« La doctrine de maintien de l’ordre a changé. L’objectif est maintenant de frapper les corps »
Le « maintien de l’ordre à la française » connaît une nouvelle phase dans son évolution depuis 1995 avec la généralisation de l’usage des lanceurs de balle de défense et la multiplication des mutilations. Rarement condamnés, les policiers responsables des tirs évoluent dans une relative impunité, allant de pair avec la dureté de la répression des mouvements contestataires.
Loi travail : comment un jeune homme a été sérieusement blessé à Paris « Un jeune homme a été blessé sérieusement », puis hospitalisé, à la suite de heurts en marge du cortège parisien contre la réforme du code du travail, jeudi 26 mai, a indiqué le ministère de l’intérieur dans un communiqué. Le jeune homme de 28 ans, qui se présente comme un journaliste indépendant, et qui s’est effondré juste après le lancement d’une grenade de désencerclement, est toujours hospitalisé et son état n’est pas stabilisé, selon le parquet de Paris. ... http://www.lemonde.fr/police-justice/ar ... OBRAWau.99
La grenade de désencerclement fait un blessé grave ce jeudi 26 mai Chaque journée de manifestations contre "la Loi Travail et son monde" voit son lot de violences policières. La mobilisation du 26 mai n’y a donc pas échappé et la police a blessé très grièvement une personne à Paris ce jeudi. Une enquête a été ouverte par le défenseur des droits tandis que la police tente de minimiser sa responsabilité plus qu’évidente. A ce jour, aucune autre "enquête" a été ouverte pour les centaines d’autres blessés par la police ces dernières semaines. ... https://paris-luttes.info/la-grenade-de ... -fait-5914
26 mai : des milliers de manifestants à Tours contre la loi Travail, gaz à tous les étages Les organisations syndicales appelaient à une nouvelle journée d’action ce jeudi 26 mai. La manifestation s’est jouée en deux temps : un premier cortège de 4 000 personnes a fini gazé par les flics en bas du pont Mirabeau ; deux heures plus tard, 200 manifestants ont été poursuivis le long de la rue Nationale. ... http://larotative.info/26-mai-des-milliers-de-1624.html
«Le policier a adopté une attitude provocatrice» Un policier en civil, jeudi à Paris, lors d’une mobilisation contre la loi travail, a sorti son arme à feu après avoir été repéré puis écarté du cortège par un groupe de manifestants ... http://www.liberation.fr/france/2016/05 ... ce_1455720
Manifestation à Toulouse : une scène de violence policière crée l'émoi sur les réseaux sociaux Publiée ce vendredi sur Twitter, une vidéo filmée à Toulouse suscite de nombreux commentaires et partages sur les réseaux sociaux. On y voit une femme, violemment projetée contre une rambarde puis à terre par un policier, en marge de la manifestation contre la loi travail. ... http://france3-regions.francetvinfo.fr/ ... 08009.html
Manifestant frappé à Caen, la « police des polices » saisie VIDEO. Jeudi 26 mai 2016, un homme, à terre, a été roué de coups de matraque par un policier en marge de la manifestation anti-loi Travail, à Caen (Calvados). Il a porté plainte.
Paris Bilan de la répression de la manifestation du jeudi 26 mai par le groupe de défense collective (Defcol) La manifestation du jeudi 26 mai a été particulièrement réprimée, tant par la violence de la police que par le nombre des interpellations. Le dispositif policier sur la place de la nation a été conçu comme une véritable souricière vers laquelle ont été conduits l’ensemble des manifestants. Les violences et les arrestations arbitraires s’y sont multipliées. ... https://paris-luttes.info/bilan-de-la-r ... de-la-5927
Voir aussi : Loi travail : les fantômes des mobilisations Mise à jour lundi soir : Mediapart a publié deux nouvelles vidéos (accès abonnés) capturant le moment où des policiers ont lancé une grenade de désencerclement dans la foule, le 26 mai à Paris, blessant grièvement Romain D. à la tête. La première prouve que «les policiers qui sont intervenus cours de Vincennes [...] ont utilisé cette grenade sans être confrontés à aucun danger imminent, au milieu d’une foule composée pour beaucoup de curieux et de journalistes». La deuxième montre des policiers lancer «deux grenades lacrymogènes en direction de la foule, l'une d'elle [atterrisant] à un mètre à peine du blessé». http://www.liberation.fr/france/2016/05/30/loi-travail-les-fantomes-des-mobilisations_1456232
À Paris, Lille, Nantes, Lyon, Rennes, Amiens, Toulouse et ailleurs, on ne compte plus les vidéos — amateurs ou semi-professionnelles — qui documentent les violences policières en marge des manifestations contre la loi sur le travail. Mediapart a sélectionné vingt-et-une séquences édifiantes.
A Lyon, face à une mobilisation en hausse, la police se lâche Cortège plus dense que la semaine dernière ce jeudi 26 mai à Lyon. Avec une présence plus importante à la fois en tête et derrière avec les syndicats. Mais la police avait décidé semble-t-il de ne pas laisser s’installer la joie d’une mobilisation qui se renforce. Alors que les gens dansaient place Bellecour, les flics ont chargé, tabassé à de multiples reprises. ... https://rebellyon.info/A-Lyon-face-a-un ... usse-16516
Un CRS a tiré une grenade sur un réalisateur - et l’a blessé - pour l’empêcher de filmer. Voici la vidéo Le réalisateur Joël Labat a été sévèrement touché à la cuisse par une grenade lacrymogène lancée par un CRS. Celui-ci l’a visé dans son tir tendu, lors de la manifestation du 17 mai. Mais M. Labat et son épouse ont filmé la scène. ... http://reporterre.net/Un-CRS-a-tire-une ... mpecher-de
Violences policières : “L’objectif n’est plus de repousser un groupe, mais de blesser des individus” Depuis le début des mobilisations contre la “loi travail”, la répression contre les manifestants s’accentue, et les blessés se multiplient. Pour Pierre Douillard-Lefevre, auteur de L’Arme à l’œil, ces violences sont le fruit d’une “militarisation de la police”. Entretien. ... http://www.lesinrocks.com/2016/05/29/ac ... -11832511/
Manifestants blessés : les vidéos qui témoignent de l’escalade de la violence policière La contestation contre le projet de Loi travail reste forte avec près de 300 000 manifestants dans la rue (153 000 personnes selon la police) le 26 mai. Mais cette huitième journée de mobilisation a été marquée par des affrontement violents entre la police et les manifestants, avec pour conséquences de nombreux blessés, dont un journaliste indépendant, très sérieusement touché en fin de manifestation à Paris. Ce soir-là, quatre policiers arrêtent un lycéen avant d’être pris à partie par des manifestants. Ils se réfugient dans le jardinet d’une résidence et appellent des renforts. En voulant dégager leurs quatre collègues, d’autres policiers font usage d’une grenade dite « de désencerclement ». Quelques secondes après le lancer, un homme s’écroule, comme en témoigne cette vidéo (à partir de la 6e minute), réalisée par Loïc Gazar : ... http://www.bastamag.net/Manifestants-bl ... -policiere
A Rennes, la police charge les manifestants en voiture Stupeur et émotions lors de la mobilisation contre la loi travail, ce jeudi, à Rennes. La manifestation s’est déroulée dans le calme, jusqu’à ce que 300 à 400 personnes se dirigent vers la rocade, afin de bloquer la circulation. Plusieurs témoins font état d’une charge particulièrement rapide et brutale des forces de police, qui sont intervenues avec des véhicules, puis à pied, pour empêcher les manifestants d’atteindre la rocade. «C’est la première fois qu’on voit le corps départemental d’intervention de la police nationale charger en voiture», s’insurge avec étonnement Serge Bourgin, porte-parole de Solidaires. Ces véhicules seraient intervenus «à vive allure» pour chasser les manifestants, avant que les policiers en civil ne se lancent à leur poursuite. Trois personnes auraient été hospitalisées à la suite des heurts. http://www.liberation.fr/france/2016/06/02/a-rennes-la-police-charge-les-manifestants-en-voiture_1456920
Et à St Malo, les flics chargent des collégiens, leurs parents et enseignants qui protestaient contre la fermeture de l'établissement prévue en 2017. Onze collégiens blessés à Saint-Malo après l'intervention des forces de l'ordre «C’était un rassemblement pacifique. Mais les policiers ont été tellement violents avec les enfants, les parents et les enseignants. Comment cela a pu arriver ?», s’interroge Sylvie Troude. http://www.liberation.fr/france/2016/06/02/onze-collegiens-blesses-a-saint-malo-apres-l-intervention-des-forces-de-l-ordre_1456869
Saint-Malo Fermeture d’école : la police moleste des collégiens et des parents d’élèves Vers 7h30 ce 2 juin, une quarantaine de parents d’élèves bloquent avec une chaine la grille du collège Surcouf, situé à Saint-Malo, avant d’être rejoints par des professeurs et des élèves. Une manière de manifester leur mécontentement face à la décision le 31 mai du conseil départemental d’Ille-et-Vilaine de fermer ce collège à la rentrée 2017. « Cette décision n’est pas acceptable d’autant qu’il s’agit d’un collège en réseau d’éducation prioritaire », précise le Syndicat national des enseignements du second degré (SNES-FSU) Bretagne dans un communiqué. « C’est la quatrième décision de fermeture d’un collège public dans l’académie cette année. » Un peu plus tard dans la matinée, les forces de l’ordre interviennent pour permettre l’accès du collège. Mais la situation se complique comme en témoigne cette vidéo du Télégramme. ... http://www.bastamag.net/Des-enfants-ble ... aient-a-la
À Rennes, le préfet n’a vu «aucune violence policière»: les voici Lors d’un point presse assez surréaliste, le préfet de Bretagne a défendu l’intégralité des actions policières. BuzzFeed News a compilé des images pour l’aider à constater quelques pratiques illégales. ... https://www.buzzfeed.com/davidperrotin/ ... -les-voici
Vidéo, à Rennes, manifestants et journalistes victimes de violences policières
Manifestant tabassé à Caen : "cette police là n'a rien à faire dans un pays démocratique !" La vidéo de son tabassage par un policier lors de la manifestation contre la Loi Travail du jeudi 26 mai a fait le tour du web. Monji Essanaa, éducateur sportif de 54 ans, s'exprime une semaine après pour que lumière soit faite et que l'"agression gratuite" qu'il a subie ne reste pas impunie. ... https://www.francebleu.fr/infos/faits-d ... 1464952193
Un médic blessé à la tête par une grenade de désencerclement à Lyon Un manifestant-soigneur a été blessé le 26 mai à Lyon par une grenade de désencerclement, lui causant 2 jours d’ITT malgré son casque. On n’est pas passés loin de l’accident grave. Une illustration de la dangerosité de ces armes utilisées de manière offensive et systématique par la police. Récit, photos et vidéos. ... https://rebellyon.info/Un-medic-blesse- ... nade-16571
Loi Travail: deux mois de violences policières présumées, résumés en un tableau Depuis le début du mouvement contre la loi Travail et la naissance de «Nuit Debout», plus de 40 personnes se disent victimes de violences policières. BuzzFeed News les recense. ... (actualisé au 2 juin) https://www.buzzfeed.com/davidperrotin/ ... umees-resu
Communiqué commun du SNJ, du SNJ-CGT et de la FIJ/FEJ concernant les violences policières contre les journalistes :
Violences policières : il faut que ça cesse !
Tirs tendus de grenades lacrymogènes en direction des caméras et objectifs d’appareils photos, charges de CRS et coups de matraques, les images sont toujours les mêmes, largement relayées sur les réseaux sociaux, et les témoignages se multiplient. Il est désormais clair que les journalistes sont devenus des cibles privilégiées, pour une partie importante des forces de l’ordre, coupables depuis déb ut mars de nombreuses exactions, dans le cadre des manifestations contre la loi Travail.
Provocations verbales, bousculades, coups de matraques, grenades de désencerclement lancées à hauteur de torse, on ne compte plus les incidents relayés par les conso eurs et confrères qui couvrent les manifestations, visés parce qu’ils sont susceptibles de témoigner du comportement des représentants de la force publique, dans ce qui ressemble à une répression du mouvement social. D’une manière générale, ces violences p olicières ne font que légitimer la violence des casseurs, et dans cette escalade, le port du brassard presse, permettant de se signaler comme journaliste, est devenu un risque supplémentaire de prendre un coup de matraque ou d’être visé par un tir tendu d e projectile.
Le jeudi 26 mai, un photographe a été plongé dans le coma après avoir été touché par une grenade de désencerclement, en fin de manifestation, à proximité du Cours de Vincennes à Paris. Une enquête est ouverte, le défenseur des droits a été saisi.
Ce jeudi 2 juin encore, en marge de la manifestation à Rennes, et alors qu’il n’y avait pas de contexte menaçant, plusieurs journalistes, notamment de France 3 et de M6, ont été agressés par des représentants des forces de l’ordre : appareils phot os ou caméras endommagés, confrères molestés et coups de matraque.
En aucun cas, l’Etat d’urgence ne saurait justifier de tels agissements qui ternissent l’image de la France. Ce jour, la fédération européenne (FEJ) et la Fédération internationale des jo urnalistes (FIJ), qui sera réunie toute la semaine à Angers, dans le cadre de son 29 e congrès mondial, ont alerté le Conseil de l’Europe sur ces faits.
Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) et le Syndicat National des Journalistes CGT (SNJ- CGT) dén oncent ces agissements indignes d’une démocratie et d’un Etat de dro it, et exigent des explications :
quelles sont les consignes données aux forces de l’ordre ?
quelles sont les suites données aux plaintes déposées, face aux trop nombreuses preuves qui s’accumulent depuis plusieurs semaines de dérapages systématiques contre la presse ?
Les syndicats français de journalistes condamnent fermement ces atteintes d’Etat à la liberté d’informer, se tiennent à la disposition de la profession pour centraliser les témoignages et se porter en justice aux côtés des confrères concernés s’ils le souhaitent. Ils demandent à être reçus dans les plus brefs délais par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.
Saint-Malo La police au collège : pas un accident mais un choix politique La violente charge policière devant le collège Surcouf à Saint-Malo ne ressemble décidément à rien de ce qu’on a pu voir jusqu’à présent dans l’histoire de l’école. Mais ce n’est pas une simple bavure : ce que cet incident révèle et confirme, c’est la brutale dérive autoritaire d’un régime politique. Une dérive qui n'épargne pas l'école. ... https://blogs.mediapart.fr/b-girard/blo ... -politique
Tours
Intimidation : des victimes de violences policières mises en cause pour attroupement Deux manifestants blessés lors de la manifestation du jeudi 26 mai contre la loi El Khomri ont été mis en cause pour attroupement après avoir porté plainte contre la police. ... http://larotative.info/intimidation-des ... -1637.html
A Tours, les flics poursuivent leurs victimes et harcèlent les étudiants Nous étions rassemblés devant la préfecture jeudi 1er juin à 9h afin de soutenir deux étudiants convoqués à la même heure au commissariat. Au détour des prises de paroles, on a appris que la police harcelait les plus jeunes et les plus isolés des militants contre la loi Travail. « Les agent de la BAC nous suivent jusque chez nous » ... http://larotative.info/a-tours-les-flic ... -1648.html
Violence à l’encontre de la jeunesse : la coupe est pleine Communiqué FCPE suite aux violences policières ce 2 juin devant le collège Surcouf de Saint-Malo : ... https://communismeouvrier.wordpress.com ... st-pleine/
Rennes
2 JUIN : CE N’EST PAS UNE BAVURE POLICIÈRE !
Pour la 9e fois, les manifestants contre la loi El Khomri se sont retrouvés à plus de 2000 à Rennes, preuve que la mobilisation contre le gouvernement ne s’essouffle pas.
Cette manifestation n’est pas allée dans le centre ville.
Cette manifestation s’est déroulée dans le calme. Il n’y a pas de dégradation.
Dès le début de la manifestation qui partait de l’Esplanade Charles de gaulle, Solidaires 35 à l’initiative de cette action, a constaté que le préfet souhaitait provoquer.
Malgré la demande d’autorisation du parcours et l’acceptation implicite de la préfecture, la place de Bretagne était quasi inaccessible, les gardes mobiles ayant pris position sur la voie par laquelle nous devions passer pour nous rendre à la préfecture de Beauregard. Nous avons évité de justesse la confrontation en prenant la place de Bretagne à contresens.
UNE ESCALADE PROGRAMMEE DE LA VIOLENCE
A partir de 14h, une partie de la manifestation a poursuivi son chemin vers Villejean en direction de la rocade. La manifestation était bon enfant et les manifestants étaient désarmés. Aucun projectile n’a été jeté sur la police. Aucune provocation n’a eu lieu.
Pourtant, les policiers du corps départemental d’intervention de la police nationale sont arrivés à très vive allure sur la RN 12 et ont cogné. A peine sortis de leurs véhicules, ils ont matraqué tout ce qui se trouvait sur le bas côté de la RN 12 à côté de l’échangeur de la rocade.
Plus de 30 policiers de la BAC répartis dans 6 véhicules ont participé aux matraquages en série. Plusieurs tirs de LBD 40 ont été effectués par la BAC en haut de villejean alors que celle-ci n’était nullement menacée.
Ce déchaînement de violence s’inscrit dans une stratégie de la police que nous dénonçons depuis plusieurs semaines. Le bilan est relativement lourd puisque d’après notre recensement il y a eu depuis le début des manifestations 273 blessés dont 53 hospitalisations.
Alors que les affrontements se faisaient rares depuis plusieurs semaines et que le calme était largement revenu dans la ville, le préfet directement piloté par le ministre de l’intérieur, M. Cazeneuve a décidé d’augmenter la stratégie de la peur :
C’est ainsi que lors de la manifestation du dimanche dernier 29 mai suite à l’évacuation de la salle de la cité, les manifestants et les représentants syndicaux se sont faits copieusement insulter et menacer. Un représentant de sud-ptt s’est fait boxer sans raison par la BAC (voir vidéo de TVR).
Mardi 31 mai, lors de la manifestation et la courte occupation d’un espace culturel fac pasteur, la BAC a pourchassé dans tous les étages ce qu’elle croyait être des manifestants !! (voir article des inRocks)
C’est dans ce contexte, que s’est déroulé le matraquage violent du 2 juin 2016 notamment envers les journalistes et les photographes. Le syndicat Solidaires 35 proteste énergiquement contre les violences faites aux journalistes dans l’exercice de leur fonction, d’autant que ceux-ci étaient très clairement identifiés et identifiables
Il ne s’agit nullement d’une bavure mais d’un acte revendiqué par le directeur départemental et par le préfet qui fait partie d’une stratégie assumée. Il ne faut plus d’image pendant que l’on matraque et que l’on éborgne. Tel est le message que le gouvernement veut faire passer.
Les matraquages et autres provocations n’entament pas notre détermination.
Solidaires 35 appelle d’ores et déjà à une manifestation la semaine prochaine contre les violences policières, les interdictions de manifester et de circuler.
Solidaires 35 proposera à l’intersyndicale et à l’aginterpro de définir ensemble, les modalités de cette mobilisation qui pourrait prendre la forme d’une manifestation le samedi 11 juin
Un manifestant dans le coma : de nouvelles images à charge contre les policiers
Le 26 mai à Paris, Romain D. s’écroule en fin de mobilisation contre la loi travail. Une nouvelle vidéo montre qu’une grenade de désencerclement venait juste d’exploser.
Soirée de soutien aux inculpé.e.s et victimes de violences policières
réunion publique 17h30 soirée de soutien 19h
L’Union syndicale Solidaires 13 organise une soirée de soutien aux inculpé.e.s et victimes de violences policières dans ses locaux du 29 boulevard Longchamp à Marseille le vendredi 10 juin 2016 à partir de 19h.
En préambule à cette soirée, nous vous proposons une réunion publique à 17h30 pour faire ensemble un retour sur la répression policière qui s’exerce à Marseille depuis le mois de mars, ainsi qu’une synthèse des informations concernant la coordination des collectifs anti-répression et de leurs actions : état des lieux des violences policières, bilan des inculpations, dates d’audiences et rassemblements prévus, caisses de solidarité, défense collective, etc. Le programme de la soirée sera ensuite convivial et festif (animations musicales, apéritif dînatoire, projection de photos sur les violences policières...).
Pour nos camarades blessé.e.s ou inculpé.e.s, soyons nombreux.ses !
« Simple, forte, aimant l'art et l'idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominée. » Louise Michel
Quand Le Parisien apporte sans le vouloir une preuve des violences policières…
Les grenades de désencerclement sont censées être jetées au sol. Même bien lancées, elles peuvent blesser gravement. Médias, police et gouvernement ne cessent de nous marteler l’inexistence des violences policières. Cette photo est une preuve du contraire : Les policiers lancent les grenades en l’air, visant bien la tête des manifestants. Bien évidemment ils ne seront jamais mis en examen pour « tentative d’homicide ».
Violences contre les journalistes, silence dans les grands médias
Trois mois après la première journée de mobilisation nationale (le 9 mars dernier), la contestation de la Loi Travail se poursuit. Cette mobilisation est confrontée à des violences policières ciblant des militant-e-s, des manifestant-e-s, mais aussi des journalistes, violences que nous avons pu nous-mêmes constater et subir lors des manifestations et à propos desquelles les témoignages s’accumulent sur les réseaux sociaux et les médias alternatifs, mais fort peu dans les grands médias, qui préfèrent réserver leur « une » aux « échauffourées » et autres arrestations de « casseurs ».
Acrimed, partie prenante du mouvement contre la Loi Travail, dénonce ces violences et, en tant qu’association de critique des médias, tout particulièrement celles commises contre des journalistes qui essaient simplement de faire leur métier. Les violences contre des journalistes, notamment des photographes de presse, se sont en effet multipliées au cours des dernières semaines, notamment à Paris et à Rennes.
Manifestant blessé à Paris : la version officielle contredite par des témoins
Des vidéos et témoignages contredisent la version du préfet selon laquelle il n’y avait pas de forces de l’ordre à proximité des deux manifestants blessés à Paris.