Un quinquennat Macron-MEDEF

Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 16 Juil 2017, 14:54

Débat. France, le moment Macron
La dernière séquence électorale en France s’est soldée par un large bouleversement de la scène politique qui a fait événement, tant par son caractère surprenant que par son ampleur. A ainsi été élu président de la République quelqu’un de parfaitement inconnu de la quasi-totalité des électeurs il y a moins de trois ans, avant qu’il soit nommé fin août 2014 ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique. La formation politique qui vient de remporter une large majorité à l’Assemblée nationale, La République en marche (LERM), a été fondée par le même au printemps 2016, à peine plus d’un an avant les élections législatives. Les deux grandes formations qui avaient occupé les devants de la scène politique et s’étaient partagé les responsabilités gouvernementales depuis plus de trente-cinq ans ont vu leur candidat éliminé dès le premier tour de l’élection présidentielle. Si la droite Les Républicains – Union des Démocrates et des Indépendants (LR – UDI) a finalement sauvé les meubles lors des élections législatives (cent trente-et-un élus), le Parti socialiste (PS) enregistre avec vingt-neuf élus son pire résultat depuis sa refondation en 1971. On mesure l’ampleur de sa déroute quand on se souvient qu’il en comptait plus de dix fois plus dans l’Assemblée sortante. Et ce bouleversement au niveau des formations politiques s’est accompagné d’un profond renouvellement du personnel politique: sur les dix-neuf ministres du premier gouvernement d’Edouard Philippe, seuls quatre avaient exercé des responsabilités gouvernementales auparavant; près des trois quarts des membres de la nouvelle Assemblée nationale (73,5%) en sont à leur premier mandat parlementaire. Et ce renouvellement affecte également la composition de l’Assemblée par tranches d’âge (la moyenne d’âge a été abaissée de 54,1 ans à 48,6 ans) et par genre: avec 38,5 % de femmes, elle sera la plus féminisée qu’ait jamais connue la France (26,8% dans l’Assemblée sortante), le groupe LERM et son allié du Mouvement des Démocrates (MoDem) assurant une quasi-parité (respectivement 46,45% et 46,34%).
L’art de faire du vieux avec du neuf
... https://alencontre.org/europe/france/de ... acron.html


Débat-France. Macron ou la «bourgeoisie managériale» aux commandes de l’Etat
A première vue, le renouveau politique apparaît total et incontestable. Mais il s’agit d’un mouvement de type astral, avec retour au point d’origine: un régime conforté par l’élection du président de la République chef de l’Etat au suffrage universel.
Pouvoir resserré et renforcé du chef de l’Etat, hésitant entre la nécessaire verticalité de la fonction et une franche dérive monarchique. Majorité absolue en dehors plutôt qu’au-dessus des partis, sans frondeurs ni contestation interne, sauf une opposition croupion avec une poignée de ténors entravés. Chambre (d’enregistrement?) à dominante de cadres supérieurs, d’entrepreneurs ou d’entreprenants en tous genres. Gouvernement d’experts et de professionnels à la réussite exemplaire, sans grosses pointures politiques. Garde rapprochée de technocrates énarques et surdiplômés.
Et un mode de gestion des affaires publiques appelé à s’aligner sur les pratiques du privé et du monde des entreprises naissantes. Au total, un changement de dynastie plutôt qu’un bouleversement.
Avec un fumet de saint-simonisme et un parfum d’Empire libéral, l’avènement aux commandes de l’Etat d’une nouvelle classe industrielle en lieu et place des apparatchiks et groupies des vieux partis politiques. La promotion de l’élite économique moderniste et mondialisée pour mener sans intermédiaire une politique libérale et européenne, en procédant à une révolution en profondeur de nos modèles, organisations et comportements.
... https://alencontre.org/europe/france/de ... letat.html


Une analyse du programme social écrit par Macron
JED – Par Richard Abauzit, militant syndical, inspecteur du travail retraité. Les extraits du programme de Macron, disponible sur Internet (http://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme), sont en italiques.
... http://www.anti-k.org/2017/07/08/une-an ... ar-macron/
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Messagede Lila » 16 Juil 2017, 20:17

Inquiétudes autour du budget accordé aux droits des femmes

BUDGET - Plusieurs associations féministes s'inquiètent d'une baisse "de 25 à 30%" du budget alloué aux droits des femmes. Contacté par LCI, le secrétariat d'Etat confirme qu'il y aura bien des coupes, sans pour autant en confirmer la proportion.

C'était une promesse de campagne du candidat Macron : économiser 60 milliards d'euros sur le quinquennat. A l'heure où les budgets sont en train d'être finalisés dans les différents portefeuilles ministériels, que certains sont l'occasion de mini-crises avec l'Elysée, les droits des femmes vont-ils être impactés par une importante baisse de ressources ?

C'est en tout cas la crainte de plusieurs associations féministes qui évoquent, dans le JDD du 16 juillet, une coupe de 25% dans l'enveloppe allouée aux droits des femmes, déjà dotés d'un minuscule budget à l'échelle du gouvernement : 26,9 millions d'euros, en 2016, selon un rapport du Haut conseil à l'égalité entre femmes et hommes. Une baisse qui, si elle est avérée, contraste fortement avec l'ambition affichée de faire de l'égalité entre les sexes une grande cause nationale.

la suite : http://www.lci.fr/societe/inquietudes-a ... 58664.html
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Messagede bipbip » 18 Juil 2017, 07:59

Code du travail: Sans surprise, l'Assemblée autorise le gouvernement à légiférer par ordonnances
Après quatre jours de débat, le projet de loi d'habilitation a été approuvé par 270 voix contre 50. Le parti présidentiel (LREM) ainsi que les Républicains et les "Constructifs" LR-UDI ont voté pour alors que la Nouvelle gauche (ex-PS), les Insoumis et les Communistes ont voté contre.
ce texte définit les contours des futures ordonnances. Parmi les points les plus controversés, le plafonnement des indemnités prud'homales, la fusion des instances représentatives du personnel, le rôle accru de l'accord d'entreprise ou encore la modification du compte pénibilité.
Le texte va maintenant être transmis au Sénat pour être voté définitivement d'ici avant la fin de la session extraordinaire début août. Le contenu des ordonnances sera présenté fin août aux partenaires sociaux et soumis à l'automne au Parlement pour sa ratification, ce qui constituera la sule "fenêtre démocratique", avant sa mise en place effective.
... http://www.humanite.fr/code-du-travail- ... ces-638860


Universités : le tournant austéritaire de Macron
C’est par une simple lettre adressée à la Commission des finances de l’Assemblée Nationale que le gouvernement a fait savoir le 12 juillet dernier qu’il procèderait à une coupe de 331 millions d’euros sur les crédits déjà budgétés qu’il devait verser en 2017 aux établissements de l’Enseignement supérieur et de la recherche.
Cette brutale coupe constitue une rupture nette avec les promesses de campagne de Macron qui s’était engagé dans sa campagne à « sanctuariser » les crédits de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle donne ainsi du crédit aux rumeurs qui annoncent, qu’à rebours de toutes ses promesses de campagne, le gouvernement serait en train de préparer un budget de choc en 2018 pour les Universités.
... http://www.anti-k.org/2017/07/15/univer ... de-macron/
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Messagede bipbip » 20 Juil 2017, 16:15

Macron et les Collectivités territoriales, et la fonction publique territoriale : "De profundis !"

En guise de « politique autrement », Macron restera probablement dans les annales présidentielles comme celui qui aura le plus utilisé cette vieille tactique gouvernementale : l’été est le moment où faire passer les pires mesures de régression sociale. Au passage Solidaires constate que toutes les organisations syndicales n’avaient pas été invitées à cette conférence nationale des territoires !
De 10 milliards de baisse des budgets annoncés pour les collectivités territoriales, Macron et Darmanin passent en un tour de parole à 13 milliards !
Une telle saignée, aggravée par la perspective de la fin de la taxe d’habitation, aura des conséquences multiples, toutes au détriment des usagers des services publics locaux et des agents publics.
Nous pouvons d’ores et déjà facilement imaginer que les élu-es locaux, soumis-es à ces décisions, envisageront soit la baisse des effectifs de la fonction publique territoriale (objectif -70000 emplois), soit la hausse des tarifs (cantines scolaires, crèches, équipements sportifs ...) et la poursuite de la disparition des services publics en zone rurale.
En dénonçant la taxe d’habitation comme un impôt injuste (ce qui est vrai), le Président met en place un rideau de fumée .
La compensation de sa suppression programmée, prévue par l’état, cache en réalité en tour de passe-passe habile : ce sont les mêmes contribuables qui paieront cette compensation au travers des impôts d’état.
Cette réforme présentée comme donnant davantage de libertés aux collectivités locales, en réalité les étrangle financièrement.
Au détour d’une phrase, le président annonce le démantèlement du statut de la fonction publique en voulant différencier les hausses de la valeur du point d’indice par versant !
Celles et ceux qui n’avaient pas compris que la casse du code du travail était les prémices de la casse du statut de la fonction publique sont désormais éclairé-es.
Ces annonces nous confortent dans notre volonté de participer à un vaste mouvement social, du privé comme du public, pour la défense des droits des travailleuses et des travailleurs, pour le code du travail et le statut des fonctionnaires, pour l’extension des services publics.
Le coup d’envoi sera donné le 30 août devant l’université du MEDEF à Jouy en Josas et, dans l’unité la plus large, le 12 septembre, partout en France.

Solidaires fonction publique et SUD Collectivités territoriales

https://www.solidaires.org/Macron-et-le ... rritoriale
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Pïérô » 21 Juil 2017, 01:14

Budget consacré aux droits des femmes : une baisse de 7,5 millions d’euros prévue

Selon un projet de décret sur les restrictions budgétaires, le secrétariat d’Etat de Marlène Schiappa est bien visé par une coupe de 25 %, soit le chiffre annoncé par les associations féministes.

Marlène Schiappa avait crié à la « fake news sortie de nulle part », « démentant formellement » les informations « sans aucun fondement » des associations féministes qui s’inquiétaient d’une coupe de 25 % dans le budget du secrétariat d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes. Selon un projet de décret concernant les restrictions budgétaires prévues en ce début de quinquennat, le secrétariat d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes serait bien visé par une coupe de 7,5 millions d’euros, soit le chiffre annoncé par les associations.

Ce document, émanant de la direction des finances publiques, a été obtenu par les associations féministes « de manière officieuse mais de sources en lien avec le ministère ». Le projet de décret, qui est donc provisoire, présente les restrictions budgétaires visant les différents portefeuilles ministériels.

... http://mobile.lemonde.fr/societe/articl ... sME7aBW64q
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 23 Juil 2017, 11:54

Casse du code du travail. Le Sénat va encore plus loin dans les attaques !
La loi d’habilitation permettant au gouvernement de détruire par ordonnances le code du travail vient d’être adoptée par la commission des affaires sociales (CAS) du Sénat. En prime, 31 amendements tendant à durcir le texte ont été ajoutés.
Le 13 juillet dernier, les députés avaient voté – à 270 voix contre 50 – le projet de loi permettant au gouvernement de s’attaquer sans attendre au code du travail, par ordonnances. Le texte est en train de passer une autre étape, celle du Sénat. La commission des affaires sociales (CAS) a, sans surprise, adopté le texte et proposé 31 amendements, adoptés eux aussi, qui durcissent drastiquement le projet de loi, prévoyant déjà de revenir sur des décennies d’acquis sociaux issus des luttes.
... http://www.revolutionpermanente.fr/Cass ... s-attaques


Macron veut faire tourner le pays au régime start-up
L'hôte de l'Élysée rêve d'une « start-up nation », à l'image de ces entreprises « jeunes pousses » qui fleurissent dans les nouvelles technologies, et d'un « État plateforme », sur le modèle Uber. Sous des dehors modernes et « cool », se dessine en fait un pouvoir autoritaire au seul profit des entreprises.
... https://www.humanite.fr/macron-veut-fai ... art-639183
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 24 Juil 2017, 10:45

Budget. « Une révolution copernicienne » contre les pauvres

L’Assemblée nationale a débattu, jeudi, des orientations budgétaires du gouvernement, qui préparent « l’enrichissement des plus riches et l’appauvrissement des plus pauvres », selon les députés communistes et insoumis.

Le gouvernement a daigné s’expliquer jeudi devant l’Assemblée sur les orientations budgétaires à venir. Il y était attendu, après une longue cacophonie et des annonces contredisant le discours de politique générale du premier ministre, Édouard Philippe. Sans surprise, l’exécutif a défendu une sacrée cure d’austérité, avec une ponction de 4,5 milliards d’euros en 2017, pour passer sous la barre des 3 % de déficit public en 2017. Dans l’immédiat, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a confirmé une baisse de 268 millions d’euros pour Bercy, de 282 pour les Affaires étrangères, de 260 aux Transports, de 526 à l’Intérieur, de 160 pour la Justice, de 331 à la Recherche, de 75 pour l’Éducation nationale à quelques mois de la rentrée scolaire, de 50 pour la Culture et de 850 à la Défense, ce qui a conduit mercredi à la ­démission fracassante du chef d’état-major des armées, Pierre de Villiers.

Pas avare de cadeaux au privé

Entre autres réjouissances, la purge de 18 milliards d’euros prévue pour 2018 ­figurait bien dans le rapport transmis, sans oublier la hausse de la CSG, la suppression de 80 % de la taxe d’habitation, et la baisse de 13 milliards du budget des collectivités territoriales sur cinq ans. « Trop de dépense publique, donc trop d’impôt. Trop de déficit, donc trop de dette. Tout est lié à la réduction de la dépense publique », a argumenté Gérald Darmanin, qui prône une « révolution ­copernicienne », à savoir « faire mieux avec moins », en cassant l’idée selon laquelle « plus de dépense publique, c’est plus de service ». Amen. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a dans la foulée, lui aussi, joué du pipeau en estimant que le « record » de dépense publique en France n’empêche pas d’avoir un chômage record, avant de recycler le vieil argumentaire de la droite sur « l’assistanat » : « Trop de Français ­disent : “Mais dans le fond, si je restais chez moi à vivre de la redistribution, je vivrais mieux.” Il n’y a pas d’avenir pour une nation dans la dévalorisation du travail. »

Pas avare de cadeaux au privé, en revanche, le ministre a aussi défendu la cession de 10 milliards d’euros d’actifs de l’État afin de « financer l’innovation », avant d’annoncer pêle-mêle la pérennisation du Cice en exonérations de cotisations patronales en 2019, et la suppression dès 2018 des cotisations maladies et chômage. L’impôt de solidarité sur la fortune, qui « décourage », sera lui remplacé par un impôt moindre sur l’immobilier. Mais, c’est promis, « la baisse des impôts permettra à tous les Français de bénéficier des efforts réalisés ». Au milieu des présents faits aux plus fortunés, au milieu de l’attaque faite aux plus démunis avec la hausse de la CSG, Gérald Darmanin a ensuite osé affirmer qu’« augmenter l’allocation handicapé et le minimum vieillesse de 100 euros par mois, ce n’est pas une politique pour les riches ». Ou comment offrir quelques miettes pour masquer un banquet… Face aux critiques des députés « les Républicains », il a dans une saillie révélatrice r­étorqué qu’ils oubliaient bien vite le programme de François Fillon.

... https://www.humanite.fr/budget-une-revo ... res-639157
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 25 Juil 2017, 08:01

Marlène Schiappa, la ministre des Droits des femmes, voit son budget reculer de 27%

Un décret paru au Journal officiel confirme une coupe de 7,5 millions d'euros sur les 27 que compte le budget du ministère.

DROITS DES FEMMES - Fin du suspense sur les coupes budgétaires au secrétariat des Droits des femmes. Un décret paru au Journal officiel ce vendredi 21 juillet confirme que le ministère de Marlène Schiappa sera bien amputé de 7,5 millions d'euros de crédits en 2017 au titre des économies exigées pour tenir la trajectoire budgétaire. Le budget alloué aux Droits des femmes étant de 27 millions, cette somme représente une coupe de plus de 27% alors que les associations féministes redoutaient jusqu'alors un effort de l'ordre de 25%.

... http://www.huffingtonpost.fr/2017/07/21 ... _23041419/
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 26 Juil 2017, 01:36

La police de Macron : manifestations attaquées et racistes protégés.

Le quinquennat Macron s'ouvre avec un signal clair : frapper ceux qui luttent, et laisser faire l'extrême droite.

- 19 juin à Nantes. Quelques centaines de personnes se réunissent sur une place pour protester contre les ordonnances de Macron. Musique, boissons, bonne ambiance. Quelques parpaings sont déposés devant l'entrée d'une banque en guise d'action symbolique. Immédiatement, la police intervient avec une extrême violence. Des syndicalistes sont matraqués à la tête. Des manifestants sont interpellés. Un père qui porte son bébé dans les bras est molesté. La police expliquera être intervenue pour empêcher les « dégradations ».

Ouest-France relayait le témoignage du père de famille : http://www.ouest-france.fr/societe/poli ... ns-5111554

- Un mois plus tard, à Séméac dans les Hautes-Pyrénées. Des racistes se mobilisent contre l'accueil de familles de réfugiés dans un hôtel inoccupé. Pendant plusieurs heures, ils construisent tranquillement un mur de 20 mètres de long pour barrer l'accès au futur centre d'accueil. Les médias sont présents. La police laisse faire. Les manifestants xénophobes recevront même le soutien du maire et du député !

http://www.liberation.fr/france/2017/07 ... ts_1585964

Ces deux actions sont rigoureusement identiques. A Nantes, il s'agit d'une manifestation sociale. La police de Macron a donc empêché avec une violence inouïe la tenue du rassemblement. A Séméac, il s'agit d'une mobilisation raciste. Les pouvoirs publics ont ouvertement soutenu le murage du centre. La répression est toujours politique.

Le quinquennat Macron s'ouvre avec un signal clair : frapper ceux qui luttent, et laisser faire l'extrême droite.

https://nantes.indymedia.org/articles/38249
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede clateuf » 27 Juil 2017, 16:02

De la poudre de perlimpinpin

Après toutes ces élections, on nous annonce que la « révolution » est en marche, que nos vies vont changer, s’améliorer, ... grâce à la secte « mais en même temps» la république en marche sous la houlette de leur grand gourou E. macron qui ne commente rien mais dirige tout en sous main. Ce gouvernement,à grand coup de renfort médiatique, nous annonce plusieurs mesures dites fortes ou phare comme le dédoublement des classes de CP, la continuité de l’interdiction des pesticides qui tuent les abeilles, le renouvellement à mi mandat de tous les postes clefs de l’assemblée sans la possibilité de se représenter.

Ne nous leurrons pas, ces mesures ne sont la que pour mieux masquer les vraies objectifs du gouvernement notamment la nouvelles lois travail, inscrire l’état d’urgence dans la constitution, la suppression de 120.000 fonctionnaires, augmentation de la CSG, … qui toutes seront mises œuvre par ordonnances et non pas par vote des assemblées, vive la démocratie ! Si on est taquin, on notera que ce renouvellement à mi mandat des postes clef de l’assemblée nationale tombe juste avant des élections majeurs tels que les municipales, régionales et départementales. On ne peut croire que le grand chef, selon le sens du vent (droite ou gauche), se mettra dans le bon sens pour « rester en marche », #lopportunismecouledansmesveines.

Ho la belle assemblée !/? On nous rabâche les oreilles qu’il n’y a jamais eu autant de femme à l’assemblée nationale. Si on regarde de plus près, certes il y a 223 femmes sur 577 députés, mais aucune n’a de poste à responsabilité, de l’extrême gauche à la droite, chasse garder des hommes, de plus les 4 grands postes clef de l’État sont tenus par des hommes. Ce n’est pas parce que ce sont des femmes qu’elles sont forcément féministes et ce n’est pas en mettant des marionnettes à l’assemblée et au gouvernement que c’est la fin du patriarcat. On peut aussi noter que cette assemblée nationale, paritaire ou pas, ne sera la que pour faire bonne figure car les « vraies » lois seront toutes faites par ordonnances et non pas par vote. Sous couvert « les francais-es- veulent que leur vie change rapidement», la monarchie présidentielle prend tout ses aises sous l’approbation/le renoncement de la population. On nous dit aussi que 424 députés sont « novices », mais si on regarde de plus près, ces mêmes nouvelles/eaux ne le sont pas autant que cela, entre celles et ceux qui travaillaient pour d’anciens députés, ministres et celles et ceux qui travaillaient pour de grands groupes industrielles, pharmaceutique, lobbyistes de tout bords … Ils ne fait nul doute qu’elles/ils seront renvoyés l’ascenseur à leurs anciennes compagnies.

Les attaques contre nos libertés, nos droits de travailleur-se-s, de chomeu-ses-rs, de syndicalistes, tout simplement contre nos vies… vont se multiplier à grands coups d’ordonnances, organisons nous et ripostons ! Ils ont besoin de nous, nous n’avons pas besoin d’eux ! Re-prenons nos vies en mains ! Pour l’autogestion, la démocratie directe, l’égalité économique et sociale !

Juste une étincelle noire - Fédération Anarchiste Lyon
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 29 Juil 2017, 16:02

Austérité

Augmentation des loyers et des expulsions, baisse des aides au logement

Le gouvernement a décidé de diminuer l’Aide personnalisée au logement (APL) de manière uniforme pour les 2,7 millions de ménages qui en bénéficient. Cette baisse de 5 euros par mois, soit 60 euros par an, peut paraître anodine pour les personnes disposant de revenus corrects. Mais elles frappent prioritairement les ménages les plus pauvres et les étudiants en situation précaire, dans un contexte où les loyers poursuivent leur augmentation. 90 % des ménages qui perçoivent l’APL sont locataires. Cette aide publique, qui s’élève à environ 230 euros en moyenne par mois, représente un coup de pouce précieux pour acquitter son loyer. Elle est accordée sous condition de ressources – l’épargne et un éventuel patrimoine sont pris en compte – ainsi qu’en fonction du montant du loyer. « Une personne seule par exemple ne touche plus les APL si elle gagne plus de 1,1 Smic par mois », rappelle la Fondation Abbé Pierre. Soit 1265 euros nets par mois.

Pour un étudiant non boursier vivant seul, les aides au logement, dont l’APL, constituent plus de 10 % de son budget moyen, estimé à 714 euros par l’Observatoire de la vie étudiante [1]. « Les ressources qu’offrent les APL sont donc essentielles pour ces étudiants puisqu’elles constituent la seule aide financière étatique », commentait la Fédération des associations générale étudiantes (Fage). « Alors que plus de 60 000 bacheliers sont en détresse, faute d’affectation, la poursuite d’études se voit aujourd’hui doublement remise en cause », critique le syndicat étudiant suite à l’annonce gouvernementale. Pour l’Union nationale des étudiants de France (Unef), qui demande au contraire une revalorisation de l’APL, 800 000 étudiants sont concernés.

Des familles « pour lesquels chaque euro pèse »

La moitié des allocations logement sont versées aux ménages les plus pauvres, « pour lesquels chaque euro pèse », souligne également Droit au logement (DAL). La mesure « épargne ceux qui profitent des loyers chers et se sont enrichis depuis 15 ans ». « Ce n’est ni aux ménages modestes, ni aux étudiants, ni aux locataires HLM de payer le logement cher ! » déplore l’association. Même l’ancien grand patron Louis Gallois, désormais président de la Fédération des acteurs de la solidarité (qui rassemble toutes les grandes organisations caritatives ou humanitaires françaises), dénonce une mesure « aveugle » qui « frappe en premier lieu les plus pauvres ». « Non seulement elle met à mal la solvabilité des locataires, mais aussi le pouvoir d’achat, car pour une personne qui touche le revenu de solidarité active (RSA), 5 euros en moins par mois, c’est significatif. Je ne peux pas ne pas faire le rapprochement avec d’autres mesures annoncées, comme celle de réduire l’impôt sur la fortune, qui va coûter plusieurs milliards d’euros », détaille Louis Gallois dans une interview au Monde.

Pour la logique comptable du gouvernement, 5 euros de moins pour 2,7 millions d’allocataires, cela représente une économie globale de 135 millions d’euros par an. La mesure devrait entrer en vigueur en octobre. Comparée à la fraude fiscale, estimée au minimum à 60 milliards, l’économie attendue est dérisoire.

Record des expulsions locatives

Cette baisse des APL intervient alors que les loyers continuent leur progression. Au premier trimestre 2017, les loyers ont augmenté en moyenne de 0,51 % en France, la plus forte hausse enregistrée depuis trois ans selon l’Insee. Un studio de 10 à 15 m² se loue, à Paris, principale ville universitaire, entre 400 et 1000 euros par mois ! Parallèlement, les expulsions de logement pour impayés n’ont jamais été aussi élevées. En 2016, 15 222 familles ont été expulsées de leur logement avec le concours de la force publique. « Triste record, qui confirme la tendance de long terme, avec une augmentation de 140 % en 15 ans ! Sans oublier que deux à trois fois plus de ménages quittent leur domicile avant l’arrivée des forces de l’ordre, sous la pression de la procédure », a réagi la Fondation Abbé Pierre début juillet.

Le 11 juillet, à Angers, une centaine de personnes, dont une trentaine d’enfants, ont été expulsées de bâtiments publics qu’elles occupaient, sur ordre de la préfecture. « Ni enquête sociale ni hébergement n’ont été proposés ou mis en place. Leurs appels au 115 (le Samu social) n’ont pas abouti depuis », proteste le DAL. C’est probablement une autre manière de réaliser des économies : une famille qui vit dans un bidonville ou un camp de fortune ne peut demander l’APL.


Notes
[1]
Lors de leur dernière enquête sur le sujet en 2013.


https://www.bastamag.net/Augmentation-d ... ement-6296
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 30 Juil 2017, 14:25

Loi travail. Les représentants des salariés fusionnés et dissous par décret

Les concertations sur la réforme du Code du travail s’achèvent aujourd’hui. Les syndicats craignent que le regroupement des instances représentatives du personnel noie les compétences des élus et fasse régresser les droits des travailleurs.

«Simplifier le dialogue social » : c’est ainsi que la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ne cesse de justifier la volonté du gouvernement de fusionner les instances représentatives du personnel (IRP), dans le cadre des futures ordonnances de réforme du Code du travail. À l’image de ce texte présenté comme trop volumineux et trop complexe, les représentants des salariés seraient trop nombreux et leurs attributions trop éparses, les privant ainsi d’une « vision d’ensemble » des logiques d’entreprise. La nouvelle entité envisagée par le gouvernement, qui devrait prendre le nom « comité social et économique », semble calquée sur le mécanisme actuel de délégation unique du personnel (DUP) élargie. Cette possibilité pour l’employeur de regrouper les délégués du personnel (DP), le comité d’entreprise (CE) et le comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), ouverte par la loi Rebsamen en 2015 pour les entreprises comptant de 50 à 300 salariés, serait donc étendue aux entreprises de plus de 300 salariés.

Une aubaine à la fois comptable pour des dirigeants d’entreprise obsédés par la compression des coûts – en baissant le nombre d’élus et le nombre d’instances, on diminue le nombre d’heures de délégation à payer – et idéologique, afin de ne plus avoir affaire à des élus trop spécialistes ou pointilleux. « Les élus des CE développent de fortes compétences en matière économique, qu’ils mettent au service des salariés », rappelle le cercle Maurice-Cohen, think tank dédié à la réflexion autour des IRP. Pour ce qui est du CHSCT, « faire une inspection, mener une enquête, analyser un document unique de prévention des risques, construire un arbre des causes, cela s’apprend », poursuit l’institut, qui estime que « l’élargissement des missions de chaque élu à l’exercice des prérogatives des (instances) actuelles ne pourra, faute de temps, qu’affadir cette compétence spécialisée ». « La question, c’est de savoir comment on fusionne les instances », estime pour sa part Kevin Guillas-Cavan, chercheur à l’Ires (Institut de recherche économique et social), qui a participé à une étude de dix-huit mois sur la fusion des IRP. « Il peut arriver que les délégués du personnel, le CE et le CHSCT ne se trouvent pas au même niveau dans l’entreprise. Le CE peut parfois être à un échelon régional alors que le CHSCT représente les salariés au niveau d’un site ou d’une activité. Si on fusionne tout au niveau du CE, on éloigne l’instance de l’échelon local. Or, certaines entreprises restructurent site par site et une instance centralisée aura peut-être moins tendance à se mobiliser contre la fermeture d’un site dans lequel elle n’est pas implantée », précise-t-il.

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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Pïérô » 31 Juil 2017, 00:10

Le gouvernement signe un énorme coup d’arrêt au développement de l’agriculture bio

Le gouvernement a décidé de ne plus soutenir le développement de l’agriculture bio. Les aides à la conversion seront tout simplement supprimées. Une triste nouvelle pour l’écologie

L’agriculture et l’alimentation doivent se réformer de façon urgente pour produire mieux et de façon plus respectueuse de l’environnement. La tenue des états généraux de l’alimentation constituait un signal plutôt positif de la part du gouvernement d’avancer dans le sens de la transition écologique de l’agriculture. Or le Ministre de l’Agriculture vient de porter un coup d’arrêt au développement de l’agriculture bio en supprimant les aides à la conversion dans les trois prochaines années.

... https://www.consoglobe.com/gouvernement ... ure-bio-cg
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede Béatrice » 31 Juil 2017, 18:19

Pénicaud défend les salaires des dirigeants d'entreprise

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, en proie à une polémique au sujet d'une plus-value réalisée lorsqu'elle était aux commandes des ressources humaines chez Danone, a défendu lundi la rémunération des dirigeants qui "prennent des risques" et créent "de la valeur économique".

Le quotidien communiste L'Humanité a révélé jeudi dernier que la ministre avait réalisé une plus-value boursière de plus d'un million d'euros en 2013 lors de la vente de stocks options Danone alors qu'elle était directrice des ressources humaines du groupe agroalimentaire.

http://www.boursorama.com/actualites/pe ... 948984d540
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Re: Un quinquennat Macron-MEDEF

Messagede bipbip » 02 Aoû 2017, 00:00

Palais bourbon. La finance n’a pas à se faire de cheveux blancs
Le projet de loi de moralisation de la vie politique a été adopté vendredi soir. La gauche, comme certains à droite, regrette un texte minimal.
Le climat des affaires a secoué toute la campagne électorale. Et n’en finit pas de scandaliser, avec ce dernier exemple en date, révélé dans notre édition de jeudi, autour de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Le projet de loi de moralisation de la vie politique devait répondre à cette défiance qui s’accroît à chaque nouvelle révélation, s’appuyant sur de nombreuses promesses du candidat En marche !. Elle faisait même l’objet d’un accord entre lui et son ministre de la Justice François ­Bayrou… évincé pour des soupçons d’emplois fictifs.
Après 50 heures de débat, le projet de loi ordinaire, visant à restaurer la « confiance », a été adopté par 319 voix contre 4, avant le projet organique, avec 203 voix contre 37, dans la nuit de vendredi à samedi. Se sont tous abstenus insoumis et communistes, qui ont regretté que le « poids de l’argent » n’ait pas été retenu. Et pour cause, ont été principalement adoptées l’interdiction d’emplois familiaux par un élu – répondant ainsi à l’affaire Fillon –, ou encore la suppression de l’enveloppe parlementaire et ministérielle. Sur les 800 amendements étudiés, beaucoup ont été rejetés : pas d’interdiction totale pour les parlementaires d’exercer une activité de conseil, tout juste une prohibition des activités commencées moins d’un an avant l’élection, et aucune limitation ou obligation de déclaration des cadeaux offerts aux parlementaires, proposée par les élus communistes et socialistes.
... https://www.humanite.fr/palais-bourbon- ... ncs-639552


Budget. Le logement des plus pauvres pris pour cible
Le gouvernement a décidé en toute discrétion de procéder à d’importantes coupes budgétaires dans les secteurs de la construction de HLM et de la politique de la ville.
«Nous avons subi cette semaine une avalanche de mesures d’économies antipauvres », résume Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (ex-Fnars). La polémique sur la baisse généralisée des aides personnelles au logement n’était pas encore éteinte que le gouvernement a promulgué, vendredi 20 juillet, dans la plus grande discrétion, un décret annonçant d’importantes coupes budgétaires affectant la construction de logements sociaux et le travail associatif dans les quartiers populaires.
« Après une décision prise à la hussarde sur les APL, ce sont maintenant les logements très sociaux qui sont dans le viseur de Bercy », souligne Jean-Louis Dumont, président de l’Union sociale pour l’habitat (USH), qui regroupe cinq fédérations d’offices HLM. Douze mille logements sociaux, dont la construction avait été planifiée, ne pourront pas sortir de terre en raison de la décision du gouvernement Philippe d’annuler 184,9 millions d’euros, en autorisation d’engagement, et 130,5 millions d’euros, en crédit de paiement, du budget « urbanisme, territoires et amélioration de l’habitat », relève l’USH.
... https://www.humanite.fr/budget-le-logem ... ble-639550
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