Santé, vaccinations, médicaments, industrie pharma...

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Messagede bipbip » 09 Juil 2018, 15:49

L’Europe restreint l’utilisation du mercure dentaire qui empoisonne la bouche des Français

Un poison de moins dans la bouche des européens ? Depuis le 1er juillet, l’Europe interdit l’utilisation des « plombages » ou amalgames dentaires contenant du mercure, mais uniquement pour les enfants de moins de 15 ans, les femmes enceintes et celles qui allaitent leur enfant [1]. Les amalgames utilisés pour soigner les caries contiennent en effet 50 % de mercure élémentaire associé à de l’argent ou de l’étain. Or, lorsque ces amalgames sont retirés de la bouche des patients, ils sont classés comme déchets dangereux par la Commission européenne… et interdits de poubelle (notre enquête) ! Dans un communiqué, l’association Non Au Mercure Dentaire et l’eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, appellent les États européens à mettre en œuvre cette décision sans délai, mais aussi à étendre au plus vite cette interdiction à tous.

L’Ordre des dentistes évalue à environ 15 tonnes la quantité de mercure mise en bouche chaque année via les amalgames. Ceux-ci libèrent du mercure en permanence sous forme de vapeurs, qui s’accumule dans le cerveau, les reins ou le foie. La liste des méfaits des amalgames est longue : neurotoxiques, génotoxiques, immunotoxiques, reprotoxiques, ou encore perturbateurs endocriniens [2]. Si les fœtus et les enfants se révèlent particulièrement vulnérables aux effets du mercure, les dentistes et leurs assistants sont aussi en première ligne dans l’exposition à l’utilisation des amalgames. « Cette interdiction met fin à des décennies de déni, se réjouit Geoffrey Begon, administrateur de Non Au Mercure Dentaire. Trop longtemps, les autorités sanitaires ont essayé de faire croire que le mercure était dangereux en toutes circonstances, sauf dans les amalgames. Désormais, la toxicité du mercure dentaire est clairement reconnue. »

... https://www.bastamag.net/L-Europe-restr ... -la-bouche
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Messagede bipbip » 19 Juil 2018, 10:06

Conseil stratégique des industries de santé : l’industrie pharmaceutique se réjouit.

Conseil stratégique des industries de santé : l’industrie pharmaceutique se réjouit. Contribuables, personnes malades, sommes-nous gagnants ? (Juillet 2018)

Communiqué de presse interassociatif

AIDES • France Assos Santé • Ligue nationale contre le cancer • Médecins du Monde • Prescrire • Universités Alliées pour les medicaments Essentiels • UFC Que Choisir

Lors de la réunion du Conseil Stratégique des Industries de Santé (CSIS) du 10 juillet 2018, le Premier ministre a annoncé diverses « innovations » : accélération de l’accès aux nouveaux médicaments, accélération des délais d’examen des demandes d’essais cliniques, facilitation de l’exploitation industrielle de découvertes des chercheurs du secteur public, augmentation des dépenses pharmaceutiques prises en charge par la solidarité nationale. Il a ainsi accepté les principales demandes des firmes pharmaceutiques.

Accélération de l’accès aux nouveaux médicaments, sacrifice de l’évaluation ?

L’amélioration de l’accès rapide aux progrès thérapeutiques fait à priori consensus. Des personnes malades notamment atteintes de pathologies orphelines ou en situation d’échec thérapeutique témoignent chaque jour de besoins thérapeutiques encore insatisfaits et (sur)vivent dans l’attente de médicaments efficaces et bien tolérés. Mais nous sommes vigilants à ce que leur situation ne soit pas instrumentalisée.

Les demandes d’accélération, voire de précipitation, de la mise à disposition de médicaments touchent en effet des intérêts et réalités bien différentes : course à l’attractivité pour les industriels, recherche de médicaments apportant une véritable amélioration (« guérison », tolérance, qualité de vie) pour les personnes malades. Si les avancées thérapeutiques sont réelles dans certains domaines, les médicaments apportant une véritable amélioration sont beaucoup moins nombreux que les nouveaux médicaments.

Un dispositif d’accès précoce aux médicaments existe. La France dispose du dispositif d’Autorisation Temporaire d’Utilisation (ATU), essentiel pour permettre un accès rapide aux médicaments indispensables pour les malades ne bénéficiant d’aucun traitement ou en situation d’échec thérapeutique. Nous considérons que ce dispositif, amélioré dans le cadre de ce CSIS, doit rester le socle de base de l’accès rapide aux nouvelles thérapeutiques.
L’évaluation des médicaments doit être maintenue et même renforcée. Le processus d’évaluation des médicaments est présenté par les industriels comme la principale cause des délais d’accès au marché. Ces retards sont en fait dus au temps de négociation de prix, notamment face aux exigences de prix très élevés des industriels pour des médicaments n’apportant pourtant qu’une amélioration du service médical rendu mineure (IV) ou inexistante (V, soit « absence de progrès thérapeutique »). Les données présentées par les industriels sont souvent trop incomplètes ou ne présentent pas un recul suffisant pour établir qu’ils représentent un progrès tangible pour les patients. Nous sommes particulièrement inquiets sur l’annonce de l’ouverture d’un vaste chantier visant à réformer l’évaluation du médicament qui, au regard des essais fournis par les industriels, mérite justement d’être renforcée.

Accélération des délais d’examen des demandes d’essais cliniques, sacrifice de la protection des personnes ?

Nous souhaitons tous que la recherche avance. Les procédures d’autorisation des essais cliniques sont présentées comme la principale cause des délais qui grèveraient l’attractivité de la France pour la recherche clinique. Les demandes des industriels ont trouvé un premier écho dans une récente proposition de loi visant à réformer la procédure de tirage au sort des comités de protection des personnes (CPP). De nouvelles mesures présentées dans le cadre du CSIS continuent à nous alerter. Le cadre éthique de la recherche est une force française et ne mérite pas d’être sacrifié sur l’autel des enjeux économiques. La première avancée consisterait à améliorer le dispositif en dotant les CPP de moyens à la hauteur de leurs missions.

Risque pour la solidarité nationale

Le Premier ministre a annoncé une garantie de croissance du chiffre d’affaires des médicaments remboursables. Mais les patients ont besoin que les cotisations sociales et les impôts soient mieux utilisés ! Ces annonces de hausses des dépenses font des firmes pharmaceutiques des privilégiées. Qui d’autre a l’assurance aujourd’hui en France d’une augmentation régulière de ses revenus, qui plus est à partir d’argent public ? Le Premier ministre cède face aux prix de plus en plus exorbitants des nouveaux médicaments qui mettent en danger la solidarité nationale, alors qu’il aurait fallu exiger une transparence sur les coûts de recherche et de production de ces médicaments, et une évaluation clinique rigoureuse de ces médicaments permettant de savoir ce qu’ils apportent réellement aux patients.

Personnes malades privées de traitement

Les industriels veulent aller vite et fort. Il faudrait aussi les encourager à remplir leur première mission. Le pays est profondément touché par la survenue régulière de ruptures d’approvisionnement de médicaments. Toutes les classes thérapeutiques sont touchées, notamment des médicaments vitaux et des vaccins. Les conséquences pour les patients sont nombreuses : perte de chance, difficulté d’adhésion au traitement, effets indésirables engendrés par l’imposition de changements de traitements. Les conséquences en termes de santé publique sont tout aussi inacceptables : les pénuries de vaccins peuvent ainsi brutalement mettre à mal des années d’efforts en santé publique. Nous regrettons que le CSIS reste silencieux sur cette question.

Le Premier ministre propose également d’améliorer le transfert de la propriété intellectuelle, cependant sans préciser quels mesures et engagements seront pris pour garantir que la recherche publique sera valorisée de façon responsable et que les médicaments et produits de santé issus de la recherche publique française seront abordables et accessibles à tous.

Bref, les annonces du Premier ministre ne présentent aucune proposition pour une valorisation responsable de la recherche publique dans le progrès thérapeutique, ni d’amélioration d’accès pour les personnes malades à moyen terme. Une vigilance citoyenne s’impose.

Pour une analyse des enjeux posés aujourd’hui par les médicaments, lire :
« Prix, valeur thérapeutique et accessibilité des médicaments : la société civile s’invite dans le débat public pour servir l’intérêt général » (Juin 2018) > Accès libre

AIDES • France Assos Santé • Ligue nationale contre le cancer • Médecins du Monde • Prescrire • Universités Alliées pour les medicaments Essentiels • UFC Que Choisir


https://www.anti-k.org/2018/07/18/conse ... e-rejouit/
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Messagede bipbip » 31 Juil 2018, 17:44

Sanofi. Le cynisme de ces gens-là.

La Dépakine restera comme le symbole (indissolublement lié au groupe SANOFI) des ravages causés par la mainmise de la logique du profit sur la recherche et la production pharmaceutiques.
Il y a d’abord eu le scandale du risque de malformations physiques et de troubles neuro-développementaux pour des fœtus exposés à ce produit. Risque connu depuis 1970 et qui n’a été révélé aux patient-es qu’en 2015 (voir à ce sujet notre précédent article : Sanofi nous empoisonne l’existence.).

Et voici que maintenant on découvre que l’usine de Mourenx qui produit ce médicament met en danger la vie des habitant-es et celle de ses salarié-es avec des rejets de polluants dépassant 7 000 fois les normes, et jusqu’à 190 000 pour le bromopropane !!!

... https://www.anti-k.org/2018/07/31/sanof ... s-gens-la/
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Re: Santé, vaccinations, médicaments, industrie pharma...

Messagede bipbip » 09 Sep 2018, 17:42

Rentabilité de la maladie - Le profit fixe le prix de nos vies

L'industrie pharmaceutique fixe le prix de nos vies. Elle est prise dans cette contradiction fondamentale entre soigner et maximiser des bénéfices par la prédation financière. Jamais la vie humaine n'a été aussi chère. Non, le marché du médicament n'a rien à envier à celui du pétrole ou du luxe. Les misères humaines doivent être un bon marché.

... https://blogs.mediapart.fr/astier-valen ... tor=CS3-66
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Re: Santé, vaccinations, médicaments, industrie pharma...

Messagede bipbip » 29 Sep 2018, 18:31

Levothyrox : une pétition lancée contre le « secret des affaires »

Une association de malades de la thyroïde reproche à l’Agence du médicament de refuser de livrer des informations sur la nouvelle formule de ce produit.

Une pétition « contre le secret des affaires » en matière de santé publique a été lancée par une association de malades de la thyroïde, qui reproche à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) de se retrancher derrière cet argument dans l’affaire du Levothyrox. Une accusation réfutée en bloc par l’institution, qui « dément avoir attendu la nouvelle loi sur le secret des affaires » pour répondre à un avocat de plaignants dans cette affaire.

La pétition adressée à la ministre de la santé, Agnès Buzyn, avait recueilli plus de 20 400 signatures samedi 29 septembre. Elle a été lancée par le Dr Philippe Sopena, conseiller médical de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT). Cette dernière regroupe des patients qui se plaignent des effets secondaires de la nouvelle formule du Levothyrox du laboratoire allemand Merck.

... https://www.lemonde.fr/sante/article/20 ... 51302.html
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Re: Santé, vaccinations, médicaments, industrie pharma...

Messagede bipbip » 04 Oct 2018, 17:50

Droit à l’information

Le « secret des affaires » est invoqué pour la première fois, au profit d’un labo pharmaceutique

C’est la première invocation officielle du « secret des affaires », adopté cet été par la majorité parlementaire malgré les critiques de la société civile. Cette invocation n’émane pas directement d’une entreprise privée mais d’une agence publique : l’Agence du médicament refuse de rendre publique l’autorisation de mise sur le marché de la nouvelle formule du Levothyrox fabriqué par le laboratoire Merck.

Il y a un peu plus d’un an, le laboratoire pharmaceutique Merck met discrètement en vente une nouvelle formule du Levothyrox, un médicament populaire pour la thyroïde. Au bout de quelques semaines, les signalements d"effets secondaires se multiplient, et l’affaire prend l’allure d’un scandale sanitaire. Plusieurs dizaines de plaintes sont déposées par les patients, qui s’interrogent sur les causes du phénomène, alors que la laboratoire et les autorités de santé nient tout problème. Entre-temps, l’ancienne formule du médicament est remise sur le marché.

Les événements de ces dernières semaines ne risquent pas de mettre fin aux polémiques. Selon les révélations du site Les Jours, qui a consacré une série d’articles au scandale du Levothyrox, un avocat des victimes a demandé à l’Agence du médicament de lui communiquer le document officiel de l’autorisation de mise sur le marché de la nouvelle formule du médicament. Ce que l’agence publique a fait au bout de plusieurs semaines, mais en « noircissant » plusieurs informations capitales : le lieu de fabrication du principe actif de la nouvelle formule du médicament du laboratoire Merck, et le nom de l’entreprise en charge de la production de ce principe actif. De quoi alimenter tous les soupçons.

... https://www.bastamag.net/Le-secret-des- ... -d-un-labo
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Re: Santé, vaccinations, médicaments, industrie pharma...

Messagede bipbip » 08 Oct 2018, 13:14

Quand l’industrie pharmaceutique organise la pénurie de médicaments

Le secteur pharmaceutique, le plus rentable de l’économie mondiale, a suffisamment de moyens et de relais pour redorer régulièrement son image, malgré les scandales qui, presque chaque année, montrent que l’appétit financier de ces industriels prime absolument tout le temps sur la mission thérapeutique qu’ils prétendent se donner. Nous avons, dans notre numéro 14, longuement enquêté sur les pratiques de ces entreprises, capables avec la complicité des pouvoirs publics de vendre leurs produits au prix cher, d’obtenir la prise en charge par les systèmes de santé de médicaments inutiles ou inefficaces, d’influencer les médecins pour prescrire des traitements à des gens qui n’en ont pas besoin. Ces pratiques commencent à être connues. Mais qui pouvait croire que ces gens étaient capables d’organiser des ruptures de stock – entraînant la mort de malades – pour faire monter leurs prix ?

C’est un scandale que dévoile à mi-mots un rapport sénatorial sur la pénurie de médicaments. Celle-ci est 10 fois plus fréquente qu’il y a dix ans, et elle concerne des produits aussi essentiels que les antibiotiques, des vaccins ou le traitement de l’hépatite B. Concrètement, ces pénuries entraînent l’interruption du traitement des malades, leur mise en danger voire leur mort. Ce rapport nous apprend ceci : au mépris de leurs engagements avec les hôpitaux et les systèmes de sécurité sociale, les industriels répondent aux ruptures de stock de façon plus ou moins rapide, jouant la concurrence entre les pays. Ainsi, un représentant du principal lobby des industriels, le LEEM, a expliqué aux sénateurs que :

“Lorsqu’une tension survient du fait d’un accroissement de la demande, [nos entreprises] vont approvisionner en priorité les pays qui pratiquent les tarifs les plus élevés “

Sans complexe, le représentant des industriels explique là à des représentants du pays que si leur administration ne donne pas des prix assez élevés à leurs médicaments, alors ils risquent de subir des pénuries. Ce que confirme un représentant du personnel de Sanofi, “notre” fleuron national, qui a confié aux sénateurs qu’il existait des« stratégies de rupture visant à maintenir le niveau des prix ».

... https://www.frustrationlarevue.fr/quand ... dicaments/
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Re: Santé, vaccinations, médicaments, industrie pharma...

Messagede Pïérô » 10 Oct 2018, 10:08

Un million de Français financent leur santé à crédit

Selon une étude de l’Institut CSA pour Cofidis que nous révélons, 2 % des Français ont déjà sollicité la famille pour payer des soins. Et 2 % ont eu recours au crédit.

La question de l’accès financier aux soins n’est pas réglée. C’est ce que nous apprend une étude surprenante réalisée par l’Institut CSA pour le compte de Cofidis*. Malgré tous les dispositifs améliorant la prise en charge des soins mis en place ces dernières années (CMU, CMU-C, Aide à la complémentaire santé, Contrats responsables en entreprises…), trois Français sur dix déclarent encore avoir renoncé à se soigner pour raison financière au cours des douze derniers mois. Ils sont même 41 % chez les ouvriers, 36 % chez les moins de 35 ans, et 37 % parmi les habitants du sud-est de la France.

Non seulement le renoncement aux soins ne recule pas, mais le panel interrogé par CSA considère à 57 % que le coût de sa santé a augmenté depuis cinq ans. Pourtant, 95 % des Français sont couverts par une complémentaire santé et l’Assurance maladie prend toujours en charge autour de 75,6 % de nos dépenses. Un dispositif qui, sur le papier, laisse au patient un reste à charge stable de 13,5 %.

... http://www.leparisien.fr/economie/votre ... 914366.php
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Santé, vaccinations, médicaments, industrie pharma...

Messagede bipbip » 16 Oct 2018, 20:02

Santé. Du sang pollué pendant mille jours par des machines folles

Les 300 machines défectueuses utilisées depuis 2015 pour la transfusion sanguine par l’Établissement français du sang ont enfin été mises hors-service. Des lanceurs d’alerte qui n’avaient pas été écoutés ont déposé plainte.

La France est-elle à la veille d’une nouvelle affaire de sang contaminé ? L’alerte avait été lancée dès 2015 par l’ex-gérant en France de la multinationale américaine Haemonetics et l’un des délégués du personnel. Deux lanceurs d’alerte, Alexandre Berthelot et Jean-Philippe Urrecho, s’inquiétaient des dangers de contamination par des particules possiblement cancéreuses du plasma et des plaquettes collectés par les machines Haemonetics. Ils ont réitéré leur geste sept fois. Ces sept alertes ont finalement abouti, mille jours plus tard, le 12 septembre 2018, à la mise en sommeil de 300 machines de prélèvement utilisées dans les centres de transfusion de l’Établissement français du sang (EFS). Et à une plainte pour « mise en danger de la vie d’autrui », « tromperie aggravée » et « inexécution d’une procédure de retrait ou de rappel d’un produit préjudiciable à la santé », déposée le 23 mai par les deux lanceurs d’alerte, rejoints par le syndicat CGT de l’EFS. Sont mis en cause : l’EFS, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et la société Haemonetics.

... https://www.humanite.fr/sante-du-sang-p ... les-662096
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Re: Santé, vaccinations, médicaments, industrie pharma...

Messagede bipbip » 18 Oct 2018, 21:07

Santé. L’accès aux soins en berne

Près de 9 % des assurés sociaux sont privés de médecin traitant, selon un nouveau rapport.

Un an après le lancement du plan d’accès aux soins du gouvernement, les trois délégués nommés par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, n’annoncent pas de bonnes nouvelles dans leur premier rapport d’étape : 8,6 % des assurés sociaux de plus de 16 ans n’ont pas de médecin traitant, selon Élisabeth Doineau (sénatrice UDI), Thomas Mesnier (député LaREM) et Sophie Augros (syndicaliste médecin). Et 75 caisses primaires d’assurance-maladie (CPAM) identifient des problèmes d’accès aux soins sur leur territoire.

... https://www.humanite.fr/sante-lacces-au ... rne-662290
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Re: Santé, vaccinations, médicaments, industrie pharma...

Messagede bipbip » 21 Oct 2018, 21:36

Tribune

Nous voulons des herboristes !

Ils existent depuis des siècles, à la ville comme à la campagne, et pourtant ils n'ont pas le droit légal d'exercer. A quand une reconnaissance pleine et entière du métier d'herboriste, à l'heure où la population se retourne vers les plantes médicinales ?

... https://www.liberation.fr/debats/2018/1 ... es_1684858
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Re: Santé, vaccinations, médicaments, industrie pharma...

Messagede bipbip » 22 Oct 2018, 17:02

Anticor dépose plainte contre des médecins experts du cholestérol

L’association anticorruption accuse six médecins d’un groupe d’expertise de la Haute Autorité de santé de ne pas avoir déclaré leurs liens avec l’industrie pharmaceutique.

C’est une première. Selon une information de L’Express confirmée par Le Monde, l’association de lutte contre la corruption Anticor a adressé une plainte contre X, mercredi 3 octobre, au parquet de Bobigny, pour « prise illégale d’intérêts » avec, cette fois, dans le viseur, non pas des personnalités politiques, mais des médecins.

L’association accuse six des neuf membres d’un groupe d’expertise de la Haute Autorité de santé (HAS) d’avoir négligé de déclarer les liens financiers qu’ils entretenaient avec des laboratoires pharmaceutiques. Une omission d’autant plus équivoque qu’ils ont rédigé, en tant qu’experts, une recommandation sur la prise en charge des dyslipidémies (cholestérol, excès de triglycérides…) et que celle-ci « accroît notablement le nombre de patients chez qui un traitement est indiqué », affirme Anticor dans sa plainte.

« Notre plainte porte sur une recommandation [précise], mais le phénomène est systémique, explique au Monde Elise Van Beneden, secrétaire générale adjointe d’Anticor. Pour nous, il s’agit d’un coup de pied dans la fourmilière et d’un avertissement à l’ensemble du secteur médical, de la HAS à l’Agence nationale de sécurité du médicament [Afssaps], mais aussi aux expertises effectuées en amont. »

... https://www.lemonde.fr/sante/article/20 ... 51302.html
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Re: Santé, vaccinations, médicaments, industrie pharma...

Messagede bipbip » 23 Oct 2018, 16:06

Manger bio réduit le risque de cancer de 25%

Une étude française menée sur plus de 60 000 personnes a montré que la consommation régulière d’aliments bio réduisait le risque de cancer de 25 %. La baisse du risque concerne les cancers du sein post-ménopause et les lymphomes (cancers du système lymphatique).

Sommaire
Les pesticides une nouvelle fois pointés du doigt
Promouvoir l’alimentation biologique pour prévenir le cancer

Cette étude de grande ampleur est la première à évaluer le lien entre la consommation régulière d’aliments issus de l’agriculture biologique et le risque de cancer. Elle a été menée sur 68 946 personnes en France. Les participants ont été suivis de mai 2009 à novembre 2016. Ils ont été invités à indiquer via un questionnaire la fréquence de leur consommation de produits bio (jamais, occasionnellement, souvent). Le questionnaire portait sur 16 aliments.

... http://www.doctissimo.fr/nutrition/news ... que-cancer
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Re: Santé, vaccinations, médicaments, industrie pharma...

Messagede bipbip » 25 Oct 2018, 15:05

LE SCANDALE DE LA HAUSSE DES PRIX DES MÉDICAMENTS CONTRE LE CANCER

Alain ASTIER (professeur honoraire de pharmacie), André GRIMALDI (professeur émérite d’endocrinologie), Jean-Paul VERNANT (professeur émérite d’hématologie) protestent contre l’envolée injustifiable des prix des médicaments anticancéreux.

Grâce aux progrès de la biologie moléculaire qui offre de nouvelles cibles thérapeutiques, les médicaments innovants du cancer se multiplient depuis quelques années. Générateurs pour certains de progrès majeurs et offrant aux malades l’espoir d’une survie plus longue et en meilleure santé, ces nouveaux médicaments apparaissent sur le marché à des prix qui ont subi une augmentation exponentielle et deviennent exorbitants. Ainsi, aux États-Unis, la quasi-totalité de ces innovations thérapeutiques coûtent plus de 120 000 dollars (103 000 euros) par an et par malade, contre 10 000 dollars il y une vingtaine d’années.

Il serait logique que, comme par le passé, le prix d’un nouveau médicament soit déterminé en fonction des investissements de recherche et développement (R&D) engagés par les industriels. Paradoxalement, les prix explosent alors que la recherche est le plus souvent faite par des structures académiques financées par des fonds publics, et que le développement permettant la mise sur le marché est de plus en plus rapide, après des essais cliniques portant sur un nombre limité de patients. Aujourd’hui, les dépenses de R&D correspondent en moyenne à moins de 15 % du chiffre d’affaires des laboratoires, alors que plus de 25 % sont alloués au marketing et que les marges bénéficiaires excèdent 20 %.

UNE POLITIQUE DE MARKETING ET DE LOBBYING

Ne pouvant plus justifier cette envolée des prix par leurs dépenses de R&D, l’industrie pharmaceutique argue maintenant de la qualité du service médical rendu comme prétexte à leurs exigences financières. Mais, outre que certaines de ces innovations n’offrent pas aux malades de réels progrès, on peut se demander si des progrès même exceptionnels pourraient justifier de telles exigences financières. Si le prix du vaccin contre la poliomyélite, apparu au milieu des années 1950, avait été défini à l’aune de son remarquable service médical rendu, il n’est pas certain que la poliomyélite aurait cessé aujourd’hui de toucher nos compatriotes.

En réalité le prix des innovations thérapeutiques du cancer est essentiellement déterminé par l’idée que l’industrie se fait de la solvabilité du marché. Ainsi, le laboratoire Novartis a augmenté en une douzaine d’années le prix du Glivec aux États-Unis de 30 000 à 90 000 dollars par malade et par an, uniquement parce qu’il a considéré que le marché américain était capable de tolérer une telle inflation.

« UN MARKETING ÉNERGIQUE AUPRÈS DES MÉDECINS PRESCRIPTEURS A FAIT PASSER LES DÉPENSES MONDIALES DE TASIGNA DE 300 MILLIONS DE DOLLARS PAR AN À 2 MILLIARDS EN 2017. »

L’arrivée de génériques ne permet pas de limiter significativement ces dépenses indues. La durée de l’exclusivité après la mise sur le marché est d’une quinzaine d’années avant que le produit puisse être génériqué. De plus, lors de l’arrivée d’un générique, l’industriel adopte une politique de marketing et de lobbying qui lui permet souvent de remplacer un produit génériqué par un autre qui ne l’est pas encore. Par exemple le Glivec était indiqué en première ligne dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique et rapportait jusqu’à 4,5 milliards de dollars par an au laboratoire Novartis avant d’être génériqué en 2015.

Le Tasigna plus cher et produit par le même laboratoire était autorisé à la prescription dans la même maladie en deuxième ligne, pour un nombre restreint de malades, en cas d’intolérance ou de résistance au Glivec. Alors qu’en dehors de ces situations particulières le Tasigna n’offre pas d’avantage notable par rapport au Glivec, il a cependant été possible à Novartis, grâce un lobbying efficace, d’obtenir pour le Tasigna une autorisation de prescription en première ligne. Puis un marketing énergique auprès des médecins prescripteurs a fait passer les dépenses mondiales en Tasigna de 300 millions de dollars par an à un milliard dès 2015, puis 2 milliards en 2017.

RETOURS SUR INVESTISSEMENTS ELEVES

Depuis 2013 les médecins américains spécialistes du cancer ont, par de multiples articles et pétitions, manifesté leur émotion devant la situation de plusieurs dizaines de millions de leurs compatriotes qui, pour des raisons financières, ne peuvent bénéficier de ces nouveaux traitements. En Grande-Bretagne certains produits efficaces, largement utilisés en France, ne sont plus remboursés. Nous avons la chance en France de bénéficier d’un régime de santé solidaire qui semble nous mette à l’abri de ce type de problème, mais pour combien de temps encore ? L’inquiétude devant cette situation a justifié la mobilisation de 110 professeurs des universités, cancérologues et hématologues qui ont signé en 2016 une tribune dans Le Figaro. Plusieurs campagnes sur le même thème ont également été menées, entre autres par la Ligue contre le cancer et Médecins du monde.

Pour couronner le tout un certain nombre de vieux médicaments du cancer, encore très largement utilisés parce que très efficaces et jusqu’alors peu coûteux, font l’objet de périodes de rupture d’approvisionnement pour réapparaître ensuite sur le marché à des prix qui explosent alourdissant d’autant les charges de la Sécurité sociale.

Les patients n’ont pas choisi d’être malades, ce ne sont pas de simples consommateurs et les médicaments qu’ils sont contraints de prendre ne sont pas des produits de consommation comme les autres. L’industrie pharmaceutique se doit donc d’être une industrie particulièrement éthique. Or, force est de constater qu’elle se comporte comme n’importe quelle industrie, préoccupée principalement par sa rentabilité financière. Pour preuve citons le palmarès des activités les plus rentables pour les actionnaires aux Etats-Unis publié par la revue financière Forbes en 2015. Il révèle que l’industrie pharmaceutique arrive très largement en tête loin devant la finance, l’informatique, la communication… N’est-il pas difficile d’accepter que ce soit la maladie de certains, payée en grande partie par la solidarité publique, qui génère les meilleurs retours sur investissement pour les actionnaires ?

Alain Astier et André Grimaldi déclarent avoir donné des conférences pour le compte de l’industrie pharmaceutique. Jean-Paul Vernant ne déclare aucun lien avec l’industrie pharmaceutique.



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