Noir desir, Cantat

Re: Noir desir

Messagede Vilaine bureaucrate » 26 Nov 2008, 15:15

Bon j'y suis allée, je revise et me fais assez chier..

et bouhhh.. Kuhing....

"les ménages": beurkk........................

"la passion amoureuse - crime passionnel- névrotique" : aucun rapport!

et pourquoi chercher des excuses?
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Re: Noir desir, Cantat

Messagede Lila » 03 Déc 2017, 18:32

Un membre de Noir Désir révèle l'omerta autour du comportement violent de Cantat

Y a-t-il eu une omerta autour du comportement violent de Bertrand Cantat ? C'est ce que révèle jeudi le magazine Le Point dans une enquête fouillée sur le chanteur, condamné en 2004 à huit ans de prison pour le meurtre de la comédienne Marie Trintignant, et qui vient de sortir un nouvel album.

Sa femme Kristina nie avoir reçu des coups. Après la mort de Marie Trintignant, un procès s'est ouvert à Vilnius, en Lituanie, là où la comédienne était morte, sous les coups de Bertrand Cantat. Les anciennes petites amies du chanteur et sa femme Kristina Rady, dont Cantat s'était séparé en 2002, sont alors interrogées. Mais à l'époque, Kristina Rady nie avoir subi des coups. Elle est un soutien indéfectible à Cantat et se remet même en couple avec lui à sa sortie de prison en 2007, le chanteur ayant bénéficié d'une remise de peine pour conduite exemplaire.

"Nous étions tous sous son emprise". Mais selon un membre du groupe Noir Désir, Kristina Rady a menti au moment du procès de Bertrand Cantat. Pire, elle lui aurait demandé ainsi qu'aux autres membres du groupe de cacher ce qu'ils savaient. "Elle ne voulait pas que ses enfants sachent que leur père était un homme violent. Je savais qu’il avait frappé la femme avec qui il était avant Kristina. Je savais qu’il avait tenté d’étrangler sa petite amie, en 1989. Je savais qu’il avait frappé Kristina. Mais ce jour-là, nous avons tous décidé de mentir. Nous étions tous sous son emprise. Et nous pensons qu’il se soignerait", explique-t-il dans les colonnes du Point assurant avoir essayé de parler au chanteur et l'avoir supplié d'aller voir un psy. Ce dernier lui aurait alors répondu : "Je n'ai pas un problème avec les femmes, ce sont les femmes qui ont un problème avec moi".

Le musicien ajoute que les membres du groupe Noir Désir n'étaient pas les seuls à savoir que Bertrand Cantat était violent. "Beaucoup de gens dans le milieu bordelais savaient que Kristina avait été battue avant l’affaire Vilnius, mais ils se sont tus". Des propos confirmés par un journaliste bordelais.

"C'est un pervers narcissique". Le magazine précise par ailleurs que Kristina Rady a également été agressée par le chanteur après sa sortie de prison. Ne supportant pas qu'elle le quitte pour un autre homme, il l'aurait harcelée, puis menacée. Une voisine raconte également avoir caché les enfants de Kristina Rady : "Clairement, elle les laissait chez nous pour les protéger. Je n'ai aucun doute là-dessus. Elle avait peur que son mari ne vienne la chercher violemment. Kristina semblait être à la fois sous emprise, amoureuse, tiraillée, perdue", témoigne-t-elle.

Le Point retranscrit aussi le contenu du message vocal laissé par Kristina Rady sur le répondeur de ses parents, en 2009. Elle décrit des violences physiques et psychologiques et raconte qu'à plusieurs reprises "elle a échappé au pire"."J'espère qu'on va pouvoir s'en sortir et que vous pourrez encore entendre ma voix, et sinon, alors vous aurez au moins une preuve que…" ajoute-t-elle. Le 10 janvier 2010, Kristina se suicide. "C'est un vrai pervers narcissique. Il est très charismatique", ajoute le membre de Noir Désir au Point. "Quand il entre dans une pièce, il absorbe toute l'énergie. Après, il vous tient."

la suite : http://www.europe1.fr/societe/un-membre ... 507650.amp
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Re: Noir desir, Cantat

Messagede Lila » 18 Mar 2018, 23:39

Bertrand Cantat en concert à Clermont-Ferrand : Osez le Féminisme se mobilise

En annulant sa tournée des festivals d’été, Bertrand Cantat pensait mettre fin à la polémique liée à son retour sur scène, mais la pression subsiste. Deux concerts sont programmés à la Coopérative de Mai de Clermont-Ferrand les 17 et 18 mars. L’association Osez le Féminisme se mobilise.

à lire : https://france3-regions.francetvinfo.fr ... 39555.html


Olivier Marchal interpelle sèchement Bertand Cantat sur Instagram: "Ferme ta gueule et fais-toi oublier

Olivier Marchal ne mâche pas ses mots. Quelques heures seulement après l'annonce du retrait de Bertrand Cantat de tous les festivals d'été dans lesquels il devait se produire, le réalisateur de "36 Quai des Orfèvres" prend à partie l'ex-chanteur de Noir Désir dans un post Instagram bouillonnant.

à lire : https://www.huffingtonpost.fr/2018/03/1 ... _23384415/
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Re: Noir desir, Cantat

Messagede bipbip » 23 Mar 2018, 01:49

Bertrand Cantat en concert à Lyon le 21 mars : pourquoi nous demandons l’annulation ici et ailleurs

Une trentaine de manifestant.es rassemblé.es devant le concert ont été écarté.es par les vigiles

photos https://rebellyon.info/Bertrand-Cantat- ... e-21-18854
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Re: Noir desir, Cantat

Messagede Lila » 25 Mar 2018, 20:23

Le petit bout de la lucarne

Encore Cantat


Dans l’absolu, je ne changerai pas une virgule du texte que j’avais écrit au sujet de Bertrand Cantat, il y a 10 ans. Par contre, j’ai bien noté depuis que, comme souvent, la prison n’a pas réellement conduit le condamné à une remise en question, une contrition ou surtout, un changement de paradigme quant à sa relation au monde. Le gars a continué à cogner les femmes et à se penser comme victime.

Ce qui pose en premier la question de l’adéquation de la peine : je ne vois pas à quoi sert l’incarcération si elle n’est pas assortie d’une démarche visant à rééduquer l’homme violent. Il y a eu, sur France Culture, une excellente série documentaire sur la thérapie conjointe des hommes violents et de leurs victimes, un reportage énorme où l’on comprend qu’il faut déjà du boulot pour que les bourreaux de femmes et d’enfants laissent tomber le déni et commencent à assumer leurs actes, non pas quelque chose de magique qui tombe du ciel au moment où se referment les portes du pénitencier.

Ensuite, on a bien le souci évident de la récidive de la part d’hommes qui se pensent comme des victimes et pas du tout comme des coupables. Dans le cas de Cantat, il y a une grosse présomption du fait que, sans lui, son autre femme serait encore vivante. Et il est de plus en plus clair que pour lui, imposer sa volonté à une femme n’est pas réellement un problème, aujourd’hui encore. De ce point de vue, son personnage d’artiste torturé tendance maudit, il peut se le carrer au cul.

Pas besoin de censure : le boycotte suffit largement

Enfin, le dernier problème soulevé par le retour de la revanche du Cantat est celui de la censure.
Je suis encore et toujours contre. Je trouve toujours détestable cette idée hautement absurde que certains seraient plus habilités que d’autres pour décider à leur place ce qui est bon et ce qui est mauvais — remarquons que je suis probablement athée pour des raisons assez similaires. Parce que cette idée finit toujours mal, parce qu’on est sorti de la cour de récré, parce que je déteste créer des martyrs.
Par contre, il me semble assez sain de mettre les gens face à leurs choix. Il n’existe aucun motif sérieux d’empêcher ce type de continuer à sangloter dans un micro. Et on peut également décider que de se penser légitime à régner sur les femmes par les gnons est quelque chose de pas très grave qui doit s’incliner devant le talent. Mais rien ne nous oblige à écouter Cantat, à aller à ses concerts ou à le sponsoriser en achetant sa musique.

Tout comme nous pouvons considérer finalement que la violence contre les femmes est un fait social de fond, quelque chose qui sous-tend toute notre organisation sociale et qui pourrit profondément notre civilisation. Pas un juste un buzz médiatique, pas juste la question de savoir s’il faut tirer sur le merle pleureur. Quelque que chose qui nous concerne tous, profondément, et qu’il va falloir extirper péniblement du corps social en y mettant le paquet.


Il y a des liens dans le texte https://blog.monolecte.fr/2018/03/15/encore-cantat/
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Re: Noir desir, Cantat

Messagede Lila » 01 Avr 2018, 21:02

Concert de Bertrand Cantat à Toulouse : les associations féministes vont manifester

Les associations féministes envisagent de manifester les 22 et 23 mai en marge du concert de Bertrand Cantat au Bikini, à Ramonville-Saint-Agne, en banlieue de Toulouse.

L'association Osez le féminisme, avec d'autres organisations de défense des droits des femmes, annonce ce mardi matin à La Dépêche du Midi un rassemblement devant la salle de concert où doit se produire deux soirs de suite l'ancien chanteur de Noir Désir, condamné en 2004 pour le meurtre de sa compagne, Marie Trintignant, pendant l'été 2003.

"Nous allons nous rassembler avec des visuels et des slogans pour faire passer un message", explique Alyssa Ahrabare, présidente d'Osez le féminisme 31. "Nous voulons interpeller le public de Cantat de manière pacifique pour le sensibiliser au féminicide mais aussi dénoncer une justice patriarcale et mettre les programmateurs de salles de concerts et de festivals devant leurs responsabilités. C'est à la fois une question de décence, de morale et de justice. Il faut rester prudent avec ce personnage et il est anormal qu'il puisse revenir dans l'espace public."

à lire : https://www.ladepeche.fr/article/2018/0 ... ester.html
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Re: Noir desir, Cantat

Messagede bipbip » 05 Avr 2018, 16:18

PATRIARCantAT vs Sorcières Grenobloises

Retour sur deux belles soirées électriques

Image

Les 13 et 14 mars dernier, nous avons appelé à des rassemblements devant les concerts de Bertrand Cantat à la Belle Electrique (Grenoble) pour dénoncer sa présence indécente sur scène et la banalisation des violences faites aux femmes.

Le premier soir, nous étions une bonne centaine de personnes de tous horizons réunies sur l’esplanade devant la salle pendant plus de trois heures.

Beaucoup étaient venues avec des pancartes aux slogans explicites et tou-te-s avec détermination.

Depuis 17h30, nous buvions du thé et mangions des gâteaux confectionnés pour l’occasion, distribuions notre tract de 4 pages au public qui arrivait au compte-gouttes, commencions à scander des slogans au rythme de la batucada…

A 18h30, Bertrand Cantat est sorti de la salle et s’est dirigé vers nous, vite rejoint par les vigiles de la salle.

Que raconter de ce moment : La façon dont il a attrapé la tête d’une manifestante pour l’embrasser ? Comment il nous a toisé avec mépris, sans dire un mot, refusant de prendre le tract qu’on lui tendait ? La bousculade qui s’en est suivie ?

Il nous semble inutile de revenir plus en détail là-dessus. Pour nous, il est plus important d’expliquer comment son acte était clairement calculé, de la provocation, une démonstration de force, une façon de montrer qu’il avait le droit d’être partout tout le temps et même d’embrasser contre leur consentement des femmes qu’il dégoûte.

Pour nous il a délibérément cherché la confrontation, et non le dialogue comme il le prétend. Créant une occasion de renverser les rôles encore une fois et de se montrer en victime.

Peut-être a-t-il d’ailleurs été déçu de notre réaction, finalement pas si violente que ça, contrairement à ce qu’il déclare sur les réseaux sociaux dans un message qu’il balance quelques minutes après son action. On peut d’ailleurs se demander si la véritable motivation de sa sortie n’était pas de créer l’occasion d’envoyer un tel message...

« Des insultes » ? Oui, il s’est fait traiter d’ « assassin », ce qui semble plutôt adéquat à sa personne. Peut-être peut-on se lancer dans un débat juridique où on pourrait arguer qu’il n’a pas tué avec préméditation et ne serait donc qu’un « meurtrier », ça ne change pas grand-chose...

« Une pluie de coups » ? Oui, quelqu’une l’a tapé une fois sur la tête avec une pancarte en carton. Comme a commenté un internaute sur la page facebook de Bertrand Cantat « si Marie Trintignant avait reçu une pluie de coups comme ça, elle ne serait pas morte ». C’est vrai que Bertrand Cantat est très bien placé pour donner des leçons sur ce qu’est la violence et son usage. On l’en remercie, mais non merci !

Et nous serions « sourds et aveuglés par la haine » ? Sourd.e.s et aveugles à quoi ? Il ne nous a rien dit et il était difficile de ne pas voir son sourire narquois. Et non, aucun sentiment aussi envahissant que la haine n’existe en nous envers Cantat. Juste de la colère contre lui et les violences faites aux femmes en général, et l’énergie donnée par la solidarité dans un combat légitime.

« Le retour au moyen-âge » ? Et bien nous sommes fières d’être des sorcières ! Comme elles, nous voulons être des femmes libres et rejetons le cadre patriarcal que l’on tente de nous imposer. Bertrand Cantat avait annoncé la veille l’annulation de ses concerts de l’été, il devait sentir le besoin de reprendre les choses en main, de tourner les événements en sa faveur. Il a voulu faire le coq mais nous y voyons surtout le chant du cygne d’une carrière qu’il sait être sur sa fin.

Avons-nous bien fait de répondre à la provocation, et ainsi tomber dans ce qui ressemble beaucoup à un piège tendu par Cantat ? Nous pensons que nous ne pouvions que réagir et c’est aussi une partie intégrante de notre message : Face aux violences faites aux femmes, on ne laissera plus rien passer !

Nous souhaitions revenir sur cet épisode car il a fait le « buzz », et comme souvent, de nombreux média ont utilisé les propos du chanteur comme une description objective des faits qu’ils pouvaient relayer sans aucune remise en question.

Mais ce que nous retenons de ce rassemblement c’est la belle énergie, la détermination, les échanges avec les spectateur-ices parfois tranquilles, parfois plus mouvementés (surtout quand un membre du public est allé frapper un camarade), toujours sans concession (une femme a décidé de ne finalement pas aller au concert par désaveu du chanteur), les slogans qui faisaient mouche, dont certains créés sur le moment. C’était fort.

Nous n’avions appelé qu’à ce premier rassemblement, n’étant pas sûres d’avoir l’énergie d’en porter un deuxième et assez incertaines de comment les choses allaient se passer.

Pendant la soirée, de nombreuses personnes enthousiastes ont dit qu’elles souhaitaient revenir le lendemain alors nous avons lancé un deuxième appel pour le deuxième concert.

Rebelote le mercredi soir donc ! Un rassemblement à partir de 19h avec un peu moins de monde mais toujours de l’énergie et … énormément de médias.

Encore quelques arguments à démonter

Depuis que nous, et d’autres, avons commencé à interpeller sur l’indécence de la présence de Bertrand Cantat sur scène, nous avons pu voir les opinions changer, les discours évoluer, dépasser les premiers arguments qui nous étaient opposés, répétés en boucle par certain.e.s et relayés par les média.

Nous revenions sur plusieurs d’entre eux dans notre texte d’appel au rassemblement, et nous souhaitons ici parler de deux autres, utilisés par Cantat lui-même, certain.e.s de ses fans et des journalistes.

Séparer « l’artiste » de « l’homme » ?

Comment extrait-on l’ « artiste » de l’ « homme » ? Pour nous c’est assez mystérieux. Cette ablation requiert-elle une intervention chirurgicale ?

Et après comment ça se passe ? L’identité « artiste » a-t-elle son propre compte en banque ? Du coup aller voir « Bertrand Cantat l’artiste », n’aurait aucune conséquence sur les finances de « Bertrand Cantat l’homme », sur le pouvoir qu’il tire de sa notoriété ?

Les mains de l’artiste qui signent des autographes, jouent de la guitare, tiennent le micro, ne sont-elles pas les même que celles qui ont frappé Marie Trintignant (et combien d’autres ?) ? Ça demande quand même une belle gymnastique mentale pour pouvoir envisager les choses comme ça, et clairement, la souplesse nous manque.

Cela ressemble plutôt à des excuses pour pouvoir continuer à s’accrocher à une image d’Épinal qui cache un culte de la personnalité mal digéré et une nostalgie pour des fantasmes adolescents qui ne résistent pas à l’épreuve de la réalité.

Et oui cet artiste est un salaud et quand l’artiste monte sur scène et qu’il est applaudi, c’est bien un salaud qui est acclamé et cautionné.

« Liberté d’expression » et « censure » ?

Il nous semble important de revenir sur le sens exact de ces termes et ainsi de montrer comme leur utilisation est galvaudée.

La liberté d’expression, est définie dans l’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’ « Homme » :

Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit.

C’est clairement dit, cette liberté concerne le droit d’exprimer des opinions. Ce qui est problématique avec Cantat ce ne sont pas ses opinions, ni le fait qu’il les exprime. Nous ne cherchons pas à faire taire une voix dans un « débat d’idées ».

La censure est également un concept lié à l’expression d’opinions. C’est un procédé qui vient d’en haut, de personnes ou d’organismes de pouvoir, souvent pour effacer les opinions qui mettent en danger l’ordre établi.

Un avocat célèbre va même jusqu’à parler de « maccarthysme » au sujet de Cantat.

Pendant cette époque sombre de l’histoire états-unienne c’était bien l’État qui convoquait des personnes dont le seul crime était d’être communiste, ou simplement soupçonnées de l’être, puis les renvoyait de leur emploi, les mettait sur liste noire, rendant leur vie professionnelle (voire leur vie tout court) impossible, les poussant à l’exil, voire les emprisonnait.

L’État qui utilise sa force de répression, contre la liberté d’expression et d’opinion, de la persécution politique, oui c’était bien ça le « maccarthysme ».

Ça ne ressemble en rien à ce qui arrive à Bertrand Cantat en ce moment.

Dans son cas, nos voix qui s’élèvent sont des voix de la société civile, les voix d’un contre-pouvoir. Des voix qui expriment un ras-le-bol et portent un combat basé sur l’éthique, la dignité, et le désir de mettre fin aux injustices sociales dont les violences faites aux femmes font partie.

Ce sont les voix des femmes qui disent non à la banalisation de ces violences que nombre d’entre nous et de nos proches subissent ou ont subi, et de leurs alliés.

Des voix que notre société, sourde à la souffrance, toute occupée à flatter son image, peine à entendre. Et s’évertue à faire taire. Dans les conversations, dans les médias, dans les commissariats, les tribunaux, les ministères, les conférences et les colloques, dans toutes les couches sociales, au boulot, à la maison, au café, dans la rue... chut... Des voix qui souvent n’osent pas, qui chuchotent, qui insinuent, à demi mot. Des mots qui restent dans la gorge, coincés par la honte, la peur, l’incompréhension et l’indifférence ambiantes. Mais des voix fortes dans la sororité, intarissables et qui n’en finissent pas de se libérer.

Qui s’étonne qu’on crie, qu’on hurle ?!

Et maintenant ?

La nouvelle tentative de retour au devant de la scène de Bertrand Cantat est un échec. Nous n’avons nul doute que cette tournée restera sa dernière. Il est en train de tomber de son piédestal, accélérons sa chute.

Nous avons eu énormément de retours de personnes partout en France, et même ailleurs, qui nous disent que ces rassemblements les ont inspirées et qu’elles veulent s’organiser pour faire de même dans leur ville.

Comme nous le chantions à Cantat devant la salle de son concert :

« Partout où t’iras, des féministes s’ront là.

Et elles diront NON au PATRIARCantAT ! »

Çà a l’air bien parti.

Nous espérons que par ce mouvement de contestation, le mouvement de lutte contre les violences faites aux femmes et le féminisme en général vont continuer à se renforcer car après Bertrand Cantat la lutte ne sera pas terminée.

Tant que ce système patriarcal sera là et permettra, cautionnera et même encouragera les violences contre les femmes, les lesbiennes et les trans, nous serons là, toujours plus nombreuses et plus déterminées.

Pour que la peur change de camp !

Notre colère ne tue pas, elle libère.


https://grenoble.indymedia.org/2018-04- ... -Sorcieres
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