un quinquennat à gauche ???

Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 19 Juin 2013, 01:24

Quand la gauche ne déçoit même plus

Quand la gauche ne déçoit même plus

Emmanuel Blanchard et Claire Rodier
Gisti

Le Parti socialiste est revenu au pouvoir après onze années d’opposition pendant lesquelles il n’a pas cherché à penser une politique d’immigration adaptée aux enjeux contemporains. Refusant de prendre acte des atteintes aux droits, inhérentes à une « maîtrise de flux migratoires » érigée en véritable leitmotiv, il était condamné à les reproduire. Retour historique et critique sur l’action d’un parti dont l’épuisement idéologique et programmatique était criant avant même l’épreuve du retour aux « affaires ».


L’Arlésienne

« Sur le droit de vote des étrangers, je n’ai pas soumis ce texte car je sais que l’opposition n’en veut pas, et je ne veux pas donner l’impression que nous chercherions, avant les municipales, à utiliser cette question du droit de vote des étrangers pour entretenir je ne sais quel malentendu ». Voici donc la nouvelle explication trouvée par François Hollande, lors d’une conférence de presse en mai 2013, pour justifier l’ajournement d’une promesse datant de plus de trente ans – puisque le droit de vote des étrangers figurait au programme du candidat Mitterrand en 1981. Celui qui, juste avant d’être élu président de la République, envisageait sa mise en œuvre « pour 2013, avant les élections de 2014 », préfère désormais laisser passer l’échéance électorale des municipales : « comme il n’y aura plus d’enjeu », un texte « sera soumis au Parlement et le Parlement en fera l’adoption s’il le souhaite ». La voie référendaire n’a jamais été sérieusement été envisagée, alors que, dans un contexte plus offensif, et en lien avec une politique économique et sociale plus audacieuse, il aurait été possible d’obtenir une majorité. Le renvoi vers le Parlement est une façon d’enterrer cette « promesse » : la réforme implique une modification de la Constitution, donc l’aval d’une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés, soit 555 parlementaires : un total que la gauche, même en imaginant que tous ses élus soient favorables à la réforme – rien n’est moins sûr – ne peut rassembler à elle seule. À supposer que, passées les élections municipales de 2014, une nouvelle reculade ne renvoie pas la réforme aux calendes grecques, on peut s’attendre à ce qu’elle soit rejetée, tant par une droite par principe hostile que par une gauche parlementaire bien timide : lorsqu’en septembre 2012 il s’était agi de trouver des parlementaires pour signer un texte en faveur du droit de vote des étrangers, seuls 77 députés socialistes sur 297 avaient répondu à l’appel [1].

Comment s’en étonner, quand le ministre de l’intérieur se fait le porte-voix d’un sentiment sans doute largement partagé au sein de l’aile droite de son parti : en réponse à ces signataires, Manuel Valls interrogeait, dans une interview au Monde : « [le droit de vote est-il] aujourd’hui une revendication forte dans la société française ? Un élément puissant d’intégration ? », avant de répondre : « non. Ça n’a pas la même portée qu’il y a trente ans. Aujourd’hui, le défi de la société française est celui de l’intégration. » La messe est dite. En 1981, il était trop tôt pour une telle réforme, en 1988 « l’état de nos mœurs ne la permet[tait] pas » (François Mitterrand), en 1998 elle était « souhaitable », mais pas « réalisable » dans le cadre d’une cohabitation (Lionel Jospin), en 2013 il est trop tard.

L’interminable feuilleton du droit de vote des étrangers ne se résume pas seulement à cette succession de manquements aux promesses. Il incarne aussi la trahison fondatrice de la gauche de gouvernement à l’égard de celles et ceux qui croyaient qu’on allait leur « changer la vie » pour reprendre le slogan de 1981 : non seulement les « travailleurs immigrés » comme on les désignait à l’époque, mais aussi leurs enfants qui n’usent que très peu de ce droit de mettre un bulletin dans l’urne dénié à leurs parents. En invoquant l’état de nos mœurs ou l’impréparation de l’opinion – mais cette opinion était-elle mieux préparée à l’abolition de la peine de mort, votée en octobre1981 alors que selon les sondages, une majorité des Français étaient favorables à son maintien ? –, en écartant la question du droit de vote d’un méprisant revers de manche, comme le fait aujourd’hui Manuel Valls, le Parti socialiste n’a fait qu’encourager une tendance qu’il feint de déplorer. Rejeter une partie de la population de ce pays derrière les frontières de la citoyenneté, c’est prendre la responsabilité d’alimenter l’amertume des exclus. C’est aussi encourager la xénophobie, qu’une droite prête à tout sait instrumentaliser. Et finalement empêcher que soient réunies les conditions pour que la France fasse enfin le « choix de l’intégration républicaine, de la cohésion sociale et du rassemblement » que le Parti socialiste prônait encore en novembre 2011 [2].

Pasqua, reviens !

L’attitude du Parti socialiste vis-à-vis du droit de vote peut servir de clef d’analyse des reculs successifs enregistrés lors de chacun de ses passages au gouvernement dans le domaine des droits des étrangers. En témoigne notamment son refus de renouveler l’opération de régularisation de grande ampleur qu’il avait mise en œuvre en 1981, seule façon pourtant de corriger les injustices et les aberrations d’une politique migratoire dont il n’a jamais voulu remettre en cause les fondements. Rappelons-nous aussi les critiques virulentes formulées, y compris par les élus de gauche qu’on a retrouvés aux commandes quelques années plus tard, contre la fameuse loi Pasqua de 1993. Pour un peu, elle ferait rêver aujourd’hui : la liste des bénéficiaires d’une carte de résident (d’une durée de dix ans, renouvelable de plein droit) y est trois fois plus longue que dans le code des étrangers (Ceseda) aujourd’hui en vigueur. Quant aux durcissements qu’elle apportait en matière de retrait du droit au séjour ou d’éloignement, ils n’ont été allégés qu’à la marge par la loi Chevènement de 1998. Même l’introduction, dans une loi relative à « la maîtrise de l’immigration », d’un chapitre consacré aux demandeurs d’asile – dont le régime était jusque-là, logiquement, dissocié, puisque par définition il devrait être impossible de prétendre « maîtriser » les conditions d’arrivée de personnes fuyant les persécutions – n’a pas été remise en cause par la suite : signe que, pour la gauche comme pour la droite, la logique de « contrôle des flux migratoires » doit l’emporter sur la tradition d’accueil d’un pays qui aime à se désigner comme terre d’asile.

Et si la chasse aux « faux réfugiés » avait depuis longtemps servi à justifier le durcissement des procédures d’asile, il est significatif de lire, en 2002, sous la plume d’un haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères, à l’époque où Hubert Védrine en détenait le portefeuille, une virulente attaque contre les « dérives du droit d’asile ». Ce rapport, qualifié de « choc » par la presse, laissait penser que le système d’asile français ouvrait massivement la porte à des fraudeurs introduits par des filières d’immigration clandestine [3], contribuant à jeter le discrédit sur toute personne se réclamant de la protection de la convention de Genève, transformant ainsi l’accueil des demandeurs d’asile en traque des suspects. L’objectif de tous les gouvernements, quelle que soit leur couleur politique, a été de faire diminuer le nombre de demandeurs d’asile, considéré comme excessif, en faisant croire que la majorité d’entre eux « détournait » un régime qui ne leur est pas destiné. Lorsque l’actuel ministre de l’intérieur explique, en 2013, que le dispositif d’asile est « à bout de souffle », avec des demandes d’asile qui « ont augmenté de 70 % depuis 2007 », du fait notamment qu’« une part non négligeable […] correspond en réalité à de la migration économique », il se situe dans l’exacte continuité de ses prédécesseurs. C’est en effet la même idée qu’exploitait Éric Besson lorsqu’il affirmait, en septembre 2010 : avec « une augmentation des premières demandes d’asile de plus de 43 % en deux ans et de 12,5 % depuis le début de l’année, nous sommes confrontés à une véritable crise nationale de l’asile », ajoutant : « pour certains, la demande d’asile est une tentative de détourner les règles européennes pour réguler les flux migratoires et cette tendance tend à augmenter [4] ». Le gouvernement actuel n’a pas non plus manifesté l’intention de revenir sur le rattachement de l’Ofpra au ministère de l’intérieur, décidé en 2007 et caractéristique de ce rapport policier aux demandeurs d’asile.

L’unanimité droite-gauche dans l’approche de la question migratoire est à peine bousculée par les prises de position des quelques élus de gauche qui plaident pour une autre politique d’immigration – dont le discours, au demeurant, a tendance à changer selon qu’ils sont dans l’opposition ou dans la majorité. Députée pugnace, connue pour tenir tête au gouvernement lorsqu’étaient en jeu les droits des étrangers jusqu’à l’élection présidentielle de 2012, la secrétaire nationale à l’immigration du Parti socialiste, en fonction depuis 2008, n’affiche plus sur son site que des messages de satisfaction pour saluer l’action du gouvernement dans ce domaine.

La même continuité se retrouve au niveau des négociations menées, depuis une douzaine d’années, entre États membres de l’Union européenne pour définir une politique commune d’immigration et d’asile. Il est douteux que les partenaires de la France à Bruxelles aient perçu la moindre rupture dans la position de ses représentants malgré les alternances qui ont scandé la vie politique nationale. Pour décider que la priorité doit être donnée au contrôle des frontières extérieures de l’Union contre l’immigration irrégulière, que l’immigration légale doit être utile et de préférence qualifiée, que le droit d’asile doit être organisé pour dissuader l’arrivée de réfugiés et que des accords doivent être conclus avec les pays de départ et de transit des migrants pour en externaliser la gestion, la France tient toujours le même discours. Les personnes chargées de le porter, au demeurant, sont restées en général en place, le gouvernement continuant à s’appuyer sur les mêmes hauts fonctionnaires qui avaient mis en œuvre la politique d’immigration pendant le précédent quinquennat.

Un verbe trouble

Si, à la lumière des quelques décennies passées, il est souvent difficile de faire la différence entre une politique d’immigration de droite et une politique d’immigration de gauche, l’enrobage sémantique permet parfois d’identifier qui parle. Quand les premiers glosent sur l’immigration subie et les quotas, les seconds invoquent volontiers la dignité et l’humanité. Encore que certaines formules brouillent les pistes : les opérations d’expulsion de campements de Roms organisées au cours de l’été 2012 par le gouvernement Ayrault tout juste en place prétendaient viser « un double objectif de fermeté en matière de sécurité et d’humanité dans la prise en charge des personnes » [5]. Fermeté et humanité : l’association des deux termes avait déjà servi en 1996 au ministre de l’intérieur du gouvernement d’Alain Juppé, pour justifier l’évacuation forcée des sans-papiers qui occupaient l’église Saint-Bernard.

Si le vocabulaire s’épuise, est-il encore possible d’afficher une politique « de gauche » en la matière ? Manuel Valls s’y est essayé, en commentant sa circulaire relative « à la lutte contre l’immigration irrégulière ». Dans une interview au Monde, il explique vouloir « rompre avec cette politique basée sur des critères arbitraires au profit d’une action ferme et déterminée dans le respect des droits des personnes », tout en martelant : « Cela ne veut pas dire que nous éloignerons moins. Nous tenterons toujours de faire un maximum d’éloignements. Mais dans un cadre transparent ». Cette approche prétendument « qualitative » est d’autant plus hypocrite qu’elle s’est accompagnée, les jours suivants, de propos martiaux sur les démantèlements des camps de Roms.

Il apparaît donc clairement que la gauche gouvernementale n’est pas prête à rompre avec la politique pratiquée ces dernières années : le chiffre record de plus de 38 000 reconduites à la frontière pour l’année 2012 témoigne de manière éloquente de cette continuité revendiquée. Tout en se défendant de pratiquer la « politique du chiffre » reprochée à la majorité précédente, Manuel Valls continue à donner des gages à tous les fétichistes d’une pensée politique réduite à quelques indicateurs mécaniquement commentés en conférence de presse. C’est ainsi que la circulaire, abusivement dite « de régularisation », entrée en vigueur décembre 2012, entend « clarifier » un certain nombre de critères – mais en respectant un volume constant (autour de 30 000, en dépit du refus de tout « quota ») de nouvelles admissions au séjour.

Au fur et à mesure des circulaires et des commentaires ministériels, on constate que la seule ligne directrice de la politique menée depuis mai 2012 est de poursuivre les objectifs et les pratiques des gouvernements précédents, sans endosser la même rhétorique.

Mais comment atteindre la politique plus « juste » rituellement proposée comme pendant de la nécessaire « fermeté » ? En se contentant de moins communiquer sur les chiffres sans pour autant forger de nouveaux indicateurs ? D’autant qu’il faudrait s’accorder sur les principes de justice… Dans le cas de l’admission au séjour, le « devoir de loyauté de l’administration » prôné par le ministre implique un traitement des dossiers conforme à l’objectif que s’est assigné le gouvernement : ne pas sembler plus « laxiste » que la droite tout en apparaissant moins belliqueux que Brice Hortefeux et ses successeurs.

En matière de titres de séjour, le rapport de Matthias Fekl (voir éditorial de ce numéro) est emblématique d’une logique qui empêche tout retour à des droits autrefois reconnus et accordés par la gauche de gouvernement, notamment en matière d’obtention de la carte de séjour de dix ans. L’application de certaines de ses préconisations permettrait cependant de simplifier considérablement la vie de centaines de milliers de résident·e·s soumis·e·s à harcèlement et maltraitance administratives. Les suites données au rapport indiqueront à quel point le gouvernement accepte de se désembourber d’une logique de suspicion et de précarisation des immigré·e·s, même en situation régulière.

Dépolitiser l’immigration

Le gouvernement Ayrault place ses pas dans ceux de Lionel Jospin qui, en 1997, avait considéré comme urgent de dépolitiser l’enjeu de l’immigration. D’une certaine façon, la gauche socialiste semble souhaiter un retour à la période des Trente Glorieuses où l’immigration n’était pas un terrain d’affrontement politique, faisait l’objet de peu d’investissements législatifs et relevait avant tout de décisions administratives peu publicisées. En commandant un rapport à l’universitaire Patrick Weil, Lionel Jospin et Jean-Pierre Chevènement avaient cherché à ce que l’expertise prenne le pas sur les affrontements idéologiques, dans une période où le mouvement des sans-papiers était devenu l’un des axes de mobilisation et de régénération de la gauche militante. Pendant la campagne présidentielle de 2012, réduire la politique d’immigration à un simple sujet technique a permis au Parti socialiste d’éviter les promesses non tenues (si l’on excepte le droit de vote), et de ne pas apparaître favorable à l’amélioration de la condition des étrangers et des étrangères – objectif explicitement revendiqué lors de la campagne de 1981. Telle a bien été la ligne du candidat Hollande : surtout ne pas réfléchir à la question – le rapport de la fondation Terra Nova, rédigé sous la direction de l’économiste El Mouhoub Mouhoud a été bien vite enterré –, ne pas l’inscrire dans son programme, ne pas aborder le sujet dans la campagne, sinon a minima et avec une telle absence d’affirmations de principes que tout le monde pouvait le comprendre : pour les étrangers, le changement n’est pas pour maintenant.



Notes

[1] « Le droit de vote des étrangers aux élections, c’est maintenant », http://www.lemonde.fr/politique/article ... 23448.html, par 77 députés du Parti socialiste, 17 septembre 2012.

[2] « Droit de vote des étrangers : le triple mensonge de Sarkozy », http://www.parti-socialiste.fr/articles ... de-sarkozy, François Hollande et le Parti socialiste, en soutien à la proposition de loi constitutionnelle examinée au Sénat le 8 décembre 2011.

[3] « Les dérives du droit d’asile en France » Jean-Pierre Lafon, ministre plénipotentiaire, directeur des Français à l’étranger et des étrangers en France, note publiée dans l’Express, 10 janvier 2002.

[4] Éric Besson, cité dans « Paris et Berlin veulent mettre fin au "supermarché européen de l’asile" », http://www.lemonde.fr/societe/article/2 ... _3224.html, Le Monde.fr, 14 septembre 2010.

[5] Circulaire du 26 août 2012, http://www.gisti.org/spip.php?article2923, relative à l’anticipation et à l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites.

http://www.gisti.org/spip.php?article3121
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 24 Juin 2013, 00:29

la Conférence sociale c'est une recherche de paix sociale et l'avalage de couleuvres, et pas que l'avalage de couleuvres pour les syndicats qui sont assez grands pour mesurer leur participation à la collaboration de classes, mais une mise en scène pour les gogos.
Mais il n'y a pas que des gogos, et celles et ceux qui se manifestent pour dénoncer la mise en scène, évidemment se prennent la matraque :
Les Forces de police contre la parole des chômeurs !

Jeudi 20 juin, au moment de l’ouverture de la Conférence sociale, une délégation de chômeurs, précaires et leurs organisations MNCP, AC!, APEIS et DAL, soutenues par des représentants syndicaux de la FSU et des Solidaires, ont voulu une nouvelle fois manifester leur colère pour avoir été exclues de la Conférence sociale en venant au plus près du lieu où se déroulait cette rencontre.

Les forces de police, surprises, ont très brutalement chassé les militants de la place d’Iéna afin que leur voix ne puisse pas être entendue. Nous tenons à dénoncer cette attitude inacceptable et exprimer notre indignation sur cette façon de traiter celles et ceux que le système exclut en les empêchant de prendre la parole. Ainsi le Président de la République n’aura même pas voulu entendre les premiers concernés par la Conférence sociale et qui demandaient simplement à participer aux débats.

Cette action se situait dans le cadre de la Marche que nous organisons actuellement. La marche du Sud arrive à Toulouse demain. La marche de l’Est se trouve ce soir à Bar-le-Duc. D’autres actions se sont déroulées ces jours-ci à Caen, au Mans, au Creusot, à Castres, à Bordeaux et dans d’autres villes pour dénoncer le manque d’ambition des politiques actuelles face à un niveau de chômage et de précarité sans précédent. Les marches arriveront à Paris le 6 juillet.
http://marchechomeurs2013.org/?p=835#more-835
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 30 Juin 2013, 12:00

Priorité à l'éducation l'austérité
adieu les 60 000 postes annoncés : http://www.sudeducation.org/Budget-2014 ... 0-000.html
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 03 Juil 2013, 00:52

Pour l'écologie ce sera le même régime.
http://www.liberation.fr/politiques/201 ... tho_915374
Evidemment, et pour être clair, il ne s'agit pas de pleurer au sujet des promesses non tenues, mais bien de montrer que la "gauche" dans ce domaine fait comme les autres, et que dans le domaine politique, économique, écologique, etc...mène la même politique. Les illusions électorales doivent être confrontées à la réalité.
De ce même point de vue, il est clair que les verts doivent être encore verts, mais qu'ils avalent la pilule à la veille des élections municipales parce qu'il y a des places qui ne souffriront pas une critique trop démesurée dans un jeu et enjeu politique qui les placent en dépendance du PS. Du coup la "protestation" est tellement mesurée qu'à nouveau ceux-ci participent à faire avaler les couleuvres.
«Nous attendons du président et du Premier ministre des engagements clairs et des actes pour que l’écologie soit définitivement prise en compte dès le budget 2014», a déclaré à la presse le responsable d’Europe Ecologie-Les Verts, qui s’exprimait à l’issue d’une réunion des ténors du parti, après le limogeage de la socialiste Delphine Batho du ministère de l’Ecologie : http://www.liberation.fr/politiques/201 ... ise_915407
Les verts, après une nouvelle démission sur la question du nucléaire, proposent vachement fermement que la question écologique soit d'avantage prise en compte...plus tard.
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 16 Juil 2013, 12:09

Je vois pas les choses de la même manière que Greenpeace, et notamment sur les questions de fond, de choix de société, qui ne placent pas la question du nucléaire que sous l'angle de la sécurité, mais cette action est à saluer car dans la mise en scène du gouvernement sur la question écologique, la question du nucléaire était passée à la trappe avec la caution silencieuse d'EELV les "verts".

L'action de Greenpeace dans la centrale nucléaire du Tricastin



Déroulé de la journée : http://energie-climat.greenpeace.fr/act ... =(referral)
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 19 Juil 2013, 13:18

Après 38 heures de garde à vue, ils sont sortis avec une convocation pour leur procès le 12 septembre prochain au tribunal de Valence.
http://energie-climat.greenpeace.fr/tri ... enpeace.fr
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 23 Juil 2013, 16:17

Clip de la CNT-f
"Mon véritable adversaire, c'est le monde de la finance"
http://www.cnt-f.org/video/videos/52-in ... la-finance
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"le changement dans la continuité"

Messagede indignados » 30 Juil 2013, 23:34

"le changement dans la continuité"
http://l-indigne.skyrock.com/3176987743 ... nuite.html

n


Margin Call - l'indigné Révolté : c'est un tsunami qui menace. Un néo-big krach. La terre va s'entrouvrir et précipiter dans les flammes de l'enfer tous ses supérieurs, ces brillants incompétents, qui n'ont rien vu venir...
Ce qui se passe ? En jargon économique, on dirait que l'entreprise a dépassé plusieurs fois depuis quinze jours « les limites historiques de l'indice de volati­lité ». Traduction en bon français par l'un des responsables : « On se retrouve avec le plus grand sac d'excréments de l'histoire du capitalisme. » Problème : à qui le fourguer avant que la panique ne se répande partout, urbi et orbi...





Reste-t-il un peu de courage dans l'avion ?

Sur le site La pompe à phynance, un article de Frédéric Lordon : Quatre principes et neuf propositions pour en finir avec les crises financières,2008 :

Principe 4 : L'Europe est une zone d'activité financière autosuffisante.Elle peut parfaitement adopter unilatéralement un degré supérieur de réglementation financière sans risquer, comme on s'empresse de le dire, la désertion des capitaux, ou sans que les capitaux extra-européens partis lui manquent.
Au demeurant, les impératifs de diversification sectorielle et géographique rendent impossible aux investisseurs extra-européens de « faire l'impasse » sur le marché européen. Qui sait, peut-être même finiront-ils par être séduits par le degré supérieur de stabilité qui y règnera une fois la réglementation mise en place...

Il est bien évident que par « Europe » il faut entendre ici les 27 moins le Royaume-Uni. Puisque le Royaume-Uni est manifestement décidé à ne revenir sur aucune des « libertés » de la finance de marché, il faut lui appliquer une stratégie adéquate de cantonnement et le considérer, en tout cas du point de vue de la reréglementation financière, comme de facto non-européen. Le Royaume-Uni ainsi mis à part, il résulte du principe précédent que la zone européenne de réglementation financière ne peut émerger qu'en cessant d'être ouverte à tous les vents de la finance, donc en envisageant certaines restrictions aux mouvements des capitaux. L'abrogation de l'article 56 (renuméroté 63) du Traité européen consolidé est donc un préalable à toute reréglementation financière sur une base européenne. Tel est l'objectif défendu par le mouvement « Stop Finance » (www.stop-finance.org).

"Ce n'est pas un type, mais le modèle capitalisme néolibérale qui en ai responsable" Tous furent touchées, mais tous ne mouraient pas: Les places financières doivent se préparer à un été maussade, tandis que les peuples meurent a petit feu. Car la crise européenne avance chaque semaine un petit peu plus







Déjà deux - 5 ans ans, tant d'argent et si peu de changement


▪ La faillite de Lehman, c'était il y a deux ans ( ccinq ans en 2013) jour pour jour. Avec le recul, la plupart des témoins et des acteurs de cet événement — qui marquera un tournant dans l'histoire du capitalisme — auraient aussi bien pu ne pas avoir lieu. En effet, l'argument du coût du sauvetage ne tient pas la route lorsque l'on fait les comptes de l'argent public englouti dans le sauvetage d'AIG (sans parler de Freddie Mac et Fannie Mae), dont les pertes furent générées par des activités spéculatives n'ayant pas grand-chose à voir avec son coeur de métier.

Mais l'arrogant Richard Fuld assumait très bien le rôle de méchant, avec cette expression du visage qui aurait pu lui valoir un premier rôle dans un film de gangster du temps de la prohibition. C'était à tel point qu'Henry Paulson n'a pas pu résister à la tentation de profiter de son statut de secrétaire au Trésor US (et ex-PDG de Goldman Sachs) pour éliminer l'un de ses plus féroces rivaux.

Le grand vainqueur de ce règlement de compte habillé à la va-vite d'une vague justification morale, c'est non seulement le "gouvernement Sachs" — resté seul maître du terrain en tant que banque d'affaires et devenant au passage le plus influent opérateur de Wall Street — mais également la Barclays. Cette dernière a en effet mis la main sur une bonne partie de la clientèle institutionnelle de Lehman, pour un prix symbolique correspondant à la valeur du seul immeuble new-yorkais hébergeant le quartier général du groupe.

Toutes ces turpitudes n'ont engendré que quelques déclarations d'intention en matière de limitation des prises de risque et de transparence des échanges. Notez qu'en la matière, rien n'a changé ; nul ne connaît à ce jour le détail des engagements à terme des banques américaines sur les dérivés de crédit traités de gré à gré avec des contreparties off-shore au cours des années 2004/2008.

Non, la crise n'a guère engendré de bouleversements concrets dans le monde de la finance... sauf bien sûr les nouvelles directives de "Bâle III" que les lobbys auront tôt fait de mettre en pièce si leur application s'avère compliquée ou trop coûteuse (c'est toujours trop cher !).

Les nouvelles normes ont été édictées dans un évident esprit de compromis. Mais comment ne pas s'étonner que leur application pleine et entière soit programmée pour 2018... après un démarrage en douceur en 2013 ?

▪ Il ne fait guère de doute que les vrais problèmes que les experts de la BCE entendent prévenir (en préconisant de porter les fonds propres à 7% d'ici sept ans) surgiront avant même que Jean-Claude Trichet achève son mandat ou que Barack Obama en brigue un second.

Les engagements pris par les uns pourraient être édulcorés par leurs successeurs. De toute façon, Christine Lagarde a déjà dévoilé le "mode de non-emploi" en expliquant que si les banques américaines n'appliquaient pas les directives de "Bâle III", il n'était pas question de les imposer de force aux banques européennes.

Bien conscients que "Bâle III" ne constitue pas (et ne constituera probablement pas) le garde-fou que beaucoup espéraient, Michel Barnier et la Commission européenne planchent sur un projet de limitation des ventes à découvert. Parallèlement, outre-Atlantique, la SEC a entamé une réflexion sur la limitation de l'usage des automates de gestion d'ordres de Bourse travaillant à la nanoseconde. Mais essayez distinguer le "flash trading" — tant décrié — des stratégies d'optimisation... de la gestion des portefeuilles indiciels — tant appréciée.

Le krach bancaire remonte à deux ans ? Quoi, deux ans déjà... et en dehors que de l'interdiction du "naked short" sur certaines catégories de titres (pas tous, que les dieux du Dow Jones en soient remerciés), tout continue de fonctionner comme au soir du 15 septembre 2008 à Wall Street.

C'est ce que l'on appelle "le changement dans la continuité"... un vrai slogan de campagne pour un candidat à la présidentielle en panne d'imagination.

Il ne faut pas s'étonner que la firme à la pomme — qui a fait de la compote de ses concurrents européens comme Nokia ou Ericsson mais aussi du Canadien Research in Motion — symbolise une réussite à l'américaine qui rejaillit sur Wall Street.

▪ Apple nuit gravement à la balance commerciale des Etats-Unis.
Sauf que le titre Apple n'est pas le reflet du succès de l'économie américaine, mais d'un modèle économique qui réussit à ses actionnaires mais nuit gravement à la balance commerciale des Etats-Unis.

Les profits d'Apple ne rapportent pas un dollar de recettes sur les dividendes au fisc américain, puisque la firme ne redistribue rien de ses profits stratosphériques.

Aujourd'hui, personne n'est en mesure de déterminer ce qu'Apple compte faire de ses 100 milliards de dollars de trésorerie, puisque la société ne saurait trouver sur le marché de cible plus rentable... qu'Apple


Mais c'est une marque de confiance dont le Japon se serait bien passé. Les autorités économiques nippones, sous l'impulsion du gouverneur de la Banque centrale, M. Shirakawa, .

Cela entraîne une débauche de milliards de dollars, probablement en pure perte : le seul message que les cambistes veulent entendre, c'est que la Fed s'abstiendra de faire tourner la plancher à billets au cours des prochains mois. Ils risquent d'attendre longtemps !

La croissance américaine tend vers zéro d'ici la fin de l'année. ).
Wall Street fait cependant comme si les profits des entreprises allaient s'envoler au cours des prochains mois... quand bien même les ventes stagneraient tandis que les marges ont recommencé à se contracter au milieu de l'été.

A terme, le bilan de la Fed devrait gonfler pour atteindre 3 500 milliards de dollars.
Tout le monde crée de la monnaie "out of thin air" ("à partir de rien", en anglais). Tout le monde imprime de nouvelles reconnaissances de dette en quantité illimitée — peu importe qu'il s'agisse de bons du Trésor ou de produits obligataires plus complexes. Tout le monde veut des taux éternellement très bas... Et surtout, tout le monde croit que ça va fonctionner comme ça très longtemps.

▪ Puisqu'il faut bien hiérarchiser un peu les problèmes que les discours officiels occultent, il y a d'abord la guerre des devises. .Est-il besoin de préciser que l'Espagne, la Grèce, l'Irlande et le Portugal se verraient attribuer de surcroît le costume de "plus gros dindons de la farce" ?

Compte tenu de la dévaluation compétitive du dollar et du yuan orchestrée depuis le début des années 2000 par les deux principaux concurrents de l'Eurozone, la politique de l'euro fort prônée par l'Allemagne achève de décimer le tissu économique des pays du Sud.


Il n'y a plus personne pour penser ouvertement que les choses pourraient mal tourner, en dehors de Nouriel Roubini, de Joseph Stiglitz ou de Jim Rogers, définitivement classés parmi les emmerdeurs des néolibéraux.


Déjà deux ans, tant d'argent et si peu de changement
16 sept 2010 | Philippe Béchade | Catégorie: Article


Reste-t-il un peu de courage dans l'avion ? Zebre plus ultra
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Re: "le changement dans la continuité"

Messagede indignados » 31 Juil 2013, 00:12

Dossier d'été: l'austérité

http://l-indigne.skyrock.com/3176717907 ... erite.html

Dossier d'été: l'austérité http://t.co/rgm1NzkdS3 via @@ALMontpellier

C'et pas nous, c'est eux... Ne nous en prenons pas aux effets, attaquons toujours les causes !
Bakounine

Samir Bouzid : « Cette crise planétaire est encore plus dévastatrice que la Grande Dépression des années 1930. Elle a de lourdes conséquences géopolitiques; le démembrement économique donne lieu à des guerres régionales, à la fracture des sociétés nationales et, dans certains cas, à l'anéantissement de pays. Elle constitue de loin la plus grave crise économique des temps modernes »


L'AUSTERITE PRECIPITERA LA CRISE
Les états avaient le choix entre Se serrer la ceinture ou creuser les déficits , ils ont choisi de se serrer la ceinture, ils auront à la fois à se serrer la ceinture et un creusement des déficits. Pour repprendre le parallèle avec la citation de churchill : « ils avaient le choix entre la honte et la guerre. Ils ont choisi la honte, ils auront la honte et la guerre ».

Les déséquilibres dans l'économie mondiale ont pris une telle ampleur que les craintes quant à la stabilité de notre système financier sont entièrement justifiées.

Presque tous les pays souffrent d'un chômage historiquement élevé (troubles sociaux). Les flux de biens et de services dans le commerce international se sont fortement déséquilibrés. Alors que les Etats-Unis enregistrent un déficit chronique et extrêmement élevé de leur compte-courant, la Chine et les pays de l'OPEP enregistrent de forts excédents.

En conséquence, le système monétaire international affiche des déséquilibres jamais vus. .

Pour lutter contre le ralentissement économique, les gouvernements des pays industrialisés ont poussé le creusement du déficit tellement loin que leurs dettes publiques ont atteint d'absurdes niveaux qui ont des effets contre-productifs sur la conjoncture. Le service de la dette pousse les pays vers la faillite.


: » Le commencement de la fin « Les politiques font du business, il est normal que les agences de notation fassent de la politique. Elles ont aussi ce talent particulier de transformer des situations gérables en crises inextricables : Irlande, Grèce, et Portugal en ont fait les frais. C'est au tour des États-Unis de connaître la joies du cercle vicieux créé par les pronostics de l'opinion financière


1) dégradation → tension brutale sur les taux → renchérissement du coût de la dette → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → tension supplémentaire sur les taux, etc. ;
et
2) dégradation → austérité forcée → récession → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → austérité renforcée, etc. – ( Frédéric Lordon )

> Le commencement de la fin – Frédéric lordon – La pompe à phynance


L'économie de la zone euro va se contracter davantage que prévu cette année, ce qui se traduira par une réduction ralentie des déficits publics, selon la Commission européenne. L'exécutif communautaire a revu en baisse ses prévisions économiques et table désormais sur une contraction de 0,4% du produit intérieur brut (PIB)

DEUX ANS DE PLUS POUR PARIS ET MADRID

Pour réduire l'impact baissier de la consolidation budgétaire sur l'activité économique, la réduction du déficit global de la zone euro devrait être un peu

Sur le conseil d'Antalaya, un article de Guillaume Duval : Politique budgétaire : errare humanum est, perseverare diabolicum... paru dans Alternatives économiques. " Si le gouvernement avait visé un déficit public de 3,7 % du PIB en 2013 au lieu de 3 %, nous aurions probablement évité la récession et 300 000 chômeurs supplémentaires.> Lire la suite.

Le 27 juin dernier la Cour des Comptes dans son rapport sur la situation des finances publiques confirme une évidence : les mesures de restriction budgétaire prises en 2012 et en 2013 ont entraîné une limitation de l'activité et une hausse du chômage.

« . (...) la structure même de l'économie est transformée par la récession et le chômage : les chômeurs qui le sont restés pendant deux ou trois ans, ne sont plus vraiment aptes à l'emploi immédiatement, ils doivent être lourdement formés et accompagnés pour pouvoir revenir sur le marché du travail, et les entreprises qui ont fait faillite, les usines qui ont fermé ne sont plus capables de produire quoi que ce soit quand la reprise arrive... L'austérité prolongée fait en réalité baisser ce que les spécialistes appellent le « PIB potentiel » de l'économie, sa capacité théorique à produire des richesses. Ce qui implique que les faibles déficits « structurels » affichés officiellement ne sont en réalité qu'une fiction : ils ne peuvent plus être atteints car le potentiel productif que cela supposerait a été détruit par la récession prolongée. »

La question n'est même plus de savoir si l'austérité diminue l'activité mais à quel niveau elle le fait :

« le « multiplicateur » (...) est supérieur à 1, surtout lorsqu'on se trouve déjà en phase de ralentissement économique et que les principaux partenaires commerciaux du pays mènent eux aussi des politiques d'austérité. Autrement dit 1 point de PIB de restriction budgétaire entraîne probablement une perte de l'ordre de 1,5 point de PIB d'activité économique. »

C'est sans doute pour ces bonnes raison que le gouvernement Hollande-Ayraut a décidé de poursuivre dans la même voie et a présenté au Parlement ses grandes orientations pour le budget 2014, budget d'austérité qui sera "discuté" à la rentrée par le PS et ses alliés naturels et surnaturels.



Dossier d'été: l'austérité http://t.co/rgm1NzkdS3 via @@ALMontpellier
Dossier d'été: l'austérité "socialiste". Les chomeurs 2/4

Le gouvernement Hollande a pu distraire la galerie pendant quelque temps en se faisant passer pour progressiste : ainsi il y eu une intervention au Mali au nom des droits de l'Homme (et de l'industrie nucléaire), puis le Mariage Pour Tous, dont les opposants entre cathos intégristes et nostalgiques du IIIe Reich, nous ont fait oublier pendant quelque temps le gouvernement socialiste.

Pourtant, c'est une erreur. Les « socialistes » sont arrivés au pouvoir avec une mission « restaurer la compétitivité ». Cela peut paraitre sympa au premier abord, mais ce n'est rien d'autre qu'écraser le prolétariat, les travailleurs en diminuant leurs droits, leurs salaires pour augmenter le taux de profit du patronat. Pendant que ceux qui peuvent encore se le permettre bronzent dans le Sud de la France, les socialistes, main dans la main avec des syndicats jaunes et le patronat préparent l'offensive contre nos droits.
C'est pour cela que nous faisons un dossier d'été qui présente les différentes « réformes » ou plutôt attaques en cours dont nous serons les victimes en septembre.

Voici un article qui récapitule les différentes pistes de réduction de nos droits, qui ne sont pourtant pas mirobolants...dans un contexte d'explosion du chomage

(Article issu de la presse bourgeoise)

L'Unedic a rendu public ce jeudi de nouvelles prévisions qui montrent que le pari du gouvernement d'une inflexion de la courbe du chômage à la fin de l'année est compromis et, surtout, que 2014 s'annonce sombre. Pour 2013, les nouvelles sont plutôt bonnes compte tenu du contexte. Alors que le consensus des
économistes ne table plus sur une quasi-stagnation mais sur un diminution de 0,2 % du PIB, le régime géré par les partenaires sociaux n'a pas dégradé ses prévisions de chômage sur 2013. Il anticipe désormais une hausse de 178.700 du nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé dans le mois, soit 7.000 de moins qu'il y a cinq mois. Du côté de l'emploi salarié, les destructions concerneraient 35.600 postes, deux fois moins qu'en 2012.

Une inflexion au troisième trimestre
(...) .

Michel Sapin, cela « conforte l'analyse du gouvernement et son objectif d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin 2013 et au-delà ». Pour le ministre du Travail,, l'Unedic fonde son calcul sur « une hypothèse de croissance inférieure à celle du gouvernement (+0,7% contre +1,2%) et ne prend pas en compte tous les effets des politiques et réformes ». Une « inversion durable de la courbe du chômage est donc à notre portée », affirme-t-il.

(.....)

Une dette portée à 24,1 milliards d'euros (...) .

La situation est pour l'instant sous contrôle car, comme l'avait expliqué son président, Jean-François Pilliard, son programme d'endettement pour cette année permet de faire face au besoin de financement prévu fin 2013, soit quelque 18 milliards d'euros. Mais ce n'est pas le cas pour l'an prochain. La renégociation des règles de l'assurance-chômage, dont la convention arrive à son terme en décembre prochain, doit démarrer à la rentrée. Elle va se dérouler avec en toile de fond d'une dégradation financière record, ce qui augure de discussions très tendues entre patronat et syndicats. Tout cela avec un changement de président à la tête du Medef .



Les exorbitants déficits budgétaires dans presque tous les pays industrialisés ne peuvent être financés que par l'impression monétaire et des achats d'obligations par les banques centrales (QE). Mais une telle politique comporte aussi un risque élevé pour tout le système financier (formation de bulles en cours) ainsi que des dangers latents d'inflation. ].

Les Etats-Unis sont loin d'avoir réduits leur endettement et seule la création de nouvelles dettes assure un semblant de croissance à l'économie américaine
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 07 Aoû 2013, 02:08

« François Hollande réaffirme son optimisme... avec prudence »
http://www.latribune.fr/actualites/econ ... ence-.html

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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 23 Aoû 2013, 12:34

Illusionniste
Mirage estival : Le plein-emploi est pour demain !

Vous, galériens, chômeurs, précaires, n’avez plus qu’à patienter 12 misérables petites années avant d’être assurés de retrouver un emploi. Telle est la prévision de Pierre Moscovici, notre Magicien à l’Économie et aux Finances.

Il fallait oser et il l’a fait. On peut dire que notre homme ne manie pas la langue de bois. En voilà un qui sait parler vrai aux Français, direct, «cash», sans chichis et circonvolutions dialectiques.

Pour Pierre Moscovici, la France est sortie de la crise, sortie de la récession. On s'en réjouit. Non seulement la courbe du chômage va s’inverser d’ici fin 2013, mais elle va s’orienter – année après année – vers le plein emploi, objectif qu’elle devrait atteindre en 2025.

«L'économie française est forte et le plein emploi est un objectif à 2025 qui me paraît non seulement mobilisateur mais aussi réalisable», a déclaré notre Grand Visionnaire, en marge du colloque gouvernemental portant sur la France de dans 12 ans.

Les 6 millions d’inscrits à Pôle Emploi peuvent d’ores et déjà sabler le champagne. Enfin le mousseux !

Certes, notre Grand Illusionniste note que notre pays n’occupera plus que le 8e ou 9e rang des puissances économiques en 2025 (contre le 5e ou 6e aujourd’hui). Mais, à l’en croire, l’emploi ne pâtira pas du tout de cette régression.

On en déduit donc, qu’aujourd’hui, l’économie française est trop forte, trop dynamique, et ne peut garantir le plein emploi.

Ça ne durera pas. Ouf, nous voici soulagés !

Quand elle se fera dépasser par les pays émergents, ses millions de chômeurs et précaires retrouveront du travail comme par enchantement. C’est d’une logique imparable !

Sans doute parce que les nouveaux venus dans la cour des grandes puissances industrielles (Chine, Inde, Brésil…) délocaliseront à leur tour leurs entreprises dans les pays en déclin, aux coûts de main d’œuvre bon marché, comme la Grèce, l’Espagne, l’Italie… et la France.

Notre avenir s'annonce aussi rose que celle qu’arborent nos dirigeants socialistes.

PS (sans jeu de mots) : Un autre Grand Illusionniste nous avait promis un chômage à 5% à la fin de son quinquennat : Nicolas Sarkozy. On a vu le résultat. En mai 2012, le nombre d’inscrits dans la seule catégorie A de Pôle Emploi était de 10%. Chapeau l'artiste !

Yves Barraud

http://www.actuchomage.org/201308202543 ... emain.html
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede bipbip » 28 Aoû 2013, 11:06

novlangue
Chômage de juillet : Le gouvernement positive la hausse !
Extraits du communiqué officiel du ministère du Travail et de l'Emploi qui se félicite de la baisse de la hausse : http://www.actuchomage.org/201308272547 ... ausse.html
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 30 Aoû 2013, 00:12

Copinage

Pierre Moscovici veut rassurer les patrons
Lors de l'université d'été du Medef, le ministre de l'Economie et des Finances a donné des gages aux dirigeants français : il promet que les prélèvements sur les entreprises n'augmenteront pas en 2014, et que la réforme des retraites sera indolore.
http://www.franceinter.fr/depeche-pierr ... es-patrons

Pierre Moscovici chante la sérénade au Medef
Invité de l'université d'été patronale, le ministre de l'Economie a caressé l'audience dans le sens du poil, promettant baisse des impôts, du coût du travail et simplification administrative.
http://mobile.liberation.fr/economie/20 ... def_928047
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 22 Sep 2013, 13:43

Pïérô a écrit:"La deuxième droite" avec J-P Garnier (vidéo)

Résumé : Le 10 mai 1981, François Mitterrand devient président de la République. Les illusions de la gauche tiennent jusqu’au fameux "tournant de la rigueur" en 1983. Dès 1981, Jean-Pierre Garnier et Louis Janover faisaient partis des sceptiques sur la volonté de changement de cap. En 1986, ils co-écrivent "La deuxième droite" pour répondre à ceux qui s’auto-proclamaient "deuxième gauche", une gauche moderne, entrepreneuriale. Jean-Pierre Garnier est au moins d’accord sur un point avec Manuel Valls : il faut changer le nom du parti socialiste. J-P Garnier propose de le rebaptiser : le Parti de Solférino. Un an après le retour aux affaires du PS, un an après le retour d’un François au château, l’analyse de J-P Garnier sonne comme un claquement de fouet… ça réveille !

http://www.lesmutins.org/La-deuxieme-dr ... c-J-P.html


À l’occasion de la sortie du livre "La deuxième droite", éditions Agone, Les mutins de Pangée mettent à disposition, en libre circulation, cette vidéo : http://vimeo.com/64979934
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Re: un quinquennat à gauche ???

Messagede Pïérô » 24 Sep 2013, 01:31

C'est sur Youtube

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