Guides des militant-es face à la police et la justice

Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede bipbip » 03 Oct 2016, 10:51

Interdictions de manifester, comment les combattre ?

Manuel de défense

Les interdictions de « manifester » sont en fait des interdictions de « séjourner » dans tel ou tel endroit pendant une période donnée.
La décision est prise par le préfet en vertu de la loi de 1955 sur l’état d’urgence, qui avait été adoptée dans le but d’écarter des opposants politiques – en l’occurrence, des militants indépendantistes algériens.

Cette mesure est réutilisée aujourd’hui pour interdire à certaines personnes de se rendre à des manifestations.
Que faire en cas d’interdiction de séjour dûment notifiée (i.e. réceptionnée et signée) ?

- 1. Saisir seul ou par le biais d’un avocat le juge des référés du tribunal administratif d’une requête en référé-liberté accompagnée de la décision attaquée dans les plus brefs délais.

- 2. Saisir seul ou par le biais d’un avocat le tribunal administratif d’une requête en excès de pouvoir accompagnée de la décision attaquée dans le délai de deux mois.

Ces procédures tiennent du droit administratif. Il est parfois difficile de comprendre quel tribunal saisir, comment formuler la requête, quels arguments avancer ou vers quel avocat se tourner.
L’équipe de interditsdemanif.noblogs.org a rédigé deux tutoriels et une note de synthèse plus technique afin que chacun saisisse bien de quoi on parle et comment déposer au mieux les recours.

Comment faire le référé-liberté ?

Tout d’abord, le référé-liberté est une procédure dite « d’urgence » en ce qu’elle oblige le juge saisi (le juge des référés) à statuer dans les 48h pour protéger des libertés fondamentales (en l’occurence votre liberté de manifester). Le référé-liberté permet d’obtenir la suspension de la décision attaquée, ce qui vous permettra de vous rendre à la prochaine manifestation.
Ce recours peut se déposer seul ou avec un avocat.
Une requête en référé-liberté doit être déposée au greffe du Tribunal administratif de votre lieu de résidence. Il faut saisir le juge des référés du tribunal administratif de votre ville, et ce même si l’interdiction de séjour vise une autre ville.

Pour déposer un recours il vous faudra :
La requête en référé-liberté qui motive l’annulation de l’interdiction de séjour (Référé liberté : un formulaire au format PDF à remplir http://interditsdemanif.noblogs.org/fil ... emplir.pdf)
La décision attaquée : la copie de l’arrêté qu’on vous a remis portant votre interdiction de séjour.

Comme spécifié dans les notes de synthèses, pour obtenir la suspension de la décision attaquée vous et votre avocat devrez prouver : “l’urgence qui préside à sa suspension, l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Comme il est spécifié dans la note de synthèse, le but est de prouver que le contenu de l’arrêté d’interdiction de séjour est faux, que les éléments invoqués sont matériellement inexacts, que l’on ne cherche pas à entraver l’action des pouvoirs publics, que l’arrêté fait obstacle à l’exercice de ses libertés fondamentales puisqu’il vous oblige à quitter votre domicile, vous empêche d’aller et venir, de travailler et surtout vous empêche d’aller manifeste”
Pour aider à déposer cette requête qui est un peu technique nous avons rédigé un formulaire au format PDF modifiable https://interditsdemanif.noblogs.org/fi ... emplir.pdf.

Vous et votre avocat pouvez déjà utiliser ce formulaire. Mais attention il comporte encore quelques menus problèmes :
– techniquement c’est possible qu’il y ait des problèmes de lisibilité si vous l’ouvrez avec windows ou mac
– lorsqu’il est écrit “l’arrêté s’apllique le XX” or certains arrêtés s’appliquent parfois sur plusieurs jours. Il faudrait
donc pouvoir remplacer “le” par “du XX au XX”.
– il faut bien faire attention à bien nommer l’auteur de l’interdiction de séjour : le préfet qui prend la décision est
celui du département (sauf à Paris puisque ville et département se superposent..)

Comment faire le “recours en annulation” ou “recours en excès de pouvoir ?”

Vous avez déjà fait (ou pas) un référé-liberté et ne voyez pas très bien l’intérêt d’un autre recours… Détrompez-vous ! Faire un recours en référé liberté contre votre interdiction de séjour, quel que soit le résultat du rendu, n’est pas suffisant parce que le fond de l’interdiction n’est pas attaqué. Ce qui veut dire que même en cas de suspension on pourra toujours venir vous en remettre une autre sur la base des mêmes arguments. Attaquer l’arrêté « au fond » oblige la préfecture, si elle veut s’acharner, à produire de nouvelles justifications. C’est ce qu’on appelle un “recours en annulation” ou “recours en excès de pouvoir”.
Il doit être formé dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision d’interdiction de séjour (c’est-à-dire à compter de la date où elle vous a été remise). Pour cette procédure nous travaillons avec un avocat de Paris qui accepte l’aide juridictionnelle. Il va centraliser tous les recours en annulation, ce qui va notamment lui permettre de déceler les failles et éventuels vices de procédures, et pouvoir plus efficacement travailler à l’annulation des interdictions de manifs. Il regroupe aussi les recours afin de déposer une QPC (Question Prioritaire de Constitutionalité).

Pour faire ce recours, il faut :

- Lui envoyer un mail qui stipule que vous voulez faire un recours en annulation.

- Joindre à ce mail une copie de votre interdiction de séjour,

- Joindre à ce mail un “commentaire” sur ce qui vous est reproché personnellement. Il s’agit de donner à l’avocat des arguments pour défaire les éléments avec lesquels le préfet essaie de vous incriminer.

Pour la suite c’est l’avocat qui vous guidera !
Pour des raisons déontologiques, on ne peut pas mettre ici le contact de cet avocat. On vous invite à nous envoyer un mail. Quoi qu’il arrive notre équipe est disponible pour plus de précisions mailto:interditsdemanif@riseup.net.

https://lundi.am/Interdictions-de-manif ... -combattre
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Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede bipbip » 16 Oct 2016, 16:58

Petit rappel au sujet de la comparution immédiate et des garanties de représentation

Au vu de la situation qui semble s'annoncer sur la ZAD, du mouvement qui se poursuit à Nantes et pour mieux se préparer à faire face à une prévisible réponse répressive, il nous paraît important de (re) faire un petit tour des moyens de limiter les risques de détention provisoire qui peuvent nous pendre au nez, en particulier dans le cadre de la procédure de comparution immédiate.

Cette procédure permet au procureur de faire passer les gen.te.s en jugement immédiatement après leur garde à vue. Les personnes sont donc transférées directement de leur cellule de GAV à celle du tribunal pour y être déféré.es au proc. Elles n'ont pas le temps de préparer leur défense, se voient en général attribuer un.e avocat.e commis.e d'office qu'elles n'ont pas choisi.e et avec qui elles ne peuvent s'entretenir que très rapidement, avant l'audience, dans les geôles du tribunal. Elles comparaissent non-libres, dans le box des prévenu.es, encadré.es par des flics.

Si l'audience de comparution ne peut pas avoir lieu immédiatement, la personne sera présentée au juge des «libertés et de la détention » qui décidera de sa situation jusqu'à l'audience (placement sous contrôle judiciaire, en détention provisoire ou remise en liberté). A ce stade, il est souhaitable que l'avocat.e puisse déjà présenter des pièces justifiant de son identité et de sa situation, les fameuses « garanties de représentation » qui vont être détaillées plus loin.

Il faut savoir en tous cas que la procédure de comparution immédiate donne lieu, la plupart du temps, à des condamnations plus systématiques et plus lourdes que la procédure ordinaire.

Au début de l'audience de compa, le juge est obligé de demander à la personne si ille accepte d'être jugé.e immédiatement ou s'ille sollicite un délai pour préparer sa défense.

Dans bien des cas, il est largement préférable de refuser d'être jugé.e tout de suite et de demander ce renvoi à une audience ultérieure (entre 2 et 6 semaines plus tard, sauf exception). Ce délai permet de prendre connaissance du dossier, des éléments de « preuve » rassemblés par les flics, et de préparer sa défense avec l'avocat.e de son choix, de recueillir des témoignages... Il peut donc permettre (surtout si on ne leur a pas donné de billes pendant la GAV) de démonter le dossier des flics, souvent bâclé, et d'éviter une peine lourde.

Si la personne refuse d'être jugée immédiatement, ce délai est de droit. Se pose alors la question de sa situation dans l'attente de l'audience de renvoi et, concrètement, de son placement sous contrôle judiciaire ou en détention provisoire.

Ces mesures, et en particulier la détention provisoire, seront prononcées si le tribunal estime que le ou la prévenu.e ne présente pas de « garanties de représentation » suffisantes ou qu'il y a un risque important de « réitération du délit ». En clair, s'il craint que la personne ne se pointe pas à l'audience ou profite du temps libre qu'il lui accorde royalement pour persister dans son attitude de dangereux.se délinquant.e.

Pour avoir les meilleures chances d'éviter d'attendre son procès en taule, il faut donc montrer patte blanche au tribunal en lui présentant des « garanties de représentation », c'est à dire des preuves que l'ont est à peu près inséré.e dans la société. En gros, on doit prouver que l'on a un endroit fixe où habiter – ou au moins résider temporairement – de préférence pas loin de l'endroit où l'on est jugé.e (sauf si on est déjà sous le coup d'une interdiction d'y paraître) et, éventuellement, un boulot avec un patron qui nous attend de pied ferme demain matin !

Comme on n'a pas toujours ce genre de papier sous le coude et qu'on les balade encore moins avec soi, il est vivement conseillé de se préparer un petit dossier à l'avance : pièce d'identité, preuve de domicile ou d'hébergement, de boulot....

Tout ça dépend évidemment de la stratégie individuelle ou collective que l'on a choisi d'adopter devant les flics et devant le juge. Pour ne pas être pris.e au dépourvu, c'est mieux d'y avoir réfléchi à l'avance, d'en avoir discuté avec des proches et de leur confier ce dossier, avec un petit papier expliquant l'attitude qu'on envisage de tenir . En cas de besoin, illes pourront apporter ces papiers pour l'audience (ou s'organiser pour ça avec la Legal Team) et les filer à ton avocat.e qui pourra les produire devant le tribunal. Pour que ces papiers puissent être utilisés, ils ne faut évidemment pas qu'ils soient en contradiction avec ce que tu auras éventuellement déclaré aux flics (identité, adresse, activité…) ou à l’enquêteur-trice sociale au cours de « l'enquête sociale rapide » qui a lieu avant l'audience. Garde en tête que tu n'es pas obligé.e de lui raconter quoi que ce soit et que tout ce tu dis sur ta situation au cours de cette enquête « sociale » sera connu du juge.

Il est conseillé de mettre dans ce dossier :

- une photocopie de ta carte d'identité ou de ton passeport en cours de validité, ou les deux s'ils sont périmés.

- un justificatif de domicile de moins de 6 mois, genre quittance EDF. Si tu n'en as pas, tu peux fournir une attestation d'hébergement. C'est un papier qui dit en gros : « Je sousssigné X, déclare sur l'honneur héberger ...Y... à titre gratuit à mon domicile situé …adresse..., depuis le ou à compter du … date… pour une durée de….ou … indéterminée ». Suivi de date et signature et accompagnée d'une photocopie recto-verso de la pièce d'identité de la personne qui atteste et d'un justificatif de domicile récent. Idéalement, il se termine par une mention du style : « j'ai connaissance que ce document est établi pour être produit en justice et qu'une fausse déclaration m'exposerait à des sanctions pénales ».

- Le cas échéant, des papiers qui attestent d'une activité professionnelle : contrat de travail, bulletins de salaire ou promesse d'embauche si tu trouves quelqu'un.e qui veut bien t'en faire une. Dans ce cas, ille écrit : « je soussignée X, déclare m'engager à employer Y à compter du … date … en qualité de… pour une durée déterminée de… ou indéterminée, au sein de l'association/ la société/ l'exploitation agricole… dont je suis le/la gérant.e/directeurice/responsable de… Ce papier est également accompagné d'une photocopie de pièce d'identité. Si un tampon un peu officiel y est apposé, c'est encore mieux !

Voilà, tout ça est très formel et très chiant mais ça pourra t'être bien utile et y avoir pensé à l'avance te laissera l'esprit plus tranquille pour vaquer à tes occupations.

Si tu as des questions ou si tu veux réfléchir avec la Legal Team à la préparation de ton super dossier de garanties de représentation, n'hésite pas à nous contacter au

06 75 30 95 45.

A bientôt pour de plus joyeuses occasions.

La Legal Team

https://nantes.indymedia.org/articles/35925
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Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede bipbip » 01 Nov 2016, 13:48

Clermont-Ferrand chaque mois

Café Justice

Le droit est partout. Mais omniprésence ne signifie pas clarté et les règles qui sont censées être suivies sont souvent obscures. Chaque mois, autour d'un thème, le Café Justice partagera des outils pour que chacun puisse s'approprier les règles de droit. Ces cafés seront aussi de temps pour repolitiser les normes juridiques et s'interroger, ensemble, sur les rapports sociaux qui se jouent derrière l'élaboration de la loi et son application
Avec Clémentine et Sylvain

Mercredi 2 novembre 2016 à 20h30, Café-Lecture Les Augustes, Rue sous les Augustins, Clermont-Ferrand

Le thème de ce premier Café : "Réflexes en cas d'interpellation policière".

https://63.demosphere.eu/rv/140
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Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede bipbip » 28 Nov 2016, 15:09

La garde à vue revue et modifiée

Un nouvel article de loi permettant de communiquer avec ses proches lors d'une garde à vue, paru en juin et applicable depuis le 14 novembre, mérite d'être un peu décortiqué !

Dans le carde de la LOI n° 2016-731 du 3 juin 2016 renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale, l'article 63-2 a été modifié.

On y apprend ainsi que " (...) toute personne placée en garde à vue peut, à sa demande, faire prévenir, par téléphone, une personne avec laquelle elle vit habituellement ou l'un de ses parents en ligne directe, l'un de ses frères et soeurs ou son curateur ou son tuteur de la mesure dont elle est l'objet. Elle peut en outre faire prévenir son employeur
(...)
L'officier de police judiciaire peut autoriser la personne en garde à vue qui en fait la demande à communiquer, par écrit, par téléphone ou lors d'un entretien, avec un des tiers mentionnés au I du présent article, s'il lui apparaît que cette communication n'est pas incompatible avec les objectifs mentionnés à l'article 62-2 et qu'elle ne risque pas de permettre une infraction
(...) Sauf en cas de circonstance insurmontable, qui doit être mentionnée au procès-verbal, les diligences incombant aux enquêteurs en application du premier alinéa doivent intervenir au plus tard dans un délai de trois heures à compter du moment où la personne a formulé la demande.
(...)
Afin d'assurer le bon ordre, la sûreté et la sécurité des locaux dans lesquels s'effectue la garde à vue, l'officier ou l'agent de police judiciaire détermine le moment, les modalités et la durée de cette communication, qui ne peut excéder trente minutes et intervient sous son contrôle, le cas échéant en sa présence ou en la présence d'une personne qu'il désigne. Si la demande de communication concerne les autorités consulaires, l'officier de police judiciaire ne peut s'y opposer au-delà de la quarante-huitième heure de la garde à vue."

Vu l'importance de la chose, il serait dommage de ne pas le faire savoir un peu plus.
D'autant qu'apparemment cela pouurait poser un petit probleme de gestion des manifestations puisque, de l'avis même des flics, "Logistiquement, rien n’a été prévu, rien ! »


Link_go article modifié sur legifrance: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/ ... article_63

Link_go LOI n° 2016-731 du 3 juin 2016 renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTe ... e=29990101

article du 15 novembre sur presse o' : Nantes. "ça va être un sacré bazar à gérer tout ça!" : http://www.nantes.maville.com/actu/actu ... 0_actu.Htm


https://nantes.indymedia.org/articles/36278
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Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede bipbip » 29 Déc 2016, 16:15

Interrogatoire : Le manuel pour policiers romands décrypté

La lecture du manuel « Les secrets des interrogatoires et des auditions de police », publié en 2012 à Lausanne, révèle les grosses ficelles et la mauvaise science sur lesquelles se basent les policiers romands dans leur interrogatoire des suspects. Ce bouquin offre ainsi la liste des techniques utilisées par les pandores pour te faire cracher le morceau. C’est une bonne lecture pour ne pas se laisser déstabiliser par leurs manipulations et savoir se méfier d’un flic sympa.

... https://renverse.co/Interrogatoire-Le-m ... crypte-904
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Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede bipbip » 22 Jan 2017, 17:27

Saint-Gilles (Be) lundi 23 janvier 2017

Quels droits face à la police ?
Conférence avec Mathieu Beys

Quels droits face à la police ? Lundi 23 janvier à 19:30 - 22:00
Pianofabriek Rue du Fort 35, 1060 Bruxelles

Conférence avec Mathieu BEYS
Juriste, Membre de l'Observatoire des Violences policières
• Dans quels cas les policiers peuvent-ils contrôler mon identité, me fouiller, m'arrêter ou entrer chez moi ?

- Dois-je remettre ma carté d'identité au policier ?
- Dans quel cas peut-on me passer les menottes ?
- Puis-je prévenir un proche que je suis arrêté et voir un avocat ?
- Que peut savoir la police grâce à mon smartphone et à mon ordinateur ?
- Suis-je obligé de répondre aux questions des policiers ? Suis-je obligé de signer le PV ?
- Dans quel cas puis-je invoquer le secret professionnel ou le secret des sources journalistiques ?
- La police peut-elle me retenir sur les lieux d'une manifestation ?
- Un policier peut-il me frapper uniquement parce que j'ai insulté sa mère ?
- La police peut-elle intervenir pour briser une grève ?
- Et si je suis victime, comment porter plainte et vérifier si les policiers mènent sérieusement l'enquête ?

Mathieu Beys est notamment l'auteur du manuel juridique et pratique Quels droits face à la police ? (Ed. Couleurs Livres)

Venez avec vos questions !
Pianofabriek, 35 rue du Fort, 1060 Saint-Gilles
Salle Cadzan (2e étage) - Entrée gratuite.

Org : Formation Léon Lesoil (en collaboration avec la LCR)
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Voir plus loin : Un instrument de contrôle citoyen de la police est nécessaire. Quels droits face à la police ? Manuel juridique et pratique

https://bxl.demosphere.eu/rv/11196
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Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede Pïérô » 11 Fév 2017, 20:10

Sortez couverts !

Un groupe de soutien juridique s’est mis en place au sein de la Coordination contre la répression et les violences policières. Ce groupe a récemment diffusé un document de synthèse sur les choses à savoir en cas de confrontations avec la police : "Sortez couverts !", qui vient prendre la suite de ceux déjà diffusé par Defcol pendant la mobilisation contre la loi "Travaille".

... https://paris-luttes.info/sortez-couverts-7492
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Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede bipbip » 18 Mar 2017, 18:43

Actualité du guide d’autodéfense juridique "Face à la police / face à la justice"

Il y a plus d’un an le collectif CADECOL sortait la 2e édition du guide d’autodéfense juridique « Face à la police / face à la justice » qui a suscité votre intérêt (présentation ici).

Or depuis sa sortie le droit pénal et sa procédure ont déjà fait l’objet d’au moins quatre réformes. Le collectif CADECOL s’est donc attelé à mettre à jour le guide et à publier les modifications sur son nouveau site internet : http://www.actujuridique.com/

Votre guide, en version papier ou numérique, reste donc pleinement utilisable. Il vous suffit de rechercher les mises à jours sur actujuridique.com. Elles sont organisées pour qu’il soit facile de les imprimer et de les glisser dans votre guide !

Le site internet fait peau neuve pour être facile d’utilisation, n’hésitez pas à le consulter. Le guide, en version numérique gratuite, s’y trouve également. Pour recevoir une version papier, le livre est disponible en librairie. Pour les collectifs, associations, syndicats, bibliothèques autogérées, il est toujours possible de contacter directement notre collectif-auteur pour d’autres modalités d’acquisition ou pour envisager des tournées de présentation/discussion.

https://infokiosques.net/spip.php?article1412
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Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede bipbip » 20 Avr 2017, 17:57

Rennes Vendredi 21 avril 2017

Formation Juridique

Parce qu’élection rime souvent avec répression

Notre proposition est de se préparer collectivement à prendre part aux manifestations à venir, à d’éventuelles arrestations et aux risques judiciaires qui en découlent.

L’idée est de se servir de ce moment pour diffuser des guides de défense (notamment pour vos proches qui ne pourraient pas venir), mais également de faire le point sur nos garanties de représentation, indispensables pour se défendre face à la prison préventive et aux contrôles judiciaires (interdictions de centre-ville, de Rennes ou du département pour des personnes ne pouvant justifier d’un domicile ou d’une activité dans ces secteurs).

à 16h30, au bar l’Amarylis, à Rennes (Carrefour Jouaust, Bas des Lices, métro Sainte Anne).

Qu’est ce que les garanties de représentation ? https://defensecollective.noblogs.org/p ... entations/

Un scanner, un pc et des clés usb sécurisés seront disponibles sur place pour les personnes souhaitant numériser et stocker ces documents.

http://www.rennes-info.org/Formation-Juridique
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Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede bipbip » 29 Avr 2017, 16:59

Sortez couvert.e.s (V2), fiche condensée

Le groupe de soutien juridique de la Coordination contre la répression et les violences policières (*) vient d’éditer un tract condensé (format A5 recto-verso) de sa brochure "Sortez Couvert.e.s", en y ajoutant un passage sur les mineur.e.s.

La version longue de la brochure est toujours disponible ici sur PLI : https://paris-luttes.info/sortez-couverts-7492.

Le groupe de soutien pourra organiser des permanences téléphoniques lors de moments particuliers (cf page FB https://www.facebook.com/Coordination-c ... 3/?fref=nf). Le numéro de téléphone cité plus bas ne sera donc pas activé en permanence.
Contactez nous aussi par mail à stoprepression(AT)riseup.net.

... https://paris-luttes.info/sortez-couver ... fiche-7928
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Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede bipbip » 04 Mai 2017, 16:29

Guide des manifestant-es Solidaires

Image

à télécharger : https://www.solidaires.org/IMG/pdf/2016 ... f75d4cad98
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Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede bipbip » 06 Mai 2017, 17:40

Fiche : La garde à vue en 10 questions

Un policier ou un gendarme n’a pas tous les droits. Il peut vous demander vos papiers (c’est le relevé ou contrôle d’identité), vous emmener au poste ( c’est la vérification d’identité), vous interpeller (c’est la garde à vue).
La garde à vue est une mesure de privation de liberté prise par un officier de police judiciaire pour « maintenir à la disposition des enquêteurs une personne soupçonnée d’un crime ou d’un délit ».
Cette mesure doit constituer l’unique moyen de parvenir à certains objectifs comme empêcher que la personne ne modifie les preuves, ne fuit ou ne consulte ses complices.
Mais même en garde à vue, vous avez des droits à faire respecter, calmement et poliment (si possible) pour éviter toute accusation d’outrage et rébellion.
Plus de 500 000 gardes à vue ont lieu chaque année :
chacun-e d’entre nous, dans sa vie privée ou dans son activité militante peut y être confronté-e.

... https://www.solidaires.org/Fiche-La-gar ... -questions

à télécharger : https://www.solidaires.org/IMG/pdf/Fich ... ea1c46d73b
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Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede bipbip » 25 Mai 2017, 12:54

Montreuil samedi 27 mai 2017


Seconde session de la formation collective à l’entraide et au soutien psy face aux violences policières

Depuis la COP21, l’instauration de l’état d’urgence et l’escalade des violences policières en manifestation, des dizaines d’entre nous ont décidé de se former aux premiers secours et à la prise en charge des manifestant.e.s et passant.e.s victimes des gaz, des coups de tonfa, des grenades lancées au pifomètre et des tirs arbitraires de LBD. Il s’agit d’administrer des soins de premiers secours quand le dispositif policier interdit le passage aux pompiers et l’exfiltration des manifestant.e.s blessé.e.s. Il est temps que nous nous formions également à soutenir et accompagner psychologiquement nos camarades en détresse.

Seconde session de la formation déjà proposée le 20 mai. La prochaine formation aura lieu le samedi 27 mai.

Nous faisons appel aux soignant.e.s psy, solidaires.

Nous avons besoin d’être formé.e.s à certains de vos outils et pratiques
Nous avons besoin de vous pour mettre en place des groupes de parole, des débriefings en votre présence, des séances ouvertes pour les victimes et les témoins de violences policières
Nous avons besoin que vous nous fassiez parvenir de la documentation sur laquelle nous pourrons nous appuyer

Nous n’avons pas la prétention de nous substituer à un.e soignant.e professionnel.le, c’est pourquoi votre aide est précieuse.

Samedi 27 mai de 13h30 à 17h30
La Parole Errante
9 rue François Debergue à Montreuil
Métro Croix de Chavaux

P.-S.
Formation co-organisée par la Street Medic de Paris et le groupe anarchiste Orage.
Pour toutes questions, nous restons disponible via mail à : groupe.orage[at]gmail.com

http://paris-luttes.info/formation-coll ... raide-8204
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Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede bipbip » 27 Mai 2017, 20:11

Réaliser un compte-rendu d’une audience de comparution immédiate

Souvent édifiantes sur le fonctionnement de notre société et de l’(in)justice qui la caractérise, les comparutions immédiates ne sont pas pour autant aisées à retranscrire. Quelques conseils pour assister à une audience, prendre des notes, connaître le déroulement d’un procès.
Article initialement publié dans la boite à outils du site d’infos Rebellyon mis à jour et actualisé pour Paris Luttes Info.

... http://paris-luttes.info/realiser-un-co ... d-une-8182
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Re: Guides des militant-es face à la police et la justice

Messagede Pïérô » 11 Juin 2017, 00:59

"Fais voir ton téléphone ou je t'allume" : peut-on filmer la police ?
Filmer les forces de l’ordre lors d’interventions est de plus en plus courant. A-t-on le droit de le faire ? Quelles attitudes adopter ? Peut-on diffuser ces images ? Rue89 fait le point.
... http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/ru ... ation.html


Flics et droit à l’image : on peut les filmer en action.
Voir circulaire du ministère de l’intérieur du 23 décembre 2008 sur le sujet.
PDF : http://demainlegrandsoir.org/IMG/pdf/20 ... police.pdf
http://demainlegrandsoir.org/spip.php?article1727
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