Pour prendre un exemple concret (et français), Bérurier Noir. Au delà de l'aspect musical (le punk on aime ou on aime pas), les textes engagés du groupe font échos à de nombreuses idées anarchistes, antiracistes, libertaires... et à des anarchistes disparus (ex: Nestor Makhno). Le groupe organisait souvent des concerts sauvages dans des squats, dans la rue, le métro, durant des manifs,... ce qu'il leur a valu pas mal de problème avec la police (émeutes devant les salles de concerts, accusés d'être liés au groupe "terroriste" Black War qui a fait exploser les bureaux du président de la Chambre régionale des huissiers,...). Depuis leur séparation, le groupe a créé Folklore de la Zone Mondiale (http://www.fzm.fr/), un label punk indépendant et autonome qui a produit par exemple une compilation de soutien à El Libertario (journal venezuelien anarchiste et collectif qui gère un local/librairie à Caracas).
Un autre exemple c'est Porno para Ricardo, groupe anarcho-punk cubain qui critique le régime communiste à Cuba. Ses membres sont la cible du gouvernement cubain qui les arrête pour des motifs plus que douteux... (ex: http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/21347235 ou http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200835/cuba-un-chanteur-punk-condamne_145766.html).
Le public punk est explosif (Un concert de The Exploited annulé = une émeute) et a toujours été un vivier à anarchistes. Soutenons les groupes anarcho-punks et les initiatives diverses qui permettent à ces groupes de jouer et d'exister.
Punk is not dead!



