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Rassemblement de solidarité pour les camarades du camp no border en procès
8h30 au palais d'injustice de Bruxelles
Le 8 février 2012 de l’Etat belge tient son premier procès politique
contre des personnes accusées de « crimes » pendant le camp no border de
Bruxelles en 2010.
Deux camarades sont poursuivis pour des faits qualifiés de « rébellion
armée » et de « rébellion » liés aux manifestations et arrestations de masse
durant la semaine du camp No Border.
Le 26 septembre 2010 environ 150 personnes se sont rendues pour manifester
devant la prison des migrants, le centre fermé 127bis à Steenokkerzeel,
témoignant ainsi leur solidarité avec les migrants enfermés uniquement
parce qu’ils sont dépourvus des documents nécessaires pour un séjour parmi
nous.
La police a devant le centre attaqué la foule avec des chevaux et des
matraques, certains manifestants ont été frappés sont tombés inconscients
et/ou ont été hospitalisés. Mais alors que la police agit avec impunité,
deux manifestants, dont l’un a même fait un séjour à l’hôpital avec un
traumatisme crânien, sont actuellement menacés de peines de prison pour
« rébellion », accusés d’être responsables d’une manière ou d’une autre de
blessure à un agent de police qui a été botté par un cheval de police.
Le 29 septembre à Bruxelles on se rappelle que la police a arrêté
préventivement plus de 300 personnes en route vers une manifestation
syndicale. Les personnes ont été arrêtées, traînées dans la rue, le métro
et les bus, et ensuite enfermées pendant 12 heures sans inculpation.
Elles ont été ensuite photographiées de force avant d’être libérées.
Certaines ont été battues, agressées sexuellement, enchaînées à des
radiateurs, et menacées de viol. Un de nos camarades est également accusé
d’un second fait de « rébellion » pour avoir prétendument résisté lorsqu’il
a été poussé contre un mur par six policiers, photographié de force, puis
battu et envoyé à l’hôpital.
La vérité concernant la « violence » au camp No Border, c’est que ce sont
les forces de l’ordre qui ont brutalement attaqué les gens pour avoir osé
s’exprimer. Bien sûr, pas un de ces policiers ou supérieurs ne sont
confrontés à un procès !
L’Etat tente de dissimuler ses agissements en trouvant des boucs
émissaires qu’il tente de dépeindre comme de dangereux "rebelles". Ils
ont été épinglés comme de supposés "organisateurs" du camp No Borders ; en
fait, cela aurait pu être n’importe lequel d’entre nous qui aurait pu se
retrouver accusé de ces charges fabriquées. En réalité, c’est la police et
les autorités qui doivent répondre de leurs actes perpétrés au cours de la
semaine à Bruxelles. Tout comme elles doivent répondre de leurs attaques
quotidiennes contre des sans-papiers.
Nous n’accepterons pas la criminalisation de la protestation en Belgique.
La répression ne fait que nous renforcer. Nous n’accepterons pas la
brutalité des politiques d’immigration racistes et meurtrières. Nous
resterons solidaires avec nos camarades pendant leur procès, comme avec
tous les migrants, les prisonniers et autres personnes confrontées à la
violence d’Etat. La solidarité est notre arme. La liberté est notre cri.
Rejoignez-nous au Palais de Justice à 8h30 le 8 février pour montrer notre
solidarité et exigeons des comptes au forces de "l’ordre".
No Borders.
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