Poésie.

Re: Poésie.

Messagede bédé » 14 Juil 2008, 13:31

juste pour se changer les idées



amer’ @rmor

il pleure sans cesse sur la vigne du passe

raisins faous vins proletaires

pinard chargé boue des tranchees

rouge coule le sang de vie

noir seche le sang de mort

soleil couché je mouille

la nouie voile noire

coeur rouge de l’histoire

r’eve nue

tam tam

post

a l’envers

a l’endroit

za tourne

et

tu

joui’e°e°°e°°***


imagines

l’@ir

mine

de rien

une plage vierge

de silence aimé °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°’*

bd ptternellement

votr’

(((°e°)))
bédé
 

Re: Poésie.

Messagede poolpikan » 14 Juil 2008, 20:31

:o


:?: c'est marrant j'ai l'impression d'avoir en partie comprit et en partie pas comprit
Le problème n'est pas gauche-droite. Il est haut-bas.
poolpikan
 
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Re: Poésie.

Messagede bédé » 14 Juil 2008, 21:57

pour ce qui est a comprendre
je serais bien en peine de l'expliquer
ne sachant pas moi meme
s'il y a quelque chose a comprendre
ou s'il n'est qu'a prendre
ou à ne pas prendre
bédé
 

Re: Poésie.

Messagede Roro » 17 Juil 2008, 16:59

Revoilà l'été
Saison des benêts.
Les veaux partent à la plage
Pendant que j'écrit cette page.

Les coups tordus
Vont pleuvoir
Comme dans un urinoir
On est si peu à rester à l'affut.

A l'assemblée les députés,
Braves garants de l'état,
En rient à gorge déployées:
Le peuple va avoir la gueule de bois.

La télé continue dans le stéréotype :
Les femmes-objets pullulent,
On coupe les ailes d'une libellule.
Va y avoir du fric que pour un type.

J'entends les chants paillards
Pas de quoi se réjouir.
Y en a plein au mitard
Qui sont pas près de jouir.

C'est le début des férias.
Bienvenue dans le sud;
Les machos fils à papa
Envoient comme des scud.

C'est l'entrée d'une discothèque.
Jeunes cons et pétasses
Se lancent dans la raguasse.
Assemblée triste d'australopithèques.

Les journaux sortent les régimes
Sans dire un mot du régime.
Vaut mieux maigrir
Y a plus que ça à faire faut dire.
La Nature n'a fait ni serviteurs ni maitres, c'est pourquoi je ne veux ni commander ni recevoir d'ordres.
Avatar de l’utilisateur-trice
Roro
 
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Re: Poésie.

Messagede willio » 17 Juil 2008, 17:11

:clap:
willio
 

Re: Poésie.

Messagede Olé » 19 Juil 2008, 00:27

Mci roro. :lol: :bourre:

un ptit de moi...

Danse avec le diable

Un beau jour de pleine lune
Le malin, nageant dans la lave
Sur une mélodieuse note slave
S’en va danser sur les dunes.

Dans les champs de roses noires
Butinent les reines célestes
Libérant un parfum funeste
Que ruminent les lignes de l’histoire.

D’un pas léger je vais à lui
Sautillant entre les braises
Pour du haut d’une falaise
Lui compter mon ennui :

« Satan prince des enfers ;
Observes-tu muet, de la haut
Le balai de ces infâmes corbeaux
Que l’on prive ainsi de lumière ?

Sur cette terre morne
On cultive des charognes
Que survolent de libres cigognes
Crachant sur nos normes. »

Le malin, calme, me répond :
« A défaut de broder des vies
Satisfais ton intense appétit
Sur des airs nacrés de violon.

Goute l’extase de l’opium
Enivre ton âme langoureuse
Exhale l’odeur des plantes venimeuses
Et oublie ta condition d’homme. »



Olé
 

Re: Poésie.

Messagede bédé » 21 Juil 2008, 00:07

ni mouton ni maitre
ni reveil ni contrainte
le jour en ile je vais
la nouie en elle je suis
tranquille peinard
je fume et tousse
et plane a 1m68
la bonne taille
pour vivre
les pieds sur terre
la tete dans les etoiles
le poin g'* au bout' des doitg'°
spirales galactiques
cordes digitales
pour un big bang
a mouillir' de jouir
dans l'inouie
sans matière
sans temps
sans mémoire

l'instant
.

bd
bédé
 

Re: Poésie.

Messagede bédé » 30 Juil 2008, 01:24

les soleils de la nouie
discrets lointains
eclairent les reves
qui se meurent
dans les p'tits matins
sous la face de ra
et du temps enfermé
dans les heurr' de peine
temps des patrons
murs des prisons
la nouie je vous abolis
dans la noire infinie
pleine et tendre
bonne et ample
l'@rmor noire
au pouldu repose
quand laita en paix
coule et mouille
et j' grrr'eve


bd
bédé
 

Re: Poésie.

Messagede Sins We Can't Absolve » 30 Juil 2008, 01:54

L'un des rares poèmes qui me fasse pleurer :

A POEM OFTEN QUOTED BY JOHN MERRICK

Tis true my form is something odd.
But blaming me is blaming God;
Could I create myself anew,
I would not fail in pleasing you.
If I could reach from pole to pole,
Or grasp the ocean with a span,
I would be measured by the soul,
The mind's the standard of the man.

(This poem was used by John Merrick in a pamphlet accompanying his freak show, and later when he wrote to thank people for their generosity in caring for him)


Traduction (par Stéphane Chabrières)
UN POEME QUE CITAIT SOUVENT JOHN MERRICK

Il est vrai que mon apparence est étrange
Mais m'accuser revient à accuser Dieu;
Si je pouvais me métamorphoser,
Je ne manquerais pas de vous satisfaire.
Si je pouvais voler d'un pôle à l'autre,
Ou franchir l'océan d'un seul coup d'aile,
On me jugerait à mon âme seule,
Car c'est à son âme qu'on juge un homme.

(John Merrick utilisait ce poème dans un pamphlet qui accompagnait son exhibition publique,
et plus tard lorsqu'il écrivit pour remercier ses protecteurs de leur générosité)



En fait il s'agit de Joseph Merrick, et non John, mais je laisse en l'état....
Sins We Can't Absolve
 

Re: Poésie.

Messagede bédé » 06 Aoû 2008, 12:28

freres humains’
la cour des miracles vous salue
noblio nobliotes qui pour nous
n’avez pas pitie’
sachez que ma mie
vicomtesse du liseron
son frere duc du chardon dru
ainsi que la bande des gueuzegueuses
m’zell’orties et miss ronces
vous annonce la naissance
de la princesse @lice
la bien nommee
la bien roulee
cousine d’un ’eautr’
tournicotine
mais pas sous les aisselles
et plus fine qu’un cigare
j’ose la qualifier et l’adouber
ma mon aimee
imma’cul’ee
for eve’r
ds l’inouie

ouaie

bd
bédé
 

Re: Poésie.

Messagede Clown » 06 Aoû 2008, 12:38

Elle est retrouvée.
Quoi? - L'Éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.

Ame sentinelle,
Murmurons l'aveu
De la nuit si nulle
Et du jour en feu.

Des humains suffrages,
Des communs élans
Là tu te dégages
Et voles selon.

Puisque de vous seules,
Braises de satin,
Le Devoir s'exhale
Sans qu'on dise : enfin.

Là pas d'espérance,
Nul orietur.
Science avec patience,
Le supplice est sûr.

Elle est retrouvée.
Quoi ? - L'Éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.

Arthur Rimbaud
Mai 1872
Clown
 

Re: Poésie.

Messagede bédé » 06 Aoû 2008, 12:53

la journee eclairee
formes et lignes
couleurs et mouvements
amusent mon regard
et souvent hors du temps
dans un trou noir
je m'oublie
et me laisse
a ma vision
sereine
et je vais
ainsi
vers l'ete
petite nouie
mai belle soiree
et pourvu
qu'ile y ait gr'eve
bonne journee
en mer'e
pour les vent' d'eole
qui t'emporte par toi
en toi
k'm il est dit
parcheminou
ie

bd
bédé
 

Re: Poésie.

Messagede Clown » 13 Aoû 2008, 00:14

Spéciale dédicasse..


Quand ils l'eurent jetté
Du haut de la potence
Tous ces petits enfans
Se sont réunis ensemble
A la vogue l'ont traisné
L'avoit il bien mérité

Ils ont prins leur chemin
Par la Ferronnerie
Lié et garotté
Menant joyeuse vie,
Crians, chantant jouyeusement
Voici venir le Nedz D'argent

Quand ilz l'eurent traisné
Dedans son cymetère
Par dedans le ruisseau
Qui lui servait de bière
Toutes ses tripailles ont tiré
Pour dedans un feu les bouter

Quand ilz l'eurent traisné
Où estoit son sépulchre
Bientost luy ont osté
Les tripes et la fressure,
Puis de son coeur
Un chien l'a avallé.
Clown
 

Re: Poésie.

Messagede Sins We Can't Absolve » 13 Aoû 2008, 00:42

Clown, de qui est le poème ? Je l'ai retrouvé dans ce livre, mais l'origine n'est pas mentionnée...
Sins We Can't Absolve
 

Re: Poésie.

Messagede 'Spleen'Libertad » 13 Aoû 2008, 01:46

L'automne a enterré l'été,
Quelques sourires sont partis.
Le ciel, triste, n'est peint que de gris,
Par un peintre au cœur arraché.
Le bonheur tombe dans l'oubli,
Se tapissant sur le pavé,
Se perdre et couler dans la vie,
Comme un enfant sans amitié.
Le quotidien pèse sur nos vies
Comme un souvenir marqué,
Et mon visage s'obscurcit,
Comme les mains d'un ouvrier.

Je suis né dans un cimetière,
Où des robots sont formatés,
Symboles d'une vie éphémère,
Je m'en vais dans l'éternité.
La larme du désespoir tombe,
Dans un soir d'hiver morne,
Elle mourra sur ma tombe,
Comme cette tristesse monotone.

Meurtrière de l'ombre, la routine
Cette misérable comptine
Se glisse en moi avec aisance,
Seul maitresse de mon silence.
Souffrante, mon âme perdue
Sous la pluie, solitaire, dehors
S'en va dans un monde inconnu :
Je suis déjà mort.
'Spleen'Libertad
 

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