants entendent "contester le bienfondé" de leur intégration dans le plan de départs volontaires (PDV), ont indiqué à l'AFP Me Romain Geoffroy et Me Sarah Diamant-Berger.

Les deux avocats pointent une réorganisation de l'opérateur télécoms qui "n'est ni plus ni moins qu'un plan social illicite déguisé".

... http://www.lamarseillaise.fr/marseille/ ... rud-hommes
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Messagede bipbip » 06 Aoû 2018, 11:04

Une entreprise verse plus de 60.000 euros à l'un de ses salariés pour non respect du droit à la déconnexion

Alors qu'un salarié d'une entreprise spécialisée dans les services d'hygiène pensait pouvoir partir tranquillement en vacances, celle-ci lui a demandé de rester joignable. Une demande sanctionnée par la Cour de Cassation dans un arrêt, le 12 juillet dernier.

Une société spécialisée dans les services d'hygiène a demandé à l'un de ses salariés de rester joignable au cas où pendant les vacances. Arrivé en avril 2010 au poste de directeur régional, il devait laisser son portable allumé "pour répondre aux sollicitations de ses subordonnés ou clients". Mécontent que cette demande ne soit pas rétribuée, comme le prévoit la loi, ce dernier a demandé un dédommagement à son entreprise. La Cour de cassation lui a donné raison, au nom du droit à la déconnexion, sanctuarisé par la loi El Khomri réformant le Code du Travail, en vigueur depuis 2016. En conséquence, la firme a été condamnée à verser à son employé un chèque de plus de 60.000 euros.

... https://www.lci.fr/economie/une-entrepr ... 94792.html
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Messagede bipbip » 15 Aoû 2018, 22:37

« C’est l’usine, la direction se fiche de nous. Pour elle, les salariés sont de la chair à canon ».

[Reportage] Salariés chez McDo : « il y a une pression de fou... »


McDonald’s le répète dans ses spots publicitaires : elle embauche. À quel prix ? Job étudiant, job d’appoint ou d’une vie. Incursion à Marseille, au cœur de la production des burgers et témoignages des salariés.

La commande carte bleue 81 svp »... Julie* trimballe tant bien que mal un plateau surchargé d’emballages carton contenant burgers, boissons et glaces. En ce jour de match de l’OM, le McDonald’s du Vieux-Port est aussi plein que le stade le soir-même. Chacun attend son ticket à la main. « La commande carte bleue 81 svp », insiste Julie. Des gamins courent dans tous les sens et bousculent la serveuse. Un couple d’Anglais finit par comprendre que la commande 81 est la leur.

Il y a un an, Julie a rejoint son copain à Marseille. Voilà six mois qu’elle sert les cafés, encaissent les clients et apportent les plateaux. En CDI, 25 heures par semaine. « A 7 euros 30 de l’heure, je gagne entre 800 et 900 euros par mois ». Soit moins que le Smic horaire légal fixé à 7,72 euros de l’heure. Un salaire pourtant indispensable. Quand elle ne cherche pas les clients de la commande 81, Julie garde les enfants des autres. Sans McDo, impossible pour elle de payer son loyer. « Je m’entends bien avec mes collègues et mon manager, je ne me plains pas », explique t-elle. Lydia*, 22 ans, a elle aussi besoin de ces burgers pour vivre. Elle travaille dans un McDo à La Seyne. « Je suis bloqué, je me suis pris un appart et j’ai contracté un crédit pour mes appareils électroménagers », soupire-t-elle. Alors comme les autres, elle fait ses « rushs » : ces heures de repas où les clients sont les plus nombreux. « Au moins, il y a une bonne ambiance entre les salariés mais le directeur n’est pas reconnaissant de notre travail. Franchement, pour le taff qu’on fait, ce n’est pas cher payé », déplore-t-elle.

... http://www.lamarseillaise.fr/marseille/ ... ion-de-fou
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Messagede bipbip » 23 Aoû 2018, 16:11

Mobipel (Free) licencie 266 salariés pour faute grave !

Mobipel, filiale de Free, qui gère les centres d’appels, est menacé de cession. L'entreprise a licencié 266 personnes pour faute grave dont plusieurs marseillais. Les salariés dénoncent « un plan de licenciement déguisé ».

Le groupe Iliad de Xavier Niel, dont fait partie Free Mobile, a comme projet de céder ses centres d’appels vers un partenaire italien, Comdata spécialisé dans la prestation de services. Les salariés se disent solidaires du combat que mènent les employés du McDo de Saint-Barthélemy. Car leur situation est similaire : près de 300 emplois sont menacés, le centre d’appel Marseillais « n’est pas à l’abri ».

C’est depuis une grève en 2014 que Free a dans l’idée de se débarrasser de ses centres d’appels. Sur fond de répression syndicale, les effectifs ont été réduits de moitié, dont la grande majorité par des licenciements pour faute grave. « À partir de 2014 on a vu des gens partir presque quotidiennement pour des raisons fallacieuses, 315 emplois ont été supprimés dont 266 pour fautes graves », explique Anousone Um, délégué syndical SUD Télécom du centre d’appel de Colombes à Paris. Un nombre de licenciements pour faute grave qui donne le tournis et qui cache une répression syndicale féroce. Multiplications des convocations, pression accrue de la part de leur direction, voilà à quoi font face les salariés depuis près de 4 ans.
Au total, Free possède cinq centres d’appels en France dont un à Marseille. Ils ne sont pas directement gérés par le groupe Iliad mais par des filiales, Certicall pour Marseille et Mobipel pour le centre d’appel parisien. Lequel devait être cédé, le 8 juin dernier à une entreprise de télécommunication Italienne, Comdata, partenaire du groupe Iliad.

« Un licenciement déguisé »

La justice a suspendu la cession le 28 mai, face au manque d’information communiquée aux salariés et en attendant une décision de fond le 21 septembre. « Ils n’ont pas fourni de plan de financement. A ce jour on ne sait toujours pas combien ils comptent reprendre d’emplois », continue le délégué syndical. Une vente dont le montant n’a pas été révélée, mais les salariés sont persuadés « qu’ils veulent vendre pour peanuts, pas loin de l’euro symbolique ».

Une situation qui n’est pas sans rappeler celle des six McDo marseillais menacés de cession, dont celui de Saint-Barthélemy. Salariés des centres d’appels et des McDo sont dans le flou concernant les conventions collectives et les salaires. Pour Anousone Um, le problème est le même : « Ils utilisent des stratagèmes juridiques tels que la cession pour éviter de passer par un plan de licenciements qui coûterait cher à l’entreprise ». Sauf que « le groupe est en très bonne santé financière et que ses dirigeants ne peuvent pas justifier la cession ».

... http://m.lamarseillaise.fr/marseille/so ... aute-grave
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Re: Des patrons dans la toute puissance

Messagede bipbip » 25 Aoû 2018, 18:55

Par référendum, un directeur d'Intermarché de l'Hérault veut interdire les congés en été

La lettre paraît tellement improbable que les internautes ont cru qu'il s'agissait d'une "fake news", une fausse information visant à nuire à Intermarché.

Mais non. Le courrier est authentique. Le 31 juillet, Jean-Pierre Le Berrigo, le directeur de l’Intermarché de Villemagne-l’Argentière (Hérault) a écrit aux employés pour leur proposer un référendum interne visant à leur interdire de prendre, à l'avenir, des vacances en juillet et en août.

Contacté par Le Parisien à propos de cette initiative, le directeur, Jean-Pierre Le Berrigo, a vanté un "bel exemple de démocratie".

Vote non anonyme, l'abstention est un "oui"

Sa proposition de suppression des congés en été peut pourtant paraître pour le moins radicale.

Dans son courrier, il la défend ainsi : "C’est au moment où l’on a le plus besoin de vous que vous vous absentez pour laisser vos univers à des saisonniers qui n’ont aucune connaissance de notre métier et aussi, souvent pas forcément l’envie que vous avez de faire bien".

Le directeur soumet au vote sa proposition - laquelle ne sera acceptée, précise-t-il, que si elle attire 60% des suffrages.

Le vote, toutefois, n'est pas anonyme : "Ce vote n'est pas anonyme car je considère que nous devons tous assumer nos décisions". Et, pratique tout de même contestable, "les votes non exprimés seront pris en compte comme un oui pour ne pas se retrouver avec une participation trop faible".

... https://www.dna.fr/actualite/2018/08/24 ... ges-en-ete
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Re: Des patrons dans la toute puissance

Messagede Pïérô » 10 Sep 2018, 00:24

Récit
Les conditions de travail des chauffeurs ont un train de retard

Avec des horaires calculés au plus près et l’omniprésence des sous-traitants, les conducteurs de cars sont rapidement usés.

Les passagers de «bus Macron» laissés sur des aires d’autoroute ? «Je suis au courant, ça s’est déjà passé sur ma ligne : moi-même, ça m’est arrivé une fois» , reconnaît un conducteur de car FlixBus, employé depuis huit mois par un sous-traitant belge et souhaitant rester anonyme. «Les temps sont calculés pour rentabiliser. Le conducteur a des horaires à tenir. Or, l’attente des passagers, c’est 30 % des retards», avance un chauffeur Ouibus voulant préserver son anonymat. «Les conducteurs se prennent des plaintes de clients à propos des retards, des toilettes… quand c’est une ou deux, ça va ; mais quand c’est quarante, ils finissent par péter un câble.» Entre Ouibus et FlixBus qui dominent le marché, la pression des horaires grandit. «La guerre des prix ne suffit plus. Les prix sont déjà dérisoires par rapport au coût d’exploitation, on marche sur la tête en termes de rentabilité. Aujourd’hui, il y a une autre guerre : les horaires», analyse le conducteur Ouibus. «Prenons un trajet de 100 kilomètres, soit, disons, 1 h 20 en bus. Si Ouibus l’affiche à 1 h 10 et FlixBus à 1 h 20, FlixBus perdra des clients : donc FlixBus annonce 1 h 05. Sauf qu’il faut toujours 1 h 20 pour faire le trajet… La promesse faite au client n’est pas tenue : et les réclamations, elles tombent sur nous.» La communication de Ouibus assure «faire attention à la réalité du trajet pour éviter la déception des voyageurs». Mais certains conducteurs ont le sentiment d’être pris en tenaille entre exigences des clients et pressions de l’employeur.

... http://www.liberation.fr/france/2018/09 ... rd_1677058
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Re: Des patrons dans la toute puissance

Messagede bipbip » 12 Oct 2018, 13:25

Park Hyatt Vendôme : deux grévistes agressés par les vigiles du palace

En grève depuis 18 jours, les salariés de STN – prestataire en nettoyage pour le compte de Park Hyatt Vendôme – ont été violemment agressés le 12 octobre au matin par les nervis de la direction du palace. Deux blessés graves, en perte de connaissance, ont été transférés aux urgences par les pompiers et le SAMU.

A 6 heures du matin, Moussa et Sofiane, deux des 77 grévistes qui campent depuis 18 jours et nuits sous les portes du palace de la Place Vendôme, étaient venus, comme chaque jour depuis le début du conflit, prendre la relève des collègues qui tiennent le piquet de grève la nuit. Comme chaque matin depuis le début du conflit, Sofiane, Moussa et leurs collègues ont tenté, pacifiquement, d’empêcher les remplaçants des grévistes mandatés par leur employeur, STN, de pénétrer dans l’hôtel. Mais ce matin, la situation a dégénéré.

Alors que les grévistes réclamaient les contrats de travail justifiant la présence de leurs remplaçants, les agents de sécurité de l’hôtel se sont sauvagement rués sur eux, matraquant et frappant à l’aveugle dans le tas. Gravement atteints par les coups et en perte de connaissance, Moussa et Sofiane ont été pris en charge par les pompiers et le Samu – intervenus en urgence – qui les ont transférés respectivement à Saint Anne et à Cochin.

Des nouvelles de leur état de santé sont attendues en cours de journée [1].
Un rassemblement de soutien aux grévistes est organisé le 13 octobre à 12h devant l’hôtel (5 rue de la Paix à Paris).

Source : NVO https://www.nvo.fr/deux-blesses-graves- ... es-dhyatt/.

Notes
1] Vers 12h, une source affirmait qu’un des deux grévistes était sorti de l’hôpital.


https://paris-luttes.info/park-hyatt-ve ... stes-10879
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Re: Des patrons dans la toute puissance

Messagede bipbip » 18 Oct 2018, 21:22

SFR : pour avoir trop aidé les clients, des employés pourraient être licenciés

Le média Les Jours a publié une enquête révélant que des employés de SFR étaient menacés de licenciement après avoir communiqué à des clients les informations nécessaires pour la résiliation de leur abonnement.

À plusieurs reprises, les conditions de travail au sein de SFR ont été pointées du doigt. Cet été, nous publiions notre enquête sur le plan de départ volontaire très contesté au sein de l’entreprise. Plus tôt, le média Les Jours mettait en lumière le fait que le service client de l’opérateur avait vu son nombre d’employés chuter de manière vertigineuse.

Cette fois-ci, c’est encore une fois Les Jours qui publie un nouveau reportage dénonçant des pratiques managériales abusives au sein de SFR. Le média raconte ainsi l’histoire d’une employée en boutique ayant aidé, en juillet dernier, un client à annuler son contrat auprès de l’opérateur en lui fournissant, entre autres, l’adresse à laquelle il pouvait envoyer un courrier de résiliation. Rien de bien anormal sur le papier jusqu’ici.

Faux clients

Or, la semaine dernière, cette même employée a été mise à pied après avoir reçu une lettre d’entretien préalable. La cause de cette sanction ? Elle a été surprise en train d’aider un client à résilier son contrat. En effet, d’après Les Jours, ledit client souhaitant mettre un terme à son abonnement était en réalité un autre salarié de SFR chargé de vérifier si les vendeurs faisaient un bon travail.

L’enquête révèle que plusieurs vendeurs se sont retrouvés dans cette situation et ont reçu un courrier similaire. Cette semaine, au moins deux entretiens auraient eu lieu. Les Jours précise que ses informations sont corroborées par celle de différents syndicats ainsi que par le Comité Spécial d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail au sein de l’entreprise (CHSCT, ces comités n’existent plus depuis la réforme du Code du travail).

... https://www.frandroid.com/telecom/54182 ... -licencies
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