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Messagede K.O.A.L.A » 15 Sep 2012, 13:06

Le futurisme

Voila quelques liens pour en apprendre un peu plus sur le Futurisme(courant artistique),

http://www.arts-up.info/mouvements/futurisme.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/Futurisme
.......

"Et foutez donc le feu aux rayons des bibliothèques! Détournez le cours des canaux pour inonder les caveaux des musées!...A vous les pioches et les marteaux!sapez les fondements des villes vénérables!"
F.T Marinetti

Image
"Les Funérailles de l'anarchiste Galli", Carlo Carrà 1911
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Le Dadaisme

Messagede K.O.A.L.A » 15 Sep 2012, 13:08

Un lien, histoire de s'informer sur le dadaisme,
http://www.le-dadaisme.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dada

Image

« Dada reste dans le cadre européen des faiblesses, c'est tout de même de la merde, mais nous voulons dorénavant chier en couleurs diverses, pour orner le jardin zoologique de l'art de tous les drapeaux des consulats do do bong hiho aho hiho aho. », Tristan Tzara
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Re: Le futurisme

Messagede K.O.A.L.A » 15 Sep 2012, 20:39

Une étude, à propos de Marinetti et de ces dérives fascistes :

http://theses.univ-lyon2.fr/documents/g ... art=232438
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Re: Le Dadaisme

Messagede K.O.A.L.A » 16 Oct 2012, 07:19

25 poèmes de Triztan Tzara,

[url=http://www.geocities.ws/dadatextes/25poemes.html/url]
Le premier poème du receuil
Le géant blanc lépreux du paysage

le sel se groupe en constellation d’oiseaux sur la tumeur de ouate
dans ses poumons les astéries et les punaises se balancent
les microbes se cristallisent en palmiers de muscles balançoires bonjour sans cigarette tzantzantza ganga
bouzdouc zdouc nfoùnfa mbaah mbaah nfoùnfa
macrocystis perifera embrasser les bateaux chirurgien des bateaux cicatrice humide propre
paresse des lumières éclatantes
les bateaux nfoùnfa nfoùnfa nfoùnfa
je lui enfonce les cierges dans les oreilles gangànfah hélicon et boxeur sur le balcon le voilon de l’hôtel en baobabs de flammes les flammes se développent en formation d’éponges
les flammes sont des éponges ngànga et frappez
les échelles montent comme le sang gangà
les fougères vers les steppes de laine mon hazard vers les cascades
les flammes éponges de verre les paillasses blessures paillasses
les paillasses tombent wancanca aha bzdouc les papillons
les ciseaux les ciseaux les ciseaux et les ombres
les ciseaux et les nuages les ciseaux les navires
le thermomètre regarde l’ultra-rouge gmbabàba
berthe mon éducation ma queue est froide et monochromatique mfoua loua la
les champignons oranges et la famille des sons au delà du tribord à l’origine à l’origine le triangle et l’arbre des voyageurs à l’origine
mes cerveaux s’en vont vers l’hyperbole
le caolin fourmille dans sa boîte crânienne
dalibouli obok et tombo et tombo son ventre set une grosse caisse ici intervient le tambour major et la cliquette
car il y a des zigzags sur son âme et beaucoup de rrrrrrrrrrrrrr ici le lecteur commence à crier il commence à crier commence à crier puis dans ce cri il y a des flûtes qui se multiplient — des corails
le lecteur veut mourir peut-être ou danser et commence à crier
il est mince idiot sale il ne comprend pas mes vers il crie
il est borgne
il y a des zigzags sur son âme et beaucoup de rrrrrrr
nbaze baze baze regardez la tiare sousmarine qui se dénoue en algues d’or
hozondrac trac
nfoùnda nbabàba nfoùnda tata nbabàba
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Messagede bipbip » 08 Fév 2016, 10:32

Bagnolet (93), mardi 9 février 2016

Projection et discussion autour de l'actualité de l'œuvre politique et poétique de Benjamin Péret

Le plus révolutionnaire des surréalistes et le plus surréaliste des révolutionnaires, celui qui écrivait que « le poète actuel n'a pas d'autre ressource que d'être révolutionnaire ou de ne pas être poète » ne fut surtout pas ce qu'on appelle un "poète engagé".
Pour lui, émanciper les mots va de pair avec émanciper les hommes. Combattant, il le fut en effet tout au long de sa vie, que ce soit en France face aux staliniens, aux curés et aux patrons, au Brésil, dont on l'expulse pour agitation « communiste », ou en Espagne, avec le POUM puis la colonne Durruti. Tout comme dans sa démarche poétique dont André Breton dira qu'avec lui « jamais les mots et ce qu'ils désignent, échappés une bonne fois pour toutes à la domestication, n'avaient manifesté une telle liesse. »

à 19h30, Le Rémouleur, 106 Rue Victor Hugo, Bagnolet (93)
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Messagede bipbip » 07 Mar 2016, 11:38

Paris mercredi 9 mars 2016

Projection-débat

Benjamin Péret « Je ne mange pas de ce pain-là »

Projection-débat en présence de Rémy Ricordeau et de membres des éditions Prairial, le mercredi 9 mars à 19h45 // au CICP (21 rue Voltaire 75011 Paris - m° Rue des Boulets).

Bien que le poète Benjamin Péret ait été avec André Breton un des principaux animateurs du mouvement surréaliste, il reste méconnu du grand public. En retraçant ses divers engagements poétiques et politiques, qui ont été une constante de toute sa vie, ce film se propose de le faire redécouvrir au sein d'une aventure intellectuelle collective qui aura durablement marqué le XXème siècle.

Éternel réfractaire à l'autorité quelle qu'elle soit, les combats qu'il a menés dans le monde des idées et celui de la politique l'ont été au service d'une conception de l'émancipation humaine qui supposait à ses yeux la liberté la plus absolue : celle de l'expression sensible comme celle, concomitante, de la pensée critique.

Novateur, dans sa démarche poétique autant que dans sa réflexion politique, les fulgurances dont il a nourri son œuvre demeurent aujourd'hui d'une brûlante actualité.

Bonus DVD :
Ce coffret contient le film sur Benjamin Péret "Je ne mange pas de ce pain-là, Benjamin Péret, poète c'est-à-dire révolutionnaire" et un livre de 88 pages en français retraçant la vie et l'œuvre de l'artiste.

http://www.librairie-quilombo.org/Benjamin-Peret,6317

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Messagede Pïérô » 29 Avr 2016, 10:54

Limoges, vendredi 29 avril 2016

Raoul Hausmann L'esprit de notre temps

Art et révolution


Conférence de Cécile Bargues.

à 20h30, Local du Centre International de Recherches sur l’Anarchisme - Limousin (CIRA)
64, avenue de la Révolution, 87000 Limoges

Cette conférence-débat portera sur le rapport à la révolution de ce lecteur averti de Bakounine et Stirner. Elle mobilisera des textes d'époque, discutera des positions qui furent attaquées de tous bords et demeurent aujourd'hui en partie incomprises et méconnues. A l'instar de Schwitters, l'inventeur de MERZ et son grand jumeau », Raoul Hausmann aurait pu déclarer : «il y avait en moi comme un reflet de la révolution, non comme elle avait été, mais comme elle aurait dû être».

Sans se limiter à l'époque Dada, il s'agira ensuite de rendre compte d'une manière de filiation insurrectionnelle, de l'aura particulière de Hausmann, qui correspondit, entre autres, avec Guy Debord lorsqu'il vivait à Limoges.

Cécile Bargues est spécialiste de l’oeuvre de Raoul Hausmann et travaille plus généralement sur les suites données au mouvement Dada (« Dada après Dada »). Docteur en histoire de l’art, elle développe ses recherches sur « Dada et les primitivismes » au sein du Laboratoire d’excellence « Création, Arts et Patrimoines » du PRES Hésam, où elle est rattachée au musée du Quai Branly et à l’INHA. Elle a enseigné l’histoire de l’art à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, contribue régulièrement à la revue Luna Park, et est l’auteur de nombreux articles.

L’historienne d’art Cécile Bargues livre aux éditions Mardaga un essai dense et enlevé sur l’atypique dada Raoul Hausmann. Mais, loin de se concentrer sur les années même du dadaïsme bourgeonnant, elle a choisi un biais inhabituel mais capital pour le renouvellement actuel de l’histoire de l’art : se positionner « après », après dada et donc après les déclarations collectives fracassantes, les provocations à visées révolutionnaires et l’âge d’or du mouvement. Ou, pour le formuler autrement : que font les dadas une fois dada disparu, ou plutôt réduit au silence ?

Elle rappelle notamment les violences subies par les membres de dada en Allemagne : ateliers de Hans Richter et de George Grosz saccagés à la hache, dénonciation virulente des dadaïstes, considérés comme passibles d’être « internés dans une maison de fous », dans Mein Kampf, autodafés d’œuvres et notamment de celles de Raoul Hausmann. Son angle d’attaque se situe précisément dans les années 1930 et 1940, lorsque l’artiste, tour à tour danseur, poète, photographe, dessinateur, auteur de photocollages ou romancier est contraint d’une part à une solitude forcée par un exil devenu nécessaire, d’autre part à une errance dans une Europe bouleversée, où il fuit l’Allemagne pour l’Espagne, puis la Tchécoslovaquie et enfin la France et le Limousin en 1939, où il finit ses jours sans être jamais retourné en Allemagne.

http://ciralimousin.ficedl.info/article49.html
Image------------ Demain Le Grand Soir --------- --------- C’est dans la rue qu'çà s'passe --------
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Messagede bipbip » 28 Mai 2016, 10:37

Recueil surréaliste : « L’An 2016 »

Depuis la publication d’Insoumission poétique (Paris, Le Temps des Cerises, 2012), un recueil des tracts et déclarations collectives de 1970 à 2010, les surréalistes parisiens n’avaient pas donné beaucoup de signes de vie.

Depuis quelque temps toutefois, on assiste à un regain d’activité notable. Signalons, ces derniers mois, deux volumes de poèmes en escalier – un jeu d’écriture poétique collective laissant la part belle au hasard objectif. Et puis, en ce début de 2016, sort Paris Thèbes, des images de Pierre-André Sauvageot illustrées par des textes de Claude-Lucien Cauët (ou vice-versa) et une brochure, L’An 2016, recueil de prophéties joyeuses, avec la participation de treize personnes, d’Elise Aru à Michel Zimbacca.

Les surréalistes ont toujours cru à la valeur prophétique de la poésie. Robert Desnos n’avait-il pas prévu, en juillet 1925, que Nagasaki serait « visitée par le feu et le fer en fusion » ? Dans leur jeu collectif sur 2016, les surréalistes ont privilégié les prophéties à contenu utopique. Il s’agissait, comme l’explique Guy Girard dans sa présentation de la brochure, de s’opposer à « une actualité s’obstinant à être de jour en jour plus monstrueuse, plus assujettie aux ordres et aux aboiements de Thanatos et de ses meutes que le capitalisme, dans et malgré sa domination universelle, ne contrôle plus guère ». Face aux exécrables fétiches « cotés en bourse et en état d’urgence », il était temps de se livrer au jeu fébrile des prophéties, un jeu « ouvert à tout esprit de révolte et de désir d’émancipation révolutionnaire ».

Voici, par exemple, quelques unes de ces prévisions ­oraculaires :
• Février : « Sérieuse épidémie sociale d’anarcho-syndicalisme : personne ne veut être candidat aux élections présidentielles. L’intérêt de la population se tourne uniquement vers les érections législascives. »
• Mars : « Des nombreuses émeutes éclatent en Chine, en particulier dans le Sichuan, qui, sous l’impulsion d’un mystérieux “mouvement des casquettes jaunes”, se déclare autonome et évolue rapidement vers le communisme libertaire. »
• Juin : « Les premiers anti-lions prévus par Charles Fourier apparaîtront au Mexique, en même temps que les premiers anti-requins en mer de Chine. »
• Juillet : « Le 14 Juillet, tous les militaires restent couchés, seuls les animaux de la ferme sont autorisés à défiler » ;
• Septembre : « Grâce à une solide alliance des sans-culottes avec les sans-chemises et les sans-soutiens-gorges (Delacroix, La Liberté guidant le peuple) les insurgés n’ont pas tardé à proclamer la révolution en permanence. »
• Octobre : « Les nuits d’octobre seront cousues de fil rouge. »
• Décembre : « Démolition du Sacré-Cœur. »

Les intéressé-e-s pourront se procurer ces publications en écrivant à l’oracle guy.girard10@sfr.fr, et pourront rendre visite à Paris Thèbes en s’adressant au guide du labyrinthe d’Osiris claude.cauet@orange.fr

Michael Löwy

http://www.alternativelibertaire.org/?R ... -L-An-2016
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Messagede bipbip » 13 Oct 2016, 14:50

Le surréalisme en 2015 – Contribution au séminaire ETAPE de mai 2015 Par Gilles Durand – Artiste et militant de la Fédération anarchiste

Le Surréalisme en 2015, ce sont des sets de table, des posters, des stickers, des mugs, des porte-clefs, des cartes postales, des timbres, des livres, des expositions…, tout un bazar de marchandises. Le Surréalisme est passé dans le langage commun avec l’expression « c’est surréaliste ! » très prisée des journalistes. Le Surréalisme, par la reproduction des images, fait partie du quotidien des gens. L’exposition rétrospective à Beaubourg et ses milliers de visiteurs, il y a une dizaine d’années, est en quelque sorte le couronnement de ce processus. En 2013-2014, l’exposition « Le Surréalisme et l’Objet » a prolongé l’exploitation du filon.
Cependant, une fois ce constat fait, déjà posé par Guy Debord et l’Internationale Situationniste en leur temps, que dire de plus ? D’abord que c’est une imagerie à la Dali qui a triomphé, des images incongrues, du bizarre mais d’un cachet très classique, une facture passe-partout, du bel ouvrage, une certaine esthétique mais surtout pas une politique. C’est bien pour ça que l’esprit du Surréalisme, sa virulence sont intacts et ne se matérialisent plus forcément dans des œuvres formellement surréalistes.
En 2016, cinquante ans après sa mort selon son vœu, seront ouverts les archives et les papiers d’André Breton, de nombreux textes, notamment sa correspondance, vont être publiés. En 2017, ce seront les cent ans de Dada et en 2024 les cent ans du Surréalisme. Les prochaines années seront « surréalistes », l’occasion de faire du chiffre ou de redistribuer les cartes ?

... http://www.grand-angle-libertaire.net/l ... e-en-2015/
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Re: Courants artistiques

Messagede bipbip » 17 Nov 2016, 17:00

Notre-Dame-des-Landes samedi 19 novembre 2016

Rencontre avec Barthélémy Schwartz

à 18h, La Rolandière, zad, zone à défendre, Notre-Dame-des-Landes

Le Taslu vous invite à :

Une rencontre avec Barthélémy Schwartz samedi 19 novembre à 18h à la bibliothèque de la zad en construction (La Rolandière) à propos de son livre "Benjamin Peret, l'astre noir du surrealisme" (éditions Libertalia)

Péret, un poète rentre dedans, anti militariste, bouffeur de curé, anti colonialiste et antiautoritaire...

De Dada au surréalisme, Benjamin Péret (1899-1959) est l'un des principaux acteurs des mouvements d'avant-garde qui ont secoué la poésie et l'art moderne au XXe siècle. C'est aussi l'un des moins connus du public. Peu de rééditions, de très rares monographies. Le sort s'est acharné contre ce grand poète dont le rôle et l'importance ont généralement été minimisés par les historiens du surréalisme.

Son engagement dans les mouvements révolutionnaires de son temps, notamment pendant la révolution espagnole aux côtés du POUM et des anarchistes de la colonne Durruti, n'est peut-être pas étranger à cette occultation. Sur sa tombe, au cimetière des Batignolles, ses amis ont fait inscrire une épitaphe qui résume sa vie de révolté permanent : « Je ne mange pas de ce pain-là. »

Cette biographie (suivie d'une petite anthologie) replace la trajectoire de Benjamin Péret dans les enjeux utopiques du surréalisme,

L'auteur : Barthélémy Schwartz est né à Paris en 1963. Coanimateur de la revue de bande dessinée Dorénavant (1986-1989), du collectif Ab irato (en 1992), puis de la revue de critique sociale Oiseau-tempête (1997-2006), il a publié Le Rêveur captif (L'Apocalypse en 2012).

http://zad.nadir.org/spip.php?article4187
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Re: Courants artistiques

Messagede bipbip » 22 Nov 2016, 03:14

Jusqu’au 9 janvier 2017 Paris, Centre Pompidou.- Art et Liberté : Rupture, guerre et surréalisme en Égypte

Centre Pompidou - Musée national d’art moderne
Place Georges Pompidou
75004 Paris
Tél : +33 (0)1 44 78 12 33
Horaires : De 11h à 22h - De 11 h à 23h jeudi

« Définir “la liberté” c’est restreindre son sens, l’expliquer c’est limiter sa portée, car le mot “liberté” est un de ces mots qui, lorsqu’on le relâche, révèle son sens tout seul.
Le plus loin que l’esprit humain ait pu aller pour imaginer comment se libérer des limites et des frontières, c’est peut-être ce que l’anarchisme a dit dans la phrase : “Ni dieu ni maître” ».
Feisal ‘abd al-Rahman Shahbander, « Limites et Frontières, » al-Tatawwur [Le Développement], 1940. [Trad. Ronald Creagh]

« Le surréalisme égyptien n’est ni un effet direct de la colonisation européenne de l’Égypte ni une génération spontanée. Il fait partie intégrante de l’histoire d’un pays qui est un carrefour international. » Ronald Creagh, "Tempêtes libertaires. Georges Hénein, Ramsès Younan, et le mouvement surréaliste en Egypte (1937-1963)", Réfractions, (Printemps 2015) n°34, p. 137-152.

... http://raforum.info/spip.php?article7610
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Re: Courants artistiques

Messagede bipbip » 11 Déc 2016, 17:07

La poésie dadaïste de Tristan Tzara

Tristan Tzara propose une poésie dadaïste. Il valorise la spontanéité pour remettre en cause le langage, les codes sociaux et littéraires.

Le poète Tristan Tzara est considéré comme le fondateur littéraire du mouvement Dada. Il émerge à Zurich en 1916 et renouvelle l’art et la littérature. Ses intentions et ses pratiques tranchent avec la culture académique à grands coups de Manifestes et de proclamations provocatrices.

Le dadaïsme de Tristan Tzara influence fortement les jeunes écrivains surréalistes comme André Breton, Louis Aragon, Philippe Soupault ou Paul Eluard. Henri Béhar présente les textes de Tristan Tzara sous le recueil intitulé Dada est tatou. Tout est Dada.

... http://www.zones-subversives.com/2016/1 ... tzara.html
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Re: Courants artistiques

Messagede bipbip » 22 Déc 2016, 18:00

Benjamin Péret, surréaliste et révolutionnaire

Le suréalisme tente de relier poésie et politique, révolte et créativité. C'est Benjamin Péret qui incarne le mieux cette démarche originale, à travers sa vie et ses écrits.

Le mouvement surréaliste bénéficie d’une notoriété importante. Parmi ce groupe d’artistes et de poètes devenus célèbres, Benjamin Péret reste le moins connu. Ce surréaliste est toujours resté fidèle à sa démarche révolutionnaire. Il refuse les honneurs, la reconnaissance et la respectabilité bourgeoise. C’est sans doute celui qui a le mieux incarné le projet surréaliste de relier la créativité et la politique, de transformer le monde pour changer la vie. Barthélémy Schwartz propose une biographie du poète dans son livre Benjamin Péret l’astre noir du surréalisme.

... http://www.zones-subversives.com/2016/1 ... naire.html
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Re: Courants artistiques

Messagede bipbip » 24 Déc 2016, 12:12

La poésie dadaïste de Tristan Tzara

Tristan Tzara propose une poésie dadaïste. Il valorise la spontanéité pour remettre en cause le langage, les codes sociaux et littéraires.

Le poète Tristan Tzara est considéré comme le fondateur littéraire du mouvement Dada. Il émerge à Zurich en 1916 et renouvelle l’art et la littérature. Ses intentions et ses pratiques tranchent avec la culture académique à grands coups de Manifestes et de proclamations provocatrices.

Le dadaïsme de Tristan Tzara influence fortement les jeunes écrivains surréalistes comme André Breton, Louis Aragon, Philippe Soupault ou Paul Eluard. Henri Béhar présente les textes de Tristan Tzara sous le recueil intitulé Dada est tatou. Tout est Dada.

... http://www.zones-subversives.com/2016/1 ... tzara.html
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Re: Courants artistiques

Messagede bipbip » 29 Déc 2016, 16:37

De l’écriture automatique à la chronique du Dadaïsme

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Republier Robert Desnos, faire connaître ses premiers textes considérés comme impubliables est une entreprise de salut public. Comme l’œuvre de Benjamin Péret. « Je ne mange pas de ce pain-là » (réédité aux éditions Syllepse en 2010), elle est en dehors de toutes les écoles – y compris la surréaliste. Des poèmes souvent d’une force, d’une irrévérence qui restent, aujourd’hui encore originaux. Les voies ouvertes dans ces années d’entre deux guerres n’ont jamais été comblées. Parce que la férocité, la violence laissent derrière elles la vulgarité. Les mots grossiers – « les gros mots » – ne sont pas synonymes de l’abaissement de notre humanité.

Robert Desnos, né en 1900, fut un enfant terrible – pour reprendre le titre d’une pièce de Cocteau, ce Cocteau qu’il n’aimait pas le trouvant, comme la plupart des contemporains, léger et futile sans parler de sa manie de se nourrir des œuvres des autres pourtant ce Jean là vaut mieux que ces qualifications hâtives -, de ce 20e siècle qui n’en manqua pas. Un de ceux qui se livrent au jeu des rêves pour les transcrire dans une contre littérature opposée à la « Littérature ». Cette dernière, avec son « L » majuscule tient le haut du pavé pendant la Première Boucherie Mondiale de 1914-18. Dadaïstes et surréalistes – un temps, ils se confondront – feront tout pour faire éclater cette baudruche. Leurs cibles Anatole France, Maurice Barrès mais aussi Marinetti, futuriste emporté par la vague Mussolini et d’autres bien-pensants. Un chamboule tout nécessaire.

En 1922, Desnos écrit « Pénalités de l’enfer ou Nouvelles Hébrides », un texte – comment faut-il l’appeler ? – d’écriture automatique à l’état brut fait de rêves entrecoupés de songes éveillés à la terrasse d’un café. Une sorte de psychanalyse de ce jeune homme de 22 ans dont les amis s’appellent Breton, Aragon, Péret. Jacques Doucet, mécène, a engagé Aragon et se trouve le dépositaire de ce ces nouvelles hybrides qu’un éditeur, José Corti, essayera de lier les une aux autres. Une parution dans la revue « Littérature » – titre ironique s’il en fut – avec un dessin de Picabia qui demanderait à lui seul toute une exégèse. Bref, des histoires qui respirent à la fois l’érotisme et la psychanalyse, le tout transcendé dans la poésie.

Ce texte bizarre, impubliable vaut à la fois par ses poèmes – superbes, il faudrait en faire l’anthologie – et par une démonstration que Breton avait bien comprise : l’écriture automatique demande à être corrigée, mise en forme. Jack Kerouac, pour « On the Road », nous fait arriver à la même conclusion. Si l’on compare le rouleau de papier hygiénique, brouillon du roman dont le chien a mangé la fin et le texte final revu et corrigé, ce dernier est plus lisible.

« Nouvelles Hébrides », pour en revenir à Desnos, est un texte brut révélateur des angoisses d’un homme dans ce monde de 1922, année de sa rencontre avec André Breton, une rencontre qui change l’existence. Il n’a pas connu directement la guerre mais ses conséquences envahissent les rues de la capitale : « les gueules cassés », les Anciens Combattants tiennent le haut du pavé alors que la République, mauvaise fille, les a laissés sur le carreau. Leurs rancœurs alimenteront les ligues du colonel de La Roque comme l’antiparlementarisme de l’Action française et de l’extrême droite fasciste. La société française manque de dynamisme et est secouée de crises qui iront en s’aggravant. Cette année là, Mussolini avait pris le pouvoir en Italie. Le Parti Communiste Français faisait ses premiers pas après la rupture du Congrès de Tours, la Révolution française semblait augurer une nouvelle ère. Pour cet anarchiste de Robert Desnos de quoi être perturbé. On le serait à moins.

Apparemment « Nouvelles Hébrides » ne racontent rien de cette histoire. Plutôt des flashes comme dans une nuit noire, les pots racontent des parcours qui s’arrêtent brutalement. Comme la fin : « Bing », signe qu’il faut reprendre au début ces rêves qui deviennent vite répétitifs tant que le rêveur n’arrive pas à résoudre ses problèmes.

Pour cette édition établie par Marie-Claire Dumas, « Dada-Surréalisme » est joint. En 1927, Desnos répond à la commande de Jacques Doucet d’une histoire – il s’agit plutôt d’une chronique – du Dadaïsme, prolégomènes du surréalisme. « Dada-Surréalisme » revient aux sources du surréalisme, la rencontre Breton/Aragon, plus ou moins médecins, sur le front, dans le contexte d’assauts imbéciles qui accumulent les morts. Cette année là, 1927, le groupe surréaliste connaît un de ces débats politiques de première importance : l’adhésion ou non au Parti Communiste. Breton – qui n’y resta pas – et Aragon sont pour, Desnos contre. La rupture est consommée. Desnos ne parle pas du présent mais du passé pour faire renaître l’amitié, l’esprit de groupe contre tous les « culs bénis » pour parler comme Benjamin Péret. Un peu de nostalgie sans doute, en même temps que Desnos se fait mémorialiste.

Une édition aussi érudite. Préface, notes, notices, indications biographiques – Desnos est mort à 45 ans au camp de concentration de Terezin – permettent de se faire une idée à la fois de l’époque, de la place de ces écrits, de Robert Desnos et de la place de Jacques Doucet bien oublié.

Robert Desnos : Nouvelles Hébrides suivi de Dada-Surréalisme, édition de Marie-Claire Dumas, L’imaginaire/Gallimard.

Nicolas Béniès

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