Festival documentaires à Saint Denis

Festival documentaires à Saint Denis

Messagede Pïérô » 01 Oct 2010, 13:13

Bobines Rebelles, festival du documentaire, 9 octobre 2010, Saint Denis

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Bobines Rebelles

1er festival du documentaire politique et social dans le 93

Samedi 9 octobre à Saint-Denis

Festival : En programmant en continu, pendant une journée et une soirée, une série de films documentaires, nous voulons proposer un moment fort, permettant de créer une véritable dynamique de réflexion.

Documentaire : En revendiquant un point de vue clairement affirmé, le documentaire permet de faire apparaître une réalité qui, d'habitude, nous est cachée. Il favorise une démarche critique et l'émergence d'une consçience politique plus engagée.

Politique et social : A l'heure où les tenants du pouvoir nous imposent une pensée unique associée à une fausse bipolarisation politique, nous voulons partager nos interrogations, confronter nos dissidences. Indépendance politique et autonomie de pensée sont, aujourd'hui, une exigence sociale

Les débats
Les débats auront lieu après les projections soit dans la grande salle soit sur le plateau

Intervenants préssentiEs (En attente de confirmation au 16 septembre 2010).

• 12H : Marie Dolez, réalisatrice du documentaire Ma petite dignité.
• 16H15 : Eric Lebel, producteur de Tous comptes faits, Christian Jacquiau, écrivain, auteur du livre Les coulisses de la grande distribution, (Albin Michel), Michel Besson, animateur de la Scop ANDINES.
• 19H : Intervenants non encore déterminés.

Un festival à Prix libre
Le prix libre est une démarche politique, non marchande. Ce n'est pas pour autant la gratuité et, afin de donner un élément d'évalutation, les coûts de revient d'une place de cinéma et d'un repas seront affichés.

Concrètement, à l'accueil, seront distribués à prix libre des tickets d'entrée (un ticket pour l'ensemble des projections) et des tickets de repas.

Livres et DVD
en marge du festival toute la journée du samedi

Librairie et table de presse de la fédération anarchiste Littérature plus particulièrement anarchiste avec des textes pouvant compléter des situations ou des faits historiques évoqués dans les documentaires projetés.

Le Lieu
La Bourse du Travail de la ville de Saint-Denis (93) est située au 9/11 rue Génin. On peut également y entrer par la rue Bobby-Sands. Elle se trouve tout proche de la Porte de Paris, vaste carrefour où débouchent l'A1, l'A86, la N1... et station de nombreux transports en commun. Métro ligne 13, station "Porte de Paris", Bus : 170, 177, 255, 256, 168, 268.


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JEAN VIGO (1905-1934) Le documentaire social se distingue du documentaire tout court et des actualités de la semaine par le point de vue que défend nettement son auteur. Ce documentaire social exige que l'on prenne position car il met les points sur les i. S'il n'engage pas un artiste, il engage au moins un homme. Ceci vaut bien cela. (...) Ce documentaire social devra nous dessiller les yeux.

Pour nous contacter bobines-rebelles@voila.fr

document au format PDF: http://www.demosphere.eu/files/document ... 68-doc.pdf

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Programme

Samedi 9 octobre - 10h-22h30 à la Bourse du travail de Saint-Denis

10h : L'Asile du droit, de Henri de Latour, 2007, 54min.
En 2006, près de 40 000 personnes se sont présentées comme victimes de persécutions dans leur pays et ont demandé protection à la France. Dès leur arrivée, elles se sont adressées à l'OFPRA, l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides qui a statué sur la validité de leurs demandes : 92% ont été rejetées. Les demandeurs d'asile rejetés peuvent faire réexaminer leur dossier en faisant appel à la Commission des Recours des Réfugiés. C'est la plus grande juridiction française, elle est composée de magistrats issus de la société civile assistés par un représentant du Haut Commissariat aux Réfugiés et un autre de l'OFPRA. Cette année-là, la Commission des Recours des Réfugiés a annulé 4081 décisions de l'OFPRA, soit 14% des recours déposés. Le film expose le face à face souvent bouleversant de cinq requérants, assistés de leurs avocats et interprètes, avec la Commission, et l'attente des résultats affichés dans le hall.

11h : Ma petite dignité, de Marie Dolez, 2001, 52min.
Fanta K. est africaine, originaire de Guinée Conakry. Elle était fonctionnaire au Ministère des Finances, et menait une vie tranquille à Conakry avec son mari et son petit garçon. Et puis ça s'est gâté à la fin des années 80 entre les Malinkés et les Soussous, c'était la guerre, c'était la " vengeance ". Fanta K. est donc arrivée en France à 32 ans, fuyant les persécutions contre les Malinkés, avec son petit garçon dans les bras. Pendant huit ans, elle a mené une existence clandestine dans la région de Mantes-la-Jolie. Hébergée ici ou là, transportant ses valises de cousines en demi-sœurs, survivant avec quelques heures de travail au noir. Des heures de ménage, évidemment. Au bout de huit ans, après de nombreux refus, elle a obtenu un permis de séjour provisoire.

Pour Fanta, l'exil et la clandestinité ont entraîné une dégradation de ses conditions de vie qu'elle supporte très mal. Elle était comptable, elle ne trouve aujourd'hui que des emplois de service précaires. Elle et son mari avaient fait construire une maison à Conakry, elle passe aujourd'hui d'un taudis insalubre à un foyer d'accueil. Elle est dans un effort permanent pour survivre et surtout garder, comme elle dit, sa " petite dignité ".

13h : Un Poquito de Tanta verdad, de Jill Freidberg, 2006, 90min.
État de Oaxaca, Mexique, été 2006. Suite à la violente répression d'une grève des enseignants, la population descend dans les rues et force le gouverneur à quitter la capitale. La ville sera dirigée pendant près de six mois par une assemblée populaire constituée pour l'occasion. Des expériences similaires voient le jour à travers tout l'État. Certains comparent cette révolte à la commune de Paris, d'autres la nomme la première révolution d'amérique latine du XXIe siècle. L'histoire de ce mouvement est surtout marquée par l'utilisation que la population fit des médias. Ce film revient sur cet aspect particulier qui vit des dizaines de milliers de travailleurs, d'indigènes, de femmes au foyer et d'étudiants prendre quatorze stations de radio et une chaîne de télé, et les utiliser pour s'organiser et défendre leurs luttes sociales, culturelles.

14h30 : La Grippe du laissez-faire, d'Arthur Rifflet, 2009, 25min
Au Mexique, lorsqu'éclate la crise de la grippe porcine, le village de La Gloria, dans l'état de Veracruz, devient le centre d'attention médiatique et politique d'un monde en alerte sanitaire. C'est ici que serait apparu, chez un enfant de 5 ans, le " cas zéro " de la grippe H1N1. Pourtant, depuis plusieurs années, les habitants de la vallée de Perote dénoncent la contamination des sols, de l'eau et de l'air provoquée par les élevages industriels de porcs de l'entreprise Granjas Carroll, filiale de la multinationale Smithfield Foods. Ce documentaire prend le prétexte de la " pandémie " pour donner la parole aux résistances locales et dénoncer la collusion entre le pouvoir local et l'entreprise Granjas Carroll de Mexico.

15h : Tous comptes faits de Agnès Denis, 2008, 52min.
Les grandes surfaces ont pris une place incontournable dans notre quotidien. La France est le pays européen qui en possède la plus forte densité par habitant. On y trouve à peu près tout ce qui peut s'acheter. La plupart appartiennent à sept groupes qui captent la majeure partie de la consommation du pays, ce qui leur permet d'exercer leur puissance sur des milliers de fournisseurs. Une réussite spectaculaire et une concentration qui a ses raisons, mais aussi ses coûts. Des agriculteurs et des ouvrières du Nord, du Lot-et-Garonne et de la Vienne confient leurs difficultés et leur impuissance face à cette mécanique bien huilée qui les lamine et les élimine. Des voix issues de divers secteurs s'élèvent contre cette "hyper-puissance", des initiatives citoyennes se dressent sur son chemin, des politiques et des économistes pointent ses excès.

Rendre compte et faire les comptes à propos de la grande distribution, c'est ce que propose opportunément le film d'Agnès Denis.

16h : Tête de gondole, de Gérard Martin, 1998, 11min
Travailler, se dépenser dans le travail, était, pour Grégoire Philonenko une seconde nature. Après avoir enchaîné les petits boulots pour payer ses études de sociologie, il entre chez Carrefour comme gestionnaire du stock librairie. Pendant trois ans, il va se laisser happer par ce qu'il décrit comme un système d'exploitation : des horaires affolants, six jours sur sept, parfois vingt-quatre heures d'affilée, heures sup. bien sûr non déclarées, une compétitivité que l'on excite quitte à " tuer' ou à " se tuer ", et toujours, " on positive ". Et puis, un jour, une erreur de 9 francs sur le prix d'un scooter et le licenciement.

17h : Bilin my love, de Shai de Carmeli Pollack, 2006, 85min
Documentaire coup de poing sur le quotidien du village de Bilin qui essaie, par le biais d'un comité populaire contre le mur, de résister pacifiquement à la confiscation de la moitié de ses terres pour les besoins de la construction du mur. Immergé dans cette lutte aux côtés des Palestiniens, Shai Carmeli Pollack la filme de l'intérieur et sur le vif.

18h30 : Alexandre Marius Jacob, (Pourquoi j'ai cambriolé, une figure de la reprise individuelle), de Thomas Turner et Laurent Termingon, 2005, 26 min.
C'est vers l'âge de 12 ans que Marius Jacob (1879 - 1954) commence sa vie comme mousse au port de Marseille. Quelques années plus tard, il s'intéresse aux théories anarchistes. Infiltré dans le milieu, il collabore à un journal de propagande et participe à la fabrication d'explosifs. Cela le conduit à 6 mois de prison et à une implication définitive dans la doctrine anarchiste. Après plusieurs cambriolages et démêlés judiciaires, en 1900, il organise une bande de voleurs que la presse de l'époque nomme "les travailleurs de nuit". Ils effectuent pendant 3 ans des cambriolages de génie, dont le butin sert à financer des œuvres libertaires, aider des familles d'amis envoyés en prison et autres redistributions. Leurs objectifs sont de mener un combat contre les riches et de dénoncer l'asservissement du peuple au profit de la classe dominante. Le 21 avril 1903, lui et deux de ses compères sont arrêtés à Abbeville. Après 2 années de nombreux procès, ils sont envoyés au bagne, la bande est démantelée. Seul Jacob en reviendra 25 ans plus tard.

20h15 : Choron dernière, de Pierre Carles et Eric Martin, 2008, 98min.
Même refroidi, Georges Bernier (1929-2005), alias le Professeur Choron, continue de foutre sa merde. Au milieu des frasques éthylopathétiques pas toujours du meilleur goût, on retrouve quelques-unes des vidéos " bêtes et méchantes " dont Choron avait le secret et aussi un lot d'anecdotes inédites, comme l'irrésistible évocation de son expérience de troufion giton. C'est ainsi que Choron est grand !

Des changements de dernière minute peuvent éventuellement affecter la programmation.
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Bobines Rebelles, festival documentaire,novembre,Saint Denis

Messagede Pïérô » 15 Nov 2011, 11:58

Bobines rebelles
2e festival du documentaire d'auteur, social et politique dans le 93


Samedi 26 et Dimanche 27 novembre 2011 à Saint-Denis
Bourse du Travail de Saint-Denis, 9-11 rue Génin, (entrée aussi possible rue Bobby Sands), Saint Denis (93) Métro Porte de Paris


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Entrée et restauration à prix libres

Festival : en programmant pendant deux jours une série de films documentaires, nous voulons proposer un moment fort, permettant de créer une véritable dynamique de réflexion.

Documentaire : en revendiquant un point de vue clairement affirmé, le documentaire permet de faire apparaître une réalité qui, d'habitude, nous est cachée. Il favorise une démarche critique et l'émergence d'une conscience politique plus engagée.

Politique et social : à l'heure où les tenants du pouvoir nous imposent une pensée unique associée à une fausse bipolarisation politique, nous voulons partager nos interrogations, confronter nos dissidences. Indépendance politique et autonomie de pensée sont, aujourd'hui, une exigence sociale

« Le documentaire social se distingue du documentaire tout court et des actualités de la semaine par le point de vue que défend nettement son auteur. Ce documentaire social exige que l'on prenne position car il met les points sur les i. S'il n'engage pas un artiste, il engage au moins un homme. Ceci vaut bien cela. (...) Ce documentaire social devra nous dessiller les yeux». Jean Vigo (1905-1934)

Deux journées, deux salles, quatorze documentaires et dix réalisatrices et réalisateurs présents.


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Programme du Festival Bobines rebelles


Après La Creuse, le festival Bobines rebelles a lieu samedi 26 et dimanche 27 novembre à la bourse du travail de Saint-Denis. Une sélection de films d'auteurs, sociaux et politiques. Chaque projection est suivie d'un débat avec les réalisateurs. Les entrées sont à prix libre.


Samedi 26 novembre


12h : La Langue de Zahra, de Fatima Sissani, France, 2011, 93 minutes.

Les Kabyles existent d'abord par la parole. Chaque geste, chaque instant de leur quotidien peut donner lieu à une langue de vers, de métaphores, de proverbes... Ne dit-on pas que dans ces contreforts montagneux dont ils sont les hôtes, la joute oratoire était un exercice courant ? Une réalité qu'on se représente mal lorsque l'on plonge dans la société de l'immigration où ces hommes et femmes, souvent analphabètes, sont relégués exclusivement au rang d'ouvriers et de femmes au foyer... On imagine alors mal les orateurs qu'ils devien- nent lorsqu'ils retournent dans leur langue. Cette réalité, je la pres- sentais. J'en ai réalisé toute l'acuité, mesuré la dimension en filmant ma mère, son quotidien et son histoire. J'ai vu, fascinée, une femme arrimée à sa langue de façon indéfectible. Une femme dévoilant une oralité transmise de génération en génération. Une langue charriant éloquence et poésie pour dire l'enfance buco- lique, l'exil, la pauvreté... Cette langue, c'est l'ultime bagage que des milliers d'émigrants kabyles ont emporté avec eux… Une langue pour se construire un ailleurs qui ne soit pas que l'exil.


14h : En maternelle au Val-Fourré, de Marie Dolez, France, 2003, 55 minutes.

La vie d'une école maternelle dans le quartier du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie. L'école publique aspire à donner le même enseigne- ment à tous les enfants, transcendant les origines et les cultures. Au Val-Fourré, les enseignantes - qui n'y sont pas spécifiquement for- mées - sont confrontées aux particularités d'un quartier où la situation sociale s'aggrave et qui a tendance à se structurer en communautés. En dépit des difficultés, "la maternelle" joue un rôle essentiel auprès des enfants et de leurs familles.


14h : Frères de classe, de Christophe Cordier, France, 2004, 52 minutes.

La Bretagne, Saint-Brieuc, mars 1972. Une grève avec occupation éclate aux usines du Joint français. Le 6 avril, l'affrontement avec les forces de l'ordre est imminent. De cette lutte, un moment unique va être immortalisé par un cliché photographique : un manifestant, un CRS face-à-face. L'ouvrier est en rage, semble hurler, le visage déformé par la colère. Il tient le CRS par la vareuse... Deux hommes prêts au corps à corps. Mais l'image ne dit pas tout...


15h30 : Les Roses noires, d'Hélène Milano, France, 2010, 53 minutes.

Un voyage au coeur du langage et des images vécues par les jeu- nes filles en banlieue parisienne et dans les quartiers marseillais. Si la langue de la rue fonctionne aujourd'hui comme une frontière, une identité affirmée, elle raconte aussi la blessure liée au sentiment d'ex- clusion. Mais quelle est la situation particulière des filles dans leur rap- port au langage ?


15h30 : Demain, de Carmit Harash, France-Israël, 2010, 58 minutes.

De retour en Israël, Carmit Harash filme son frère, trentenaire. On le voit d'abord en famille, puis la réalisatrice pose sa caméra chez lui. Le temps d'un entretien en plan-séquence, Israël, cloué à son canapé, est confronté aux questionnements de sa sœur. Elle le pousse à s'interroger sur son service militaire et à se situer politi- quement.


17h : Les Conti gonflés à bloc, de Philippe Clatot, France, 2010, 130 minutes.

Le 11 mars 2009, les mille cent vingt employés de l'usine Continental de Clairoix, dans l'Oise, apprennent par les médias la fer- meture de leur usine de pneumatiques prévue en 2010. Un accord avait pourtant été signé au cours de l'année 2007, revenant sur les trente-cinq heures pour assurer l'avenir du site jusqu'en 2012… Sous le choc, tous les employés qui seront bientôt appelés les "Conti" se rassemblent en assemblée générale et mettent en place un comité de lutte pour organiser et coordonner leur action de résistance. Leur but est de faire entendre leurs revendications à la direction allemande du groupe et à l'État français. Le film nous immerge dans l'aventure des "Conti" depuis les débuts des assemblées générales devant l'usine, jusqu'à l'annonce des indemnisations par le groupe Continental. Il retrace un à un les événements de cette lutte qui a défrayé la chro- nique des semaines durant. Avec pour fil conducteur toutes les gran- des étapes de la lutte des "Conti" (manifestations, fêtes de soutien...), le film permet de découvrir comment ce mouvement de lutte solidaire fut aussi une aventure humaine et collective sans précédent.


17h : Yvette, de M.Bassolé & F.Bassono, France- Burkina Faso, 2011, 20 minutes.

Yvette, ou la réalité d'une femme au village de Perkouan (Burkina Faso), dont la condition se révèle à travers ses tâches quotidiennes, son environnement et ses réflexions...


18h : Koundi et le jeudi national, d'Ariane Astrid Atodji, Caméroun-Allemagne, 2010, 86 minutes.

"Koundi, gros bourg de 1 200 habitants de l'Est du Cameroun, tire la plus grande partie de ses revenus de l'exploitation de la forêt équato- riale. Dans l'éventualité où l'État romprait son contrat de forêt commu- nautaire, les autorités municipales instituent un "jeudi national" : un jour mensuel de travail en commun des hommes qui permettra de commencer une plantation cacaoyère. Découpé comme une semaine du dimanche au samedi, "Koundi et le Jeudi national" a la saveur d'une chronique villageoise. Mais jamais le point de vue de sa réalisa- trice ne se rabat sur le folklore quand affleure, au jour le jour, la poli- tique. Cette perspective - utopique ? - d'autogestion future fonctionne dans ce film, magnifiquement photographié comme un prisme à travers lequel observer la vie en communauté, de la classe ("abstinence, fidé- lité, condom !") au lavage du linge, de la fabricante de vin (qui refuse de vendre aux ivrognes) à la guérisseuse, du jour de paye (une liasse de billets accompagnée d'une bière) au procès pour adultère, en pas- sant par la drague au bar du cru, le "Jet Set". Est-ce un hasard si le jeudi national est réservé aux hommes, tandis que les femmes tra- vaillent en cuisine pour ceux qui s'activent à la machette ?... (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2011)



Dimanche 27 novembre


12h : La Mort de Danton, de Alice Diop, France, 2011, 64 minutes.

Steve a la dégaine d'un « loulou des quartiers » ceux-là même qui alimentent les faits-divers sur la violence des banlieues. En septembre 2008, il décide subitement de changer de vie. À l'insu de ses copains du quartier, il entame une formation d'acteur au cours Simon, une école de théâtre parmi les plus prestigieuses en France...


12h : Entrée du personnel, de Manuela Fresil, France, 2011, 59 minutes.

Ce film a été réalisé à partir des récits de vie des ouvriers des grands abattoirs industriels. "Au début, on pense qu'on ne va pas rester. Mais on change seulement de poste, de service. On veut une vie normale. Une maison a été achetée, des enfants sont nés. On s'obstine, on s'arc-boute. On a mal le jour, on a mal la nuit, on a mal tout le temps. On tient quand même, jusqu'au jour où l'on ne tient plus. C'est les articulations qui lâchent. Les nerfs qui lâchent. Alors l'usine vous licencie. À moins qu'entre temps on ne soit passé chef, et que l'on impose maintenant aux autres ce que l'on ne supportait plus soi-même. Mais on peut aussi choisir de refuser cela."


13h : Histoires autour de la folie, de Paule Muxel & Bertrand de Solliers, France, 1993, 110 minutes.

Ce film concerne la vie et les relations d'un certain nombre de per- sonnes, soignants et soignés, à partir d'un important hôpital de soins en santé mentale de la région parisienne, Ville-Evrard, un ancien grand asile, appartenant à l'institution publique. La parole et la mémoire restituent des situations relatives à l'enfer- mement, au rejet, à l'exclusion, mais aussi à l'évolution, surtout du point de vue des mentalités, du XIXe siècle jusqu'à la période contem- poraine. "Les histoires autour de la folie" sont d'abord une histoire, l'histoire de l'asile de Ville-Evrard fondé en 1868...


14h : De l'autre côté de la route, de Laurence Doumic, France, 2010, 52 minutes.

Une nuit, Colette aperçoit par sa fenêtre un grand feu sur le terrain de l'autre côté de la route. Le lendemain, elle entend le bruit des mar- teaux et voit des cabanes s'élever entre les arbres. Curieuse, elle décide de traverser la route à la rencontre de ces étranges habitants. Elle est accueillie par toute une famille Tsigane de Roumanie. Colette s'éprend peu à peu d'Eva, de Sami et de leurs deux enfants. En dépit de leur situation précaire, elle croit en leurs multiples capaci- tés et veut que cela se sache. Elle entreprend alors de convaincre les habitants de sa cité, les badauds et aussi les élus de traverser la route à leur tour...


15h30 : Voyage en mémoires indiennes, de Jo Béranger & Doris Buttignol, France-Allemagne, 2003, 94 minutes.

Sally est une jeune femme autochtone originaire de la réserve de Lower Post située à la lisière du Yukon. Très jeune, Sally a été enle- vée à sa mère pour être placée dans une famille d'accueil très loin de sa communauté d'origine. Parvenue à l'âge adulte et devenue elle- même mère, elle reconstitue difficilement l'histoire de sa famille dont tous les membres ont été dispersés. Aujourd'hui, elle cherche à com- prendre pourquoi et comment tout cela est arrivé. L'histoire personnelle de Sally lève le voile sur un chapitre méconnu de l'histoire des Premières Nations, éclairant sous un jour nouveau les enjeux du combat actuel pour le contrôle de l'éducation. Acculturation, perte d'identité, souffrances mais également guérison et espoir pour les générations à venir, telles sont les différentes étapes du périple que nous allons vivre avec Sally.


15h30 : Nous étions communistes, de Maher Abi Samra, France-Liban, 2010, 84 minutes.

Le film est une exploration de l'espace public libanais entre commu- nautés confessionnelles et de l'intégration des individus dans cet espace fragmenté. Construit autour de trois personnages, dont l'au- teur, anciens membres du Parti Communiste libanais, de leurs années d'engagement politique pendant la guerre civile, du chemin qu'a pris chacun d'entre eux dans la société d'après guerre et de leur situation actuelle alors que le pays semble à l'orée d'une nouvelle guerre...


Un festival à prix libre
Le prix libre est une démarche politique, non marchande. Ce n'est pas pour autant la gratuité et, afin de donner un élé- ment d'évalutation, les coûts de revient d'une place de ciné- ma et d'un repas seront affichés. Concrètement, à l'accueil, seront distribués à prix libre des tickets d'entrée et des tickets de repas.
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Re: Bobines Rebelles, festival documentaire,novembre,Saint D

Messagede bipbip » 18 Oct 2012, 12:48

Bobines Rebelles 2012, à Saint-Denis
Festival de documentaire d'auteur social et politique
samedi 24 et dimanche 25 novembre 2012

Bourse du Travail, 9, rue Génin, 93200 Saint Denis

programme
Samedi : http://www.bobinesrebelles93.org/site/p ... 12/samedi/
Dimanche : http://www.bobinesrebelles93.org/site/p ... /dimanche/

site : http://www.bobinesrebelles93.org/site/
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Festivals divers films et docs

Messagede bipbip » 30 Oct 2013, 14:33

Saint-Denis, 2 novembre 2013

Festival de documentaires

Les sales bobines, des documentaires qui détonnent


une journée de films, débats en présence de réalisateurs. Bar, restauration et vélo-projection en soirée. Tarifs prix libres
Avec la participation de la Dionyversité

Bourse du Travail de Saint-Denis, 9-11 rue Génin, (entrée aussi possible rue Bobby Sands), Saint Denis (93)


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12h30-14h

Le Pendule de Costel de Pilar Arcila (2013, 68 min, France)

Issus de la communauté Rom de Roumanie, Costel et sa famille élargie se déplacent entre la France, la Suisse et leur propre pays, à la recherche d'un moyen de gagner leur vie. Film de famille et archive poétique du présent, le documentaire se place à la croisée des regards et suit leur quotidien fait de débrouilles, de croyances et de survie. Entre errance et migration économique, le parcours de Costel nous parle d'une Europe à économie variable mise à l'épreuve de ses rêves et de ses communautés les plus démunies.

Film suivi d'un débat avec la réalisatrice


14h15-16h15

Cha Fang de Zhu Rikun (2013, 20 min, Chine)

Venu soutenir un partisan des droits de l'homme à Xinyu, le réalisateur allume discrètement sa caméra quand les policiers viennent "inspecter" la chambre d'hôtel qu'il partage avec ses compagnons. Dans un espace-temps exigu, le contrôle de police, visiblement orienté, tourne au petit théâtre de l'absurde, focalisé sur un faux malentendu autour de la nationalité de Zhu Rikun. Devant son passeport chinois, l'insistance du policier à lui redemander par oral sa nationalité porte le pavlovisme bureaucratique aux confins du burlesque, renforcé par le fait que la fine équipe de limiers, qui ne se sait pas filmée, allume elle-même une caméra… Le cadrage qui décapite certains d'entre eux traduit, quoiqu'involontairement, l'attitude robotique et servile de ces canards sans tête, ces bras armés du pouvoir qui oublient jusqu'au sens de la question qu'ils posent. L'effet de ce dispositif minimal serait franchement comique, s'il ne révélait, en vingt minutes de métrage en temps réel, la violence de l'oppression d'État : son éradication de la relation de cause à effet, en un vertige qu'un livre comme La Question d'Henri Alleg ou qu'un film comme S 21 la machine de mort Khmère rouge de Rithy Panh, ont en leur temps porté au jour. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013)

Suivi de :

Atalaku de Dieudo Hamadi (2013, 60 min, France et République démocratique du Congo)

L'élection présidentielle de 2011 fut la deuxième élection libre seulement, depuis l'indépendance de la République démocratique du Congo en 1960. Gaylor, pasteur sans-le-sou (comme une majorité des neuf millions d'habitants de Kinshasa) se métamorphose en atalaku, "crieur" en lingala. Il fait affaire avec le député le plus offrant dont il assure la publicité dans la rue et pour qui il déniche des musiciens qui composeront la chanson de sa campagne. Atalaku n'aurait sans doute pu être tourné par un non-Congolais, tant il semble faire corps avec ceux qu'il filme - le réalisateur est parfois sommé de filmer tel bourrage d'urnes, et la foule trop dense s'écarte à son passage, confusément convaincue qu'il faut un témoin. La construction du film rend compte d'un effet domino entre l'atalaku et les relais qu'il paie à son tour - musiciens, vendeuses, danseurs… -, jusqu'au vertige puisque Gaylor, prêcheur d'un dieu bien éphémère, se voit reprocher son incapacité à tenir les promesses des autres. En choisissant de continuer à tourner deux semaines après l'élection, Hamadi ménage un épilogue en forme de sortie de l'immersion parfois violente qui fait aussi la force de son film. (Charlotte Garson, Cinéma du réel 2013)

Films suivis d'un débat avec les réalisateurs


16h30-18 h

Kelly, de Stéphanie Régnier (2013, 65 min, France)

À portée de regard, l'Europe se profile comme une entité floue. Elle reste inatteignable pour Kelly qui l'observe avec rage. Devant la caméra, elle rejoue son destin : sa vie sage au Pérou, sa vie clandestine en Guyane française, la famille, l'amour, la débrouille. L'une des scènes de Kelly, documentaire poignant réalisé par Stéphanie Régnier et présenté au Cinéma du réel, montre l'héroïne qui résume son périple à travers l'Amérique du sud en un coup de crayon. Derrière la simplicité des traits dessinés sur une feuille à carreaux, on devine l'immensité de l'épreuve. Kelly marche sur ce principe : film de chambre mais ouvert sur l'immensité du monde, film sur l'absence mais dont les protagonistes semblent omniprésents. Kelly évoque les souvenirs de sa mère, son rapport complexe aux hommes. La caméra de Régnier s'échappe, capture quelques instants sur les terrasses de Tanger : ici une mère et sa fille, là quelques hommes, des ouvriers, des kékés, un homme qui se douche. Des images qui semblent volées au voisinage comme elles seraient tirées de la tête de Kelly, le film mêlant avec talent le doc brut (témoignage face caméra de Kelly, clandestine et expatriée) et une part de fiction, de fantasme (ce que la jeune femme imagine de sa vie d'ailleurs). L'autre refrain visuel de Kelly, ce sont ces plans de bateaux qui naviguent dans le détroit de Gibraltar, et l'horizon si proche de l'Espagne. Il y a évidemment une ironie tragique dans cette proximité, cette dizaine de kilomètres qui sépare le Maroc de l'Europe, et le fait que le but de Kelly (rejoindre la France et sa mère) semble inatteignable. Et il n'y a pas une once de mélodrame dans le regard posé par Régnier sur Kelly. La réalisatrice l'écoute, Kelly faisant le reste : morgue et hargne, prolixe et passionnée ; sa voix a quelque chose, comme l'indique Régnier, de l'ordre d'une performance cathartique. En plus d'un portrait vibrant, Kelly raconte un état du monde, et la volonté de fer d'une petite femme qui se bat pour briser ses règles. (Nicolas Bardot, Cinéma du réel)

Film suivi d'un débat avec la réalisatrice


18h15-20h

Les Chebabs de Yarmouk d'Axel Salvatori-Sinz (2012, 77 min, France)

Les Chebabs sont un petit groupe de garçons et de filles qui se connaissent depuis l'adolescence. Aujourd'hui, au seuil de l'âge adulte, ils ont une véritable soif de vivre et d'absolu, mais sont confrontés à des réalités complexes. Entre le besoin de liberté et l'appartenance au groupe, le désir de révolte et la perspective d'une vie bien rangée, les choix sont difficiles ; mais tout l'est plus encore quand on est réfugié palestinien dans le camp de Yarmouk, en Syrie.

Film suivi d'un débat avec le réalisateur

Salle Louise Michel


12h30- 14 h

Je pense de Souad Kettani (2006, 54 min, France)

Des élèves de terminale technologique - option génie mécanique - s'initient à la philosophie, une discipline qui remet en cause l'image qu'ils ont d'eux-mêmes et qui représente un premier pas vers la conquête d'un droit d'expression. Une expérience incroyablement surprenante qui oblige à revoir pas mal d'idées reçues, à mettre en question son enseignement, ses façons de voir et de faire. C'est aussi la rencontre entre deux mondes que tout oppose, deux mondes où l'on ne parle pas la même langue, où les repères changent. Mais, pour improbable qu'elle soit, cette rencontre éclaire d'un jour singulier la personnalité de ces élèves et les entraîne dans une aventure qui, même sans grand lendemain, ne les laissera pas tout à fait indemnes.

Film suivi d'un débat avec la réalisatrice


14h15-16 h

Trêve de Carmit Harash (2013, 88 min, France)

Toujours, et même pendant une période de trêve, les Israéliens attendent la prochaine guerre. Un destin inévitable, seul horizon imaginable. Après Film de Guerre et Demain, Trêve clôt cette trilogie qui, à travers l'histoire personnelle, questionne les rapports des Israéliens à la guerre.

Film suivi d'un débat avec la réalisatrice


16h15- 17h45

Instructions pour une prise d'armes de Laurent Krief (2013, 60 min, France)

Une heure. C'est la durée de ce premier cours d'Instructions pour une prise d'armes. Dans ce cours, le professeur sera le réalisateur ignorant d'un premier film pour toute une année scolaire. Le spectateur - puisque tout cours est un spectacle - doit ici être averti que ce film (un cours) ou ce cours (un film) sera porté par l'idée du communisme. La première leçon avant de commencer est : pas de leçon sur comment, quand, ni même pourquoi prendre les armes - que ce soit pour s'arracher à un état d'impuissance face à la tragédie à laquelle nous assistons ou pour se déjouer de notre rôle de victime dans cette même tragédie - ce qui peut revenir au même - mais seulement l'injonction : prenons les armes dans cette tragédie où le capital est devenu le réel de nos vies. Zizek. Voilà donc l'idée.

Film suivi d'un débat avec le réalisateur


18h-19h45

Disparaissez les ouvriers ! de Christine Thépénier et Jean-François Priester (2011, 73 min, France)

Durant plus de 150 jours, les ouvriers de Legré-Mante ont occupé "leur" usine, leader sur le marché mondial d'acides tartriques, pour dénoncer une liquidation frauduleuse, manifester leur colère et réclamer justice. Ils n'ont rien obtenu de ce qu'ils demandaient et ont perdu aussi le procès en appel de la décision du tribunal de commerce qui avait prononcé la liquidation judiciaire. Pourtant, quand on voit l'état d'abandon des bâtiments et des ateliers, pas besoin de beaucoup d'explications pour comprendre dans quelles conditions travaillaient les ouvriers de Legré-Mante. Pas besoin non plus de beaucoup de preuves pour penser que cette fermeture était planifiée depuis longtemps et cela pour des questions de profit à court terme (en l'occurrence, la vente du terrain idéalement situé face à la mer au pied du futur parc des calanques à Marseille). Dans cet incroyable "décor", les ouvriers apparaissent soudain comme les derniers survivants d'un monde que les spéculateurs voudraient voir disparaître.

Film suivi d'un débat


Programme : http://www.airfrais-radio.fr
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Journées cinématographiques dionysiennes

Messagede bipbip » 06 Fév 2014, 06:55

Journées cinématographiques dionysiennes

Du 5 au 11 février • Saint-Denis (93)

« Réalités utopiques, utopies réalistes, utopies intimes, utopies porteuses de révolte et de désir de changement ou invention d’un monde idéal et rêvé, les Journées cinématographiques dionysiennes souhaitent vous faire découvrir du 5 au
11 février toutes les chimères et autres projets imaginaires visités et revisités par les cinéastes. Au cinéma, le film comme invention d’un monde, fictif ou pas, n’est-il pas la première des utopies ?... »

Image

Dimanche 9 février, à 17h45
« Buenaventura Durruti, anarchiste », de Jean-Louis Comolli (1999)
Une évocation de l'anarchiste espagnol Buenaventura Durruti et des années 1931-1936 qui précédèrent la guerre civile en Espagne, à travers les répétitions d'un groupe théâtral catalan. Celui-ci s'inspire librement de la biographie écrite par Abel Paz : Durruti en la revolución española.
Séance suivie d'une rencontre avec le réalisateur

Dimanche 9 février, à 21h
« La Cecilia », de Jean-Louis Comolli (1975)
La Cecilia est une communauté socialiste fondée par l'anarchiste italien Rossi au XIXe siècle grâce aux terres offertes par l'empereur Dom Pedro II, au sud du Brésil. Dix hommes et une femme entendent faire la preuve aux gens du monde que l'on peut vivre et travailler sans lois, sans chefs, sans police ni parlement, en respectant la liberté de chacun, en assumant l'égalité de tous.
Séance suivie d'une rencontre avec le réalisateur


ET AUSSI...
• L’HOMME DU PEUPLE, d’Andrezj Wajda (sur la Pologne)
• LA PREMIÈRE ANNÉE, de Patricio Guzmán (sur le Chili)
• LE CRIME DE MONSIEUR LANGE, de Jean Renoir (ambiance Front populaire)
• HORIZONS PERDUS, de Frank Capra
• BRAZIL, de Terry Gilliam
• PUISQU’ON VOUS DIT QUE C’EST POSSIBLE, film collectif de Chris Marker,
Roger Louis, Sylvie Jézequel... (sur Besançon et les LIP)

Programme détaillé : http://www.lecranstdenis.org/dionysienn ... alendrier/

LIEU : cinéma L'Écran, place du Caquet, à Saint-Denis (93). M° Saint-Denis Basilique.
7 € plein tarif, 6 € tarif réduit.

Source : http://utoplib.blogspot.fr/2014/02/du-5 ... is-93.html
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Re: Bobines Rebelles, festival du documentaire, Saint Denis

Messagede bipbip » 20 Nov 2014, 08:43

4e festival du film documentaire politique et social dans le 93

Samedi 22 novembre de 12h à 20h et dimanche 23 novembre de 12h à 19h.
Bourse du Travail de Saint-Denis, 9-11 rue Génin, Saint Denis (93)


Image


Samedi 22 novembre - Bourse du Travail - Salle Marcel Paul

Oubliés ? , 1re guerre et guerre d'Espagne

12h : Adieu la vie, adieu l'amour, de Michel Brunet et Dominique Henninquin, France, 2012, 52 minutes.
Entre 1914 et 1918, 620 poilus sont exécutés par l'armée française.

13h : 20 000 moujiks sans importance, de Patrick
Legall, France, 1999, 60 minutes.

Ce film retrace, à travers les témoignages posthumes de deux soldats, l'odyssée de ces 20 000 soldats russes qui furent "prêtés" aux Alliés en échange d'armement.

14h30 : La guerre d'Espagne, Espagne, 1936, 15 mn.
Documentaire de propagande anarchiste pendant la guerre d'Espagne.

15h : De la retirada à la reconquista, de E. Navarro et
A. de Chantérac, France, 2008, 52 minutes.

Les témoignages de onze républicains espagnols, anciens de la guerre d'Espagne et héros de la Résistance. Ils racontent leur combat très jeunes pour la République espagnole, la défaite, l'exil, l'engagement dans la Résistance et les espoirs déçus de la Libération.

16h : Débat avec Emile Navarro.

Voies des religions aujourd'hui

17h : Iranien !, de Merhan Tamadon, 2014, 105 mn.

Iranien athée, le réalisateur Mehran Tamadon a réussi à convaincre quatre mollahs, partisans de la République Islamique d'Iran, de venir habiter et discuter avec lui pendant deux jours. Dans ce huis clos, les débats se mêlent à la vie quotidienne pour faire émerger sans cesse cette question : comment vivre ensemble lorsque l'appréhension du monde des uns et des autres est si opposée ?

18h15 : Prophète(s), de Damien Mottier, France 2007, 46 minutes.

Placide est un jeune homme né en Côte d'Ivoire. Il a 26 ans, étudie l'économie à Cergy Pontoise, mais n'aspire qu'à une chose : évangéliser la France.

19h : Débat avec Damien Mottier et Jean-Manuel Traimond.


Samedi 22 novembre - Bourse du Travail - Salle Louise Michel

Lutter en l'an 2000

14h : Dérives, Collectif, Québec, 2012, 73 minutes.

Contribution à la mémoire collective... De 1990 à 2010, le mouvement étudiant québécois a fait l'objet de plus de 1.000 arrestations... En 2012, en 6 mois seulement, ce chiffre a été multiplié par 3.

15h15 : Délivrez-nous des libéraux, Collectif, Québec, 2012, 4 minutes.
Montage autour de la chanson du groupe de rap québécois Loco Locass.

15h30 : 3 points de vue... sur le mouvement étudiant, de Olivier D. Asselin, Québec, 2012, 23 minutes.
•Pierre-Olivier Parent, militant. Charpentier-menuisier : La grève et les travailleurs de la construction. (5'24")
•Sylvain Rocheleau, chercheur en communication : La couverture médiatique de la grève. (10'25")
•Serge Lalonde, ancien membre et militant du syndicat de la fonction publique canadienne : La grève et le mouvement syndical. (7'03")

16h : Ne vivons plus comme des esclaves, de Yannis Youlountas, France, 2013, 90 minutes.
Venu des catacombes grecques de l'Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d'occupation et d'autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d'air frais, d'enthousiasme et d'utopies en marche, venu de la mer Égée.

17h30 : Démocratie, année zéro, une histoire de la révolution tunisienne, de Christophe Cotteret, Belgique, 2012, 98 minutes.
Une plongée dans les trois années de lutte tunisienne qui ont ouvert la voie à la première démocratie arabe. Un film indispensable pour comprendre les enjeux de la Tunisie aujourd'hui.

19h30 : Fin.


Dimanche 23 novembre - Bourse du Travail - Salle Marcel Paul

Réalités ouvrières

12h : La reprise du travail aux usines Wonder, de Jacques Willemont, France, 1968, 10 minutes.
Dans la matinée le 9 juin 1968 à l'entrée de l'usine Wonder une jeune femme refuse de rentrer. Elle crie : « Je ne rentrerai pas, non je ne rentrerai pas », « Je ne veux plus refoutre les pieds dans cette taule dégueulasse ».

12h30 : Disparaissez les ouvriers, de Christine Thépenier et Jean-François Priester, France, 2012, 78 mn.
L'histoire séculaire du mouvement ouvrier, qui existe bel en bien encore, est-elle autre chose que cela ? L'aliénation des corps, l'humiliation des hommes, la violence physique et symbolique exercée à leur encontre.

France inégale

14h : La France en face, de Jean-Robert Viallet, France, 2013, 87 minutes.

60 % de la population vit dans cette France dont on ne parle jamais, à l'écart de la mondialisation. Par rapport à Paris ou Montpellier, c'est le jour et la nuit. Les 25 grandes métropoles françaises rassemblent, elles, 40 % de la population. Ici vivent la plupart des cadres, des techniciens spécialisés et l'essentiel des immigrés. Deux France pour un même pays ! Plus qu'un gouffre, c'est une fracture qui explique l'hypertension que nous ressentons.

15h30 : Se battre, de Andréa Santana et Jean-Pierre Duret, France, 2014, 90 minutes.

Aujourd'hui, pour plus de 13 millions de Français, la vie se joue chaque mois à 50 euros près. Derrière ces statistiques, se livrent au quotidien des combats singuliers menés par des hommes et des femmes qui ont la rage de s'en sortir et les mots pour le dire. À leurs côtés, des bénévoles se donnent sans compter pour faire exister un monde plus solidaire.

17h : Débat avec :
•Chistine Thépenier, co-réalisatrice de Disparaissez les ouvriers,
•Bertrand Rothé auteur de De l'abandon au mépris : Comment le PS a tourné le dos à la classe ouvrière,


Dimanche 23 novembre - Bourse du Travail - Salle Louise Michel

Féminisme - Éducation - Prison

12h : Quelques féministes américaines, de Luce Guilbeault, Nicole Brossard, Margaret Wescott, Québec, 1978, 55 minutes.

Les expériences, les sentiments et les théories de quelques féministes américaines : Rita Mae Brown, Margo Jefferson, Kate Millett, Lila Karp, Ti-Grace Atkinson, Betty Friedman. Les interviews sont faites par Luce Guilbeault.

13h : Film en attente de programmation.

14h : Sur les toits, de Nicolas Drolc, France, 2014, 95 minutes.

Que s'est-il passé dans les prisons françaises entre septembre 1971 et la fin d'année 1972 ?

Pour la première fois les prisonniers déclenchent des révoltes collectives, prennent le contrôle de leurs prisons, occupent les toits et communiquent leurs revendications en s'adressant à la foule.

15h30 : Débat avec Nicolas Drolc.

16h30 : Bonaventure, un cas d'école, de Michel Granier, France, 2000/2001, 46 minutes.

Bonaventure est un établissement scolaire expérimental d'inspiration libertaire et autogestionnaire, fondé en 1993 par un groupe de parents mais aussi de militants-es libertaires et/ou de l'Éducation Nouvelle.

Pendant huit ans, Bonaventure accueillera des enfants de 3 à 10 ans.

17h30 : Sur les chemin de l'école de la non violence, de Gabriel Gonnet, France 2013, 52 minutes.

L'enseignante et les enfants apprennent à exprimer leurs émotions, à clarifier les besoins qui y sont liés, à formuler des demandes et à s'écouter mutuellement. Peu à peu, une relation plus vraie et plus vivante se construit et permet de trouver un bien-être dans le groupe et dans la classe…

18h30 : Débat avec Jean-Marc Raynaud, initiateur de l'école Bonaventure et Gabriel Gonnet, réalisateur de Sur les chemins de l'école de la non violence.
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16es Journées cinématographiques dionysiennes

Messagede Pïérô » 31 Jan 2016, 13:16

CENSURES : 16es Journées cinématographiques dionysiennes

Du 3 au 9 février, les 16es Journées cinématographiques dionysiennes reviennent sur un siècle d’évolution des mentalités à travers près de cent films censurés, autocensurés, interdits.

En France comme en Russie, aux États-Unis, en Iran, ou au Japon, hier comme aujourd’hui, les censures sont le reflet des peurs des sociétés. Au nom d’intérêts qui parlent du maintien de l’ordre public, de la sauvegarde des intérêts de l’Etat, de la conformité aux normes admises de comportement, de la protection de la jeunesse... Les censures cinématographiques, plus ou moins visibles, effacent, amputent, interdisent, blâment, coupent et remanient.

Avec 94 films - classiques, inédits ou avant-premières - de nombreux événements - Focus sur le cinéma d’Iran avec Sepideh Farsi et Bahman Ghobadi, Focus sur le cinéma d’Europe de l’Est avec Otar Iosseliani, un hommage à René VAUTIER, une Nuit du porno interdit, une Masterclass d’Yves Boisset et des rencontres avec des critiques, des membres de la société civile et des cinéastes - Pascal Aubier, Malek Bensmaïl, Jean-Denis Bonan, Jean-Claude Brisseau, Noël Burch, Marielle Issartel, Lionel Soukaz, Gerard Soeteman (scénariste des films de Paul Verhoeven), Brontis Jodorowsky etc. - les Journées cinématographiques dionysiennes tiennent à saluer ces réalisateurs qui ont osé défier les normes !

Infos, détails, programme : https://www.lecranstdenis.org/dionysiennes/censures/
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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