L'autre côté du miroir

L'autre côté du miroir

Messagede Gaby-cigale » 17 Avr 2012, 09:08

Coucou, je me suis lancée dans l'écriture d'un roman de politique fiction. L'idée date de 15 ans et j'avais fait paraître deux nouvelles dans une gazette à Vincennes. Puis j'ai laissé tomber suite à des bouleversement dans ma vie.
Comme en ce moment j'arrive à une certaine sérénité, le goût d'écrire m'est revenu. Je ne prétends en aucun cas être écrivain et toute forme de critique sera bienvenue car je manque complètement de recul sur mon travail.
Je mets en ligne le premier chapitre, j'en suis au quatrième. La citation apparaîtra certainement au second chapitre par la suite, je l'ai noté pour mémoire et je n'ai pas encore trouvé celle du premier.
C'est bien sur l'histoire d'une évolution, je préfère ce mot à révolution, on finit par tourner en rond avec les révolutions.
Enfin voilà le début, dites moi si vous avez envie de lire le deuxième chapitre.
Merci, j'attends vos avis.
[quote][center]L'autre côté du miroir
Chapitre I : le contexte.
[/center]
[right]« On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va. »
Christophe Colomb
[/right]
[justify]Il était une fois dans une lointaine galaxie deux planètes diamétralement opposées sur le même orbite. C'étaient la Tartempie habitée par les tartempions et la Paranocardie occupée par les paranocardiaques. Ces deux peuples étaient génétiquement semblables mais le climat généra deux orientations différentes de leur histoire.
Il y avait un climat tropical avec deux saisons en Tartempie : une sèche avec des températures douces qui durait dix mois et l'autre humide et chaude pendant deux mois. La riche nature de cette planète permît à la civilisation d'évoluer tout en restant chasseur cueilleur. Lorsque la population augmenta, qu'ils se mirent à écrire, des villes se créèrent et il fallût mettre en place toute l'intendance nécessaire au bien être de chacun. Partant d'un collectivisme naturel, Ils se mirent à cultiver la terre, élever du bétail puis créèrent des industries en autogestion avec des comités locaux pour l'organisation des loisirs, de la médecine, de l'enseignement, des transports, de la propreté, de l'approvisionnement, etc. Chacun avait le droit de s'exprimer et la notion de chef n'existait pas. Tout était mis en commun. Ils n'avaient pas inventé l'outil monnaie pour les échanges car ils n'en avaient jamais eu besoin. Ils vivaient en équilibre avec leur environnement car cette culture du chasseur cueilleur leur avait enseigner l'art du partage et le respect de la nature.
Alors qu'en Paranocardie il y avait quatre saisons : le printemps, l'été, l'automne et l'hiver. La nature était aussi riche qu'en Tartempie mais la nourriture était très difficile à trouver l'hiver. Alors qu'ils n'écrivaient pas encore, ils se mirent à conserver la viande et les fruits en les faisant sécher. La peur de manquer incita quelques uns à amasser bien plus que leurs besoins au risque de laisser beaucoup d'autres dans la disette. Quand des affamés vinrent frappés à leur porte, ils les repoussèrent. Mais la faim justifiant les moyens, les affamés s'armèrent et dans cette escalade, les plus cruels se firent roi et se bâtirent des empires avec le sang de la grande majorité qui souhaitaient vivre simplement. Les rois inventèrent la monnaie pour affirmer les différences de classe en prétextant que c'était pour faciliter les échanges. Après des millénaires d'asservissement les paranocardiaques se soulevèrent et tuèrent les rois mais ils se firent avoir. Les artisans qui s'étaient embourgeoisés ne supportant plus de payer les énormes taxes imposées par ces monarques dilapidant des fortunes dans des futilités et de sinistres guerres avaient financé ces révolutions et prirent le pouvoir. Ils créèrent la société industrielle exploitant comme des esclaves les ouvriers et leurs enfants dans les usines. Il fallût encore des révolutions pour que le peuple commence à avoir des droits mais ce n'était qu'une illusion car le pouvoir restait dans la grosseur du portefeuille et comme les banques géraient la circulation de l'argent, elles prirent à leur tour le pouvoir et imposèrent la société de consommation par le contrôle médiatique et la corruption des législateurs. Dans cette folie, des pays colonisés se faisaient piller et crevaient de faim et les colonisateurs gaspillaient à outrance les dons de la nature au point de mettre en péril l'existence de la vie sur la planète.
Les tartempions n'avaient pas ces problèmes car il n'y avait pas d'état, pas de politique, pas de système financier ni de classes sociales puisqu'ils fonctionnaient en collectivité. Ils étaient beaucoup plus avancés dans les sciences et techniques et tous les citoyens bénéficiaient du meilleur. Les objets étaient systématiquement recyclés quand ils étaient caduques où irréparables et ils n'était pas rare dans un même logement de voir un ordinateur ultra puissant posé sur un magnifique meuble vieux de plusieurs siècles car les tartempions avaient horreur du gaspillage et étaient très rigoureux sur l'écologie.[/justify]
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Re: L'autre côté du miroir

Messagede Pïérô » 18 Avr 2012, 11:54

pour moi çà le fait, et prêt à suivre et lire la publication ici... :)
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Re: L'autre côté du miroir

Messagede GuevaraFan » 18 Avr 2012, 14:35

Pas très subtil... Et tant mieux ! :) Ca permet de se concentrer sur le fond, c'est génial ! D'accord avec Pïéro, t'a intérêt à faire renaître le stakhanovisme pour la suite, pacque j'ai hâte de lire tout ça ;)
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Re: L'autre côté du miroir

Messagede Denis » 18 Avr 2012, 16:51

La suite, la suite !!

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Gaby-cigale a écrit:C'est bien sur l'histoire d'une évolution, je préfère ce mot à révolution, on finit par tourner en rond avec les révolutions.


alors là, bien d'accord, moi aussi je préfère le terme évolution et c'est d'ailleurs souvent sujet de discorde entre les anars :siffle:
(voir les textes d'Elisée Reclus) http://kropot.free.fr/Reclus-evorevo1.htm

par contre dans l'histoire de l'humanité, c'est l'apparition de l'agriculture, et la disparition des chasseurs-cueilleur qui a souvent permis l'apparition des classes dominantes,
voir l'Egypte du 2ème millénaire avant JC, dans une région sub-tropicale sèche.

Et pour les communes du moyen-Âge en Europe, que l'on retrouve décrites dans "l'Entraide" de Kropotkine , il y a eu de nombreux exemples d'autogestion et de collectivisation des moyens de production.
parfois controversés du reste http://monde-nouveau.net/spip.php?article337
Qu'y'en a pas un sur cent et qu'pourtant ils existent, Et qu'ils se tiennent bien bras dessus bras dessous, Joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout !

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Re: L'autre côté du miroir

Messagede Gaby-cigale » 19 Avr 2012, 08:35

Coucou.
Merci pour vos avis et vos encouragements. La critique du manque de subtilité, j'ai très apprécié me trouvant moi même très naïve dans mon style, moi qui adore Paul éluard et André Breton, grande fan de Vian aussi. En même temps, je n'ai pas si envie d'intellectualiser. Si ça passe comme ça alors tant. Pour la révolution agricole, je m'en suis débarrassée pour avoir un parallèle de départ avec mes tartempions. Je voulais mettre l'accent sur la différence de l'évolution culturelle, le chapitre I pourrait aussi s'appeler "le prétexte", c'est le décor. Pour les communautés autogérées, lol, il y a aussi une référence chez les Monty Python sacré Graal de Terry Gillians.

Pour les références historiques ou actuelles, je dois avouer que je fais ma recette historique et vous allez constater dans la première digression que je mélange Pinochet avec Tito et Sarkozy en prenant juste une petite partie de différents événements avec en appui une stratégie de Machiavel et je m'amuse beaucoup aussi avec les noms en utilisant des anagrammes et des racines grecques.

Bien sur j'attends vos avis et encore merci pour vos encouragements et donc bientôt la suite. @+

Chapitre II : la terre

« La politique est l'art le plus noble de la philosophie car il consiste dans l'art de gérer la cité. »
Aristote


Un jour, avec une sonde spatiale, ils découvrirent qu'il existait une autre planète de l'autre côté du soleil. Ce fut une grande excitation en Tartempie quand ils apprirent que cette planète était peuplée par des êtres semblables. Ils s'empressèrent de construire une navette pour entreprendre ce voyage. Anarchelle, Philéole et éleuthère furent choisi pour cette mission.
Lorsque qu'ils arrivèrent dans l'atmosphère de la Paranocardie, ils se dirigèrent vers l'endroit le plus proche qui semblait le plus propice pour un atterrissage. C'était l'aéroport d'Arkalo, capitale du Wandar un pays divisé en deux principales régions : la Soutis très riche en nickel et la Louzou très pauvre. Le peuple wandara vivait dans une misère terrifiante et la colère grondait dans son cœur. Toti, Le dictateur qui régnait, sentît qu'il valait mieux diminuer les profits provenant de l'exploitation des mines et tenter de se faire élire pour devenir président car il avait peur de se faire couper la tête. Des jacqueries éclataient partout dans le pays et il était de plus en plus difficile de les juguler. Alors il commença à donner des droits sociaux aux mineurs et augmenta les salaires. La Soutis connût un essor économique et commença une forte migration du peuple Louzou. Il y eût des heurts, les soutis avaient peur de perdre leur acquis s'ils devaient les partager et une haine naquît entre les peuples. Le dictateur qui préparait les élections, eût l'idée de développer l'industrie en Louzou pour donner également un essor économique à cette région, stopper la migration et bien sur récolter des voies supplémentaires car cette homme aimait son peuple et voulait l'unité nationale même s'il restait un politicien véreux qui avait laissé les wandaras crever de faim pendant une décennie. La Fernac, un pays membre de l'Evropie, une fédération de plusieurs états, était un important client du Wandar et achetait à prix très bas de grosse quantité de nickel. Cette démocratie et ce progrès social représentait une menace d'inflation du minerai, surtout depuis que Toti souhaitait développer la Louzou. Alors elle finança une guerre civile armant les louzous, infiltrant des agents et propageant que le dictateur faisait des promesses pour se faire élire et qu'ils resteraient dans leur misère. Toti fût assassiné par un agent pendant un coup d'état. Les élections furent annuler, la Fernac mît à la tête du gouvernement un nouveau dictateur, un natif du Wandar complètement corrompu à sa botte, le maréchal Pochinet. Il retira les droits sociaux des soutis et les wandaras continuèrent à crever de faim.
Les troubles politiques dataient tout juste d'un an quand les trois voyageurs découvrirent ce nouveau monde. La Fernac avait une forte présence militaire arguant d'éviter les massacres entre les deux communautés et la colère grondait encore plus fort dans le cœur des wandaras. Elle envoya une escadrille pour guider et accueillir nos trois compagnons. Au bout de la piste d'atterrissage, il y avait une tribune et une scène, elles étaient décorée de guirlandes, de cocardes, de ballons de baudruches. La tribune était remplie de chefs d'état venus de toute la Paranocardie et tout autour une importante armée. Plus loin, ils virent des gens d'une maigreur inimaginable pour des tartempions, ils étaient habillés en haillons derrière un grillage également fortement gardés par des militaires.
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