Contre culture du XXIème S.

arts, écrits, images, ciné, théâtre, zique, supports militants...

Contre culture du XXIème S.

Messagede digger » 23 Déc 2012, 08:36

Etant passé du statut de jeune con à celui de vieux con, j’ai absolument décroché vis à vis des milieux contre culturels et j’en appelle donc à vos lumières. (genre "la contre culture pour un nul" )
Grosso modo, côté musique, j’ai du lâcher prise au (tout) début du mouvement punk, version Sex Pistols ( et oui, ça va pas être facile).
Le côté musical n’est pas exclusif , toutes les formes artistiques sont les bienvenues.
Pour préciser : Personne n’a défini de façon très satisfaisante , le terme de "contre culture" apparu dans les années 60 avec The Making Of A Counter Culture de Theodore Roszak (livre intéressant mais non traduit en français). Auparavant,le terme généralement employé était "sous-cultures". D’ailleurs la définition de "culture" est plutôt vaste et vague.
Donc la question serait : qu’est-ce qui est contre-culturel" aujourd’hui ? Dans la forme, sur le fond, les conceptions de la création, de la distribution, etc...
Qu’est-ce qui vous apparaît comme nouveau ? Qu’est-ce qui a été contre-culturel un moment, puis récupéré ensuite ?
Je suis intéressé par des liens sur des réflexions sur le sujet (ou des présentations de projets) . Je n’ai pas fait de recherches approfondies. Juste trouvé les traces d’une fédération Anarchopunk (défunte ? La dernière mise à jour sur la page d’accueil remonte à décembre 2008 ) dont le texte de présentation était le suivant :
FEDERATION ANARCHOPUNK :
Le principal but de la fédération anarchopunk est la propagation des idées anarchistes par les moyens que nous offrent la contre culture punk DIY. C'est aussi de bâtir un réseau et de casser l'isolement au sein de la scène punk classique. C'est également développer des liens en dehors du ghetto ! La fédération anarchopunk n'est pas une organisation, c'est juste une plateforme de rencontres et d'échanges basée sur l'affinité pour faire circuler les travaux des groupes, assos, labels ou individus qui travaillent dans le même sens. Nous ne sommes pas une paroisse, ni une chapelle. On a choisi le nom de Fédération Anarchopunk par lisibilité mais nous ne nous cantonnons pas aux étiquettes. Vous pouvez trouver sur ce site des chroniques, les infos sur les compilations et sur le fanzine que nous réalisons. Il y a également du matos de propagande à télécharger.

http://apfdiy.free.fr/page%20presentation%20APF.htm
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Messagede altersocial » 23 Déc 2012, 09:06

La contre-culture peut être un piège lorsqu'elle enferme une sphère militante dans des codes culturels auxquels il faut adhérer -en plus de l'idéologie- pour s'intégrer alors dans un une culture militante totalisante. Parfois ce repli identitaire sert de repoussoir. Cependant la contre-culture reste un espace rafraîchissant où les esprits en rupture de conformisme peuvent se ressourcer. 8-)
Au début des années 70 lorsque le magazine ACTUEL, organe officieux de la contre-culture, émergeait les gauchistes léninistes de tout poil leur sont tombés dessus (la contre-culture américaine à cheveux longs?). Ca n'a jamais été vraiment une histoire d'amour entre les sphères militantes et la contre-culture (voir même l'épisode Bazooka vs Libé). Le parcours de Maurice Najman (des Comités communistes pour l'autogestion aux Alternatifs) fait un peu exception, mais ses dérives mondaines ne me parlent pas beaucoup. :wink:

Je préfère le terme "alternatif" à "contre-culture" et à ce sujet j'ai ouvert un altersound-system ici viewtopic.php?f=25&t=6832 :mrgreen: ... avec une approche différente de ce qu'on entend par "culture politisée", ce dernier terme pouvant paraître asphyxiant à certains. :wink:
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Re: Contre culture du XXIème S.

Messagede digger » 23 Déc 2012, 10:10

Tu as raison de mentionner le conflit entre contre culture et "gauchisme", le dernier y voyant une forme de "dépolitisation" . Ce conflit ne s'est pas limité à la France mais a été aussi très virulent aux USA.
L'aspect "mimétisme" - codes culturels - est également un phénomène indiscutable, qui peut vider de son sens un aspect contre culturel, qui devient un objet de consommation comme un autre. Des traits de la contre culture me semblent être la place de l'artiste dans la société, la remise en cause de la séparation/relation créateur/spectateur, l'objet culturel comme objet de consommation - ou la culture comme marchandise - et lorsque un aspect contre culturel génère un mimétisme, il redevient(entre autre, objet de consommation
Ton terme de "culture politisée" supposerait une frontière entre (contre) culture et "politique" , ou (contre) culture militante par rapport à une autre.
Enfin, tu sembles réduire la contre culture ou culture alternative à un "non conformisme", terme qui sonne un comme un peu péjoratif. L'aspect non conformiste, lorsqu'il se manifeste, est soit souvent une culture "bobo" ou le début de la fin d'un mouvement contre culturel récupéré.
Le "repli identitaire" existe, mais "l'identité" n'est pas obligatoirement que repli. Dans mon milieu rural, avoir les cheveux longs signifiait "je vous emmerde" et à "se reconnaitre" . Le contenu était sans doute pauvre, mais nous n'avions pas internet, ni même en ce qui me concerne la TV. C'était une forme de manifestation primaire de révolte sans aucun contenu politique cohérent.
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Re: Contre culture du XXIème S.

Messagede altersocial » 23 Déc 2012, 10:41

Le "repli identitaire" existe, mais "l'identité" n'est pas obligatoirement que repli.


Oui tu as raison et c'est comme ça que je voyais le rock alternatif au moment où je l'ai connu dans les années 80, mais c'était une identité militante dans la diversité musicale. Des artistes engagés avec un autre rapport de l'approche spectateur/artiste mais pas forcément des textes politisés, c'est ce que je voulais dire. :wink:

Enfin, tu sembles réduire la contre culture ou culture alternative à un "non conformisme", terme qui sonne un comme un peu péjoratif. L'aspect non conformiste, lorsqu'il se manifeste, est soit souvent une culture "bobo" ou le début de la fin d'un mouvement contre culturel récupéré.


C'est vrai également d'autant plus que le "non conformisme" sonne souvent comme un aristocratisme droitier.
Mais que peut une culture alternative ? Qu'est ce qui la définit ? Qu'est ce qui la délimite ? :gratte:
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Re: Contre culture du XXIème S.

Messagede digger » 23 Déc 2012, 12:01

Mais que peut une culture alternative ? Qu'est ce qui la définit ? Qu'est ce qui la délimite
?
C'est un peu ma question aux d'jeunes et moins d'jeunes qui suivent ce qui se passent aujourd'hui.
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Re: Contre culture du XXIème S.

Messagede K.O.A.L.A » 23 Déc 2012, 14:05

Mais que peut une culture alternative ? Qu'est ce qui la définit ? Qu'est ce qui la délimite ?

Ah mon avis une culture alternative peut beaucoup de choses, les plus "évidentes"(oui je pourrais me creuser le cerveau) pour moi sont le fait de pouvoir proposer autre chose qu'une "culture de masse", ne pas se cantonner à un "tout politique", ou un tract et donc de rassembler peut-être plus de monde?
Le problème qui peut apparaître c'est lorsque cette contre-culture tend vers un sectarisme idiot et stérile, à ce moment l'aspect de "culture"(à (re)définir) laisse place à un spectacle sans fond et perd donc de ce même caractère(mais vous l'avez déjà évoqué :) )...Je pense que là ça dépend plus des individu-e-s qui composent cette scène contre-culturelle, dans mon coin(par exemple) les concerts punks arrivent parfois à rassembler au delà des punk-ette-s et c'est sûrement là que c'est le mieux :-D

Sinon Digger pour ce qui est des mouvements contre-culturels qui peuvent être intéressants(pour moi du moins) :
La scène emo'(emotive hardcore, screamo, emoviolence...) très largement récupérée et vidée de son sens mais toujours vivante(dans les sous-terrains) ARTICLE WIKI'FLEMMARD Juste un exemple d'un groupe m'a fait rêver et qui a été particulièrement actif dans la scène de Washington DC :

Je pense pas avoir besoin d'évoquer le punk, le hip-hop(dailleurs le graff est un autre exemple de contre-culture dans la peinture)le mouvement des free's(ivo?)...étoussa
Modifié en dernier par K.O.A.L.A le 23 Déc 2012, 16:15, modifié 1 fois.
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Re: Contre culture du XXIème S.

Messagede digger » 23 Déc 2012, 15:55

Va me falloir un lexique...
Musicalement parlant , 1905 est dans mes cordes. Ce qu'ils font a déjà été fait. le premier groupe qui m'est venu à l'idée est MC5 en plus soft. En quoi l'emo est différent de l'appellation générique "rock" ?
Sinon, ce groupe, par exemple produit à travers qui ? en indé ? des gros labels ?
Un aspect de la contreculture est je pense la rupture avec l'image entretenue et véhiculée de "stars" (si on arrive à ce statut) ou de milieu "artiste" - gens qui seraient à part de la société.
Les diggers de San Fransisco avaient écrit à ce sujet :

Les Charlatans ont tourné dernièrement une pub pour un tonifiant pour les cheveux. Quelle est leur excuse pour avoir contribué à un état d’esprit déplaisant et mité, un mensonge ( les gens vous aimeront avec vos cheveux ondulés/votre haleine fraîche/vos gros nénés)? Est-ce l’argent? La notoriété? Pourquoi est-ce juste comme Jayne Mansfield. Le triptyque gloire/pouvoir/argent, toujours la même vieille histoire, guère centrale pour faire de la musique ou des colliers ou des flûtes ou tout autre acte désintéressé de militantisme ou religieux. C’est une mauvaise habitude, où est-ce que ces gars nous disent qui ils sont vraiment?

Pourquoi est-il nécessaire de payer deux dollars et demi pour aller danser? Qu’y a t’il de révolutionnaire dans cela ? Les groupes n’ont pas à rejoindre le syndicat. Les syndicats n’en ont rien à faire des consommateurs, ils ne s’intéressent qu’à leur part de gâteau. Pourquoi adhérer sinon pour avoir sa part ? Pourquoi payer la location d’une salle? Pourquoi ne pas faire pression sur la municipalité pour organiser des concerts dansant dans les quartiers, sur les parkings, GRATUITEMENT. Est-ce que Chet Helm et Bill Graham s’y opposent ? Ce serait une révolution; quelque chose de joyeux et de gratuit en Amérique.

Cela semble curieux que les premières manifestations publiques psychédéliques soient de la danse à deux billets et demi. Libération les week ends. Débarrassez-vous de votre monnaie salement matérialiste.....donnez-la moi.

Jusqu’où iront Jefferson Airplane, Grateful Dead et compagnie sinon vers de plus grands concerts, plus de publicité, des managers -- etc. jusqu’à ce qu’ils soient des ***STARS***. Où est la révolution? Les cheveux longs? Les beaux vêtements? Est-ce que nos soldats seraient différents si ils s’habillaient mode? John Wayne en fringues Carnaby St.
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Re: Contre culture du XXIème S.

Messagede K.O.A.L.A » 23 Déc 2012, 16:13

Okay
Enfait l'emo est apparu dans les années 80 face à la montée de violence et de haine qui gangrenait peu à peu la scène hardcore, musicalement...c'est vaste, l'emo est un terme générique et qui peut regrouper du screamo, de l'emoviolence(choses assez violentes d'un point de vue musical)et de l'indie-punk...Pour moi c'est plus au niveau des textes qu'on peut distinguer l'emo
En revanche la frange politisé de cette scène("la vraie" :-D )est ou a été plutôt active dans la vie sociale
DE BONNES CHOSES ICI
Le groupe 1905 s'autoproduit(comme d'autres groupes emo)ou joue sur de petits labels(pour leur http://www.exoticfever.com/), jouait dans des squats et des petites salles...
Là je te rejoins carrément sur la chute de l'idéal "star" et un truc que j'apprécie beaucoup...c'est les concerts où la scène ne dépasse pas 10 centimètres voire où elle est inéxistante :love:
Le texte des diggers est intéressant
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Re: Contre culture du XXIème S.

Messagede digger » 23 Déc 2012, 17:13

Merci. Je n'ai pas tout lu mais j'ai une petite idée sur ce qu'est l'emo. C'est un peu l'équivalent du garage rock au moins dans l'esprit. Indé, pas prétentieux, comme lui.
J'ai découvert aussi le hardcore, par la même occasion. Pas sûr d'avoir saisi toutes les nuances, mais bon
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Re: Contre culture du XXIème S.

Messagede digger » 24 Déc 2012, 10:08

Voici une des visions contre culturelles des années 60 aux USA les plus élaborées
R.G Davis est le fondateur de la San Francisco Mime Troupe en 1959. La troupe donnait ses spectacles (gratuits) dans les parcs.

En mai 1965, Davis rédige aun manifeste qui formulait leur vision d’un théâtre au contenu politique révolutionnaire. L’un des écrivains/directeurs de la Troupe, Peter Berg, inventa le terme de " Théâtre Guérilla "pour en qualifier l’esprit et le contenu. Les théâtres underground à travers tout le pays adoptèrent aussitôt le terme pour décrire leur travail. Dans son manifeste, Davis décrit la mission fondamentale du Théâtre Guérilla:

Les aspirations, les motivations et les pratiques du théâtre doivent être réadaptées de façon à:
enseigner
aller vers le changement
être un exemple de changement

Pour enseigner, on doit savoir quelque chose.
Il est nécessaire d’aller vers le changement parce que le "système" est débilitant, répressif et inesthétique. La compagnie guérilla doit changer en tant que groupe de façon exemplaire. Le groupe – ses relations de coopération et son identité corporatiste—doit reposer sur un noyau de moralité.
Généralement l’identité corporatiste n’a pas de moralité. Cela doit faire la différence dans une mer
de sauvagerie. Il n’y a pas de différence entre comportement public et comportement privé. Faites en public ce que vous faites en privé ou arrêtez de faire en public ce que vous ne faites pas en privé.

A ceux qui aiment leur théâtre pur de toutes les questions de société, je leur dis—ALLEZ VOUS
FAIRE FOUTRE! Les amis, le théâtre est une entité sociale. Il peut émousser l’esprit des citoyens, il peut effacer la culpabilité, il peut apprendre à tous à accepter la Grande Société et la façon de vivre Amééééricaine (tout comme dans les films, Mam) ou il peut chercher à changer cette société... et çà c’est politique.


Suite au harcèlement permanent (refus de permis, censure...) Davis fit appel à une réunion d’artistes qui créèrent le Artists Liberation Front dont le programme était

1. La décentralisation des ressources culturelles.
2. Un appel aux autres artistes et aux personnes actives sur le plan culturel à nous rejoindre, ainsi que les autres groupes aux intérêts similaires tels que les groupes politiques, sociaux, culturels et religieux, à l’intérieur d’un groupement d’aide mutuelle. (Une aide mutuelle inclurait une
information sur la scène sous une forme ou sous une autre des nouveaux arrivants ).
3. L’importance donnée à l’administration dans l’art est déplacée et cette importance, cette
énergie et cette administration devraient être confiées entre les mains de l’artiste, ou être au profit de l’artiste.
4. Une organisation pour protéger et promouvoir les artistes locaux.
5. Mettre le pouvoir de l’administration entre les mains des artistes
6. Dénoncer publiquement les harcèlements.
7. Tentative d’organiser [sic] la communauté artistique de telle façon qu’une menace envers l’un
est une menace envers tous.
8. Les gens sont seul juges du caractère acceptable de l’art.
9. En ce qui concerne l’administration des biens publics – nous employons les administrateurs; ils ne nous emploient pas.
10. Notre politique, en terme général, est la défensedes artistes impliqués dans la pratique de l’art.
11. Cette organisation encourage les groupes locaux à mettre en place leurs activités artistiques dans leur quartier respectif et nous les soutenons
12. En tant qu’organisation à offrir des services artistiques, tels que professeurs et pratiquants , aux groupes de quartiers
13. La plupart des artistes n’ont ni la voix ni l’organe pour se faire entendre. Cette organisation se fait l’écho de la voix de ceux qui n’en ont pas.
14. Nous sommes les porte-paroles des membres du groupe que nous représentons auprès de l’administration municipale.


Parmi le groupe, Kenneth Rexroth, qui conseilla de sortir l’art dans les quartiers de la ville, de créer une "diffusion culturelle " qui donnerait vie à la Ville

"C’est ce dont nous avons besoin dans cette ville, sur le plan culturel, nous avons besoin d’une diffusion de la vie culturelle dans les quartiers. Et les structures urbaines, la police particulièrement,
font tout leur possible pour l’empêcher. ...Maintenant, la chose la plus simple qu’ils puissent faire c’est d’ouvrir les terrains de sports et les auditoriums des écoles pour des usages culturels. La chose primordiale dans cette ville c’est de diffuser le Art Festival partout, d’exporter la musique et tout le bazar partout dans la ville parce que nous sommes confrontés à une crise culturelle. Nous sommes confrontés à un schisme absolu entre ce que nous appelons l’ Establishment et le Disestablishment. Et la communauté des artistes ignore le Disestablishment. ... Ce qui se passe est de la plus grande gravité et ne peut pas être résolu en construisant des gratte-ciel cathédrales de la culture. Ce n’est pas. ...c’est un devoir de diffuser la culture dans la ville et de l’amener à la vie parce que cette ville est mourante du fait qu’elle se décapité elle-même."


Les citations sont traduites de Le Front de Libération des Artistes et la Formation de la Contre Culture des Années Soixante - Eric Noble http://www.diggers.org/
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Re: Contre culture du XXIème S.

Messagede bipbip » 16 Mai 2016, 17:48

Montreuil (93) vendredi 20 mai 2016

Projection « 93 La Belle Rebelle » au Ciné Bel Air

Film de Jean-Pierre Thorn

Le Ciné Club de la Maison de quartier du Grand Air organise une projection de 93 La Belle Rebelle
à 20h30, Espace 40, 40 rue du Bel Air, Montreuil

En présence du réalisateur Jean-Pierre Thorn

Infos / Résas : 0661169883 ou iciplexus@gmail.com

Entrée Libre

Image

93 La belle rebelle
de Jean-Pierre Thorn

À travers terrains vagues et friches industrielles, un voyage initiatique à la rencontre des musiciens rebelles qui - en l'espace de 40 ans, du rock au slam en passant par le hip hop - ont littéralement inversé les clichés sur la banlieue, de zone de relégation en leur contraire : une fierté d'être originaire du « 93 ».
Une épopée incarnant cette résistance musicale flamboyante se faisant le porte-voix d'une jeunesse et de territoires en perte de repères sous les coups des mutations industrielles, des désillusions politiques et de l'effondrement des solidarités traditionnelles de la "banlieue rouge".

http://www.peripherie.asso.fr/cineastes ... le-rebelle
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Re: Contre culture du XXIème S.

Messagede bipbip » 20 Sep 2016, 14:16

Espace public et conformisme libéral

Le libéralisme veut imposer un espace public pacifié et domestiqué, entre conformisme marchand et encadrement de la population.

L’espace public reste le lieu fondamental de la République et de la démocratie. Des êtres raisonnables acceptent et discutent des lois et des règlements. Le sociologue Jan Spurk, dans son livre intitulé Contre l’industrie culturelle, propose une réflexion sur la liberté et l’espace public.

« Il est le lieu où l’explication de l’état de la société, des perspectives, devraient se développer, tout comme le consentement et la critique. Il est le lieu où se crée et s’exerce la liberté des citoyens », observe Jan Spurk. Le rapport entre la liberté, l’espace public et la démocratie demeure l’enjeu central des sociétés bourgeoises. L’industrie culturelle colonise désormais l’espace public pour éradiquer la pensée critique. Mais la société existante n’est pas pour autant indépassable.

... http://www.zones-subversives.com/2016/0 ... beral.html
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Re: Contre culture du XXIème S.

Messagede bipbip » 14 Aoû 2017, 14:09

Les contre-cultures françaises

Les contre-cultures se développent en France. Leur esprit de dérision permet d'attaquer toutes les institutions et les conformismes.

Une contre-culture émerge en France, dans les marges de la culture bourgeoise. C’est dans le sillage de la contestation des années 1968 que s’invente cette contre-culture. En France, les cultures populaires (cinéma, rock, bande dessinée, journalisme, télévision, graffiti…) influent sur les cultures traditionnelles (littérature, philosophie, art, théâtre…). Guillaume Désanges et François Piron dirigent un livre collectif intitulé Contre-cultures 1969-1989. L’esprit français.

Les contre-cultures françaises mêlent tous les genres et refusent les séparations, avec « un mélange d’idéalisme et de nihilisme, d’humour caustique et d’érotisme, de noirceur et d’hédonisme », présentent Guillaume Désanges et François Piron. L’absurde et l’humour noir conduisent à la révolte. L’individualisme et la marge sont valorisés. « La liberté française se cultive hors-sol, hors des mouvements et des écoles. Elle célèbre les autodidactes, les dissidents et les inclassables », observent Guillaume Désanges et François Piron. C’est dans la marge que la créativité peut réellement s’exprimer.

... http://www.zones-subversives.com/2017/0 ... n=politics
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Re: Contre culture du XXIème S.

Messagede Pïérô » 10 Sep 2017, 03:39

Limoges, mardi 12 septembre 2017

"93, la Belle Rebelle" de Jean-Pierre Thorn le 12 septembre à 20h au Lido, en présence du réalisateur et de D' de Kabal

à 20h, cinéma Le Lido, Limoges

Le film présenté par Jean-Pierre Thorn

Une épopée - du rock au slam en passant par le punk & le hip hop -incarnant un demi-siècle de résistance musicale flamboyante et se faisant porte-voix d'une jeunesse et de territoires en perte d'identité, sous les coups des mutations industrielles, des désillusions politiques et de l'agression constante des pouvoirs successifs les stigmatisant comme « voyous », « sauvageons » ou « racailles »

Ou comment, par strates successives, s'est fabriquée une contre-culture « underground » réinventant - par-delà le délitement des valeurs traditionnelles de la « banlieue rouge » - d'autres codes, d'autres mots, d'autres sons, d'autres façons de bouger, de colorer les espaces, d'écrire et de penser le monde… qui permettent à toute une jeunesse, se vivant comme exclue, de trouver ses repères et sa place dans la cité.
La banlieue - à contrario des clichés - se révèle un espace incroyablement riche de métissages engendrant une créativité époustouflante…

... https://limoges.demosphere.eu/rv/570
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