Attentats et « état d’urgence »

Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 03 Déc 2015, 18:58

Répression
Vivre sous l’état d’urgence : le récit des assignés à résidence et des « interdits d’Île-de-France »
Vingt-quatre militants écologistes ont été assignés à résidence en France, dont six à Rennes. Des assignations à résidence qui touchent aussi de nombreux musulmans. Obligés de pointer au commissariat à 9h, 14h et 19h, ils ne peuvent plus étudier, aller travailler, voire même emmener leurs enfants à l’école. Quant à sortir le soir ou fréquenter les terrasses de café, n’en parlons même pas quand l’Etat vous interdit de sortir de chez vous entre 20h et 6h. Témoignages.
... http://www.bastamag.net/Vivre-sous-l-et ... -interdits


Paris, 29 novembre : un autre récit des événements
C’est l’envers du décor de la Cop21. Les images de la répression de la place de la République, le 29 novembre à Paris, ont fait le tour du monde. Après l’indignation initiale contre les « casseurs », le vent a tourné, les preuves sont tombées, et une partie de l’opinion a bien compris de quel côté était la violence. Il était temps qu’Alternative libertaire publie un récit collectif des événements. Le voici.
... http://alternativelibertaire.org/?Paris ... utre-recit


Attentats : Après le sang et les larmes, les solidarités
Les attentats de Paris, ont suscité une immense vague d’émotion et ont plongé la société dans la peur. Pour aller de l’avant, il est nécessaire de ne pas céder aux sirènes du militarisme et du sécuritaire mais plutôt de retisser des liens et de défendre les solidarités malgré la répression.
... http://alternativelibertaire.org/?Atten ... ang-et-les


APPEL DES 133 pour la levée de l’état d’urgence
Pour la levée de l’état d’urgence

Après les assassinats barbares commis à Paris le 13 novembre, François Hollande et le gouvernement de Manuel Valls ont décidé « l’état d’urgence », présenté par les sommets de l’Etat comme la réponse à la terreur, à la peur et au désarroi répandus dans le pays, comme la mesure adaptée « pour combattre les terroristes » et « protéger les Français », comme condition de « la sécurité, la première des libertés ».

A leur demande, les 19 et 20 novembre, l’Assemblée nationale puis le Sénat, ont à l’unanimité des groupes politiques qui la composent (à l’exception de six députés qui ont voté contre et une abstention ; et l’abstention de douze sénateurs) ont voté la prolongation de l’état d’urgence et aggravé les dispositions liberticides de la loi de 1955 qui date de la guerre d’Algérie.

Avec l’état d’urgence, ce sont, en réalité, les libertés de tous qui se trouvent dangereusement restreintes et menacées.

Ainsi :

Tout individu peut être suspecté en fonction « de son comportement ». « L’assignation à résidence » — l’interdiction d’aller et venir, de se déplacer librement — ne « doit pas viser uniquement les activités dangereuses avérées », mais aussi « les menaces fondées sur des présomptions sérieuses ». Les « perquisitions administratives » deviennent la règle et relèvent de la décision des préfets, représentants directs du gouvernement, en dehors de tout cadre judiciaire. La place du pouvoir judiciaire comme garantie des libertés est bafouée. La mise sous contrôle d’Internet doit permettre au ministre de l’Intérieur de « prendre toute mesure pour assurer l’interruption de tout service de communication en ligne ». Menace contre les libertés individuelles, l’état d’urgence aboutit à un renforcement considérable du caractère autoritaire de la Ve République.

Mais ce sont aussi les moyens d’action, d’organisation, d’expression, sur le terrain social et politique – qui concernent syndicats, partis, associations – qui sont remis en question.

Ainsi :

Le pouvoir se réserve le droit d’interdire tout rassemblement sur la voie publique, ou toute manifestation pour « raison de sécurité ». La loi prévoit la possibilité de « dissoudre les associations ou groupements de fait qui participent, facilitent ou incitent à la commission d’actes portant une atteinte grave à l’ordre public ». Les notions introduites dans la loi — « comportement », « trouble à l’ordre public », « raison de sécurité », « atteintes graves à l’ordre public » — permettent les interprétations les plus extensives et présentent le risque de mettre en cause très largement tout un chacun.

Sous couvert de combattre « le terrorisme », l’état d’urgence fait peser un danger sérieux sur nos libertés démocratiques, individuelles, sociales et politiques et sur la démocratie.

En conséquence, nous, signataires de cet appel, en appelons à tous nos concitoyens pour exiger, au nom de la liberté, de la démocratie, de la République, la levée immédiate de l’état d’urgence.

Pour tout contact :

Jacques Cotta, tel. 06 19 84 80 60

Maurice Stobnicer, 06 87 87 95 02

Mail : appel-levee-etat-urgence H3V orange.fr

Les 333 premiers signataires :

Nadia AÏT-AMER-COURGEAU, fonctionnaire territoriale, syndicaliste (94) ; Jean-Pierre ALLIOT, journaliste (75) ; Pouria AMIRSHAHI, député des français de l’étranger ; Xavier AMOR, syndicaliste (93) ; Caroline ANDREANI, attachée territoriale (93) ; Elyane ARANA, retraitée (64) ; Jean-Michel ARBERET, adjoint au maire (94) ; Jean-François ARNOUD, retraité (94) ; Isabelle ATTARD, députée du Calvados, a voté contre l’état d’urgence (14) ; Violette AUBERGER, conseillère départementale (42) ; Jacques AURIGNY, syndicaliste Education nationale (75) ; Jean-Paul AUXEMERY, écrivain, traducteur (21) ; Pascal AVILA, syndicaliste (57) ; Michel BARBE, agrégé d’histoire-géographie, syndicaliste libre-penseur (13) ; Alain BAROUILLET, agent en inactivité de service EDF-GDF (65) ; Dorothée BARREAU, enseignant (92) ; Jean-Pierre BARROIS, maître de conférence retraité (94) ; Jean BARTHOLIN, conseiller départemental (42) ; Ghislaine BAUDIN, laborantine, syndicaliste (59) ; Patrick BAUDOUIN, avocat, président d’honneur de la FIDH (fédération internationale des ligues des droits de l’homme) (75) ; Laurent BAUSSIER, enseignant, responsable syndical (27) ; Sylvie BAUSSIER, auteur (27) ; Tristan BEAL, professeur des écoles, syndicaliste (92) ; Emmanuelle BEAUDOIN, auto-entrepreneur, militante associative (91) ; Sylvie BÉGOIN, professeure agrégée de mathématiques (6) ; Guy BEGUERIE, syndicaliste (94) ; Faouzia BELHACHEMI, maitre de conférences (77) ; Saïda BENAYAD, enseignante (92) ; Esther BENBASSA, sénatrice (94) ; Luc BENIZEAU, directeur d’école, syndicaliste (94) ; Karim BENMEDJEBER, syndicaliste (57) ; Guy BERNARD, agent de surveillance, syndicaliste (75) ; Arno BERTINA, écrivain (21) ; Olivier BESANCENOT, postier (75) ; Jean-Gilles BESLES, retraité de l’Education nationale (89) ; Julien BESSEDJERARI, fonctionnaire territorial, conseiller municipal (54) ; Daniel BONDIS, ouvrier (91) ; Jean BONNET (93) ; René BOUCHAIB, syndicaliste (94) ; Denis BOUCHARINC, avocat (31) ; Hugo BOUCHER, étudiant en information et communication ISIC Bordeaux (33) ; Pierre-Yves BOUDER, formateur pour adultes - graphiste, adjoint au maire (95) ; Martine BOUDET, professeure agrégée de Lettres Modernes, militante associative (31) ; Christian BOUGET, syndicaliste postier (42) ; Jean-Michel BOULME, adjoint au maire (01) ; Sylvain BOULME, enseignant-chercheur (38) ; Olivier BOUR, professeur de philosophie (88) ; Antoine BOURGE, professeur d’anglais (27) ; Dominique BOUVERET, militant laïque (01) ; Jean-claude BOUVIER, magistrat (75) ; Cécile BRANDELY, avocat (31) ; Ann BRETON DES LOYS, assistante vétérinaire (22) ; Christine BRIANT-BAZIN, directrice d’école, syndicaliste (94) ; José BRUNED, enseignant (29) ; Emmanuel CABO, syndicaliste hospitalier (75) ; Bruno CAMMAN, professeur des écoles, syndicaliste (11) ; Thérèse-Marie CARDON, professeure d’arts plastiques, syndicaliste (59) ; Bernard CARREZ, syndicaliste (94) ; Didier CARREZ, enseignant, adjoint au maire (59) ; Florian CARREZ, chef d’entreprise, (69) ; Jean-Pierre CASSARD, professeur d’histoire-géographie, syndicaliste (88) ; Aude CATALA, avocat (75) ; Martial CAVATZ, doctorant, chargé de cours en histoire contemporaine (25) ; Dominique CERF, artiste (21) ; Brigit CERVEAUX, enseignante (94) ; Alexis CHARANSONNET, maître de conférence, histoire médiévale (92) ; Julie CHARMOILLAUX, archéologue, syndicaliste (63) ; Dominique CHARPENTIER, infirmière, syndicaliste (64) ; Francis CHARPENTIER, travailleur social retraité, syndicaliste (64) ; Mathieu CHAVANNE, avocat, secrétaire de la conférence (75) ; Alain CHICOUARD, retraité de l’éducation nationale (89) ; Pierre-Yves CHIRON, magasinier, syndicaliste (75) ; Gérard CLEMENT, enseignant retraité (13) ; Renée CLEMENT, enseignante retraitée (13) ; Marie-José CLOISEAU, retraitée, (77) ; Manon COLEOU, étudiante (78) ; Denis COLLIN, professeur de Philosophie, responsable Université Populaire (27) ; Philippe COLLIN, syndicaliste paysan (89) ; Yvan COLLIN, chef de rayon librairie (27) ; Pierre COMBELLES, médecin ORL (65) ; Antoine COMTE, avocat, (75) ; Katel CORDUANT, attachée territoriale, syndicaliste (75) ; Françoise COTTA, avocat (75) ; Jacques COTTA, journaliste-réalisateur (75) ; Magali COTTA, musicienne (75) ; Thibaud COTTA, avocat (75) ; Vanessa COULOUMY, avocate au barreau de Paris (75) ; Annick COUPÉ, syndicaliste (75) ; Thomas COUTROT, militant associatif (75) ; Laurent CRIQUET, agent d’accueil, syndicaliste (27) ; Jacquie CROS, employée retraitée, syndicaliste (34) ; Jean-Paul CROS, ancien directeur d’école, syndicaliste (34) ; Marcel CULLUS, retraité (27) ; Laurent DAMON, médecin (69) ; Quentin DAUPHINE, enseignant, syndicaliste (78) ; Lucie DAVY, avocate au barreau de Lyon (69) ; Christophe DEGENNES, en invalidité suite handicap (75) ; Ada DEGERT, salariée précaire, syndicaliste (64) ; Alain DEGERT, professeur retraité, militant associatif (64) ; Christian DELARUE ; Jean DELARUE, conseiller municipal (78) ; Olivier DELBELKE, syndicaliste (94) ; Michel DELÉAN, journaliste (75) ; Hugo DELHOUME, avocat (75) ; Daniel DELREZ, avocat (57) ; Patrice DERAMAIX, bibliothécaire, (Belgique) ; Elisabeth DES, médecin pneumologue allergologue (31) ; Guy DESALASE, conseiller municipal (34) ; Eric DESRUES, logisticien, syndicaliste (18) ; Jean-Marc DEVAUCHELLE, aide-soignant, secrétaire général d’un syndicat de l’AP-HP (75) ; Emmanuel DOCKES, professeur de droit à Paris X, (75) ; Serge DOMBROWSKI, militant politique (95) ; Olivier DORIANE (75) ; François DOUSSAUT, militant syndical (65) ; Marine DROUHET, assistante de réalisation (75) ; Pascal DRUEZ, militant syndical (75) ; Jean DUBESSY, directeur de recherche au CNRS, syndicaliste, militant laïque (54) ; Daniel DUBOIS, enseignant, adjoint au maire (59) ; Patricia DUCROT, employée, syndicaliste (91) ; Robert DUCROT, technicien, syndicaliste (91) ; Christian DUFFY, syndicaliste (75) ; Isabelle DURAND, épicerie indépendante (29) ; Alain DUSSERT, retraité de l’informatique (37) ; Georges DUSSERT PEYDABAY, retraité, militant associatif défense des services publics (65) ; Rémi DUTEIL, syndicaliste (49) ; Emmanuel ESPINASSE, artiste, citoyen (27) ; Christian ETELIN, avocat, (31) ; Hervé FARCY, retraité, syndicaliste (80) ; Isabelle FAUGERAS, militante associative (75) ; Philippe FEFEVRE, journaliste (94) ; Gérard FÉRET, militant politique (27) ; Franck FISCHBACH, philosophe (67) ; Nicole FLORENCE, militante politique (94) ; Olivier FOKS, avocat (75) ; Patrice FORTIER (27) ; Isabelle FOUCHER, archiviste, syndicaliste (75) ; Maurice FRECHURET, historien d’art (21) ; Marie-Pierre FRONDZIAK, professeur de Philosophie, responsable Université populaire, syndicaliste (27) ; Jean-François GARCIA, éditeur indépendant, militant (02) ; Mikaël GARDENT, ingénieur EDF, syndicaliste (92) ; Fanny GARNIER, professeur des écoles (75) ; Samuel GARNIER, enseignant, syndicaliste (21) ; Jean-Philippe GARRIC, professeur à l’université Paris I panthéon sorbonne, architecture Histoire et Civilisation (75) ; Raquel GARRIDO, avocate à la Cour (75) ; Hubert GAUTHIER, agent de maîtrise, syndicaliste (95) ; Dominique GERIN, conservatrice honoraire des bibliothèques (34) ; Bernard GERMAIN, cadre supérieur (22) ; Roland GIACOBAZZI, retraité de la sidérurgie, conseiller municipal (57) ; Denis GIACUZZI, syndicaliste métallurgie (54) ; Dominique GILBERT, travailleur social, syndicaliste (64) ; Lydie GIMENEZ, militante laïque (01) ; Pascale GIRARD, maître de conférence en histoire UPEM (93) ; Jean-Christophe GIRAUD, avocat (69) ; Liliane GIRAUDON, écrivaine (21) ; Daniel GLUCKSTEIN (93) ; Serge GODEFROY, syndicaliste (78) ; Anthony GONNER, informaticien (75) ; Christian GOURDET, ouvrier du livre (95) ; Gisèle GRAMMARE, professeure émérite université Paris I-Panthéon-Sorbonne, (75) ; Pierre GRAND, agent de la fonction publique, syndicaliste (93) ; Pascale GRANDE (42) ; Michela GRIBINSKI, professeur, agrégée des lettres (75) ; Jean GRIMAL, enseignant, syndicaliste (92) ; Céline GRIMAUD, coordinatrice dans une maison de quartier (75) ; Laurent GRISEL, écrivain (89) ; Dominique GROS, universitaire (21) ; Antoine GROUHEL, cadre laboratoire pharmaceutique (86) ; Francis GUERLIN, retraité de l’EN, conseiller municipal (66) ; Samira GUERROUMI, sage-femme, militante associative (94) ; Julie GUILLARME, avocat, (75) ; Patrice GUILLAUME, cadre supérieur retraité, président d’association mémorielle (93) ; Sébastien HAMEL, animateur (fonction publique territoriale) (76) ; Eric HAMRAOUI, enseignant-chercheur (75) ; Eric HAZAN, editeur, (75) ; Marc HEBERT, syndicaliste (29) ; Yannick HENRIO, doctorant en sociologie - magasinier bibliothèque, militant syndical et associatif (95) ; Catherine HERSBERG, écrivain (75) ; André ICARD, avocat au barreau du Val-de-Marne (94) ; Angelo INGARAO (01) ; Evelyne INGARAO (01) ; Elisabeth INSALACO, juriste (69) ; Marc JAMMET, conseiller municipal (78) ; Nathalie JAUDEL, psychanalyste (75) ; Alain JOLIVET, retraité (91) ; Michel JOLY, libre-penseur (27) ; Laurent JOSEPH, syndicaliste (75) ; Marion JOURNET, chargée de marketing évènementiel, (75) ; Mickaël JOUTEUX, enseignant, syndicaliste (69) ; Gérard JUGANT, retraité (13) ; Jean-Jacques KARMAN, élu (93) ; Christel KEISER, conseillère municipale (93) ; Azadeh KIAN, professeure des universités, Université Paris Diderot en Sciences sociales, (75) ; Panthéa KIAN, consultante en informatique (33) ; Sylvère LABIS, retraité BTP (89) ; Marc LAGIER, médecin hospitalier (37) ; Sylvie LAUFFENBURGER, conseillère municipale (78) ; Guénaël LE GRAS, retraité (56) ; Pierre LE PILLOUËR, écrivain (21) ; Morgan LE TUAL, professeur des écoles (75) ; Christelle LECLERC, fonctionnaire, syndicaliste (93) ; Jean-Michel LECOMTE, professeur de mathématiques retraité, responsable syndical (27) ; Eric LECOURTOIS, syndicaliste (22) ; Jérôme LEFAURE, agent de sécurité, syndicaliste (21) ; Jack LEFEBVRE, enseignant, syndicaliste (78) ; Jean-claude LEFORT, député Honoraire (94) ; Apollinaire LEGROS-GIMBERT, avocat (31) ; Bernard LEMPEREUR, syndicaliste (75) ; Aude LEQUERRE, avocat (94) ; Jean-Marc LEVY-LEBLOND, professeur émérite de l’université de Nice (06) ; M. LOCATELLI, avocat (27) ; Fred LOSA, enseignant, syndicaliste (34) ; Eric MACKWITZ, cadre socio-éducatif, syndicaliste (974) ; Hélène MAGDELONNETTE, sans-emploi (75) ; David MAHEU, avocat (75) ; Pierre-Marie MAILLARD, chef de projet (75) ; Rémi MAILLARD, journaliste (75) ; Tristan MALLE, journaliste (75) ; Noel MAMÈRE, député de la gironde, (33) ; Philippe MARCELE, dessinateur, universitaire (35) ; Mathieu MARCHAL, enseignant (34) ; Denis MARCHAND, formateur (35) ; Jacqueline MARCUCCILLI, conseillère municipale (42) ; Evelyne MARIANI, psychologue (06) ; Jean-Jacques MARIE, historien (75) ; Jean MARKUN, militant syndicaliste mines de fer de Lorraine (57) ; Claude MARTIN, militant associatif (65) ; Dominique MARTIN, enseignant, syndicaliste (78) ; Richard MARTIN, directeur de théâtre (13) ; Stéphane MARTIN, agent territorial, syndicaliste (84) ; Françoise MARTRES, magistrat, présidente d’un syndicat de la magistrature (75) ; Bernard MARX, économiste (92) ; Danielle MARX, cadre à la retraite (92) ; Lucie MARZAQ, ingénieur d’études, syndicaliste (57) ; Françoise MATHIAS, retraitée, (93) ; Isabelle MATHIEU, ingénieur de recherche (21) ; Caroline MECARY, avocate (75) ; Victoria MELGAR (87) ; Alain MEURANT, syndicaliste (93) ; Christophe MIQUEU, philosophe (33) ; Annick MONOT, psychanalyste (56) ; François MORIER, technicien vidéo audio, cadre spécialisé (77) ; Salim MOUNIR ALAOUI, ingénieur (92) ; Mickaël MUSQ, agent SNCF, syndicaliste et conseiller municipal (54) ; Baba NABE, fonctionnaire, élu municipal (94) ; Gisèle NADAUD, retraitée EDF (91) ; David NADAUD, en situation de handicap (91) ; Laurent NARDI, conseiller municipal (74) ; José NAVARRO, militant syndical (65) ; Pierre NEHORAI, avocat au barreau de Paris (75) ; Nadette NEVIÈRE, magasinier des bibliothèques (06) ; Annie NISSOU, psychologue (06) ; Bruno NISSOU, facteur, (06) ; Bernard NOËL, écrivain (21) ; Michèle OLLER, libre-penseuse (83) ; Robert OLLER, libre-penseur (83) ; Franck OSLE, technicien, militant associatif, syndicaliste (77) ; Stéphan OUALLI, avocat (75) ; Reza PAINCHAN, syndicaliste (93) ; Andrée PALOL, retraitée finances publiques (66) ; Christelle PAPIN, employée adminisitrative (78) ; Caroline PARIS, avocate au barreau de Lyon (69) ; Michel PAROLINI, conseiller principal d’éducation militant, associatif (18) ; Alexandre PARRA-BRUGUIERE, avocat (31) ; Claude PATRIAT, professeur émérite, science politique (21) ; Olivier PAUTONNIER, hospitalier, syndicaliste (38) ; Antonio PEREIRA-NUNES, retraité (27) ; Denis PERICHON, agent collectivité territoriale (21) ; Michel PETREQUIN, syndicaliste enseignement (34) ; Daniel PETRI, cheminot, militant associatif (94) ; Patrice PEVERI, maître de conférences en histoire, université Paris VIII (93) ; Pierre PHILIPPE, agent de la fonction publique (75) ; Raphaelle PIA, artiste peintre (75) ; Patrick PICARD, agent EDF, syndicaliste (75) ; Catherine PIERRARD, sage-femme (64) ; Pierre PILARD, manutentionnaire, syndicaliste (91) ; Marie-Hélène PIN, militante laïque (01) ; Jean-Louis PIROLLET, électricien, syndicaliste (01) ; Eric PLOUVIER, avocat (75) ; Yves POEY, directeur d’école (77) ; Giuseppe PONTURO, chef décorateur (94) ; Johanne POULET, responsable de la communication (93) ; Alain POUPARD, syndicaliste (95) ; Vincent PRÉSUMEY, professeur d’histoire, militant politique et syndicaliste (03) ; Christian PRIGENT, écrivain (21) ; Nathalie QUINTANE, écrivain (21) ; Jean-Paul RAFIER, syndicaliste (74) ; Maurice RAJSFUS, historien, écrivain (94) ; Sophie REY GASCON, avocat, secrétaire de la conférence (75) ; Manuela RIBEIRO, enseignante, conseillère départementale (54) ; Jean-Pierre RICHAUDEAU, responsable associatif (74) ; Mathieu ROBERT, Journaliste (75) ; Anne-Marie ROCHON, ancienne élue municipale, candidate aux dernières législatives (78) ; Cécile ROUBIN, musicienne (92) ; Rose May ROUSSEAU, syndicaliste hospitalière (75) ; Hélène RUBINSTEIN CARRERA, avocate honoraire (75) ; Gérard SCHIVARDI, maire (11) ; Nicole SCHMIDT, retraitée (91) ; Arsène SCHMITT, syndicaliste travailleurs frontaliers (54) ; Daniel SCHWARZ, enseignant, syndicaliste (34) ; Selma SENOUNE, étudiante en physique (91) ; Jénofa SERBIELLE, chômeuse, militante associative (64) ; Martine SICARD, artiste plasticienne et traductrice (6) ; Josette SOLIVA, professeur des écoles (34) ; Philippe SOULAS, dessinateur de presse et d’humour (75) ; Camille SOULEIL-BALDUCCI, avocat (75) ; Michel STANSAL, avocat (75) ; Jean-Marc STEVAN, retraité, militant associatif (17) ; Maurice STOBNICER, professeur agrégé, syndicaliste (93) ; Daniel STOLLA, gynécologue-obstétricien (13) ; Wladimir SUSANJ, fonctionnaire, syndicaliste (75) ; Christian TAILLANDIER, citoyen (35) ; Eric TAILLANDIER, professeur de Musique, militant pour la défense des services publics (45) ; Anna TARGE, retraitée (42) ; Maurice TARGE, retraité (42) ; Antoine THEROND, Instituteur, (06) ; Olivier TOMNET, métallurgie, syndicaliste (92) ; Pierre TRIBOUILLARD, hospitalier, syndicaliste (13) ; Cathy VAN BALLAER, agent de production, militante politique et syndicaliste (93) ; Juliette VANDER PLAETSE, étudiante en médecine (76) ; Mathieu VANDER PLAETSE, élève-ingénieur (91) ; Pierre VANDEVOORDE, enseignant, militant politique (27) ; Bernard VASSEUR, philosophe (93) ; Sylvie VASSEUR, professeur des écoles (93) ; Olivier VAVON, syndicaliste (58) ; François VAZARD, (27) ; Louis VENTURA, enseignant certifié (34) ; Françoise VILLARD, retraitée de l’enseignement (25) ; Michel VILLEREY, retraité de l’Éducation Nationale, libre-penseur (89) ; Jean VINCENT, libre-penseur (38) ; Michèle VINCENT, médecin ophtalmologiste, syndicaliste (39) ; Benoît VISTE, comédien (60) ; Serge VRAY, maire (42) ; Charles YVETOT, chômeur, militant anti-raciste (64).

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Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 04 Déc 2015, 16:27

« Pas question d’avocat, ici, c’est moi qui commande. » Témoignages de gardes à vue en état d’urgence
Reporterre publie deux témoignages de manifestants arrêtés dimanche après-midi, place de la République, à Paris, et placés en garde à vue.
... http://www.reporterre.net/Pas-question- ... s-a-vue-en

« Y a plus de caméras, ferme ta gueule sinon je vais te saigner comme un cochon »
Plusieurs centaines de personnes ont bravé l’interdiction de manifester pour le climat le 29 novembre à Paris. Rapidement, des affrontements éclatent entre forces de l’ordre et quelques jeunes « en mode black block ». « De nombreux manifestants, clowns, jeunes, vieux, hommes, femmes, leur crient d’arrêter en allant jusqu’à s’interposer entre eux et les flics, mais ils se font gazer au spray à poivre, matraquer et embarquer », témoigne Sarah*, qui avait choisi de manifester pacifiquement. Elle fait partie des 317 personnes placées en garde à vue ce jour là. Récit.
... http://www.bastamag.net/Manifestation-d ... a-violence

Attentats : le très large spectre de l'état d'urgence
Le dispositif exceptionnel de sécurité mis en place après les attentats ne sert pas qu'à la lutte antijihad.
Prévention du terrorisme, mais aussi lutte contre la criminalité et anticipation des violences en marge des manifestations sur le changement climatique : le champ de l'état d'urgence s'élargit. Il touche désormais des militants d'extrême gauche, soupçonnés par les services de renseignement de vouloir perturber la COP21. Vingt-six d'entre eux — dont une jeune femme encore incarcérée — sont assignés à résidence. Une situation inenvisageable hier encore.
... http://www.leparisien.fr/faits-divers/a ... 329167.php

Infos sur la répression après la manif de dimanche contre la COP21
Voici les informations dont nous avons connaissance vendredi matin.
Communiqué du collectif de soutien aux manifestants interpelés.
... https://paris-luttes.info/infos-sur-la- ... es-la-4394

Des militants arrêtés pour avoir tenté d’accrocher des banderoles pour la justice climatique et contre le nucléaire
Le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime sa solidarité avec les quatre militants français et allemands arrêtés ce matin lors d’une action artiviste à La Défense, alors qu’ils s’apprêtaient à accrocher sur la grande arche des banderoles portant les messages "System Change, not climate change !" et "Don’t nuke the climate". Avant d’être interpellés, ils ont eu le temps de déployer un drapeau "Stop EPR".
... http://www.sortirdunucleaire.org/Des-mi ... ir-tente-d


Clichy, 16h ce vendredi 4 décembre
Appel pour toutes celles et ceux qui ont été arrêté’es, en garde à vue, ou qui ont vécu la répression depuis le début de la COP 21, à se retrouver, pour en parler, pour évacuer, pour créer autour de ces expériences.
Ne restons pas dans l’impuissance et seul’es.
... https://paris-luttes.info/enfermes-humi ... es-on-4405

Nantes, 18h ce vendredi 4 décembre
Contre l’Etat d’Urgence et la COP 21 : toutes et tous dans la rue !
http://brest.mediaslibres.org/spip.php?article199

Rennes
État d’urgence, bombardements et stigmatisations
Le collectif CARPES a décidé de réagir a l actualité et, a l’heure ou les interdictions de manifester, les perquisitions et les assignations a résidence pleuvent, nous vous proposons de reprendre paroles, débats, analyses, et critiques de ce qui se passe. En espérant que la contestation réussira au plus vite a reprendre la rue, nous vous invitons donc a trois autoformations, deux préparées depuis longtemps et tout de même en lien avec l actualité et une grande autoformation pour parler directement de ce qui se passe.
Programme : http://rennes-info.org/Etat-d-urgence-bombardements-et
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Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede abel chemoul » 04 Déc 2015, 23:26

pas grand chose à voir avec le titre du topic mais qui illustre ce que je disais à Berckman, comme quoi il ne faut pas forcément se fier qu'au discours d'une idéologie mais plutot analyser les pratiques, le contexte, etc.
le discours de l'EI qui serait "nationaliste révolutionnaire" dans sa vision de l'Oumma selon les critères de Berckman n'est qu'un discours. Dans les faits, on reste dans les pratiques tribales et ethniques classiques de ces régions du monde, loin du principe universaliste de l'Oumma. Un article sur les combattants non-arabes sous-valorisés et discriminés:
http://www.lopinion.fr/edition/internat ... ique-91368
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Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 05 Déc 2015, 16:06

État d'urgence : la police attaque une manifestation à Nantes

Une manifestation « contre l'État d'Urgence et la COP 21 » était organisée vendredi 4 décembre au soir à Nantes. Il s'agissait avant tout de ne pas abandonner la rue après l'interdiction de la manifestation parisienne, et de protester contre les assignations à résidences de militants et les perquisitions administratives qui ciblent ouvertement des personnes de confession musulmane. Le rassemblement devait également permettre un temps d'échange, afin de rompre l'isolement et la peur.

Peu après 18H, le petit rassemblement prend forme, une banderole « ni COP 21 ni État d'Urgence, Résistance » est déployée. Quelques prises de paroles se succèdent, pour faire le point sur le climat sécuritaire actuel. La police n'est pas visible, l'ambiance est calme.

Autour de 18H45, le petit cortège d'environ 150 personnes s'élance en craquant quelques fumigènes. Des gens de tous âges sont présents dans la manifestation. Pour certains, c'est la première manif. Les visages ne sont pas masqués, l'ambiance n'est clairement pas à l'offensive, ni au conflit. Le slogan « État d'Urgence, État policier, ils ne nous enlèveront pas, le droit de manifester » est repris en cœur.

Au bout d'une centaine de mètre à peine, le cortège croise une voiture et des motos de la police municipale. Suit un échange confus. Les flics municipaux font très vite et massivement usage de bombonnes de gaz lacrymogènes et de matraque sur une partie des manifestants.

La scène qui suit est ahurissante. C'est un véritable déchainement de violences policières. Tout se passe en moins de 5 minutes.

... https://nantes.indymedia.org/articles/32590
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Communiqué de l'Organisation Anarchiste (OA)

Messagede IAL_Grenoble » 05 Déc 2015, 21:57

Massacres … et Etat d’urgence !

Des massacres odieux…
Deux semaines après de nouveaux massacres commis par des religieux fanatiques, passé le choc de l’émotion, de l'indignation devant l'ignoble barbarie, le temps est maintenant à l’expression. De tels actes n’ont évidemment aucune justification, quelle qu’elle soit. Certain-e-s pourront trouver des explications ou des motivations implicites d’ordres divers ; c’est une fois de plus par cécité, par manque d’assurance, voire de fermeté politique conduisant inévitablement à des positionnements chaotiques.

Des causes bien réelles…
Les raisons profondes de tels actes se nourrissent effectivement d’un certain nombre de causes facilement décelables pour le commun des mortels. Citons ici, sans les hiérarchiser, les « systèmes iniques », lesquels sans exception aucune s’établissent sur ce que nous nommons DOMINATION. La vie des Humains est ainsi encadrée par le capitalisme, l’affairisme, les religions, les nationalismes, les Gouvernants etc. Le nationalisme, lequel à côté d’un attachement naturel au lieu de naissance, au mode d'existence, à une façon particulière de parler et d'agir, se réfère par-dessus tout à sa capacité à produire des groupes, des classes sociales et les hiérarchies qui s’y rattachent... Le nationalisme, à la racine, est destructeur et réactionnaire. C’est un produit de l'action de l'Etat et des élites dirigeantes. L'évolution sociale des peuples ne peut pas être coincée dans d'étroites frontières restreintes, celles de l'Etat Nation sans nuire aux individus qui y « survivent ».
Les frontières qui nous séparent, nous divisent, nous
opposent. Le recours aux conflits entre nations, à la guerre, devient alors très souvent - trop souvent - une conséquence devant laquelle les dirigeants ne reculent pas. Ils n’hésitent pas à s’y engager. Il faut préciser du reste qu’en réalité ils n’hésitent pas à engager leurs peuples. Les guerres sont source de mort, de souffrance, d’exil. Au final, des territoires et des pays peuvent changer de mains, mais des potentats remplacent d’autres potentats et les peules restent opprimés comme ils l’étaient auparavant. Seuls les drapeaux et les dirigeants changent mais les systèmes, les conditions sociales iniques et les hiérarchies subsistent !
Le capitalisme poursuit son œuvre destructrice de la vie humaine en privilégiant ses intérêts propres. Les capitalistes, quelle que soit leur nationalité, poursuivent un même et unique but : faire des affaires s’enrichir au détriment des classes exploitées… Le commerce des armes, les conflits et les guerres qui l’alimentent n’ont jamais été des obstacles à l’attitude d’une inhumaine inconséquence du capitalisme. Ainsi, les capitalistes peuvent s’y vautrer sans aucune espèce de retenue.
Les conséquences… Ce n’est pas leur affaire !
Les religions, toutes les religions, ont été pourvoyeuses de conflits, de guerres internes et/ou extérieures et, par le biais des dogmes et injonctions qu’elles véhiculent, se sont souvent sinon toujours posées comme des justifications aux actes les plus barbares auxquels les peuples ont été confrontés. C’est une évidence qu’il est
difficile de mettre en doute, les religions sont encore aujourd’hui des obstacles à la prise de conscience des individus de l’état social, de l’état économique, de l’état culturel dans lesquels ils se trouvent plongés.
Aucune espèce de projets de vie, sinon un ascétisme et la "promesse d’un au-delà paradisiaque", un paradis pour après… et encore à la condition d’avoir été "un bon croyant". Difficile dès lors qu’il y a à la fois choix et encombrement. Chacun nous raconte sans sourciller qu’il y a un seul Dieu, un seul prophète, et pour chacun d’eux un guide particulier …
Les gouvernants enfin nous distillent des discours qui tendent en premier lieu à dédouaner les uns et les autres des responsabilités bien réelles qui sont les leurs.
En premier lieu ils dénoncent les actes barbares qui sont perpétrés et s’empressent de signaler que les acteurs de tels massacres sont des "terroristes", des individus "qui se servent de la religion", "des ignares, individus primaires et sans conscience" écartant ainsi toute attache avec un des fondements de la Domination : le recours au religieux.
Ils n’évoquent pas les conséquences des conflits et des guerres et même s’emploient à intensifier leur participation aux actes guerriers, aujourd’hui en Irak et en Syrie, en bombardant des populations civiles, même si ces dernières ne sont pas "les cibles".
Ils parlent d’unité nationale… Ils font chanter la marseillaise… Et ils agitent les trois couleurs…
Le fascisme rampant, dans une telle situation, peut faire son miel et les apprentis autoritaires et fascisants ne s’en privent pas !

Etat d’urgence… Urgences d’Etat
Les gouvernants finissent par tisser le maillage sécuritaire déjà existant, destiné nous disent-ils à éviter toute tentation terroriste… Contrôles aux frontières renforcés… Présence policière et militaire décuplée… Sécuritaire partout… Arsenal de lois liberticides qui s’enchevêtrent et qui font d’un pays, d’un continent, un vaste camp de surveillance, sinon une prison.
L’Etat d’urgence, après une période initiale de 15 jours s’est vu porté à 3 mois par un vote quasi unanime des représentants de l’Assemblée nationale et du Sénat dans les jours qui ont suivi les attentats… Des perquisitions par centaines, des assignations à résidence par dizaines, l'interdiction de rassemblements et de manifestations sans autre forme de procès s'installent dans le paysage de la dite République. La raison invoquée par les élus et le gouvernement pour justifier ce qui constitue une mise entre parenthèses
du "droit" au profit de l'arbitraire administratif, c’est la menace terroriste qui pèse sur le pays.
Nous sommes légitimes à nous poser cette question : « Qu'adviendra-t-il dans 3 mois ? » « La menace terroriste aura-t-elle disparu ? » Sûrement pas ! « L'état d'urgence sera-t-il levé ? » On peut penser que non.

Les urgences réelles
Si urgence il y a, c'est bien de dénoncer l'état d'urgence qui vient s'ajouter comme une cerise sur le gâteau de la loi sur le renseignement ou plutôt sur le mille-feuille des lois sécuritaires et liberticides qui s'empilent depuis des années.

Si urgence il y a, c'est bien de défendre nos libertés pour défendre la Liberté avec un grand L :
• Face à la barbarie du fascisme religieux,
• Face à l'incurie des états va-t-en guerre,
• Face à la tyrannie capitaliste,
• Face à la surveillance généralisée.

Ce constat et cette volonté pleins de bon sens et de lucidité doivent conduire à résister aux discours des politiciens de tous bords qui surfent sur la peur encore et toujours. Leur discours est assez simple finalement : restez chez vous, faites ce qu'on vous dira de faire, on s'occupe de tout !
A ce jeu-là les libertés ne valent pas cher et il n'y aura jamais de sécurité pour les citoyen-ne-s que nous sommes.
Nous n’en voulons que pour preuves les interdictions des manifestations et rassemblements de revendications sociales et nous pouvons y ajouter les descentes policières faites chez des militant-e-s zadistes ou les détracteurs de la grande messe de la COP 21.

Et pendant ce temps là, les échanges commerciaux continuent et les profits restent garantis. C’est ainsi que les marchés de Noël, à Paris, à Strasbourg et les soldes ont bien lieu et sont sécurisés. De la même manière que nous condamnons tous les actes barbares et les assassinats aveugles et toutes les violences dirigées contre les populations civiles, nous nous élevons avec la même vigueur contre ces agissements des politiques, lesquels surfant sur de faux prétextes, s’attachent à légitimer des atteintes à nos libertés et font de nous des spectateurs mineurs.

Nous affirmons ici que nous refusons leurs guerres, celles qui engendrent nos morts !

Organisation Anarchiste
Novembre 2015
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Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 06 Déc 2015, 13:38

Tribune
La privation de droits : une leçon d'Etat ?
Venus manifester pacifiquement sur la place de la république, dimanche, des étudiants racontent leur nuit en garde à vue et leur fichage par les policiers.
... http://www.liberation.fr/debats/2015/12 ... at_1418324


Wi-Fi interdit, Tor bloqué, backdoors… les nouvelles idées au gouvernement
Les services du ministère de l'Intérieur envisagent de nombreuses mesures pour renforcer une nouvelle fois la sécurité au détriment des libertés. Coupure obligatoire de tout réseau Wi-Fi ouvert, blocage des réseaux d'anonymisation et fourniture des clés de chiffrement des messageries font partie des pistes soumises à arbitrage.
La liste des mesures envisagées par le gouvernement pour renforcer la sécurité au détriment de la liberté et de la vie privée s’allonge. Alors que le gouvernement envisage déjà de nouvelles lois sécuritaires qui permettraient par exemple de croiser tous les fichiers de données personnelles détenues par l’État, d’obliger à l’installation d’émetteurs GPS sur les voitures louées, d’allonger la durée de conservation des données de connexion ou encore de faciliter le recours aux IMSI-catchers, Le Monde révèle samedi de nouvelles mesures recensées par le ministère de l’Intérieur.
... http://www.numerama.com/politique/13379 ... iJUWtJd.99


Place de la Rep’

Communiqué du Collectif de soutien aux manifestants interpelés pendant la COP 21 sur la manifestation du dimanche 29 novembre.

Le dimanche 29 novembre fera date dans l’histoire de la répression des manifestations. Jamais on n’avait vu autant de personnes embarquées et mises en garde à vue pour cette seule raison qu’elles participaient à une manifestation. Si l’État a annoncé plus de 300 gardes à vue, seulement 4 personnes sont finalement passées en comparution immédiate. Ces gardes à vue, de même que les assignations à résidence qui ont précédé la COP 21 apparaissent donc pour ce qu’elles sont vraiment : des sanctions extra-judiciaires. L’enfermement dans une nasse, les traitements humiliants lors des arrestations par les flics, le parcage pendant des heures dans des bétaillères, la nuit au poste, tout ceci est fait pour intimider et faire payer aux manifestant-e-s leur volonté de s’opposer à la politique et au discours du gouvernement. Il s’agit aussi, bien évidemment, d’alimenter les fichiers de police.

La préfecture a aussi utilisé d’autres sanctions à sa disposition : le placement des étranger-e-s ressortissant-e-s de l’Union Européenne ou de l’espace Schengen en Centre de Rétention Administrative (CRA) sous le prétexte qu’ils et elles troubleraient l’ordre public. Si la majorité des personnes dans ce cas là ont pu ressortir après un passage devant le tribunal administratif, l’une d’entre elles est restée enfermée et a été expulsée aujourd’hui vers la Belgique. Le déroulé rocambolesque de l’audience, loin d’apparaitre comme une irrégularité, reflète le traitement quotidien réservé aux sans-papiers. Alors qu’elle ne parle pas français, elle a été jugée sans interprète et donc sans la possibilité de s’exprimer. Son profil d’ennemi de l’ordre public a été établi à l’aide du seul compte-rendu policier, alors même que les éléments du dossier étaient trop fragiles pour que les flics soient certains que cette personne soit condamnée en comparution immédiate. Cette personne possédait même un billet de retour pour rentrer chez elle, ce qui rend d’autant plus absurde son maintien en rétention avant son expulsion aujourd’hui.

Les audiences de comparution immédiate ont aussi reflété l’acharnement de l’État pour punir celles et ceux qui ont manifesté. Ce dimanche-là, mieux valait ne pas être saisonnier, ou conserver un couteau sur soi pour se nourrir. Plus largement, « l’ambiance générale » de cette manifestation semble être le seul critère pour justifier de ces condamnations, et excuser les innombrables irrégularités lors des interpellations et des gardes à vue. « Ambiance générale » décrite par les procès verbaux des flics qui ont été lu à l’audience, ou encore par les « images que nous avons pu voir » à la télé, selon une des procureurs. On reproche aux quatre prévenu-e-s d’être resté-e-s à République après des sommations de la police que personne n’a jamais entendues, et alors que la place était progressivement bouclée par les barrages des flics. Une manifestante s’est vue reprocher d’avoir refusé de donner son nom et ses empreintes. Elle voulait dénoncer ses conditions d’arrestation. Les flics, ne pouvant la soumettre à leur fichage systématique, ont saisi cette occasion pour la présenter au juge.

Á l’heure actuelle, aucun-e manifestant-e n’est en prison, puisque la seule peine de prison ferme prononcée n’a pas été assortie d’un mandat de dépôt mais le parquet a fait appel de cette décision. Affaire à suivre.

Malgré la tentative pour réprimer les manifestant-e-s, la contestation continue. Le Collectif de soutien aux manifestants interpellés pendant la COP 21 sera joignable en journée par téléphone au 33(0)7.53.39.35.45 et assurera une permanence tous les jours entre 16h et 18h.

https://paris-luttes.info/place-de-la-rep-4443


Rouen ce dimanche 6 décembre (heure passée mais pour info)
VIN CHAUD vs ETAT D'URGENCE en soutien aux inculpés de la manif du 29 novembre à Paris
Nous étions plus de 70 à se retrouver à la Conjuration des Fourneaux ce vendredi 27 pour répondre à la question « Faut-il braver l'état d'urgence ? »
Nous pensons qu'il faut continuer à se rassembler et nous vous invitons à nous rejoindre dimanche matin sur la place Saint-Marc à 10h pour partager un vin chaud en soutien aux inculpés de la manifestation du 29 novembre à Paris.
http://rouen.demosphere.eu/rv/2101

Paris ce dimanche 6 décembre
Nous appelons toutes les bonnes volontés et envies à venir place de la République ce dimanche 6 décembre de 12h à 15h pour prendre part à un grand repas contre la COP et échanger avec toutes et tous sur les questions qui nous taraudent.
... https://paris-luttes.info/eat-the-richs ... rumbs-4440

Avignon ce dimanche 6 décembre
Dimanche 6 décembre 2015 à 14h, place du Palais des Papes, rassemblons-nous contre l’état d’urgence et contre la COP21 !
... https://mars-infos.org/avignon-rassembl ... ntre-l-549
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Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede Pïérô » 07 Déc 2015, 22:48

Les projets de l’exécutif pour rendre permanent l’état d’exception
On en sait un peu plus sur les projets constitutionnel et législatifs du gouvernement. Si une partie de la gauche manifeste de réelles inquiétudes, l’exécutif semble déterminé à aller au bout de la logique sécuritaire.
... http://www.politis.fr/Une-loi-constitut ... 33280.html


France. «La Lepénisation du droit»
Jean-Pierre Dubois, professeur de droit constitutionnel à Paris Sud et président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme (LDH), dénonce une «lepénisation du droit». Il l’a fait lors du journal de 8 heures de France culture, le 4 décembre 2015. Il commentait la proposition de déchéance de la nationalité, étendue à tous les binationaux condamnés pour «actes de terrorisme» et aussi pour «atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation», même les binationaux nés en France. Cette proposition a donc été faite par le président François Hollande lors de son discours au Congrès, le 16 novembre 2015. Voici les propos de Jean-Pierre Dubois sur cette déclaration.
... http://alencontre.org/europe/france/fra ... droit.html


Etat d’urgence, les droits des citoyens devant les mesures prises
Récapitulation des mesures imposées par l’état d’urgence et des droits juridiques des citoyens qui y sont confrontés ou peuvent l’être
... http://www.humanite.fr/etat-durgence-le ... ses-591760



Nimes, samedi 12 décembre

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Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 08 Déc 2015, 13:19

Appel aux 317

Il semble important de ne pas laisser dans l’oubli les 317 arrestations qui ont eu lieu lors de la manifestation du 29 novembre. Pour cela il faut témoigner, se rassembler, se battre et continuer d’alerter et prévenir l’ensemble de la population quant à la réduction de nos libertés.
Réunion le mercredi 9 décembre à 18h au LEA à Clichy

Appel aux 317

Suite à une première rencontre vendredi 4 décembre avec quelques personnes arrêtées par la police et notamment ceux de dimanche 29 novembre à République, il en ressort plusieurs souhaits et éléments.

Nous constatons que les droits des gardés à vue n’ont pas été respectés et que les policiers mettaient la pression sur les manifestants arrêtés pour qu’ils n’appellent pas d’avocats, qu’ils donnent leurs empreintes, etc. L’objectif de filmer, contrôler, ficher et réprimer une grande partie des manifestants est clairement affiché par la pratique des "nasses" (la sortie est impossible sans donner son identité). Des étudiants en droit sont prêts à fédérer les recours en justice contre le fichage et à proposer toutes les démarches juridiques possibles suite à ces gardes à vue (un article à ce sujet sera publié prochainement).

Ensuite, nous nous rendons compte que ce sont les personnes qui ne connaissent pas leurs droits ou qui acceptent de répondre aux questions sur lesquelles la police a mis le plus de pression et s’est permise d’exercer des violences psychologiques. Pouvoir écrire un témoignage, une analyse, un questionnement qui serait publié sur un site internet dédié pourrait permettre à chacun d’évacuer le stress provoqué par cette expérience violente ainsi que de dénoncer les pratiques de la police. Il est urgent de faire comprendre à tous que cet État d’urgence ne doit pas devenir notre quotidien si nous voulons rester libres.

Nous constatons aussi que les personnes qui ont été arrêtées sont un nouveau « public », certes sensible aux questions politiques mais qui ne font pas forcement partie de réseaux militants. C’est toute une partie de la population qui était plutôt épargnée jusque-là et qui n’imaginait pas vivre ce genre de situation jusqu’à ce jour, signe que le contrôle et la répression policière se généralise. Leur témoignage touche donc d’autant plus de personnes qui ne font pas partie de ces réseaux et qu’il est difficile de toucher d’habitude. Il nous semble important d’alerter cette population des risques à venir et de ce qui est le vécu régulier d’un certain nombre d’entre nous. Un projet de vidéo à large diffusion rassemblant des témoignages divers (violences policières, gardes à vue violentes, répression ect) avec des personnes d’autres collectifs et avec une partie prévention sera rapidement réalisé.

Nous lançons un grand appel aux 317 interpellés du dimanche 29 novembre 2015 ainsi qu’à tout ceux qui ont connus la répression pendant les deux semaines de la COP 21 à nous adresser leur témoignage : les317@riseup.net

Nous appelons toutes les personnes qui ont connu la violence et la répression policière à nous livrer également un témoignage qui pourra être utilisé (de façon anonymisé) pour la vidéo.

Nous vous invitons à une réunion le mercredi 9 décembre à 18h au LEA, 10 rue Fournier à Clichy (métro Mairie de Clichy) pour nous rencontrer, en parler et donner un coup de main si vous vous en sentez la capacité et l’envie.


http://paris-luttes.info/appel-aux-317-4455
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Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede Pïérô » 09 Déc 2015, 01:20

L’état d’urgence en France, de l’Algérie coloniale à aujourd’hui
Soixante ans après sa naissance au début de la guerre d’indépendance algérienne, la loi sur l’état d’urgence adoptée en 1955 régit à nouveau, avec quelques modifications, la vie des Français. Les racines coloniales de cette loi, prévue pour « combattre le terrorisme », éclairent les atteintes actuelles à l’État de droit.
... http://orientxxi.info/magazine/l-etat-d ... d-hui,1113

Etat d’urgence: à Montauban, assigné sans savoir pourquoi
Le plus insupportable pour Ali Benamara, 38 ans, n’est pas tant d’être assigné à résidence dans sa commune de Montauban jusqu’au 12 décembre - lendemain de la fin de la conférence sur le climat (COP21) qui se tient à Paris -, que d’être condamné à se demander une seule chose : pourquoi? Car jamais il n'a pu prendre connaissance de l'arrêté émis par le ministre de l'intérieur.
Alors, pourquoi? Est-ce pour son militantisme au sein de la Confédération nationale du travail (CNT), un syndicat d’inspiration anarchiste ?
... http://delinquance.blog.lemonde.fr/2015 ... -pourquoi/

Etat d’urgence: près de Lyon, fouilles et palpations de sécurité dès la maternelle
S’arrêter, ouvrir son sac pour en dévoiler le contenu, déboutonner son blouson, répondre à quelques questions... Autant de gestes devenus quasi quotidiens depuis les attentats du 13 novembre, lorsqu’on croise un agent de sécurité à l’entrée d’un grand magasin, d’une salle de spectacle, d’un musée... Mais faut-il vraiment s’y plier devant une école maternelle ? La réponse ne fait pas l’unanimité parmi les parents d’élèves d’un petit village - 2 800 âmes - de la périphérie de Lyon, dont on ne dévoilera pas le nom pour préserver ce qu’il lui reste de tranquillité.
Fouille des sacs, des poussettes et des porte-bébé ; contrôle des vêtements, ceux des parents, des nourrices... voire ceux des enfants : le "pire" n'est pas arrivé tout de suite, mais quelques jours après les attentats, explique un père de famille. "Tout ça fait de manière un peu aléatoire, parfois par un agent municipal, parfois par la directrice de l’école en personne", affirme-t-il. Il ne décolère pas d’avoir vu son fils de 4 ans et demi obligé, dit-il, d’ouvrir sa parka avant d’être "palpé": "Que recherche-t-on quand on inspecte le sac à dos d’un enfant ? Qu’espère-t-on trouver hormis un goûter, un doudou pour les plus petits, quelques livres pour les plus âgés ? "
... http://delinquance.blog.lemonde.fr/2015 ... aternelle/

Marché de Noël : un policier braque son arme sur un automobiliste lors d’un contrôle
... http://www.rue89strasbourg.com/index.ph ... -son-arme/
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Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede Pïérô » 10 Déc 2015, 07:29

Paris, vendredi 11 décembre

Concert de soutien aux militants arrêtés pendant la COP 21

Concert pour financer la caisse du collectif de soutien aux manifestants de l'anticop21 pour les militants arrêtés lors des mobilisations contre la COP21

Vendredi 11 décembre 2015 concert à la CNT pour financer la caisse du collectif de soutien aux manifestants de l'anticop21 pour les militants arrêtés lors des mobilisations contre la COP21 avec :
•Makadam (punk/Oi)
•Les Fils Burroughs (Rock Français)
•Les Crucified's Penguins (Rock indé FR)
•Tabula Raza + All This Mess (Anarkopunk)
•+ open mic de rap entre les groupes,

Début du concert 18h, Prix libre.

Les mobilisations par rapport à la COP21 comportent des actions qui ne restent pas toutes dans le cadre légaliste. L'ensemble de cette mobilisation se fait dans un contexte d'état d'urgence, rendant illégale toute contestation.

Durant la COP21, pas mal de militants se sont fait arrêtés et risquent encore de l'être. S'ils prennent des risques c'est pour ne pas laisser aux dirigeants politiques et économiques l'avenir de la planète sachant qu'en leur sein des intérêts financiers peuvent biaiser les décisions. Les militants ont agit pensant que de vrais mesures ne peuvent pas être prises sans remise en cause du mode de production capitalistes qui pollue forcément.

Au moins 300 militants se sont faits arrêtés, ils risquent des amendes, des procès, du sursis, voir peut être du ferme pour certains. Ils ont besoin de solidarité pour payer de bons avocats, des cautions etc. c'est pourquoi nous organisons ce concert et vous y invitons à venir nombreux, la recette de la soirée sera reversée à cette cause.

L'affiche du concert étant variée, c'est aussi un moment festif pour faire se croiser plusieurs publics, se rencontrer, échanger et voir s'organiser.

Plusieurs collectifs très divers (SocialCrash Asso, MILI) sont à l'origine de l'organisation de cette soirée.
Nous remercions grandement la CNT de prêter ses locaux à cette occasion.

https://paris-luttes.info/concert-de-so ... nt-es-4398

Image



Paris, vendredi 11 décembre

Rassemblement, en solidarité aux assigné-e-s, et de refus de l’arbitraire sécuritaire de l’état d’urgence, devant le Conseil d’État (1 Place du Palais Royal), à 14h, lors de l’audience de recours sur leurs assignations.

Audience au conseil d’état : rassemblement contre les assignations et l’état d’urgence

Quelques jours à peine avant le début de la COP 21, du 25 au 27 novembre, le Ministère de l’Intérieur a signifié dans plusieurs villes de France des assignations à résidence et des interdictions de territoire à plus d’une vingtaine de militantEs.

Durant deux semaines, 26 personnes ont été assignéEs à résidence pour toute la durée de la COP21, piochéEs un peu partout en France, dans différents réseaux, collectifs, organisations et groupes militants. L’assignation oblige les personnes concernées à pointer trois fois par jour au commissariat (9h, 13h et 19h30), à rester chez elles de 20h à 6h et les interdit de sortir de leur commune de résidence. Certaines assignations ont été assorties d’une interdiction de se rendre en Île-de-France. L’ensemble de ces mesures s’appliquant du 25 novembre au 12 décembre inclus.

Si la raison invoquée de leur assignation est de prévenir leur participation supposée ou prétendue à des manifestations pouvant entraîner des « troubles à l’ordre public », en opposition à la tenue de la COP21 à Paris, il apparaît clairement que ces assignations poursuivaient avant tout un objectif d’intimidation de l’ensemble des milieux militants, qu’ils soient effectivement mobilisés contre la COP 21 ou qu’ils seraient susceptibles de l’être à Paris ou ailleurs en France. En choisir une vingtaine pour faire peur à toutEs les autres, fait partie d’une stratégie sécuritaire visant à déstabiliser toute contestation. Chacun-e sent que des dizaines d’autres personnes auraient pu également faire l’objet de ces mesures arbitraires qui, à l’image des centaines de gardes-à-vue prononcées au soir du 29 novembre, sont un signal viril de l’État pour s’affirmer par la force dans un moment d’extrême faiblesse politique.

Les 13 référés liberté déposés par les assignéEs comme recours à leur assignation, à l’exception d’un seul, ont fait l’objet d’une ordonnance de tri (refus du Tribunal Administratif d’en étudier le fond). Celui qui a été jugé le 2 décembre par le TA de Melun a fait l’objet d’un rejet le lendemain matin.

N’ayant pu à aucun moment se défendre d’un dispositif extra-judiciaire qui leur a appliqué une sanction sur la base de simples présomptions et d’un procès d’intentions politiques, il/elles ont voulu porter leur recours devant le Conseil d’état, conscientEs qu’il/elles comparaîtraient la veille de la fin de leur assignation, et que par conséquent, quel que soit l’avis qui serait rendu, il/elles auront dû effectuer la totalité de celle-ci. L’objectif, pour il/elles, n’est pas tant d’obtenir une quelconque réparation que de dénoncer l’état d’urgence et les conséquences liberticides qu’il peut avoir sur nos vies à toutEs.

Nous appelons donc très largement à un rassemblement, en solidarité aux assigné-e-s, et de refus de l’arbitraire sécuritaire de l’état d’urgence, devant le Conseil d’État (1 Place du Palais Royal), vendredi 11 décembre à 14h, lors de l’audience de recours sur leurs assignations.

https://paris-luttes.info/audience-au-c ... -etat-4493


Bordeaux, 11 et 12 décembre 2015

Nos droits, ça [p]urge !

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Nous voilà donc assigné-e-s à résistance ! A plus que jamais créer !

Vous ne le saviez pas ? lisez jusqu'aux liens hypertextes cet email et surtout rencontrons nous.

Le collectif Contre les Abus Policiers vous propose deux rendez-vous autour de l'Etat d'urgence.

Nos droits, ça [p]urge !!!! - Le vendredi 11 décembre 2015 - 20h -
Information sur nos droits en Etat d'urgence, témoignages, réflexions… Comment s'organiser face à la répression ?
Au Samovar - 18 rue Camille Sauvageau - Bordeaux - Entrée libre

Etat d'urgence, états d'esprit - Le samedi 12 décembre 2015 - 17h -
Ateliers/échanges. Traumatisme, peur, oppression, colère, repli sur soi… libérons la parole !
Le Tchaï Bar - 49 rue du Mirail - Bordeaux - Entrée libre

« Nous vivons comme des statues de marbre. Chaque jour, il nous faut faire l'effort de dévisser »
O.P.A

Depuis plus de six ans, le collectif Contre Les Abus Policiers alerte sur les dérives sécuritaires et les différentes lois répressives qui régissent nos quotidiens.

Alors que nous tentions lors de notre pique-nique de rentrée de définir le régime dans lequel nous avions basculé après le vote de la loi Renseignement, il semble que le gouvernement ait trouvé pour nous une réponse bien tranchante : nous sommes donc en Etat d'urgence. (non-dit : Etat Policier assumé)

Un Etat autoritaire dans lequel il nous faudrait renoncer à toutes nos libertés pour trouver La sécurité, celle qui permet de s'adonner librement à la consommation mais qui bâillonne la liberté d'expression et de manifestation. (non-dit : Ferme ta gueule ! )

Depuis le 13 novembre, assignations à résidence, perquisitions, abus et violences policières se multiplient et frappent de plein fouet les musulman-e-s (ou assimilé-e-s) avec toutes ses simplifications islamophobes et racistes déjà d'usage et le milieu militant, à commencer par les camarades écologistes et zadistes, COP21 et expulsion envisagée de Notre Dame Des Landes obligent.

Quant aux Roms, réfugiés, demandeurs d'asile, avec ou sans papiers, on se doute que raser les murs doit être devenue a seule attitude à adopter.

Cette année, c'était l'anniversaire de Vigipirate. En 20 ans ce régime "exceptionnel" est devenu la norme, se renforçant régulièrement sans jamais revenir à un état "normal". Il faut craindre qu'il en soit de même de l'état d'urgence avec la volonté de le rendre constitutionnel.

Alors oui, il nous faut plus que jamais créer !

Rencontrons-nous autour de l'Etat d'urgence les 11 et 12 décembre prochains à Bordeaux.

Le collectif Contre Les Abus Policiers - C.L.A.P33

http://clap33.over-blog.com/2015/12/bor ... gence.html
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Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede Béatrice » 10 Déc 2015, 17:02

samedi 12 décembre 2015 à MARSEILLE

-15 h Cours Belsunce, 13001

Refusons l’État d’urgence, multiplions les solidarités !

Collectif Contre l’État d’Urgence 13

Communiqué :

Les attentats du 13 novembre, perpétrés contre des innocents, ont légitimement provoqué tristesse et sidération. Après le choc, il ne faut pas céder à la terreur et à la panique, mais continuer à penser pour pouvoir saisir les causes profondes qui ont rendu de tels actes possibles. En décrétant l’État d’urgence, en intensifiant sa politique guerrière, le gouvernement fait des choix idéologiques. En réprimant les mobilisations contre la COP21, l’État cherche à assimiler les militantEs aux assassins de Daesh.

Contre l’État d’urgence permanent !


L’État d’urgence a été décrété puis prolongé pour trois mois. On en voit déjà les conséquences : interdictions de se rassembler, de manifester, gardes-à-vue, expulsions de squat, assignations à résidence, perquisitions violentes dans les lieux de vie et de culte, déchéance de la nationalité (y compris pour les bi-nationaux nés en France), fermeture des frontières, fichage généralisé (fiches S, fichage ADN, … ), contrôles accrus dans les transports, dans les centres commerciaux, à l’entrée des facs, dans les quartiers, … Toutes ces mesures répressives et préventives touchent en majorité des musulmanEs réelLEs ou supposéEs, des habitantEs des quartiers, et/ou des militantEs (syndicaux, politiques, associatifs, écologistes, etc.), donc qui n’ont rien à voir avec les attentats du 13 novembre. Sous couvert « d’union nationale », le gouvernement exige la suspension des grèves et mobilisations sociales, pourtant il continue à mener la même politique d’austérité, de casse du code du travail... La répression anti-syndicale se poursuit à Air-France, la SNCM, La Poste, et ailleurs ; les salariéEs qui luttent contre les licenciements et pour la défense des services publics se voient criminalisés tout comme les militants écologistes durement réprimés pour leur engagement. La possibilité de lutter pour l’égalité sociale et économique est la condition de la construction d’une société plus juste et démocratique. Si des libertés sont attaquées, c’est toute la société qui en est impactée. Ne pas être d’accord, penser différemment ou juste en être soupçonné peut devenir passible de condamnation. L’exception devient Loi. La suspicion tient lieu de verdict. C’est dans ce sens que Hollande envisage de modifier la Constitution. Et on prétend prendre ces mesures au nom de la Liberté et de la Démocratie ? Quelles hypocrisie ! Nous refusons qu’au nom de l’Union Nationale, le gouvernement Hollande-Valls réprime nos libertés fondamentales.

Contre le racisme anti-musulman et tous les racismes d’État !

Les injonctions faites à la « communauté » musulmane à se « désolidariser », à « condamner les attentats », se sont une fois de plus multipliées. Comme si les actes de quelques individus engageaient toute une « communauté », comme si il existait une solidarité a priori exigeant de se « désolidariser » … Cela traduit et produit une vision des musulmanEs, réelLEs ou supposéEs, comme population suspecte. C’est ce poison de suspicion raciste que distille les discours politiques et médiatiques. Alors même qu’une grande partie des victimes de Daesh sont des musulmanEs et que Daesh considère la majorité d’entre eux/elles comme ses ennemis ! Ceci n’est pas seulement absurde, c’est insultant, c’est inacceptable ! Tout aussi inacceptable est la suspicion raciste envers les migrantEs, qui accompagne la fermeture des frontières, pourtant certains fuient les exactions de Daesh et/ou les bombardements. Depuis l’Etat d’urgence, cela s’est traduit dans des mosquées et chez des particuliers par des perquisitions et des saccages. De plus, les contrôles au faciès ont été renforcés. Ces violences étant le fait de l’Etat, il est difficile de les contester légalement. Ce racisme d’Etat « ouvre les vannes » : agressions physiques ou verbales contre les musulmanEs réelLEs ou supposéEs, tags islamophobes, attaques ou dégradations des lieux de culte, perpétrés par des groupes fascistes ou des individus, se sont multipliés ces trois dernières semaines.

Contre les guerres impérialistes !


Suite aux attentats, nos dirigeants ont choisi de bombarder la Syrie de plus belle. Les bombardements sont présentés comme une nécessité pour lutter contre Daesh, mais en réalité, leurs cibles ne peuvent être qu’insaisissables. Les frappes touchent surtout des civils, donc des innocents. Cette dynamique guerrière, qui ne date pas d’aujourd’hui (Mali, Centrafrique, Libye, Irak, Syrie, …) est aussi liée à des intérêts économiques (la France est cette année le deuxième vendeur d’armes du monde). Dans le mépris le plus total des peuples, y compris de la population française, l’Etat a crée et continue de créer un terreau favorable à Daesh : vente d’armes, accords autour du pétrole et rapports avec l’Etat turc, l’Atrabie Saoudite et le Qatar (qui financent ou commercent avec Daesh et sont alliés à la France), … Les combattants kurdes sont une des seules forces à combattre réellement Daesh, pourtant l’Etat français et l’UE maintiennent toujours le PKK (parti des travailleurs kurdes) sur la liste des organisations terroristes. La guerre permanente menée depuis un quart de siècle au Proche et au Moyen-Orient, par les puissances impérialistes (France, USA, GB, Israël, …), a fait un nombre incalculable de morts. Comme pour les attentats d’Île-de-France, ces morts provoquent notre indignation. Pour plusieurs pays de la région, c’est le 13 novembre tous les jours...

Nous, collectif large regroupant des individus, des partis, organisations, associations et collectifs, avons choisi de nous rassembler pour contester la logique sécuritaire et guerrière du gouvernement PS, dans la droite lignée des gouvernements précédents (Chirac, Sarkozy, ...). Nous appelons et soutenons la tenue et la continuation des luttes. Nous condamnons la répression et la criminalisation des grèves, des mouvements sociaux et associatifs. Nous nous rassemblons en collectif pour défendre une société juste, égalitaire, digne, solidaire et ouverte. Nous invitons celles et ceux, individus, organisations, collectifs, associations, partis et syndicats, qui se retrouvent sur ces trois axes, à rejoindre le collectif , à construire un « observatoire » des effets de l’etat d’urgence, à créer un réseau de solidarité capable de se mobiliser rapidement et à participer à une première manifestation le 12 décembre.

Collectif soutenu par (premiers signataires) : AL Marseille, CNT-f 13, Ensemble ! 13, FUIQP Sud, NPA 13, OCML-VP 13, PG 13, Solidarité Palestine Marseille, ...

Image

P.-S.

Contact : contreletatdurgence13 chez gmail.com
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Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 10 Déc 2015, 17:27

Rennes, ce jeudi 10 décembre, réunion mobilisation à 20h30

État d’urgence ou pas, nous continuerons nos combats

Pour répondre aux ignobles attentats de Paris, François Hollande ne parle que de guerre.

La guerre au Moyen Orient en intensifiant les frappes en Syrie mais aussi la guerre ici, sur le territoire français en instaurant l’état d’urgence.

Le discours guerrier du gouvernement français ne peut pas être la réponse aux causes de ces nouveaux massacres. Prévu pour 12 jours initialement les députés et sénateurs ont votés la prorogation pour 3 mois, et ce dans une quasi unanimité (seuls 6 députés ont voté contre). L’état d’urgence c’est un état policier. Les préfets et la police se substituent à la justice, M. Hollande annonce la destitution de nationalité, M. Cazeneuve prévient que la France pourrait enfreindre la convention européenne des droits de l’Homme, les manifestations sont interdites,

Les récentes perquisitions chez des militants écologistes, associatifs, syndicalistes... attestent de cette dérive sécuritaire qui met en danger nos libertés.

Face à ces mesures liberticides et ce glissement profond vers un état sécuritaire et militaire nous devons affirmer que nos libertés et nos droits sont inaliénables.

Nos combats contre le racisme, les discriminations, les guerres, nos solidarités et nos combats pour la justice sociale et les libertés individuelles et collectives doivent continuer et nous rassembler

Nous pensons qu’il revient à toutes celles et ceux qui condamnent l’état d’urgence et les discours guerriers de se retrouver et prendre des initiatives.

Nous proposons un premier rendez-vous afin de créer un cadre large de mobilisation : jeudi 10 décembre à 20h30 Maison de quartier de Villejean.

Alternative Libertaire, Ensemble, Fédération Anarchiste, Nouveau Parti Anticapitaliste, Nouvelle Donne, Parti de Gauche, Parti Pirate

http://rennes-info.org/Etat-d-urgence-ou-pas-nous
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Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede Pïérô » 11 Déc 2015, 13:24

Quelque 2 500 perquisitions administratives ont été menées depuis l'instauration de l'état d'urgence le 14 novembre et 354 personnes ont été assignées à résidence
... http://www.leparisien.fr/faits-divers/e ... ews.com%2F


Le gouvernement consulte le Conseil d’État sur la mise en place de centres d’internement préventif pour les personnes suspectées d’être liées au terrorisme. Certains y voient les contours d’un « Guantanamo à la française ».
... http://www.slate.fr/story/111289/guanta ... terrorisme


La LDH introduit diverses actions contentieuses contre la prorogation de l’état d’urgence
La prorogation de l’état d’urgence ne peut être la réponse aux attentats du 13 novembre, comme la LDH et de multiples organisations ont déjà pu l’exprimer par un appel unitaire du 25 novembre dernier. De multiples mesures prises sur son fondement, telles des assignations à résidence ou encore des perquisitions, ont déjà démontré les dérives inhérentes à ce régime d’exception.
... http://www.ldh-france.org/ldh-introduit ... -durgence/


Toulouse,
Observatoire État d’urgence : appel à contributions
Appel à un observatoire collectif à Toulouse et ses alentours : recueil de témoignages des personnes victimes des perquisitions, contrôles, assignations à résidence et toute autre forme du racisme d’état ambiant, ainsi que des différentes agressions racistes qui se multiplient.
... https://iaata.info/Observatoire-Etat-d- ... s-934.html


Paris, samedi 12 decembre
Boum de Soutien / Anti Repression Party
Alors la fête de soutien pour le billets de notre copain et les frais de justice des GAVs à Ivry se tiendra bien le SAMEDI 12 à partir de 20h30 au CINEMA
AVESSO !
Pour indéminiser les avocats qui nous sortent du trou
Pour remplacer les portes cassées lors de perquisitions
Pour payer un départ "volontaire" afin de ne pas croupir au CRA
Parce que nous avons besoin de danser
DIsco
Cumbia
Trash Italiana
Afro beat
Dance
Rockabilly
Bouffes et buvettes sur place à prix libre
CINÉ AVESSO
SAMEDI 12 DECEMBRE 20H
1 BIS, RUE DES EPINETTES, SAINT-MAURICE 94
https://paris-luttes.info/boum-de-souti ... ssion-4463


Strasbourg, samedi 12 décembre
Manifestation pour le climat et contre l'état d'urgence
voir l'appel ici : viewtopic.php?f=73&t=12094&start=60#p222867
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Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 12 Déc 2015, 12:46

Paris, place de la République : « J’ai déposé des bougies… Puis je les ai lancées »
Témoignage inédit d’un jeune révolté, à l’issue de la manifestation interdite contre la Cop21. Alternative libertaire publie ce récit entre émotion post-attentats et dégoût de l’ordre injuste qui y répond.
... http://alternativelibertaire.org/?Paris ... lique-J-ai


« Pourquoi est-ce que la police gaze des médias et des manifestants pacifiques ? »
Le 4 décembre, des militants écologistes sont venus dénoncer les « fausses solutions » présentées par les multinationales, au Grand Palais à Paris. Les activistes qui protestaient pacifiquement ont fait l’objet d’une répression musclée par les vigiles et forces de l’ordre. C’est aussi le cas des journalistes venus couvrir l’action. Sur place, un réalisateur indépendant, Geoffrey Couanon, a recueilli plusieurs témoignages de journalistes indignés. « Pourquoi est-ce qu’on gaze des médias, des manifestants pacifiques ? Je ne comprends pas... », confie une journaliste américaine sous le choc. Vidéos.
... http://www.bastamag.net/Liberte-de-la-p ... urnalistes

Pepy et le ficher “S”

Selon le Canard Enchaîné du 2 décembre 2015, Guillaume Pépy a déclaré sur BFM qu'il avait pris des mesures concernant des salariés de la SNCF fichés « S » qui lui ont été signalés par les autorités. Ces salariés auraient été mutés “pour éviter qu'ils soient affectés à des postes sensibles, comme à l'aiguillage, à la conduite d'un train ou à la sûreté armée”. Ce fichier « S » qui fait tant parler de lui depuis les attentats désigne les personnes susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l'État.


Parce que les forces répressives de l’Etat les considèrent « susceptibles de … », des collègues font donc l’objet de mutations arbitraires manifestement anti-statutaires. Les organisations syndicales devraient s’en soucier…

La suspicion généralisée conduit à une politique sécuritaire de stigmatisation et de discrimination à grande échelle, jusque dans des entreprises publiques comme la SNCF et la RATP.

Sous prétexte de lutte antiterroriste, l'état d'urgence décrété par le gouvernement et soutenu à la quasi-unanimité des député-es et des sénateur-trices fait décidément des ravages : interdiction de manifestations, arrestations massives, assignations et milliers de perquisitions… Dans un contexte de montée du Front national et de l'idéologie raciste et nationaliste, la mise en place d'un Etat policier nous fait redouter l'avenir

http://leraildechaine.org/post/13465967 ... e-ficher-s


Assigné
Joël est militant.
Il fait partie des trois cent cinquante-quatre personnes assignées à résidence par la police au nom de l’état d’urgence.
Pendant une journée, nous avons partagé sa routine imposée de détenu sans cellule.
Récit.
... http://www.telerama.fr/monde/assigne/


Le Conseil d'Etat valide sept assignations à résidence de militants écologistes
Le Conseil d'Etat maintient les sept assignations à résidence de militants écologistes pendant la COP21, prononcées grâce à l'état d'urgence, mais le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur ce genre de mesures.
Les avocats avaient souligné à l'audience que les sept militants assignés à résidence n'avaient à aucun moment pu contester cette mesure. Ils avaient été présentés comme des activistes dangereux pour justifier l'assignation, et ça non plus, ils n'avaient pas pu s'en défendre. Le Conseil d'Etat a balayé cet argument et a conclu qu'il n'y avait rien d'illégal dans cette mesure puisqu'elle permettait de sauvegarder l'ordre public sans porter une atteinte grave à la liberté d'aller et de venir.
"Un risque considérable de dérive"
Cette décision déçoit l'avocat de la Ligue des droits de l'homme, Patrice Spinosi : "C'est une atteinte extrêmement grave à l'ensemble des libertés. Il y a évidemment un risque considérable de dérive. On est aujourd'hui de plus en plus face à une montée en puissance d'un Etat policier, pour une raison très juste qui est la lutte contre le terrorisme. Mais on peut voir ici qu'elle est susceptible de toucher des personnes qui n'ont rien à voir avec une menace terroriste."
... http://www.franceinfo.fr/actu/justice/a ... tes-751351


Etat d’urgence : ne nous laissons pas bâilloner ! Appel du mouvement anti-aéroport

Face aux attentats meurtriers du 13 novembre, la réponse immédiate de l’État français a été la proclamation de l’état d’urgence, d’abord pour douze jours, puis pour trois mois (vote à la quasi unanimité du Congrès). Censé faciliter ou permettre, par des mesures d’exception, l’arrêt des attentats et la mise hors d’état de nuire de leurs auteurs, cet état d’urgence multiplie les mesures liberticides et, dans la lutte contre l’aéroport de NDDL, nous nous confrontons à certaines de ses conséquences

Les fichages réalisés par la police dans les mouvements de luttes servent désormais à des mesures répressives sans contrôle d’un juge ou sans procès. Des personnes ont été perquisitionnées à leur domicile et assignées à résidence pour avoir participé à une manifestation, distribué des tracts liés à la lutte de Notre Dame des Landes, ou participé à l’accueil du convoi CAP sur la Cop à Paris. D’autres se voient bloquées aux frontières ou reçoivent des obligations de quitter le territoire. Au-delà, c’est l’ensemble des manifestations de rue prévues lors de la COP 21 qui a été interdit et de nombreuses autres assignations à résidence ont été délivrées à des personnes ayant bravé l’interdiction.

Sous prétexte de protéger la population, l’État cherche à juguler et à dissuader toute contestation (interdiction des rassemblements et manifestations, liberté de s’exprimer)... mais n’annule pas les marchés de Noël ou les rencontres sportives dans de grands stades. On nous somme d’adhérer à l’union sacrée de gré ou de force : les « bons français » tous unis avec leurs politiques, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition.

Cette volonté d’enterrer des libertés fondamentales au nom de la sécurité ne concerne pas que les personnes en lutte mais touche de plein fouet les populations les plus discriminées, comme les personnes de confession musulmane ou les migrants qui fuient les fondamentalismes religieux et les conséquences de l’exploitation des pays du sud par les États occidentaux.

Ce régime pourrait bien ne pas être que passager. Tout comme nous avons dû nous « habituer » à Vigipirate, ou à la généralisation du fichage ADN , il est maintenant quasi certain que nous allons voir les mesures soi disant exceptionnelles de l’état d’urgence se pérenniser et s’inscrire dans la Constitution.

Malgré l’état d’urgence, le convoi Tracto-vélo du mouvement anti-aéroport s’est rendu jusqu’en Île de France, faisant jour à après jour reculer les frontières de l’interdiction qui lui était faite.

Il nous semble crucial de continuer à faire vivre et partager l’espoir politique qui se construit depuis NDDL : celui qu’il soit possible d’arrêter ici et maintenant les projets nuisibles et imposés, celui qu’il soit possible d’inventer ici et maintenant d’autres manières de vivre, d’habiter, de produire ou de cultiver.

En ces temps sombres, il nous semble plus nécessaire que jamais de partager notre force collective. Ne nous laissons pas bâillonner, continuons à manifester et à contester dans l’espace public.

Des occupant.es de la zad de NDDL - ACIPA - COPAIN 44 - ATTAC 44 - EELV

http://zad.nadir.org/spip.php?article3314


Rassemblement contre l'état d'urgence à guingamp
Une cinquantaine de personne s'est retrouvée à guingamp samedi dernir pour s'organiser face à l'état d'urgence
Nous nous sommes retrouvés samedi dernier à 11 h à côté de la médiathèque de Guingamp.
Différents groupes de personnes s’étaient préalablement réunis, et des militants de douar didoull avaient fait tourner la proposition de rendez-vous pour ce samedi matin.
A l’heure prévue, c’est sous surveillance policière que le gens se sont réunis. Après avoir fait un tour sur le marché, une discussion d’une petite heure a eu lieu.
Les points de vue des personnes présentes ont pu s’exprimer.
On a notamment parlé de comment lutter contre l’état d’urgence.
... https://nantes.indymedia.org/articles/32618


Rennes : Plusieurs centaines de personne réunies place de Bretagne contre les abus de l'état d'urgence
... http://www.taranisnews.com/post/1348849 ... 2015-decem


Manif à Caen samedi 14h
MANIFESTATION CONTRE LES LOIS SÉCURITAIRES ET L’ETAT D’URGENCE SAMEDI 12 DECEMBRE 14H00 À LA PRÉFECTURE
... http://sous-la-cendre.info/4150/4150


Nantes, samedi 12 décembre à 15h
Contre l'Etat d'urgence, toutes et tous dans la rue
... https://nantes.indymedia.org/events/32658
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Re: Attentats à Paris et « état d’urgence »

Messagede bipbip » 13 Déc 2015, 16:31

Le Conseil d’Etat valide les assignations à résidence des militants écologistes
Le Conseil d’Etat n’a pas jugé illégale l’assignation à résidence de militants écologistes au nom de l’état d’urgence, vendredi 11 décembre. Selon une avocate, « le combat juridique doit continuer ».
... http://www.reporterre.net/Le-Conseil-d- ... cologistes


Cherbourg-Octeville
Normandie. Après une marche pour le climat, une militante voit la police débarquer à 22h
Une jeune femme de 19 ans a été interpellée par la police, chez elle, en pleine nuit, pour avoir organisé une marche pour le climat, samedi 28 novembre 2015, à Cherbourg (Manche).
... http://www.normandie-actu.fr/normandie- ... 2h_171378/


Etat d’urgence: trois semaines d’assignation à résidence pour une « méprise »
"Une méprise commise sur la base d'une information qui était assez inquiétante" : le ministère de l'intérieur a reconnu son erreur en ces termes et a abrogé, mardi 8 décembre, l'arrêté qui assignait à résidence depuis le 15 novembre un père de famille des Bouches-du-Rhône. Nacer, 40 ans, était tombé des nues lorsque les policiers avaient débarqué chez lui pour lui signifier une interdiction de quitter le territoire de la commune de Septèmes-les-Vallons, au nord de Marseille, où il vit avec ses quatre enfants et sa femme.
... http://delinquance.blog.lemonde.fr/2015 ... e-meprise/



Manifester contre l'état d'urgence à Caen

bref compte-rendu du rassemblement de cet après-midi (samedi 12), contre l'état d'urgence et les interdictions de manifester :

à 14h quelques dizaines de personnes se retrouvent devant la pref. A 14h30, se décide collectivement de partir en cortège vers le centre-ville. La dizaine de flics présente se déploie directement, demande à se disperser. Les flics tentent de choper une personne, puis deux. Bousculade. Arrivée de renforts. La deuxième personne est emmenée plus loin pour contrôle d"identité et/ou garde à vue, les flics hésitent. Il sera relâché. Pendant ce temps-là, les flics se décident à relever les identités de tout le monde. Banderoles confisquées, tracts balancés. Une personne est emmenée au poste pour contrôle d'identité. Au bout d'un moment, les gens quittent les lieux et se retrouvent à plusieurs en centre-ville, place Bouchard, pour differ les tracts restant dans les rues bondées. Après un premier passage, 4/5 flics sortent d'un camion et sautent sur une personne qui aurait craché dans leur direction. Beaucoup de gens l'agrippent pour éviter l'interpellation. Nouvelle bousculade et cris rageurs contre l'ordre sécuritaire. De nouveau des renforts arrivent par plusieurs rues. La personne sur lesquels les flics ont sauté est balancé dans le fourgon, reçoit quelques coups bien placés, avant d'être relâché plus loin. De nouveau des contrôles d'identité sur les autres gens. De nouveau une personne embarquée pour contrôle d'identité. C'était les nouvelles locales de l'état d'urgence...

Pas de GAV, des blessures, des prises d'identité, mais une détermination toujours aussi forte ! Nouveau rassemblement, plus nombreux et nombreuses encore, samedi prochain à 14h, place Bouchard !

https://nantes.indymedia.org/articles/32696
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