La déprime de l'anarchiste impuissant
Petite prose sans aucune prétention, amoureux de la littérature, fuyez ce sujet !

La déprime de l'anarchiste impuissant
Chaque jour les mêmes doutes me hantent, les mêmes questions se posent. Un sentiment d'apathie m'accable, le goût de l'effort se fait rare. Juste l'envie de rester là, les yeux rivés vers l'écran, en jetant parfois un regard vers l'horloge.
La société dans laquelle je rame me pousse implicitement à trouver un travail stable, à m'installer et à me satisfaire du divertissement tardif après une journée de labeur. Mais aucun contrat ne m'a jusque là semblé épanouissant, intéressant, alors je passe mes journées à attendre qu'elles finissent. Au final, je commence à passer ma vie à attendre qu'elle finisse.
Que faire, comment me rebeller, comment à nouveau retrouver le goût de la vie ? Quelles sont les réelles alternatives ? Pouvez-vous me dire tout de suite et maintenant ce que je dois accomplir pour seulement réapprendre à aimer vivre ?
Lorsqu'un espoir naît, l'Etat de sa tête ou de son bras l'écrase et me jette à nouveau en proie au désarroi. Le sentiment d'impuissance qui m'habite est tel que je me finis par m'avachir dans l'inaction, laissant toute possibilité de révolte se liquéfier. Je me noie maintenant, je n'ai plus l'énergie de ramer pour rejoindre mon bateau et reprendre les rames.
J'espère seulement que c'est tout le navire qui coulera bientôt.
